{"id":1681,"date":"2017-10-21T02:16:43","date_gmt":"2017-10-21T00:16:43","guid":{"rendered":"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/?p=1681"},"modified":"2018-08-06T11:10:31","modified_gmt":"2018-08-06T09:10:31","slug":"le-permanent-harcelement-sexuel-hierarchique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/2017\/10\/21\/le-permanent-harcelement-sexuel-hierarchique\/","title":{"rendered":"Le permanent harc\u00e8lement sexuel hi\u00e9rarchique"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Cela se passe au Maroc, dans le textile.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Cacher la blessure, le malaise, pour ne pas risquer le licenciement.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Deux ouvri\u00e8res dans la confection de textiles et chaussures nous racontent leur quotidien. Entre inhalation de colle et de poussi\u00e8re, interdiction d\u2019aller aux toilettes et harc\u00e8lement sexuel, elles militent pour am\u00e9liorer leurs conditions de travail.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un jeudi matin, au si\u00e8ge de l\u2019UMT (Union Marocaine du Travail) \u00e0 Casablanca, Yasmina et Sara* nous\u00a0accueillent, tout sourire. Pourtant, le r\u00e9cit de leur quotidien d\u2019ouvri\u00e8res dans des usines de confection de chaussures et textile donnerait plut\u00f4t envie de pleurer. Il ne s\u2019agit pas de g\u00e9n\u00e9raliser sur l\u2019ensemble des acteurs du march\u00e9, mais pointer certaines pratiques qui existent dans des unit\u00e9s industrielles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les deux femmes, qui ont quasiment m\u00eame \u00e2ge (42 et 43\u00a0ans), sont unies par le m\u00eame combat\u00a0: lutter pour l\u2019am\u00e9lioration de leurs conditions de travail et de celles de leurs coll\u00e8gues, qu\u2019elles m\u00e8nent au sein du syndicat UMT.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Depuis 18 ans qu\u2019elle travaille dans cette usine, Sara n\u2019a jamais sign\u00e9 de contrat. Yasmina non plus\u00a0:<em>\u00a0\u00ab\u00a0quand j\u2019ai commenc\u00e9 chez eux, il n\u2019y avait tout simplement pas de contrat. Maintenant, les nouveaux ouvriers signent des contrats de 1 \u00e0 3\u00a0mois\u00a0\u00bb<\/em>. Mais leurs employeurs leur octroient en revanche de fiches de paie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le quotidien de Yasmina, mari\u00e9e \u00e0 un \u00e9lectricien et m\u00e8re de 2\u00a0enfants, est minut\u00e9\u00a0: tous les matins, elle se l\u00e8ve \u00e0 5\u00a0heures, s\u2019occupe de ses enfants puis arrive \u00e0 l\u2019usine \u00e0 7h30, pour commencer \u00e0 8h. Avec deux pauses de 10\u00a0minutes en plus de la pause-d\u00e9jeuner, elle termine g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 18h. \u00ab\u00a0<em>Mais avant d\u2019\u00eatre syndiqu\u00e9e, je terminais souvent \u00e0 19h, 20h ou m\u00eame 22h\u00a0<\/em>\u00bb, pr\u00e9cise-t-elle en r\u00e9ajustant son voile.\u00a0Elle a atterri il y a 5\u00a0ans dans son usine de textile de la zone industrielle d\u2019Ain Sebaa, \u00e0 la suite de son mariage. Avant, elle poss\u00e9dait\u00a0son propre commerce dans une ville de la c\u00f4te nord.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sara aussi travaillait auparavant dans le commerce avant d\u2019arriver \u00e0 Casablanca. C\u00e9libataire, elle vit seule avec son salaire de 3000 et 3500\u00a0dirhams par mois.\u00a0Elle travaille g\u00e9n\u00e9ralement 12\u00a0heures par jour, et\u00a0<em>\u00ab\u00a0quasiment tous les week-ends et jours f\u00e9ri\u00e9s, sans que le salaire horaire n\u2019augmente\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Un quotidien d\u2019odeurs de colle, de cuir et de poussi\u00e8res de tissus<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab\u00a0Le plus difficile, c\u2019est la poussi\u00e8re qui se d\u00e9gage lorsqu\u2019on d\u00e9balle un tissu\u00a0\u00bb, confie Yasmina dont la t\u00e2che consiste \u00e0 coudre les manches de chemises. \u00ab\u00a0Les tissus contiennent aussi des produits, et avec la poussi\u00e8re, tout cela attaque nos yeux et nos narines et cause des allergies sur la peau. Presque tous les ouvriers ont des allergies\u00a0\u00bb<\/em>, d\u00e9plore-t-elle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sara trie les chaussures par paires avant qu\u2019elles ne partent au montage.