{"id":11705,"date":"2022-10-05T02:01:26","date_gmt":"2022-10-05T00:01:26","guid":{"rendered":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/?p=11705"},"modified":"2022-10-04T15:11:36","modified_gmt":"2022-10-04T13:11:36","slug":"eau-potable-non-conforme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/2022\/10\/05\/eau-potable-non-conforme\/","title":{"rendered":"Eau potable non conforme"},"content":{"rendered":"<h1 style=\"text-align: justify;\"><strong><a name=\"pdfjs_internal_id_57R\"><\/a><a name=\"pdfjs_internal_id_56R\"><\/a><a name=\"pdfjs_internal_id_55R\"><\/a> <\/strong><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\"><strong>Cela concerne 20 % des Fran\u00e7ais<\/strong><\/span><\/span><\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-11700 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/RAP-nancy-220927-05-224x300.jpg\" alt=\"\" width=\"314\" height=\"421\" srcset=\"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/RAP-nancy-220927-05-224x300.jpg 224w, https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/RAP-nancy-220927-05.jpg 500w\" sizes=\"auto, (max-width: 314px) 100vw, 314px\" \/><br \/>\n<\/span><\/span><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\">Selon les donn\u00e9es du \u00ab Monde \u00bb, environ 12 millions de personnes ont \u00e9t\u00e9 concern\u00e9es en 2021 par des d\u00e9passements de seuils de qualit\u00e9 pour les pesticides et leurs m\u00e9tabolites.<br \/>\n** **<br \/>\nLes chiffres sont saisissants. Ils r\u00e9v\u00e8lent l\u2019\u00e9tendue de la contamination des ressources hydriques par les pesticides et leurs produits de d\u00e9gradation ; ils montrent aussi de profondes lacunes, perdurant depuis de nombreuses ann\u00e9es, dans la surveillance de l\u2019eau potable. En 2021, selon les donn\u00e9es collect\u00e9es par Le Monde aupr\u00e8s des agences r\u00e9gionales de sant\u00e9 (ARS), d\u2019agences de l\u2019eau ou de pr\u00e9fectures, environ 20 % des Fran\u00e7ais de m\u00e9tropole \u2013 quelque 12 millions de personnes \u2013 ont re\u00e7u au robinet, r\u00e9guli\u00e8rement ou \u00e9pisodiquement, une eau non conforme aux crit\u00e8res de qualit\u00e9. Ce chiffre \u00e9tait de 5,9 % en 2020, selon le minist\u00e8re de la sant\u00e9.<br \/>\nLa plupart de ces donn\u00e9es sont \u00e0 la disposition de la direction g\u00e9n\u00e9rale de la sant\u00e9 (DGS) depuis plusieurs mois, mais elles n\u2019ont jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent pas \u00e9t\u00e9 agr\u00e9g\u00e9es pour \u00eatre communiqu\u00e9es au public. La DGS a d\u00e9clin\u00e9 nos demandes d\u2019entretien. Leur pr\u00e9sentation officielle, pr\u00e9vue dans les prochaines semaines, promet d\u2019\u00eatre d\u00e9licate : dans un pays o\u00f9 les rares \u00e9carts aux normes de qualit\u00e9 de l\u2019eau potable sont, chaque ann\u00e9e, pr\u00e9sent\u00e9s comme marginaux et anodins, la situation actuelle est aussi alarmante qu\u2019inattendue. Au point de troubler d\u2019anciens hauts cadres du syst\u00e8me de sant\u00e9.<br \/>\nL\u2019ex-directeur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019ARS Nouvelle-Aquitaine Michel Laforcade, en retraite depuis 2020, estime que les autorit\u00e9s sanitaires ont \u00ab failli \u00bb sur la question des pesticides et de leurs produits de d\u00e9gradation, les m\u00e9tabolites. \u00ab Il y a beaucoup d\u2019autocensure dans l\u2019administration, une sorte d\u2019incapacit\u00e9 \u00e0 regarder la r\u00e9alit\u00e9, t\u00e9moigne-t-il. Un jour, on devra rendre des comptes. Ce ne sera peut-\u00eatre pas de la m\u00eame envergure que l\u2019affaire du sang contamin\u00e9, mais cela pourrait devenir le prochain scandale de sant\u00e9 publique. \u00bb<br \/>\nQue s\u2019est-il pass\u00e9 ? Pourquoi les non-conformit\u00e9s de l\u2019eau potable concernaient-elles moins de 6 % des Fran\u00e7ais en 2020 et environ 20 % l\u2019ann\u00e9e suivante ? Nulle acc\u00e9l\u00e9ration r\u00e9cente et brutale de l\u2019usage des pesticides, mais un \u00ab choc de connaissance \u00bb, selon l\u2019expression de Micka\u00ebl Derangeon, le vice-pr\u00e9sident d\u2019Atlantic\u2019eau, le syndicat des eaux de Loire-Atlantique.