{"id":1933,"date":"2017-11-17T02:57:21","date_gmt":"2017-11-17T01:57:21","guid":{"rendered":"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/?p=1933"},"modified":"2018-08-06T11:10:28","modified_gmt":"2018-08-06T09:10:28","slug":"forets-co2-feux-et-tempetes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/2017\/11\/17\/forets-co2-feux-et-tempetes\/","title":{"rendered":"For\u00eats, CO2, feux et temp\u00eates"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Les for\u00eats \u00e9mettent plus de CO2 qu\u2019elles n\u2019en absorbent<\/strong><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les \u00ab\u00a0poumons de la plan\u00e8te\u00a0\u00bb\u00a0\u00e9touffent. Au lieu d\u2019absorber les gaz qui r\u00e9chauffent le climat, les for\u00eats tropicales du monde commencent \u00e0 les lib\u00e9rer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La vaste <a href=\"https:\/\/www.sciencesetavenir.fr\/tag_defaut\/deforestation_6488\/\">d\u00e9forestation<\/a> des r\u00e9gions tropicales a pour cons\u00e9quence qu&rsquo;elles \u00e9mettent davantage de dioxyde de carbone qu&rsquo;elles n&rsquo;en capturent, perdant ainsi leur r\u00f4le historique de protection naturelle contre le changement climatique, selon <a href=\"https:\/\/www.sciencenews.org\/article\/tropical-forests-have-flipped-sponges-sources-carbon-dioxide\">une \u00e9tude publi\u00e9e jeudi 28 septembre 2017\u00a0<\/a>dans la\u00a0revue Science. Une grande partie de cette contribution carbone est due \u00e0 la d\u00e9forestation, \u00e0 la conversion des for\u00eats en espaces urbains tels que les fermes ou les routes. Cela dit, pr\u00e8s de 70 % proviennent d&rsquo;une source moins visible : une baisse du nombre de for\u00eats et de la diversit\u00e9 des arbres dans celles qui restent.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong>Les for\u00eats, une contribution essentielle&#8230; \u00e0 la d\u00e9gradation peu visible<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les for\u00eats tropicales sont un rempart contre la hausse du dioxyde de carbone dans l&rsquo;atmosph\u00e8re. Elles absorbent du carbone et l&rsquo;entreposent sous forme de tiges, de feuilles et de racines. L&rsquo;effet de la d\u00e9forestation est clair\u00a0: une diminution du nombre d&rsquo;arbres qui absorbent le CO<sub>2<\/sub>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais m\u00eame des for\u00eats apparemment intactes peuvent \u00eatre d\u00e9grad\u00e9es ou perturb\u00e9es par l&rsquo;exploitation s\u00e9lective, les changements environnementaux, les feux de for\u00eat ou les maladies. \u00ab\u00a0<em>Contrairement \u00e0 la d\u00e9forestation, qui est facile \u00e0 voir dans les images satellites, ces autres types de d\u00e9gradation peuvent \u00eatre difficiles \u00e0 rep\u00e9rer\u00a0<\/em>\u00bb, affirme l&rsquo;auteur principal de l&rsquo;\u00e9tude, Alessandro Baccini, \u00e9cologiste forestier et sp\u00e9cialiste de la t\u00e9l\u00e9d\u00e9tection au Woods Hole Research Centre \u00e0 Falmouth, Massachusetts. \u00ab\u00a0<em>M\u00eame d\u00e9grad\u00e9e, la for\u00eat ressemble encore \u00e0 la for\u00eat \u2013 m\u00eame si elle est moins dense, et que son \u00e9quilibre est rompu<\/em>.\u00a0\u00bb<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong>La lente \u00e9rosion d\u2019une fonction essentielle<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Baccini et son \u00e9quipe ont donc \u00e9talonn\u00e9 les images satellites des tropiques et cr\u00e9\u00e9 un algorithme qui compare les parcelles de 500 m\u00e8tres carr\u00e9s de chaque image de chaque ann\u00e9e de 2003 \u00e0 2014 pour calculer les gains et les pertes de densit\u00e9 du carbone.