\u00a0<em>\u00ab\u00a0Je\u00a0respire quotidiennement la colle et le cuir.\u00a0C\u2019est tr\u00e8s difficile pour moi et mes coll\u00e8gues, l\u2019atmosph\u00e8re n\u2019est pas saine. A\u00a0aucun moment nous n\u2019avons \u00e9t\u00e9 pr\u00e9venues que nous allions \u00eatre confront\u00e9es \u00e0 ces produits\u00a0\u00bb<\/em>, d\u00e9nonce-t-elle. Une indiff\u00e9rence que Yasmina\u00a0r\u00e9sume ainsi\u00a0:\u00a0<em>\u00ab\u00a0Pour l\u2019entreprise, l\u2019ouvrier n\u2019est pas important. Peu importe ce qui lui arrive sur le plan de la sant\u00e9, ce qui compte c\u2019est d\u2019exporter leurs marchandises.\u00a0<\/em>\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Face \u00e0 ce danger sanitaire, impossible de compter sur un suivi m\u00e9dical efficace\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab\u00a0Un m\u00e9decin passe une fois par semaine\u2026 Mais il ne fait rien du tout. Pas d\u2019auscultation, juste un coup d\u2019\u0153il. Et si l\u2019un d\u2019entre nous a un probl\u00e8me de sant\u00e9, le m\u00e9decin dira toujours que ce n\u2019est pas li\u00e9 \u00e0 notre travail, pour d\u00e9douaner l\u2019entreprise. M\u00eame lorsque quelqu\u2019un est victime d\u2019un accident du travail, la personne est dirig\u00e9e vers une clinique qui est rattach\u00e9e \u00e0 l\u2019entreprise et minimise toujours la gravit\u00e9 de notre \u00e9tat de sant\u00e9\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0dit Yasmina.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour ceux qui sont malades ou accident\u00e9s, le mieux\u00a0reste parfois de cacher\u00a0son probl\u00e8me pour ne pas risquer le licenciement.\u00a0Un cas de figure auquel une coll\u00e8gue de Yasmina a \u00e9t\u00e9 confront\u00e9e\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab\u00a0A l\u2019h\u00f4pital, on lui a fait une injection puis on l\u2019a renvoy\u00e9 chez elle. Une fois rentr\u00e9e, elle s\u2019est rendu compte qu\u2019elle \u00e9tait paralys\u00e9e au niveau des cervicales et ne pouvait plus travailler \u00e0 son poste. De retour \u00e0 l\u2019usine, elle a r\u00e9clam\u00e9 son assurance. On lui a refus\u00e9, arguant du fait qu\u2019il \u00ab\u00a0n\u2019y avait pas de sang visible\u00a0\u00bb. Finalement, on lui a dit \u00ab\u00a0tu n\u2019es plus faite pour ce boulot\u00a0\u00bb et elle a \u00e9t\u00e9 vir\u00e9e. L\u2019entreprise n\u2019a jamais rien pay\u00e9.\u00a0<\/em>\u00bb (Yasmina)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourtant, difficile de conserver une bonne sant\u00e9 au vu des conditions sanitaires d\u00e9crites par Sara\u00a0:\u00a0<em>\u00ab\u00a0nous n\u2019avons pas d\u2019endroit pour manger, les femmes n\u2019ont pas de vestiaire pour se changer. Mais surtout, il n\u2019y a m\u00eame pas de fen\u00eatre ni la moindre a\u00e9ration dans notre usine, tout est ferm\u00e9, comme en prison\u00a0<\/em>\u00bb, fulmine l\u2019ouvri\u00e8re, qui ne cesse de r\u00e9p\u00e9ter que son patron traite les employ\u00e9s\u00a0<em>\u00ab\u00a0comme des animaux\u00a0\u00bb.