{"id":1908,"date":"2017-11-12T02:26:21","date_gmt":"2017-11-12T01:26:21","guid":{"rendered":"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/?p=1908"},"modified":"2018-08-06T11:10:29","modified_gmt":"2018-08-06T09:10:29","slug":"gueules-noires-sous-haute-surveillance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/2017\/11\/12\/gueules-noires-sous-haute-surveillance\/","title":{"rendered":"Gueules noires sous haute surveillance"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Un documentaire revient sur l&rsquo;histoire oubli\u00e9e du SSB, une police priv\u00e9e qui a offici\u00e9 au sein des Houill\u00e8res du Nord<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour voir ce documentaire\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/france3-regions.francetvinfo.fr\/hauts-de-france\/emissions\/les-documentaires-de-france-3-nord-pas-de-calais\/oeil-houilleres-1360565.html\">http:\/\/france3-regions.francetvinfo.fr\/hauts-de-france\/emissions\/les-documentaires-de-france-3-nord-pas-de-calais\/oeil-houilleres-1360565.html<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est un aspect m\u00e9connu de l&rsquo;histoire de France contemporaine que retrace ce documentaire. A partir de 1949 et pendant plus de quarante ans, une police priv\u00e9e en uniforme noir a surveill\u00e9 de pr\u00e8s les mineurs et leurs familles dans le Nord-Pas-de-Calais. Nom de code de ce groupe : SSB, pour \u00a0\u00bb service de surveillance du bassin \u00ab\u00a0. Ces hommes, souvent d&rsquo;anciens militaires, ne descendaient pas au fond des mines. Mais d\u00e8s que le mineur remontait \u00e0 la surface, il pouvait avoir \u00e0 rendre des comptes \u00e0 cette police particuli\u00e8rement vigilante sur les vols, les activit\u00e9s politiques, et sur le bon fonctionnement des cit\u00e9s o\u00f9 \u00e9taient log\u00e9s gratuitement les mineurs et leurs familles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il existe tr\u00e8s peu de documents film\u00e9s sur cette police d&rsquo;un genre particulier, mais les auteurs de ce film ont retrouv\u00e9 des images d&rsquo;une \u00e9tonnante parade de ces gardes dans les rues de B\u00e9thune, coiff\u00e9s de k\u00e9pis semblables \u00e0 ceux de la police r\u00e9publicaine. A l&rsquo;aide d&rsquo;archives in\u00e9dites film\u00e9es issues du Centre historique minier et de nombreux t\u00e9moignages recueillis aupr\u00e8s d&rsquo;anciens mineurs, de membres du SSB et d&rsquo;historiens, Marion Fontaine et Richard Berthollet retracent cette p\u00e9riode. Tout savoir sur tout le monde, telle \u00e9tait la mission des hommes du SSB, personnages centraux dans la vie quotidienne des mineurs et de leurs proches.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un syst\u00e8me perfectionn\u00e9<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e8s le XIXe \u00a0si\u00e8cle, du temps de <em>Germinal<\/em>, des gardes de mineurs existaient d\u00e9j\u00e0. Nationalis\u00e9es en \u00a01944, les compagnies mini\u00e8res n&rsquo;abandonnent pas leurs vieilles habitudes : au contraire, la surveillance devient un syst\u00e8me perfectionn\u00e9. Comment une entreprise d&rsquo;Etat (les Houill\u00e8res du bassin du Nord et du Pas-de-Calais) a-t-elle pu d\u00e9velopper une police priv\u00e9e au c\u0153ur de la R\u00e9publique ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au sortir de la guerre, la France a besoin de charbon, de Gaulle rend hommage aux mineurs, et divers avantages (dont le logement et le chauffage gratuits) leur sont accord\u00e9s. Mais le travail reste aussi dur et, en \u00a01948, de violents affrontements ont lieu entre mineurs en gr\u00e8ve et soldats. La peur du communisme hante les dirigeants des Houill\u00e8res, qui mettent sur pied, d\u00e8s janvier 1949, des brigades en uniforme quadrillant cinq secteurs, de Valenciennes \u00e0 Lens. Leurs missions ? Eviter le vol de mat\u00e9riel, le braconnage, et veiller \u00e0 la propret\u00e9 des cit\u00e9s ouvri\u00e8res, aux bonnes m\u0153urs, \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9. Ce pouvoir d\u00e9mesur\u00e9 profite parfois de lettres de d\u00e9lation entre voisins. Le danger communiste est une obsession et les rapports m\u00e9ticuleux des gardes remontent \u00e0 la police, \u00e0 la gendarmerie, aux Renseignements g\u00e9n\u00e9raux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A partir des ann\u00e9es 1950, le danger communiste laisse la place \u00e0 la surveillance vigilante des mineurs venus en masse d&rsquo;Alg\u00e9rie. Juste apr\u00e8s Mai 68, des militants mao\u00efstes viendront sur place d\u00e9couvrir avec effarement cette surveillance qui m\u00eale paternalisme et soumission. Le 12 d\u00e9cembre 1970, quelques jours apr\u00e8s la catastrophe de Fouqui\u00e8res-l\u00e8s-Lens, qui fit 15 morts parmi les mineurs, Jean-Paul Sartre participe \u00e0 un tribunal populaire \u00e0 Lens : <em>\u00ab\u00a0<\/em> <em>Il n&rsquo;y a pas eu accident mais assassinat ! \u00ab\u00a0,<\/em> clame-t-il. La derni\u00e8re mine (\u00e0 Oignies) a ferm\u00e9 en mars 1991. Les Houill\u00e8res disparaissent, le SSB aussi. Etrangement, certains t\u00e9moins se rappellent avec nostalgie cette p\u00e9riode o\u00f9, sous l&rsquo;\u0153il vigilant des gardes en noir, il y avait du boulot, de l&rsquo;ordre et des f\u00eates dans les cit\u00e9s ouvri\u00e8res de la r\u00e9gion.