<br \/>\nLes Hauts-de-France au premier plan<br \/>\nEn 2021, r\u00e9pondant \u00e0 une instruction de la DGS de d\u00e9cembre 2020, les agences r\u00e9gionales de sant\u00e9 ont commenc\u00e9 \u00e0 surveiller certains m\u00e9tabolites de pesticides qui n\u2019\u00e9taient jusqu\u2019alors pas recherch\u00e9s. Dans l\u2019environnement, les pesticides se fragmentent et se recombinent avec des \u00e9l\u00e9ments du milieu pour donner toute une descendance chimique. Pour chaque produit phytosanitaire mis sur le march\u00e9, on peut compter jusqu\u2019\u00e0 une dizaine de m\u00e9tabolites, certains \u00e9tant jug\u00e9s \u00ab pertinents \u00bb par les autorit\u00e9s sanitaires (c\u2019est-\u00e0- dire potentiellement dangereux), d\u2019autres \u00ab non pertinents \u00bb.<br \/>\nEn fonction de leur g\u00e9ologie, des pratiques agricoles dominantes, de leurs ressources (eaux de surface ou souterraines), les r\u00e9gions sont diversement touch\u00e9es. Les Hauts-de-France connaissent la pire situation, avec 65 % de la population concern\u00e9e par des non-conformit\u00e9s. La Bretagne (43 %), le Grand-Est (25,5 %), les Pays de la Loire (25 %), la Bourgogne-Franche-Comt\u00e9 (17 %) et la Normandie (16 %) suivent, parmi les r\u00e9gions les plus touch\u00e9es. En Ile-de-France (16,3 %), l\u2019ARS pr\u00e9cise que ce taux est li\u00e9 \u00e0 \u00ab une situation de non-conformit\u00e9 ponctuelle d\u2019une usine sur une installation alimentant une forte population sur plusieurs d\u00e9partements \u00bb. Dans certaines r\u00e9gions, des chiffres favorables cachent parfois des situations disparates : l\u2019Occitanie affiche des taux de non-conformit\u00e9 faibles (5,1 %) mais le d\u00e9partement du Gers est l\u2019un des plus touch\u00e9s de France, avec 71 % de sa population concern\u00e9e par des \u00e9carts aux standards de qualit\u00e9.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #c9211e;\"><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-11709 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/EauPotableNonConforme-300x276.jpg\" alt=\"\" width=\"553\" height=\"509\" srcset=\"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/EauPotableNonConforme-300x276.jpg 300w, https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/EauPotableNonConforme.jpg 544w\" sizes=\"auto, (max-width: 553px) 100vw, 553px\" \/><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a name=\"pdfjs_internal_id_24R\"><\/a><a name=\"pdfjs_internal_id_23R\"><\/a> <span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\">Pour un reportage qui doit \u00eatre diffus\u00e9 jeudi 22 septembre au soir sur France 2, les journalistes de Franceinfo et du magazine \u00ab Compl\u00e9ment d\u2019enqu\u00eate \u00bb ont men\u00e9 leurs propres \u00e9valuations \u00e0 partir de la base de donn\u00e9es publique de la qualit\u00e9 des eaux distribu\u00e9es en France, et aboutissent \u00e0 des chiffres coh\u00e9rents avec ceux du Monde. Sans pouvoir estimer la part de la population concern\u00e9e, ils concluent qu\u2019en 2021, pr\u00e8s d\u2019un quart des communes fran\u00e7aises ont \u00e9t\u00e9 concern\u00e9es, r\u00e9guli\u00e8rement ou \u00e9pisodiquement, par des d\u00e9passements des normes de qualit\u00e9.<br \/>\nCelles-ci n\u2019ont pas de valeur toxicologique : leur d\u00e9passement n\u2019entra\u00eene pas n\u00e9cessairement un risque pour la sant\u00e9. Elles sont fix\u00e9es \u00e0 0,1 microgramme par litre (\u03bcg\/l) pour les pesticides et leurs m\u00e9tabolites jug\u00e9s \u00ab pertinents \u00bb et \u00e0 0,5 \u03bcg\/l pour leur somme. Sans certitude sur la r\u00e9alit\u00e9 du risque, la situation est un casse-t\u00eate parfois ind\u00e9m\u00ealable pour les ARS, les pr\u00e9fectures et les collectivit\u00e9s locales qui doivent g\u00e9rer ces d\u00e9passements.<br \/>\n\u00ab Le seuil de 0,1 \u03bcg\/l n\u2019est pas une norme sanitaire, insiste Benoit Vallet, directeur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019ARS Hauts- de-France. La seule norme sanitaire est la \u201cVmax\u201d, qui indique une concentration dans l\u2019eau susceptible de d\u00e9clencher des probl\u00e8mes sur la sant\u00e9. \u00bb Mais il y a parfois un hic : pour calculer cette Vmax, les experts de l\u2019Agence nationale de s\u00e9curit\u00e9 sanitaire de l\u2019alimentation, de l\u2019environnement et du travail (Anses) ont besoin d\u2019\u00e9tudes. Et, quand elles existent, celles-ci sont parfois si lacunaires qu\u2019aucune Vmax ne peut \u00eatre \u00e9tablie&#8230;<br \/>\nDans les Hauts-de-France, l\u2019affaire commence d\u00e9but 2021. Suivant