<\/em>\u00a0Des animaux qui ne peuvent m\u00eame pas aller aux toilettes quand ils en ont besoin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L\u2019humiliation des toilettes\u00a0: 8\u00a0jours de mise \u00e0 pied pour avoir fait pipi<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En mati\u00e8re de restriction d\u2019acc\u00e8s aux toilettes, chaque usine a son propre style. Dans celle de Sara d\u2019abord\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab\u00a0Pour aller aux toilettes, il faut un\u00a0jeton donn\u00e9 par le chef. C\u2019est un carton sur lequel est \u00e9crit \u00ab\u00a0homme\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0femme\u00a0\u00bb. Sans cette autorisation, tu risques une mise \u00e0 pied de trois jours. C\u2019est ce qui est arriv\u00e9 \u00e0\u00a0une coll\u00e8gue. Et il ne faut pas oublier sa bouteille d\u2019eau. Sinon impossible de\u00a0boire, car l\u2019eau du robinet est noire.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Egalement confront\u00e9e \u00e0 des restrictions d\u2019acc\u00e8s aux toilettes, Yasmina en est m\u00eame \u00e0 \u00e9viter \u00ab\u00a0<em>de boire pour ne pas avoir besoin d\u2019aller aux toilettes\u00a0: il n\u2019y a que deux toilettes pour 300\u00a0personnes, et elles\u00a0ne sont accessibles\u00a0qu\u2019\u00e0 certaines heures. Je me souviens d\u2019une femme malade des reins qui devait\u00a0se rendre aux toilettes alors que le chef \u00e9tait absent. Il avait laiss\u00e9 les cl\u00e9s \u00e0 une autre personne qui lui a refus\u00e9 l\u2019acc\u00e8s, par crainte de la sanction du chef. N\u2019y pouvant plus, l\u2019ouvri\u00e8re a urin\u00e9 dans les escaliers. Elle a eu 8\u00a0jours de mise \u00e0 pied.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette situation particuli\u00e8rement humiliante ne serait pas arriv\u00e9e \u00e0 un homme, pour qui les toilettes restent toujours ouvertes.\u00a0<em>\u00ab\u00a0Seules les femmes doivent demander la permission, sous pr\u00e9texte qu\u2019elles s\u2019y rendent plus et que cela repr\u00e9sente une perte de temps\u00a0\u00bb,\u00a0<\/em>enrage Yasmina. Et lorsqu\u2019elles y ont acc\u00e8s, les ouvri\u00e8res n\u2019ont pas\u00a0envie de s\u2019y \u00e9terniser\u00a0:<em>\u00a0\u00ab\u00a0Depuis que je travaille, je n\u2019ai jamais vu une femme de m\u00e9nage. Les toilettes sont sales \u00e0 un point inimaginable. Beaucoup d\u2019ouvri\u00e8res attrapent des infections\u00a0\u00bb,<\/em>\u00a0s\u2019indigne l\u2019ouvri\u00e8re\u00a0du textile.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est cette situation inhumaine aux toilettes qui a pouss\u00e9 Sara \u00e0 se syndiquer\u00a0:\u00a0<em>\u00ab\u00a0Aujourd\u2019hui, nous avons des femmes de m\u00e9nage mais cela n\u2019a pas toujours \u00e9t\u00e9 le cas.\u00a0Depuis que nous nous sommes syndiqu\u00e9es, il y a eu quelques changements. Par exemple, des canaux d\u2019a\u00e9ration ont \u00e9t\u00e9 install\u00e9s, m\u00eame s\u2019ils ne sont pas assez efficaces.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00ab\u00a0Les filles sont exploit\u00e9es, surtout si elles sont belles\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si Yasmina et Sara \u00e9voquent spontan\u00e9ment les probl\u00e8mes sanitaires, elles se montrent plus r\u00e9serv\u00e9es sur le sujet du harc\u00e8lement sexuel, qui \u00e9merge au d\u00e9tour de la conversation. Yasmina nous confie que\u00a0<em>\u00ab\u00a0les filles sont exploit\u00e9es, surtout si elles sont belles. Si elles acceptent les avances de la hi\u00e9rarchie, elles seront chouchout\u00e9es. Mais cela ne dure pas. D\u00e8s qu\u2019elles d\u00e9noncent ces faits, c\u2019est le d\u00e9but des gal\u00e8res pour elles.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un\u00a0chantage aux faveurs sexuelles qui oblige parfois les\u00a0victimes \u00e0\u00a0quitter leur emploi d\u2019elles-m\u00eames\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Nous avions un chef qui abordait les nouvelles recrues et lorsqu\u2019elles refusaient, il les engueulait devant tout le monde en racontant ses \u00e9bats. Les victimes \u00e9taient forc\u00e9es de d\u00e9missionner d\u2019elles-m\u00eames pour faire cesser ces situations insupportables. Heureusement, il est parti \u00e0 la retraite. Maintenant, nous ne voyons quasiment jamais notre nouveau chef\u00a0\u00bb,<\/em>\u00a0note Yasmina<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Attouchements, comportements, paroles d\u00e9plac\u00e9es\u2026 Ces travailleuses endurent quotidiennement \u00ab\u00a0<em>le genre de chose qu\u2019on entend dans la rue\u00a0<\/em>\u00bb. Pour autant, les deux militantes insistent sur les rapports cordiaux et respectueux entre ouvriers et ouvri\u00e8res. Dans l\u2019usine de Yasmina, les hommes et les femmes travaillent s\u00e9par\u00e9ment, mais \u00ab\u00a0<em>tous les hommes sont respectueux avec nous. Notre relation est vraiment normale, il n\u2019y a pas de probl\u00e8me\u00a0\u00bb.