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;\u00e9tude \u00a0a \u00e9tabli que les r\u00e9gions tropicales d\u00e9gageaient d\u00e9sormais environ 425 t\u00e9ragrammes nets par an dans l&rsquo;atmosph\u00e8re (un t\u00e9ragramme repr\u00e9sentant un million de tonnes), soit davantage que les \u00e9missions de tous les camions et voitures des Etats-Unis en 2015. Environ 60 % de ces \u00e9missions de carbone proviennent de l&rsquo;Am\u00e9rique tropicale, y compris le bassin amazonien. Les for\u00eats tropicales d&rsquo;Afrique ont \u00e9t\u00e9 responsables d&rsquo;environ 24 % de la perte de carbone, et les for\u00eats asiatiques pour 16 %. \u00ab\u00a0<em>Ces d\u00e9couvertes constituent un signal d&rsquo;alarme pour le monde entier concernant les for\u00eats<\/em>\u00ab\u00a0, a comment\u00e9 Alessandro Baccini. \u00ab\u00a0<em>Si nous voulons emp\u00eacher la temp\u00e9rature plan\u00e9taire d&rsquo;atteindre des niveaux dangereux, nous devons r\u00e9duire drastiquement les \u00e9missions et augmenter la capacit\u00e9 des for\u00eats \u00e0 absorber et \u00e0 emmagasiner le dioxyde de carbone<\/em>\u00ab\u00a0.<\/p>\n<p>sciences et avenir<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*************\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 ***********<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Les feux de for\u00eats sont-ils une catastrophe \u00e9cologique ?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les plus gros incendies en France, en Gr\u00e8ce ou au Portugal sont pour la plupart ma\u00eetris\u00e9s. Laissant place \u00e0 des paysages d\u00e9sol\u00e9s. Et aux interrogations sur la mani\u00e8re d&rsquo;accompagner la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration de la for\u00eat.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">141 000 hectares au Portugal, 15 000 hectares en Gr\u00e8ce, 12 000 hectares en France, le bilan de l&rsquo;ann\u00e9e 2017 s&rsquo;annonce lourd. En France, une aide de l&rsquo;Etat de 165 000 \u20ac a \u00e9t\u00e9 promise\u00a010 ao\u00fbt 2017 par\u00a0le ministre Nicolas Hulot pour la reconstitution du milieu naturel et la restauration des sentiers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bien que 90 % des feux de for\u00eat soient d&rsquo;origine humaine, le ravage des paysages m\u00e9diterran\u00e9ens par les flammes fait partie d&rsquo;un cycle naturel.<em> \u00ab\u00a0Il ne faut pas oublier qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;homme fait partie de l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me<\/em>, explique Eric Rigolot, directeur l&rsquo;Unit\u00e9 de recherche \u00e9cologie des for\u00eats m\u00e9diterran\u00e9ennes \u00e0 l&rsquo;Inra. <em>Le parcours des troupeaux dans le milieu naturel a fortement contribu\u00e9 \u00e0 son \u00e9volution et la v\u00e9g\u00e9tation s&rsquo;est adapt\u00e9e. Le maquis et la garrigue sont tr\u00e8s li\u00e9s au pastoralisme.\u00a0\u00bb<\/em> Aujourd&rsquo;hui, avec le recul des activit\u00e9s agricoles, la for\u00eat regagne du terrain d&rsquo;environ 1 % par an, et ce, malgr\u00e9 les <a href=\"https:\/\/www.sciencesetavenir.fr\/tag_theme\/incendie_5853\/\">incendie<\/a>s. Et les esp\u00e8ces qui repoussent sont adapt\u00e9es au feu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sur la plupart des feuillus et quelques r\u00e9sineux comme le gen\u00e9vrier, de nouvelles pousses apparaissent spontan\u00e9ment apr\u00e8s un incendie, on parle de \u00ab\u00a0rejet \u00bb. Par exemple depuis les branches pour le ch\u00eane-li\u00e8ge ou depuis le sol pour le ch\u00eane vert. Et la repousse profite d\u2019un syst\u00e8me racinaire d\u00e9j\u00e0 existant. Pour les r\u00e9sineux, la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration se fait par les graines situ\u00e9es dans les c\u00f4nes.