les instructions de la DGS, l\u2019ARS locale inclut deux m\u00e9tabolites du chloridazone \u2013 un herbicide utilis\u00e9 depuis les ann\u00e9es 1960 sur les champs de betterave, qui n\u2019est plus utilis\u00e9 depuis 2020 \u2013 dans son plan de surveillance. En f\u00e9vrier 2021, l\u2019ARS informe la DGS qu\u2019elle a d\u00e9couvert de nombreuses non-conformit\u00e9s : que faire ? Aucune Vmax n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 calcul\u00e9e pour ces deux m\u00e9tabolites. En plus d\u2019un demi-si\u00e8cle d\u2019utilisation sur les plaines betteravi\u00e8res du nord et de l\u2019est de la France, ces deux rejetons du chloridazone (le m\u00e9thyl-desph\u00e9nyl-chloridazone et le desph\u00e9nyl-chloridazone) n\u2019avaient jamais \u00e9t\u00e9 recherch\u00e9s dans les eaux distribu\u00e9es.<br \/>\nNavigation \u00e0 vue<br \/>\nL\u2019Anses est saisie pour tenter d\u2019\u00e9tablir une Vmax mais, en attendant, une valeur de gestion provisoire est fix\u00e9e par l\u2019ARS \u00e0 44 \u03bcg\/l. Au-dessous, aucune restriction de consommation n\u2019est prononc\u00e9e par les autorit\u00e9s. Pourquoi ce chiffre ? \u00ab L\u2019ARS a mis en place un plan de gestion provisoire en divisant par cinq la Vmax du chloridazone, fix\u00e9e \u00e0 222 \u03bcg\/l \u00bb, explique-t-on \u00e0 la pr\u00e9fecture de l\u2019Aisne, assurant que les m\u00e9tabolites \u00e9tant r\u00e9put\u00e9s moins dangereux que leur mol\u00e9cule m\u00e8re, ce facteur de s\u00e9curit\u00e9 suppl\u00e9mentaire devrait garantir un niveau de protection suffisant. Mais, signe qu\u2019en l\u2019esp\u00e8ce la navigation r\u00e9glementaire se fait \u00e0 vue, l\u2019ARS du Grand-Est choisit une autre valeur seuil provisoire pr\u00e8s de quinze fois inf\u00e9rieure.<br \/>\n\u00ab On est confront\u00e9 \u00e0 une situation o\u00f9 on peut \u00eatre amen\u00e9 \u00e0 prendre des mesures lourdes, comme des restrictions de consommation de l\u2019eau, alors que le risque sanitaire n\u2019est absolument pas av\u00e9r\u00e9, r\u00e9sume le pr\u00e9fet de l\u2019Aisne, Thomas Campeaux. Et o\u00f9, en m\u00eame temps, on ne peut pas formellement l\u2019exclure. \u00bb Car le seuil de qualit\u00e9 de 0,1 \u03bcg\/l ne pr\u00e9munit pas n\u00e9cessairement contre les risques sanitaires de toutes les mol\u00e9cules : pour quelques pesticides, comme la dieldrine ou l\u2019heptachlore, le seuil de qualit\u00e9 dans l\u2019eau potable est en effet fix\u00e9 plus bas, \u00e0 0,03 \u03bcg\/l.<br \/>\nEn d\u00e9cembre 2021, le minist\u00e8re de la sant\u00e9 saisit une autre instance d\u2019expertise, le Haut Conseil de la sant\u00e9 publique (HCSP), et lui demande son avis sur la gestion de la situation. En mars 2022, le HCSP recommande d\u2019utiliser la valeur \u00e9tablie par l\u2019Agence f\u00e9d\u00e9rale allemande pour l\u2019environnement (UBA), qui a d\u00e9velopp\u00e9 sa propre m\u00e9thode pour fixer des seuils provisoires. Pour les deux m\u00e9tabolites du chloridazone qui empoisonnent l\u2019eau des r\u00e9gions betteravi\u00e8res, ce sera 3 \u03bcg\/l, soit trente fois la valeur limite de qualit\u00e9 : au-dessous de cette valeur, pas de restriction imm\u00e9diate de la consommation d\u2019eau.<br \/>\nLe 15 septembre, l\u2019ARS des Hauts-de-France et le pr\u00e9fet de r\u00e9gion annoncent \u00ab une phase de surveillance renforc\u00e9e dans les 45 communes, pour un total d\u2019environ 13 500 habitants, o\u00f9 les valeurs constat\u00e9es \u00e9taient sup\u00e9rieures \u00e0 3 \u03bcg\/l \u00bb. Si, fin septembre, les derniers relev\u00e9s ne montrent pas d\u2019am\u00e9lioration, des mesures de restriction de la consommation d\u2019eau dans ces communes seront prises, ajoute le communiqu\u00e9. Soixante autres communes de la r\u00e9gion, soit 45 000 personnes, re\u00e7oivent une eau dont les teneurs en m\u00e9tabolites de chloridazone sont comprises entre 2 et 3 \u03bcg\/l : elles seront, elles aussi, mises sous surveillance.<br \/>\nCes mesures d\u00e9rogatoires permettent de continuer \u00e0 boire l\u2019eau du robinet, mais ne la rendent pas pour autant conforme. Selon le code de sant\u00e9 publique, une telle d\u00e9rogation ne peut durer que trois ans, renouvelable une seule fois. Ces six ann\u00e9es \u00e9coul\u00e9es, l\u2019eau devra \u00eatre revenue sous les seuils de qualit\u00e9, faute de quoi sa consommation ne sera plus possible et les collectivit\u00e9s en cause, sanctionn\u00e9es.