{"id":1876,"date":"2017-11-08T01:51:49","date_gmt":"2017-11-08T00:51:49","guid":{"rendered":"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/?p=1876"},"modified":"2018-08-06T11:10:29","modified_gmt":"2018-08-06T09:10:29","slug":"fukushima-cest-une-situation-de-guerre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/2017\/11\/08\/fukushima-cest-une-situation-de-guerre\/","title":{"rendered":"Fukushima, c\u2019est une situation de guerre"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab Les morts de Fukushima ne sont plus des morts : ce sont des d\u00e9chets nucl\u00e9aires \u00bb<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est ce qu&rsquo;\u00e9crivait Micka\u00ebl Ferrier dans son ouvrage Fukushima, r\u00e9cit d\u2019un d\u00e9sastre, paru en 2012.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un livre hybride, alliant le v\u00e9cu et l\u2019analyse de l\u2019enqu\u00eateur et de l\u2019\u00e9crivain-philosophe qui porte sur le Japon le regard respectueux d\u2019un \u00e9tranger y vivant et travaillant depuis plus de vingt ans. Ferrier \u00e9tait \u00e0 Tokyo quand le sol se mit \u00e0 trembler.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/www.revue-ballast.fr\/mickael-ferrier-fukushima-cest-situation-de-guerre\/\">https:\/\/www.revue-ballast.fr\/mickael-ferrier-fukushima-cest-situation-de-guerre\/<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Extraits<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00ab On dirait une b\u00eate qui rampe, un serpent de sons, la queue vivante d\u2019un dragon. Je comprends pourquoi les Japonais repr\u00e9sentent le tremblement de terre sous la forme d\u2019un poisson-chat, mi-f\u00e9lin, mi-mollusque. \u00bb Il d\u00e9cide tr\u00e8s vite de se rendre sur les c\u00f4tes ravag\u00e9es par le tsunami afin de documenter, de questionner et d\u2019aider. \u00ab Dans un d\u00e9sastre, les courbes disparaissent, toute la rondeur du monde, sa douceur et son embonpoint, n\u2019en reste plus que le tranchant. \u00bb\u00a0 Prenant le lecteur par la main, il retrace les petits gestes et les r\u00e9flexes de ceux qui \u00e9vit\u00e8rent le pire. Il faudrait \u00e0 pr\u00e9sent penser avec Fukushima, car ce que symbolise cette centrale bless\u00e9e \u00ab maudite dans la terre, dans le ciel et dans la mer \u00bb nous concerne tous, nous dit l\u2019auteur. En 2011, juste avant le printemps, pr\u00e8s de 18 000 morts et disparus laiss\u00e8rent un vide sur le sol japonais : qu\u2019adviendra-t-il des survivants, condamn\u00e9s \u00e0 une \u00ab demi-vie \u00bb ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">_______________\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 ________________________<br \/>\n<strong>Votre ouvrage fut \u00e9crit d\u2019une traite. Vous \u00eates proche du reportage de terrain tout en avan\u00e7ant avec le langage de la litt\u00e9rature : de quoi s\u2019immerger totalement dans la p\u00e9riode qui nous occupe. Un sentiment d\u2019urgence ? <\/strong><br \/>\nSans aucun doute. Il faut rappeler qu\u2019\u00e0 partir du 11 mars 2011, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 pris \u2014 avec des millions d\u2019autres \u2014 dans une incroyable spirale d\u2019\u00e9v\u00e9nements d\u00e9vastateurs : un tremblement de terre de magnitude 9 (le plus important survenu au Japon depuis que les instruments de mesure modernes existent, et l\u2019un des plus \u00e9normes jamais enregistr\u00e9s), suivi d\u2019un tsunami dont les vagues pouvaient d\u00e9passer 30 m\u00e8tres, s\u2019infiltrant jusqu\u2019\u00e0 une dizaine de kilom\u00e8tres \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des terres, saccageant tout sur son passage. Enfin, une catastrophe nucl\u00e9aire d\u00e9vastatrice \u2014 quatre explosions dans la centrale, trois fusions de c\u0153urs \u2014 qui provoque aujourd\u2019hui encore des rejets radioactifs extr\u00eamement importants, dans l\u2019air, dans la terre et dans la mer. C\u2019est ce que j\u2019ai appel\u00e9 \u00ab une cascade de catastrophes \u00bb. Alors oui, l\u2019urgence !