\u00a0Le mieux adapt\u00e9 est le pin d\u2019Alep, qui brule facilement mais <em>\u00ab\u00a0dont les c\u00f4nes sont ferm\u00e9s par une r\u00e9sine qui fond au contact du feu, lib\u00e9rant une pluie de graines au sol\u00a0\u00bb<\/em>, raconte Marion Toutchkov, de l\u2019Agence d\u00e9fense des for\u00eats contre l\u2019incendie \u00e0 l\u2019Office national des for\u00eats (ONF). Quant au pin parasol, il supporte les feux de surface avec ses aiguilles tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9es du sol. Enfin, la terre est fertilis\u00e9e par les cendres et, au d\u00e9but, les nouvelles pousses n\u2019ont pas \u00e0 faire face \u00e0 beaucoup de concurrence pour se d\u00e9velopper. Ainsi, <em>\u00ab\u00a0en quelques dizaines d\u2019ann\u00e9es, on observe l\u2019apparition d\u2019une garrigue basse, puis haute, des pins et enfin des feuillus\u00a0\u00bb<\/em>, d\u00e9crit Marion Toutchkov.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">Un petit coup de pouce de l&rsquo;homme<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">La nature a n\u00e9anmoins parfois besoin d\u2019un coup de pouce de l\u2019homme pour se r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer efficacement. La terre n\u2019\u00e9tant plus tenue par la v\u00e9g\u00e9tation, elle peut \u00eatre emport\u00e9e par des coul\u00e9es de boues lors des premi\u00e8res pluies suivant l\u2019incendie. <em>\u00ab\u00a0On peut la retenir en coupant les troncs \u00e0 un m\u00e8tre pour s\u2019en servir de piquet bloquant les branchages en travers de la pente et obtenir ainsi un frein naturel avec ces fascines\u00a0\u00bb<\/em>, d\u00e9taille Eric Rigolot. Autre solution, <em>\u00ab\u00a0couvrir le sol de filets biod\u00e9gradables qui vont retenir la terre et les graines pour cr\u00e9er des \u00eelots de biodiversit\u00e9\u00a0\u00bb<\/em>, explique Marc Duncombe, directeur du Parc national de Port Cros, dont plus de 500 hectares sont partis en fum\u00e9es sur les communes de La Croix-Valmer et de Ramatuelle (Var).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais ensuite, on laisse la nature faire. <em>\u00ab\u00a0L\u2019id\u00e9e de mener d\u2019urgence des actions de r\u00e9habilitation rel\u00e8ve d\u2019une volont\u00e9 politique mais n\u2019est techniquement pas toujours une solution appropri\u00e9e\u00a0\u00bb<\/em>, avertit Marion Toutchkov. En d\u2019autres termes\u00a0: soutenir les \u2013 certes g\u00e9n\u00e9reuses \u2013 actions visant \u00e0 replanter au plus vite est en r\u00e9alit\u00e9 contre-productif. Non seulement il s\u2019agit d\u2019initiatives couteuses (il faut pr\u00e9parer le terrain, acheter le plant, l\u2019acheminer, le mettre en terre, le prot\u00e9ger, etc.) mais surtout leur r\u00e9sultat est loin d\u2019\u00eatre assur\u00e9. <em>\u00ab\u00a0Les essences peuvent \u00eatre mal adapt\u00e9es, la terre pas assez riche, et surtout, le passage de la p\u00e9pini\u00e8re \u00e0 la nature fatal \u00e0 l\u2019arbre\u00a0\u00bb<\/em>, explique Marion Toutchkov. C\u2019est pourquoi la premi\u00e8re ann\u00e9e, les forestiers observent comment les v\u00e9g\u00e9taux reprennent. Par la suite ils favorisent \u00e9ventuellement le d\u00e9veloppement naturel de certains arbres voire de certaines esp\u00e8ces. <em>\u00ab\u00a0On surveille aussi l\u2019arriv\u00e9e de plantes opportunistes comme le mimosa qui, par un d\u00e9veloppement excessif, peuvent finalement appauvrir la biodiversit\u00e9\u00a0\u00bb,<\/em> pr\u00e9cise Marc Duncombe. Ce n\u2019est qu\u2019apr\u00e8s cet accompagnement de la rev\u00e9g\u00e9talisation naturelle que, dans de rares cas, les forestiers envisagent certaines plantations pour r\u00e9introduire une esp\u00e8ce absente.