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\"><strong>Etudes fragiles et parcellaires<\/strong><br \/>\n\u00ab La DGS \u00e9tait \u00e0 la recherche d\u2019une solution pour g\u00e9rer le probl\u00e8me rapidement, confie une source proche du Haut Conseil. Mais c\u2019est une situation tr\u00e8s inconfortable qui ne peut avoir de r\u00e9ponse rapide et simple. \u00bb<br \/>\nDans l\u2019avis qu\u2019il a rendu en mars, le HCSP constate ainsi que \u00ab les donn\u00e9es actualis\u00e9es de contamination d\u00e9montrent une situation in\u00e9dite par son ampleur \u00bb et donne priorit\u00e9 \u00e0 la pr\u00e9vention. \u00ab Une politique active et urgente doit \u00eatre mise en \u0153uvre pour r\u00e9duire la contamination des ressources par les pesticides, estime le HCSP, consid\u00e9rant que la connaissance d\u00e9velopp\u00e9e sur les contaminations par une partie de leurs m\u00e9tabolites (&#8230;) montre que les actions curatives traditionnelles mises en \u0153uvre dans les fili\u00e8res de traitement sont peu ou pas efficaces. \u00bb<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a name=\"pdfjs_internal_id_25R\"><\/a><a name=\"pdfjs_internal_id_26R\"><\/a> <span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\">Ailleurs en France, ce sont d\u2019autres sous-produits qui ont laiss\u00e9 des traces durables dans les ressources hydriques. En 2021, par exemple, l\u2019inclusion d\u2019un unique m\u00e9tabolite du S-m\u00e9tolachlore \u2013 un herbicide suspect\u00e9 d\u2019\u00eatre canc\u00e9rog\u00e8ne autoris\u00e9 en 2003 en Europe \u2013 a rendu non conforme, de mani\u00e8re temporaire ou r\u00e9guli\u00e8re, l\u2019eau distribu\u00e9e \u00e0 60 % des habitants de Mayenne, selon une estimation relay\u00e9e dans son bulletin par l\u2019Association des hydrog\u00e9ologues des services publics. Ce m\u00e9tabolite, baptis\u00e9 ESA-m\u00e9tolachlore, est aussi responsable \u00e0 lui seul de la plupart des non-conformit\u00e9s constat\u00e9es dans le Gers, o\u00f9 plus des deux tiers de la population est concern\u00e9e, selon des correspondances de la pr\u00e9fecture consult\u00e9es par Le Monde.<br \/>\nEn Bretagne et ailleurs, l\u2019ESA-m\u00e9tolachlore est l\u2019un des m\u00e9tabolites de pesticides les plus fr\u00e9quemment retrouv\u00e9s dans l\u2019eau. Mais, \u00e0 la diff\u00e9rence des m\u00e9tabolites du chloridazone, l\u2019ESA-m\u00e9tolachlore a fait l\u2019objet d\u2019une attention particuli\u00e8re. Dans un avis rendu en 2014 \u00e0 la demande de la DGS, l\u2019Anses a estim\u00e9 sa Vmax \u00e0 510 \u03bcg\/l, soit plus de cinq mille fois la norme de qualit\u00e9. La cons\u00e9quence est imm\u00e9diate : puisque nulle part en France, selon les donn\u00e9es dont dispose Le Monde, une eau n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 distribu\u00e9e \u00e0 de tels niveaux de contamination par l\u2019ESA-\u00e9tolachlore, ce dernier n\u2019a pas conduit \u00e0 des restrictions de consommation.<br \/>\nMais que valent ces Vmax calcul\u00e9es par l\u2019Anses ? \u00ab Sur cette question, je n\u2019ai jamais vu les groupes d\u2019experts [de l\u2019Anses] chercher \u00e0 minimiser les risques \u00bb, t\u00e9moigne un scientifique qui a \u00e9t\u00e9 associ\u00e9 \u00e0 de tels travaux et est peu suspect de complaisance. Mais, en la mati\u00e8re, la bonne foi ne remplace pas les donn\u00e9es. Or, les seuils sanitaires \u00e9tablis pour les m\u00e9tabolites sont fond\u00e9s sur des \u00e9tudes bien plus fragiles et parcellaires que pour les pesticides eux-m\u00eames, fait valoir Pauline Cervan, ancienne toxicologue charg\u00e9e de pr\u00e9parer les dossiers r\u00e9glementaires pour l\u2019industrie, d\u00e9sormais charg\u00e9e de mission \u00e0 l\u2019association G\u00e9n\u00e9rations futures. \u00ab Les autorit\u00e9s pr\u00e9tendent qu\u2019il n\u2019y a pas de risque sanitaire, mais ces affirmations ne reposent tout au plus que sur une demi-douzaine d\u2019\u00e9tudes, dit-elle. Certaines pr\u00e9sentent en outre des lacunes, de l\u2019aveu m\u00eame des autorit\u00e9s, et aucune n\u2019\u00e9value les effets chroniques. \u00bb La Vmax calcul\u00e9e pour le principal m\u00e9tabolite du S-m\u00e9tolachlore est ainsi essentiellement fond\u00e9e sur une \u00e9tude industrielle confidentielle de 1999, conduite pendant quatre-vingt-dix jours sur des chiens beagles, \u00e0 raison de quatre animaux par sexe et par dose test\u00e9e.