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le monde dat\u00e9 du 5 novembre<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">*************\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 *************<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019\u00e9poque des gueules noires\u00a0; une histoire qui appartient \u00e0 la m\u00e9moire collective<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est \u00e0 une l\u00e9gende de la classe ouvri\u00e8re que les deux r\u00e9alisateurs Fabien B\u00e9ziat et Hugues Nancy se sont attaqu\u00e9s \u00e0 travers leur passionnant documentaire <em>L\u2019Epop\u00e9e des gueules noires,<\/em> diffus\u00e9 dans le cadre d\u2019une soir\u00e9e sp\u00e9ciale consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019histoire du charbon en France. Si de nombreux documentaires ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s sur les mineurs, celui-ci a la particularit\u00e9 de retracer, dans une fresque ambitieuse s\u2019\u00e9tirant sur deux si\u00e8cles, la saga h\u00e9ro\u00efque de ces ouvriers sans lesquels la France n\u2019aurait pas pu devenir une grande puissance industrielle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A travers plusieurs entretiens avec d\u2019anciens mineurs et des archives souvent exceptionnelles (dont les photos de F\u00e9lix Thiollier qui, en\u00a01900, r\u00e9alisa plus de 700\u00a0prises de vue des mines du Forez), le film balaie l\u2019histoire de ces gueules noires qui ont jou\u00e9 un r\u00f4le central dans les conqu\u00eates \u00adsociales. Des images qui font aujourd\u2019hui partie de la m\u00e9moire collective, largement popularis\u00e9es par Emile Zola, d\u00e8s 1885, \u00e0 travers son roman <em>Germinal<\/em>. Dans le film, les paroles de ces mineurs racontent la sueur, la noirceur du charbon, la fiert\u00e9 et la col\u00e8re de ces hommes et de ces femmes qui, pendant des ann\u00e9es, ont r\u00e9p\u00e9t\u00e9 les m\u00eames gestes sans voir leurs sacrifices r\u00e9compens\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Symboles de l\u2019exploitation, ils se sont sans cesse battus pour am\u00e9liorer leurs conditions de travail et de vie lors de grandes gr\u00e8ves r\u00e9prim\u00e9es dans le sang. Il y eut celle d\u00e9clench\u00e9e apr\u00e8s la catastrophe de Courri\u00e8res (Pas-de-Calais) en\u00a01906 \u2013 plus de 1\u00a0000 victimes \u2013, qui imposa l\u2019instauration d\u2019un jour de repos hebdomadaire, et celle de 1948 o\u00f9, apr\u00e8s avoir envoy\u00e9 l\u2019arm\u00e9e, le gouvernement licencia 3\u00a0000 mineurs et en fit condamner des centaines \u00e0 la prison ferme. On \u00e9tait loin de \u00ab\u00a0la bataille du charbon\u00a0\u00bb, lanc\u00e9e en\u00a01945, qui faisait des mineurs le fer de lance de la reconqu\u00eate industrielle fran\u00e7aise. Soutenus par le g\u00e9n\u00e9ral de Gaulle et Maurice Thorez, le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du Parti communiste fran\u00e7ais, les mineurs n\u2019avaient pas rechign\u00e9 \u00e0 la t\u00e2che.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Au rythme des coups de grisou<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans son commentaire, l\u2019acteur Jacques Bonnaff\u00e9 souligne qu\u2019avant la Grande Guerre, les familles qui poss\u00e9daient les mines autour des m\u00e9tropoles fran\u00e7aises (Lille, Lyon, Marseille\u2026) avaient embauch\u00e9 des centaines de milliers d\u2019hommes, de femmes et d\u2019enfants pour extraire les millions de tonnes de cet or noir dont la France avait besoin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Exploit\u00e9es et mal pay\u00e9es, ces gueules noires ont affront\u00e9 la peur de descendre au fond, la chaleur \u00e9touffante, la poussi\u00e8re et la silicose, cette maladie respiratoire qui les emportait dans d\u2019atroces souffrances. Une vie rythm\u00e9e aussi par les coups de grisou qui ont fait des centaines de victimes. Les r\u00e9alisateurs rappellent que la derni\u00e8re catastrophe a eu lieu le 25\u00a0f\u00e9vrier\u00a01985, au puits Simon \u00e0 Forbach (Moselle) o\u00f9, \u00e0 1\u00a0050 m\u00e8tres de profondeur, la d\u00e9flagration provoqua la mort de 22 mineurs et fit une centaine de bless\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s