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">Des dizaines d&rsquo;ann\u00e9es pour reconstituer la for\u00eat<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quand le paysage ressemblera-t-il \u00e0 celui qui existait avant les incendies\u00a0? <em>\u00ab\u00a0Il faut plusieurs dizaines d\u2019ann\u00e9es\u00a0\u00bb<\/em>, avertit Marc Duncombe. Mais si la for\u00eat dispose de ce temps sans br\u00fbler \u00e0 nouveau, elle se r\u00e9g\u00e9n\u00e9rera enti\u00e8rement. Le v\u00e9ritable danger pour l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me vient de feux qui se r\u00e9p\u00e8tent trop souvent. <em>\u00ab\u00a0Si la banque de graines et la structure du sol n\u2019ont pas le temps de se reconstituer, la d\u00e9gradation du milieu peut \u00eatre dramatique<\/em>, affirme Marion Toutchkov. <em>La recherche a montr\u00e9 que le seuil critique entre deux incendies se situe \u00e0 une vingtaine d\u2019ann\u00e9es\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab\u00a0Mais avec le changement climatique, on change aussi de r\u00e9gime de feu<\/em>, s\u2019inqui\u00e8te Eric Rigolot. <em>On voit que la for\u00eat augmente, la biomasse avec elle, et il y a de moins en moins de ruptures par des terrains agricoles. Avec une v\u00e9g\u00e9tation plus s\u00e8che, les feux seront de plus en plus puissants et vont parcourir des distances de plus en plus grandes. Et l\u2019augmentation du nombre d\u2019habitations conduit d\u2019une part \u00e0 l\u2019augmentation m\u00e9canique des d\u00e9parts de feu et d\u2019autre part \u00e0 un accaparement des pompiers pour la protection des maisons au d\u00e9triment de la ma\u00eetrise de l\u2019incendie.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u2019o\u00f9 la n\u00e9cessit\u00e9 de renforcer les mesures de pr\u00e9ventives\u00a0: d\u00e9broussaillage des bords de route et des terrains autour des maisons, des bordures des for\u00eats expos\u00e9es au vent, d\u00e9finition de zones strat\u00e9giques largement d\u00e9broussaill\u00e9es ou plant\u00e9es de vigne ou d\u2019oliviers pour stopper la propagation du feu. <em>\u00ab\u00a0On mobilise environ 500 millions d\u2019euros pour les feux de for\u00eats. Mais la pr\u00e9vention ne compte que pour un tiers. Or le meilleur moyen de lutter contre un feu, cela reste de l\u2019emp\u00eacher de partir\u00a0\u00bb<\/em>, conclut Eric Rigolot.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>La tortue, trop lente pour se sauver<\/strong><br \/>\nLa plupart des animaux, notamment les grands ongul\u00e9s et les sangliers, se tiennent \u00e0 distance du feu ou parviennent \u00e0 fuir. Exception notoire\u00a0: la tortue d\u2019Hermann, l\u2019unique tortue terrestre de France m\u00e9tropolitaine, pr\u00e9sente uniquement dans le Var et le massif de l\u2019Est\u00e9rel. <em>\u00ab\u00a0Ces animaux ne se d\u00e9placent tout simplement pas assez vite pour \u00e9chapper aux flammes\u00a0\u00bb<\/em>, explique Bernard Devaux, directeur du Village des tortues \u00e0 Carnoules (Var), seul lieu en France d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la conservation et la reproduction des tortues. Victimes des feux et de l\u2019urbanisation, les tortues d\u2019Hermann se sont faites rares\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Entre 2 \u00e0 10 \u00e0 l\u2019hectare dans les zones prot\u00e9g\u00e9es\u00a0\u00bb<\/em>, estime Bernard Devaux. Mais elles ne seront pas r\u00e9introduites pour autant dans les r\u00e9gions br\u00fbl\u00e9es. <em>\u00ab\u00a0Il y a une trentaine d\u2019ann\u00e9es, on repeuplait beaucoup, mais aujourd\u2019hui, la politique du minist\u00e8re de l\u2019Environnement consiste \u00e0 ne r\u00e9introduire des animaux que dans 5300 hectares de r\u00e9serve dans le massif des Maures.