<br \/>\nDe plus, l\u2019appr\u00e9ciation des dangers d\u2019un m\u00e9tabolite est r\u00e9put\u00e9e d\u00e9pendre des propri\u00e9t\u00e9s toxiques de sa mol\u00e9cule m\u00e8re. Or, au d\u00e9but des ann\u00e9es 2010, lorsque l\u2019ESA-m\u00e9tolachlore \u00e9tait \u00e9valu\u00e9 par l\u2019Anses, son pesticide parent \u00e9tait simplement class\u00e9 comme irritant pour la peau. Une d\u00e9cennie plus tard, le tableau a chang\u00e9. En cours de r\u00e9examen par les autorit\u00e9s europ\u00e9ennes, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9 en juin 2022 canc\u00e9rog\u00e8ne de niveau 2 (c\u2019est-\u00e0-dire suspect\u00e9) par l\u2019Agence europ\u00e9enne des produits chimiques, l\u2019instance officielle de classification des dangers des substances chimiques.<br \/>\n\u00ab Quand un pesticide est class\u00e9 canc\u00e9rog\u00e8ne de niveau 2, la r\u00e9glementation impose au fabricant de montrer que ses m\u00e9tabolites ne le sont pas et de fournir les donn\u00e9es en ce sens, pr\u00e9cise Mme Cervan. Donn\u00e9es qui, \u00e0 ce jour, n\u2019existent pas. \u00bb De son c\u00f4t\u00e9, l\u2019Autorit\u00e9 europ\u00e9enne de s\u00e9curit\u00e9 des aliments (EFSA), l\u2019agence charg\u00e9e d\u2019\u00e9valuer les risques de tout ce qui entre dans la cha\u00eene alimentaire en Europe, ajoute que la proc\u00e9dure de r\u00e9\u00e9valuation du S-m\u00e9tolachlore est momentan\u00e9ment arr\u00eat\u00e9e, \u00ab en raison de la demande de donn\u00e9es suppl\u00e9mentaires [aux industriels] pour \u00e9valuer son potentiel de perturbation endocrinienne \u00bb.<br \/>\nY a-t-il eu d\u00e9faut de vigilance ? L\u2019exhumation des premiers documents europ\u00e9ens d\u2019expertise est en tout cas troublante : ceux-ci indiquent que la contamination des nappes souterraines par les m\u00e9tabolites des produits aujourd\u2019hui consid\u00e9r\u00e9s comme les plus probl\u00e9matiques \u00e9tait non seulement pr\u00e9visible, mais pr\u00e9vue. Et que les autorisations de mise sur le march\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 accord\u00e9es en connaissance de cause, sans surveillance particuli\u00e8re des ressources en eau.<br \/>\nPauline Cervan cite en particulier un rapport sur le S-m\u00e9tolachlore, r\u00e9dig\u00e9 en 2004 par la Commission europ\u00e9enne \u00e0 destination des Etats membres, qui leur pr\u00e9cise qu\u2019ils \u00ab devraient pr\u00eater une attention particuli\u00e8re au potentiel de contamination des eaux souterraines par le [S-m\u00e9tolachlore] et ses m\u00e9tabolites \u00bb. En France, il a fallu une quinzaine d\u2019ann\u00e9es pour qu\u2019une surveillance syst\u00e9matique soit mise en place.<br \/>\nM\u00eame constat pour les deux rejetons du chloridazone qui contaminent l\u2019eau des r\u00e9gions betteravi\u00e8res fran\u00e7aises. Dans la mise \u00e0 jour de 2007 de ses conclusions sur les risques pr\u00e9sent\u00e9s par le chloridazone, l\u2019EFSA indiquait que \u00ab les r\u00e9sultats de l\u2019expertise pour [s]es deux m\u00e9tabolites (&#8230;) ont montr\u00e9 qu\u2019une lixiviation [c\u2019est-\u00e0-dire un taux d\u2019infiltration] inacceptable vers les eaux souterraines est tr\u00e8s probable \u00bb. <\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\"><strong>Pas d\u2019harmonisation entre Etats<\/strong><br \/>\nDes millions de personnes ont ainsi re\u00e7u, pendant des ann\u00e9es, voire des d\u00e9cennies, une eau r\u00e9put\u00e9e conforme aux crit\u00e8res de qualit\u00e9, mais qui n\u2019est plus consid\u00e9r\u00e9e comme telle aujourd\u2019hui. Pourtant, la directive europ\u00e9enne de 1998 sur l\u2019eau pr\u00e9cise que les m\u00e9tabolites \u00ab pertinents \u00bb de pesticides doivent faire l\u2019objet de la m\u00eame surveillance que leurs mol\u00e9cules m\u00e8res. L\u2019ambigu\u00eft\u00e9 r\u00e9glementaire qui a pr\u00e9valu pendant plus de deux d\u00e9cennies tient \u00e0 ce terme : \u00ab pertinent \u00bb, imparfaitement d\u00e9fini dans les textes. En apportant des pr\u00e9cisions, la nouvelle directive europ\u00e9enne relative \u00e0 l\u2019eau potable, publi\u00e9e en d\u00e9cembre 2020, a contraint les Etats membres \u00e0 sortir de l\u2019ambigu\u00eft\u00e9 \u2013 contrainte qui s\u2019est traduite, en France, par la nouvelle instruction de la DGS.