un long d\u00e9clin commenc\u00e9 dans les ann\u00e9es 1960, c\u2019est en\u00a02004 que la France a abandonn\u00e9 l\u2019extraction de la houille avec la fermeture de la derni\u00e8re mine de charbon exploit\u00e9e, \u00e0 la Houve, en Moselle. \u00ab\u00a0Le tournant de la rigueur\u00a0\u00bb en\u00a01983, d\u00e9cr\u00e9t\u00e9 par le gouvernement de Pierre Mauroy, alors premier ministre socialiste et maire de Lille, entra\u00eena la fin des mines, la casse des \u00adchevalements, ces \u00ab\u00a0cath\u00e9drales de fer\u00a0\u00bb, et le d\u00e9mant\u00e8lement des infrastructures mini\u00e8res. Une nouvelle fois, les gueules noires d\u00e9couvraient le ch\u00f4mage et la pr\u00e9carit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les deux r\u00e9alisateurs racontent aussi comment, pendant un si\u00e8cle, les diff\u00e9rents gouvernements ont profit\u00e9 de l\u2019immigration en faisant venir des hommes sur le sol fran\u00e7ais dans des conditions indignes. Ce furent d\u2019abord les \u00adPolonais, que l\u2019on d\u00e9pla\u00e7ait avec interdiction de faire gr\u00e8ve ou d\u2019\u00eatre malade sous peine d\u2019\u00eatre rapatri\u00e9s imm\u00e9diatement au pays. Puis, ce fut au tour des Italiens de subir le m\u00eame sort.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans les ann\u00e9es 1980, comme aux temps des colonies, les patrons des Charbonnages de France envoyaient des \u00e9missaires au Maroc et en \u00adTunisie, o\u00f9 ils recrutaient des hommes comme on ach\u00e8te du b\u00e9tail. Photographi\u00e9s et num\u00e9rot\u00e9s, les plus valeureux \u00e9taient envoy\u00e9s dans les derniers puits et parqu\u00e9s dans des baraquements sans confort avec interdiction d\u2019\u00eatre malade ou syndiqu\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A la fronti\u00e8re du mythe et de la r\u00e9alit\u00e9, tout au long de leur film, Fabien B\u00e9ziat et Hugues Nancy nous replongent aussi dans la \u00adculture mini\u00e8re, qui s\u2019est toujours d\u00e9clin\u00e9e entre solidarit\u00e9, tradition et fiert\u00e9. Ainsi, on \u00e9coute avec \u00e9motion les orchestres d\u2019harmonie jouer leur musique au pied des terrils, on regarde en souriant ces anciens mineurs jouer aux quilles ou aux fl\u00e9chettes dans les arri\u00e8re-cours des derniers estaminets, tirer \u00e0 l\u2019arc vertical ou apprendre aux colombes \u00e0 revenir dans leur cage.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Que ce soit dans le Nord, en \u00adMoselle ou dans le Tarn, personne ne renie sa vie de mineur. <em>\u00ab\u00a0Si c\u2019\u00e9tait \u00e0 refaire, je le referais. Tout de suite\u00a0\u00bb,<\/em> dit D\u00e9sir\u00e9 Lefait, trente ans de mine \u00e0 Oignies, dans le Pas-de-Calais. De son c\u00f4t\u00e9, Aimable Patin, vingt-cinq ann\u00e9es de fond \u00e0 Arenberg, dans le Nord, explique\u00a0:<em> \u00ab\u00a0Si, lors de ma premi\u00e8re journ\u00e9e de travail, on avait pu projeter le film de ma carri\u00e8re en insistant sur les points forts, j\u2019aurais dit d\u2019accord.\u00a0\u00bb <\/em>Mais, s\u2019inqui\u00e8te Daniel Francke, vingt-quatre ann\u00e9es de mine \u00e0 Cond\u00e9-sur-l\u2019Escaut, dans le Nord\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Quand on ne sera plus l\u00e0, qu\u2019est ce qui va rester\u00a0? Que des vestiges.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lemonde<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-1899\" src=\"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/SalonDames-171110-02-300x196.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"196\" srcset=\"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/SalonDames-171110-02-300x196.jpg 300w, https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/SalonDames-171110-02.jpg 459w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un documentaire revient sur l&rsquo;histoire oubli\u00e9e du SSB, une police priv\u00e9e qui a offici\u00e9 au sein des Houill\u00e8res du Nord<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":1891,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[33],"class_list":["post-1908","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-culture-formation","tag-social"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1908","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1908"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1908\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1917,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1908\/revisions\/1917"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1891"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1908"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1908"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1908"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}