\u00a0\u00bb<\/em> Sur les communes de La Croix-Valmer et Ramatuelle, o\u00f9 l\u2019on estime qu\u2019environ 500 tortues ont d\u00fb p\u00e9rir, deux ont \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9es vivantes en p\u00e9riph\u00e9rie de la zone sinistr\u00e9e. Elles ont \u00e9t\u00e9 \u00e9quip\u00e9es d\u2019\u00e9metteurs pour observer leur comportement. <em>\u00ab\u00a0Aucune population ne se r\u00e9installera avant un ou deux ans, mais d\u00e8s les prochaines pluies, certaines tortues iront manger les premi\u00e8res herbes qui repousseront\u00a0\u00bb,<\/em> esp\u00e8re Bernard Devaux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>2017\u00a0: la pire ann\u00e9e depuis 2003<\/strong><br \/>\nFin juillet, pour la seule zone m\u00e9diterran\u00e9enne, on comptabilisait d\u00e9j\u00e0 environ 12\u00a0000 hectares br\u00fbl\u00e9s. <em>\u00ab\u00a0Alors que l\u2019\u00e9t\u00e9 est loin d\u2019\u00eatre fini, ce chiffre est d\u00e9j\u00e0 sup\u00e9rieur au bilan annuel des dix derni\u00e8res ann\u00e9es. Ce sera sans doute la pire ann\u00e9e depuis 2003 o\u00f9 l\u2019on a d\u00e9plor\u00e9 60\u00a0000 hectares partis en fum\u00e9e<\/em>, t\u00e9moigne Marion Toutchkov. <em>Depuis, la situation s\u2019\u00e9tait stabilis\u00e9e \u00e0 environ 6\u00a0000 hectares par an.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sciences et avenir<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">***********\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 *************<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Les temp\u00eates en Pologne<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">https:\/\/www.rfj.ch\/rfj\/Actualite\/economie\/Dizaines-de-milliers-d-arbres-abattus-par-des-tempetes-en-Pologne.html<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-1949\" src=\"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/SalonDames-171104-03-235x300.jpg\" alt=\"\" width=\"235\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/SalonDames-171104-03-235x300.jpg 235w, https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/SalonDames-171104-03.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 235px) 100vw, 235px\" \/><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les for\u00eats \u00e9mettent plus de CO2 qu\u2019elles n\u2019en absorbent<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":1958,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[12],"tags":[17,35,26],"class_list":["post-1933","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-environnement","tag-amenagement","tag-ecologie","tag-environnement"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1933","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1933"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1933\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1976,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1933\/revisions\/1976"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1958"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1933"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1933"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1933"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}