<br \/>\nPour autant, une telle harmonisation au niveau europ\u00e9en ou international n\u2019est pas encore \u00e0 l\u2019ordre du jour. Certains Etats membres consid\u00e8rent ainsi comme \u00ab pertinents \u00bb (donc potentiellement dangereux) certains m\u00e9tabolites de pesticides, tandis que les m\u00eames produits sont consid\u00e9r\u00e9s comme \u00ab non pertinents \u00bb par d\u2019autres. Des disparit\u00e9s qui en disent long sur l\u2019incertitude qui plane sur l\u2019ensemble du dossier.<br \/>\nLa situation suisse est par exemple suivie de pr\u00e8s par les autorit\u00e9s fran\u00e7aises, et avec une certaine inqui\u00e9tude. Les eaux souterraines y sont largement contamin\u00e9es par des produits de d\u00e9gradation du chlorothalonil, un fongicide commercialis\u00e9 depuis les ann\u00e9es 1970 et interdit en 2019. Ces m\u00e9tabolites n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 recherch\u00e9s dans la plupart des r\u00e9gions de France en 2021 et l\u2019un d\u2019eux \u2013 le R471811 \u2013 a \u00e9t\u00e9 class\u00e9 \u00ab pertinent \u00bb par l\u2019Anses en janvier 2022. Son ajout aux plans de surveillance r\u00e9gionaux pourrait faire grimper au-del\u00e0 de 20 % l\u2019estimation de la proportion de Fran\u00e7ais desservis par une eau non conforme. D\u2019autres m\u00e9tabolites de pesticides, comme le N, N-im\u00e9thylsulfamide, recherch\u00e9 depuis cette ann\u00e9e seulement, pourraient \u00e9galement alourdir le fardeau.<br \/>\nPour Micka\u00ebl Derangeon, d\u2019Atlantic\u2019eau, la diversit\u00e9 et la quantit\u00e9 de substances de synth\u00e8se pr\u00e9sentes dans l\u2019eau potable rendent les crit\u00e8res r\u00e9glementaires de conformit\u00e9 partiellement caducs. \u00ab Avec les donn\u00e9es dont la communaut\u00e9 scientifique dispose d\u00e9sormais sur les perturbateurs endocriniens et la possibilit\u00e9 d\u2019effet cocktail, se fier \u00e0 des seuils de conformit\u00e9 substance par substance ne suffit plus, explique celui qui est aussi neurophysiologiste, enseignant \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Nantes et chercheur \u00e0 l\u2019Institut du thorax (CNRS, Inserm). Attention : cela ne veut pas dire qu\u2019il faut se retourner vers l\u2019eau en bouteille, qui souffre d\u2019autres probl\u00e8mes, en particulier la pr\u00e9sence de plastifiants, de microparticules plastiques, etc. \u00bb<br \/>\nAtlantic\u2019eau a ainsi recours \u00e0 des bio-essais pour tenter de d\u00e9tecter l\u2019activit\u00e9 biologique de l\u2019eau en sortie d\u2019usine, ind\u00e9pendamment des seuils de conformit\u00e9. Ces bio-essais permettent d\u2019observer un effet fongicide ou herbicide de l\u2019eau, sur des cellules d\u2019algue ou de champignon, ou un effet de perturbation endocrinienne sur des cellules humaines.<br \/>\n\u00ab Nous avons des exemples d\u2019une eau conforme du point de vue de la r\u00e9glementation, mais qui pr\u00e9sente une activit\u00e9 biologique potentiellement probl\u00e9matique, explique M. Derangeon. Il y a dans l\u2019eau produite et distribu\u00e9e des mol\u00e9cules dont on ne conna\u00eet pas l\u2019identit\u00e9, et qui donc ne sont pas recherch\u00e9es. Le probl\u00e8me est que les agriculteurs et les mara\u00eechers industriels qui op\u00e8rent au-dessus des nappes phr\u00e9atiques ne sont pas tenus de nous fournir la liste des substances qu\u2019ils utilisent. L\u2019Etat ne nous donne pas les moyens de prot\u00e9ger la ressource. \u00bb<br \/>\nLes services de l\u2019Etat ont un chantier consid\u00e9rable devant eux. Ils vont devoir g\u00e9rer une situation que l\u2019incapacit\u00e9 des gouvernements successifs \u00e0 r\u00e9duire l\u2019usage des pesticides a rendue inextricable. \u00ab La seule certitude dans cette histoire, dit Thomas Campeaux, le pr\u00e9fet de l\u2019Aisne, c\u2019est qu\u2019elle ne fait que commencer. \u00bb <\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\">le monde<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\">** **<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\">Eau potable non conforme : les Hauts-de-France, r\u00e9gion la plus touch\u00e9e<\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\">Publi\u00e9e mercredi, une enqu\u00eate du journal \u00ab\u00a0Le Monde\u00a0\u00bb r\u00e9v\u00e8le que notre r\u00e9gion serait la plus touch\u00e9e par une eau du robinet non conforme. L\u2019agence r\u00e9gionale