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019\u00e9criture de <em>Fukushima, r\u00e9cit d\u2019un d\u00e9sastre<\/em> s\u2019est d\u00e9roul\u00e9e sur exactement huit mois, du 11 mars 2011 (j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9crire d\u00e8s le jour du s\u00e9isme) au 11 novembre 2011 (date \u00e0 laquelle j\u2019ai envoy\u00e9 le manuscrit \u00e0 Gallimard). Il y a d\u2019abord eu une phase intense de prise de notes. Impressions, sensations, \u00e9motions, mais aussi descriptions, informations, r\u00e9flexions. J\u2019ai toujours tent\u00e9 de garder ces diff\u00e9rents registres \u2014 parfois contradictoires mais le plus souvent compl\u00e9mentaires \u2014 pr\u00e9sents \u00e0 l\u2019\u00e9criture. Tr\u00e8s vite, cependant, j\u2019ai senti que je ne pouvais pas \u00e9crire la catastrophe sans aller sur place : j\u2019avais un billet d\u2019avion pour Paris, j\u2019\u00e9tais cens\u00e9 aller au Salon du Livre qui avait lieu quelques jours plus tard. Je ne l\u2019ai jamais utilis\u00e9 ! Ainsi, au moment o\u00f9 beaucoup de gens cherchaient d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment un billet pour s\u2019enfuir du pays, je faisais la d\u00e9marche inverse. Ce n\u2019\u00e9tait pas un acte d\u2019h\u00e9ro\u00efsme : simplement la conviction que pour \u00e9crire \u00e7a, il ne fallait pas se planquer, il fallait plonger au c\u0153ur du d\u00e9sastre. Ce livre a d\u2019abord \u00e9t\u00e9 \u00e9crit sur le terrain, au plus pr\u00e8s du r\u00e9el, dans la poussi\u00e8re des routes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le sismographe enregistre les \u00e9v\u00e9nements, mais il est aussi un outil pour les d\u00e9crypter. En m\u00eame temps que cette phase de prise de notes, je multiplie donc \u00e0 la fois les lectures et les rencontres. Parler avec les survivants, rencontrer les liquidateurs, les hommes politiques, les sismologues\u2026 et, dans le m\u00eame temps, entamer un dialogue avec<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Zhang_Heng\"> Zhang Heng<\/a> (l\u2019inventeur du sismographe), relire le <em><a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Heike_monogatari\">Dit des Heike<\/a><\/em><sup>1<\/sup>, scruter Voltaire aussi bien que <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Jun%27ichir%C5%8D_Tanizaki\">Tanizaki<\/a>. Bref, faire tourner la biblioth\u00e8que. Je pense aussi d\u00e9j\u00e0 \u00e0 la composition du livre. M\u00eame si je peux l\u2019utiliser parfois, je ne veux pas de la forme \u00ab journal \u00bb : raconter la catastrophe au jour le jour m\u2019appara\u00eet comme une solution de facilit\u00e9, cela revient \u00e0 laisser \u00e0 la catastrophe le tempo de l\u2019\u00e9criture. Face au d\u00e9sastre qui nous transperce, et m\u00eame si je sais d\u00e9j\u00e0 qu\u2019il en restera toujours quelque chose d\u2019insens\u00e9, je veux, comme le dit l\u2019expression populaire, \u00ab <em>reprendre la main<\/em> \u00bb : apr\u00e8s tout, n\u2019est-ce pas l\u00e0, au propre comme au figur\u00e9, le travail de l\u2019\u00e9crivain ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je pr\u00eate toujours beaucoup d\u2019attention \u00e0 la composition de mes livres. Ici, j\u2019ai choisi une division tr\u00e8s simple, en trois parties. Ces trois parties correspondent bien entendu aux trois phases de la catastrophe : \u00ab <em>Le Manche de l\u2019\u00e9ventail<\/em> \u00bb (le s\u00e9isme), \u00ab <em>R\u00e9cits sauv\u00e9s des eaux<\/em> \u00bb (le tsunami), \u00ab <em>La demi-vie, mode d\u2019emploi<\/em> \u00bb (la catastrophe nucl\u00e9aire). Mais elles peuvent tout aussi bien s\u2019entendre comme les trois actes d\u2019une trag\u00e9die ou les\u00a0trois vers d\u2019un ha\u00efku, chacun mettant l\u2019accent sur un des aspects du d\u00e9sastre et correspondant \u00e0 un \u00e9l\u00e9ment naturel : terre (qui tremble), mer (qui d\u00e9ferle), air (qui circule, propageant la contamination radioactive). J\u2019aime assez le fait que la tripartition du livre puisse se lire dans la perspective d\u2019une trag\u00e9die grecque comme dans celle d\u2019un genre japonais, et, finalement, comme une r\u00e9f\u00e9rence aux \u00e9l\u00e9ments naturels : ainsi, la composition m\u00eame du livre signale qu\u2019on doit lire cette catastrophe \u00e0 partir du sol japonais, certes, mais aussi dans une perspective plus large \u2014 et comme un \u00e9v\u00e8nement qui nous concerne tous. Enfin, \u00e0 partir du mois d\u2019ao\u00fbt, il y aura une derni\u00e8re phase d\u2019arrangement (comme on le dit des <em><a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ikebana\">ikebana<\/a><\/em>), de mise au net, dans