<\/em>\u00a0Sara travaille quant \u00e0 elle dans les m\u00eames locaux que les hommes, ce qui ne pose pas de souci non plus\u00a0:<em>\u00a0\u00ab\u00a0du moment qu\u2019on travaille 12\u00a0heures par jour ensemble, on est comme des fr\u00e8res et s\u0153urs\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Entre militantisme et r\u00eave d\u2019ailleurs<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jusqu\u2019\u00e0 quand les deux amies se voient-elles exercer ce m\u00e9tier harassant\u00a0? Yasmina, qui est m\u00e8re de deux enfants, regrette de ne pas \u00eatre assez disponible.<em>\u00a0\u00ab\u00a0Je r\u00eave d\u2019arr\u00eater ce travail et de reprendre mon ancien commerce. Je ne me sens pas \u00e0 l\u2019aise dans cette usine\u00a0\u00bb,\u00a0<\/em>avoue-t-elle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sara affiche quant \u00e0 elle une volont\u00e9 de fer\u00a0:\u00a0<em>\u00ab\u00a0Je continuerai \u00e0 militer pour nos droits au sein de l\u2019entreprise, \u00e0 lutter contre l\u2019id\u00e9ologie du patronat qui ne respecte pas les femmes travaillant pour acqu\u00e9rir leur ind\u00e9pendance.\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0On sent, derri\u00e8re une discr\u00e9tion et un calme apparent, toute l\u2019indignation et la d\u00e9termination de cette femme \u00e0 am\u00e9liorer le quotidien des ouvriers et ouvri\u00e8res. Un\u00a0engagement qu\u2019elle souhaite transmettre aux jeunes\u00a0g\u00e9n\u00e9rations\u00a0:\u00a0<em>\u00ab\u00a0Ce que je conseille aux jeunes ouvri\u00e8res, c\u2019est de travailler dignement et r\u00e9clamer leurs droits dans l\u2019entreprise. La maltraitance et le manque de dignit\u00e9 sont l\u00e9gion dans ce domaine. Il faut s\u2019imposer d\u00e8s le d\u00e9part vis-\u00e0-vis de la hi\u00e9rarchie, ne pas avoir peur de l\u2019affronter.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avant de nous s\u00e9parer, nous remarquons que Sara porte aux pieds de jolies ballerines bleues. Lui ont-elles \u00e9t\u00e9 fournies par son entreprise de chaussures\u00a0?\u00a0<em>\u00ab\u00a0Bien s\u00fbr que non\u00a0\u00bb<\/em>, nous r\u00e9pond-elle, presque \u00e9tonn\u00e9e par la question.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">* Les pr\u00e9noms ont \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9s pour des raisons de confidentialit\u00e9.<br \/>\n<u><a href=\"http:\/\/alencontre.org\/afrique\/maroc\/maroc-textile-cacher-la-blessure-le-malaise-pour-ne-pas-risquer-le-licenciement-le-permanent-harcelement-sexuel-hierarchique.html\">http:\/\/alencontre.org\/afrique\/maroc\/<\/a><\/u><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-1694\" src=\"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/SalonDames-171011-08-264x300.jpg\" alt=\"\" width=\"264\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/SalonDames-171011-08-264x300.jpg 264w, https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/SalonDames-171011-08.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 264px) 100vw, 264px\" \/><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cela se passe au Maroc, dans le textile. \u00ab\u00a0Cacher la blessure, le malaise, pour ne pas risquer le licenciement.\u00a0\u00bb Deux ouvri\u00e8res dans la confection de textiles et chaussures nous racontent leur quotidien. 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