de sant\u00e9, quant \u00e0 elle, invoque un \u00ab\u00a0principe de pr\u00e9caution\u00a0\u00bb apr\u00e8s le placement sous surveillance renforc\u00e9e de l\u2019eau d\u2019une centaine de communes. <\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\">Mi-septembre, 105 communes de la r\u00e9gion sont plac\u00e9es \u00ab\u00a0sous surveillance renforc\u00e9e\u00a0\u00bb <\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\">\u00ab <\/span><\/span><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\"><i>En application d\u2019une instruction du minist\u00e8re de la Sant\u00e9, et du principe de pr\u00e9caution, l\u2019eau du robinet d\u00e9livr\u00e9e dans 105 communes de la r\u00e9gion est mise sous surveillance renforc\u00e9e, avant d\u2019\u00e9ventuelles mesures de restriction de consommation<\/i><\/span><\/span><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\">\u00a0\u00bb, annonce <a href=\"https:\/\/www.hauts-de-france.ars.sante.fr\/metabolites-de-pesticides-leau-du-robinet-mise-par-precaution-sous-surveillance-renforcee-dans-105\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">l\u2019agence r\u00e9gionale de sant\u00e9 (ARS) Hauts-de-France<\/a>, mi-septembre.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\">Les communes concern\u00e9es, soit pr\u00e8s de 60 000\u00a0habitants, sont situ\u00e9es en Picardie, \u00e0 l\u2019exception de quatre, dans le Pas-de-Calais\u00a0: Beaumerie Saint-Martin, \u00c9cuires, La Madelaine-sous-Montreuil et Montreuil-sur-Mer.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\">En cause, explique l\u2019ARS, des r\u00e9sidus (les m\u00e9tabolites) d\u2019un pesticide, la chloridazone, d\u00e9tect\u00e9s \u00e0 des niveaux moyens sup\u00e9rieurs \u00e0 3\u00b5g\/L dans 45 communes, compris entre 2 et 3 \u00b5g\/L pour les 60 autres, dont celles du Montreuillois.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\">L\u2019agence de sant\u00e9 indique aussi que l\u2019eau distribu\u00e9e dans environ 2 200 communes, dont environ 600 dans le Pas-de-Calais et 260 dans le Nord, pr\u00e9sente une teneur de ces m\u00eames r\u00e9sidus comprise entre 0,1\u00a0\u00b5g\/l et 2\u00a0\u00b5g\/l. Pr\u00e9cisant que 0,1 \u00b5g\/l est une valeur environnementale \u00e9tablie au plan europ\u00e9en, au-del\u00e0 de laquelle l\u2019eau est qualifi\u00e9e de \u00ab \u00a0<i>non conforme<\/i>\u00a0\u00bb, \u00ab \u00a0<i>mais elle n\u2019est pas forc\u00e9ment impropre \u00e0 la consommation <\/i>\u00a0\u00bb, rassure l\u2019ARS dans son communiqu\u00e9 o\u00f9 elle indique que le contr\u00f4le sanitaire de ces r\u00e9sidus dans l\u2019eau r\u00e9pond \u00e0 un \u00ab \u00a0<i>principe de pr\u00e9caution<\/i>\u00a0\u00bb, rappelant qu\u2019en 2007, l\u2019autorit\u00e9 europ\u00e9enne de s\u00e9curit\u00e9 des aliments avait \u00e9cart\u00e9 un risque pour la sant\u00e9 humaine associ\u00e9 \u00e0 ces deux m\u00e9tabolites.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\">Dans une enqu\u00eate publi\u00e9e mercredi, \u00ab\u00a0Le Monde\u00a0\u00bb r\u00e9v\u00e8le une contamination de l\u2019eau de grande ampleur <\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\">Selon <a href=\"https:\/\/www.lemonde.fr\/planete\/article\/2022\/09\/21\/pesticides-20-des-francais-ont-recu-de-l-eau-potable-non-conforme-en-2021_6142608_3244.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">une enqu\u00eate du <\/a><\/span><\/span><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\"><i>Monde<\/i><\/span><\/span><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\">, qui a collect\u00e9 des donn\u00e9es aupr\u00e8s des ARS, des agences de l\u2019eau et des pr\u00e9fectures, publi\u00e9e mercredi, l\u2019eau du robinet n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 conforme pour 20\u00a0% des Fran\u00e7ais, soit 12 millions d\u2019habitants, en 2021. En t\u00eate des r\u00e9gions touch\u00e9es, les Hauts-de-France dont 65\u00a0% de la population a \u00e9t\u00e9 aliment\u00e9e, au moins une fois en 2021, par une eau non conforme aux limites de qualit\u00e9 pour les pesticides et leurs r\u00e9sidus.