l\u2019appartement d\u2019un ami \u00e0 Paris, puis \u00e0 nouveau chez moi, \u00e0 Tokyo. Le 11 novembre 2011, je l\u00e2che le manuscrit par mail : je me regarde dans le miroir, je suis hirsute, j\u2019ai une barbe de plusieurs semaines. J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019une longue d\u00e9charge \u00e9lectrique m\u2019a travers\u00e9 le corps pendant huit mois : je suis \u00e9puis\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00ab Comment pr\u00e9voir les tremblements de terre ? \u00bb est une question de premier ordre au Japon. Les b\u00eates le sentent toujours avant nous. \u00ab <em>Le tremblement de terre nous apprend non seulement \u00e0 nous jeter sous la table mais aussi \u00e0 observer les animaux <\/em>\u00bb, dites-vous d\u2019ailleurs. Seuls les animaux d\u2019\u00e9levage enferm\u00e9s par les hommes rest\u00e8rent coinc\u00e9s. Vous \u00e9voquez \u00e9galement ces pieuvres gigantesques p\u00each\u00e9es les mois pr\u00e9c\u00e9dents\u2026 Tout cela pendant que les capteurs m\u00e9caniques p\u00e9rissaient parfois sous le choc. Qu\u2019en est-il aujourd\u2019hui de nos capacit\u00e9s de pr\u00e9visions ?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les catastrophes de cette nature (et de cette envergure) sont par d\u00e9finition des \u00e9v\u00e8nements qui prennent par surprise. Il est toujours extr\u00eamement difficile aujourd\u2019hui de pr\u00e9voir un tremblement de terre \u2014 certains scientifiques disent m\u00eame que c\u2019est impossible. J\u2019ai choisi d\u2019ouvrir mon livre par l\u2019histoire de Zhang Heng, un lettr\u00e9 chinois qui fut aussi l\u2019inventeur du premier sismographe, au premier si\u00e8cle de notre \u00e8re : de cette mani\u00e8re, je voulais remettre en valeur la vieille alliance technologie-litt\u00e9rature, qui ne sont pas du tout des domaines oppos\u00e9s dans mon esprit. Certains artistes en portent t\u00e9moignage : Blaise Pascal par exemple, ou Zhang Heng lui-m\u00eame. Nous sommes maintenant vingt si\u00e8cles apr\u00e8s lui ; il y a eu des progr\u00e8s \u00e9normes en sismologie, avec la d\u00e9couverte de la tectonique des plaques par exemple, l\u2019enregistrement des ondes ou les avanc\u00e9es des techniques d\u2019imagerie pour les visualiser, la <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/G%C3%A9od%C3%A9sie\">g\u00e9od\u00e9sie <\/a>et l\u2019observation spatiale, etc. Pourtant, on se demande toujours si un s\u00e9isme est pr\u00e9visible. Cela nous rappelle que l\u2019impr\u00e9visibilit\u00e9 fait partie de la nature et de la vie, de notre existence dans ce \u00ab <em>monde flottant<\/em> \u00bb, comme disaient les peintres d\u2019estampes. Loin de moi cependant l\u2019id\u00e9e de pr\u00e9tendre que ces avanc\u00e9es seraient inutiles : elles peuvent permettre de r\u00e9duire au maximum les risques, en tenant compte par exemple de la structure des sols, de l\u2019agencement des plaques, de la proximit\u00e9 des failles\u2026 Toute une politique de la ville et de l\u2019am\u00e9nagement du territoire reste \u00e0 mettre en \u0153uvre, dont nous ne sommes qu\u2019aux premi\u00e8res \u00e9tapes, au Japon comme ailleurs, dans un monde o\u00f9 les habitants des villes repr\u00e9sentent d\u00e9sormais plus de la moiti\u00e9 de l\u2019humanit\u00e9. Et il nous faut trouver les nouveaux Zhang Heng, ceux dont l\u2019ing\u00e9niosit\u00e9 technologique est adoss\u00e9e \u00e0 une immense conscience de la beaut\u00e9 du monde.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Une ann\u00e9e avant le s\u00e9isme japonais, un autre avait eu lieu en Ha\u00efti, de moindre ampleur pourtant, qui fit quelques centaines de milliers de victimes\u2026<\/strong><br \/>\nOui, vous avez raison de le rappeler, et il serait passionnant de faire une \u00e9tude comparative de ces deux s\u00e9ismes, tant du point de vue des r\u00e9actions des pouvoirs publics que de l\u2019attention internationale qui y a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9, de leurs couvertures m\u00e9diatiques respectives, ou bien encore des livres qui en sont sortis, par exemple. Nous avons eu avec <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Dany_Laferri%C3%A8re\">Dany Laferri\u00e8re <\/a>[<em>auteur de\u00a0<\/em>Tout bouge autour de moi<em>, ndlr<\/em>] un bel \u00e9change de mails \u00e0 ce sujet, que nous avions appel\u00e9 \u00ab <em>un dialogue entre deux s\u00e9ismes<\/em> \u00bb. Je ne suis pas s\u00fbr qu\u2019il y ait une vertu p\u00e9dagogique de la catastrophe : la mani\u00e8re dont ni Ha\u00efti ni Fukushima n\u2019ont \u00e9t\u00e9 vraiment pris en compte pour la gestion des risques le montre assez clairement, m\u00eame s\u2019il y a eu quelques avanc\u00e9es dans l\u2019un et l\u2019autre cas. En revanche, je suis certain que lorsque deux personnes commencent \u00e0 discuter de leurs exp\u00e9riences respectives avec suffisamment de pr\u00e9cision et de tranchant, un \u00e9clairage stimulant peut en sortir, un peu comme une \u00e9tincelle jaillit du frottement de deux silex.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On lira peut-\u00eatre un jour en parall\u00e8le ces deux livres tr\u00e8s diff\u00e9rents que sont <em>Tout bouge autour de moi<\/em> et <em>Fukushima, r\u00e9cit d\u2019un d\u00e9sastre<\/em>. Tr\u00e8s diff\u00e9rents \u00e0 bien des \u00e9gards (leurs titres le disent d\u2019embl\u00e9e), ils ont pourtant au moins une chose en partage : ils insistent sur la n\u00e9cessit\u00e9 de prendre des notes. C\u2019est l\u2019\u00e9criture de calepin, \u00ab \u00e9crire sur le vif \u00bb. On sait l\u2019importance de son calepin noir dans le livre de Dany : il peut l\u2019emporter partout \u2014 comme un passeport\u00a0\u2014 et le sortir instantan\u00e9ment au cours de ses d\u00e9ambulations. \u00ab <em>Ce qui sauve cette ville, ce sont les gens qui d\u00e9ambulent, <\/em>\u00e9crit-il.<em> C\u2019est l\u2019app\u00e9tit de vivre de cette foule qui fait la vie dans les rues poussi\u00e9reuses.<\/em> \u00bb Dans mon livre, je me compare \u00e0 un moine marcheur : \u00ab <em>Comme les moines marcheurs, je n\u2019ai apport\u00e9 avec moi qu\u2019un baluchon d\u2019ustensiles : quelques v\u00eatements, des livres, un stylo et des calepins pour prendre des notes.<\/em> \u00bb Les gens qui d\u00e9ambulent \u00e0 Ha\u00efti, les moines marcheurs au Japon : m\u00eame quand les contextes sont si diff\u00e9rents, et les r\u00e9actions souvent si dissemblables, il y a, face au d\u00e9sastre, la n\u00e9cessit\u00e9 de se remettre en route \u2014 pour \u00e9viter litt\u00e9ralement la d\u00e9route. C\u2019est ce que Dany appelle \u00ab <em>l\u2019app\u00e9tit de vivre<\/em> \u00bb. Ce qu\u2019<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ry%C5%ABnosuke_Akutagawa\">Akutagawa<\/a>, bien des ann\u00e9es avant, nommait dans une formule magnifique : \u00ab <em>Ces choses que m\u00eame un incendie d\u00e9cha\u00een\u00e9 ne peut r\u00e9duire en cendres.<\/em> \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00ab <em>Amour, guerre, d\u00e9sastre, incendie, attentat terroriste ou catastrophe naturelle : c\u2019est \u00e7a un \u00e9v\u00e8nement<\/em> \u00bb, \u00e9crivez-vous ; \u00ab<em> c\u2019est d\u2019une guerre qu\u2019il s\u2019agit<\/em> \u00bb, dites-vous ailleurs. Quelle guerre ?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-1874\" src=\"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/SalonDames-171104-00-218x300.jpg\" alt=\"\" width=\"218\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/SalonDames-171104-00-218x300.jpg 218w, https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/SalonDames-171104-00.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 218px) 100vw, 218px\" \/><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab Les morts de Fukushima ne sont plus des morts : ce sont des d\u00e9chets nucl\u00e9aires \u00bb<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":1872,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[12],"tags":[26,31,33],"class_list":["post-1876","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-environnement","tag-environnement","tag-nucleaire","tag-social"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1876","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1876"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1876\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1889,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1876\/revisions\/1889"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1872"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1876"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1876"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1876"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}