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\">Surtout, le quotidien d\u00e9nonce \u00ab\u00a0<\/span><\/span><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\"><i>des lacunes<\/i><\/span><\/span><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\">\u00a0\u00bb dans la surveillance de l\u2019eau depuis de nombreuses ann\u00e9es et \u00ab\u00a0<\/span><\/span><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\"><i>une navigation \u00e0 vue<\/i><\/span><\/span><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\">\u00a0\u00bb des autorit\u00e9s de sant\u00e9\u00a0: la valeur limite au-del\u00e0 de laquelle la pr\u00e9sence des r\u00e9sidus de la chloridazone dans l\u2019eau la rend inconsommable est en cours d\u2019\u00e9tablissement par les autorit\u00e9s sanitaires, l\u2019<a href=\"https:\/\/www.anses.fr\/fr\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ANSES<\/a>.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\">Dans l\u2019attente, l\u2019ARS Hauts-de-France avait \u00e9tabli d\u00e8s le mois de mai un seuil provisoire \u00e0 44 \u00b5g\/l, l\u2019agence du Grand Est un seuil quinze fois inf\u00e9rieur&#8230; Depuis, toujours provisoirement, ce seuil a \u00e9t\u00e9 fix\u00e9 \u00e0 3 \u00b5g\/L par le minist\u00e8re de la Sant\u00e9. Au-del\u00e0 de la r\u00e9gion, l\u2019enqu\u00eate du <i>Monde <\/i>r\u00e9v\u00e8le une contamination durable des eaux en France par d\u2019autres r\u00e9sidus de pesticides et soul\u00e8ve le caract\u00e8re \u00ab\u00a0<i>fragile<\/i>\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0<i>parcellaire<\/i>\u00a0\u00bb des \u00e9tudes sur ces r\u00e9sidus.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\">Du nouveau dans les prochaines semaines <\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\">D\u2019apr\u00e8s le quotidien du soir, la <a href=\"https:\/\/solidarites-sante.gouv.fr\/ministere\/organisation\/organisation-des-directions-et-services\/article\/organisation-de-la-direction-generale-de-la-sante-dgs\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">direction g\u00e9n\u00e9rale de la sant\u00e9<\/a> (DGS) dispose de ces donn\u00e9es sur la non conformit\u00e9 de l\u2019eau du robinet depuis plusieurs mois, sans qu\u2019elles aient \u00e9t\u00e9 \u00ab\u00a0<\/span><\/span><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\"><i>jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent agr\u00e9g\u00e9es pour \u00eatre communiqu\u00e9es au public<\/i><\/span><\/span><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\">\u00a0\u00bb mais, selon nos confr\u00e8res, la DGS annonce une pr\u00e9sentation officielle \u00ab\u00a0<\/span><\/span><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\"><i>pr\u00e9vue dans les prochaines semaines<\/i><\/span><\/span><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\">\u00a0\u00bb. <\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\">D\u2019ici l\u00e0, en Hauts-de-France, la surveillance des niveaux de m\u00e9tabolites dans l\u2019eau du robinet des 45\u00a0communes o\u00f9 ils ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9s au-del\u00e0 des 3\u00b5g\/L s\u2019ach\u00e8vera fin septembre. L\u2019ARS recommandera aux pr\u00e9fectures des restrictions de consommation de l\u2019eau du robinet dans les communes o\u00f9 ce seuil moyen est d\u00e9pass\u00e9. <\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\">Pour les 60\u00a0communes o\u00f9 les valeurs \u00e9taient comprises entre 2 et 3 \u00b5g\/l, la surveillance renforc\u00e9e d\u00e9butera \u00e0 l\u2019automne pour \u00ab\u00a0<i>s\u2019assurer que les taux moyens ne sont pas, sur la dur\u00e9e, sup\u00e9rieurs \u00e0 3 \u00b5g\/<\/i><i>l<\/i>\u00a0\u00bb, avec des restrictions de consommation qui pourront \u00eatre d\u00e9cid\u00e9es dans les communes o\u00f9 c\u2019est le cas.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Comic Sans MS, cursive;\"><span style=\"font-size: medium;\">lavoixdunord.fr<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cela concerne 20 % des Fran\u00e7ais<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-11705","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11705","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11705"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11705\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":11712,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11705\/revisions\/11712"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11705"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11705"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11705"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}