{"id":2559,"date":"2018-01-21T01:37:00","date_gmt":"2018-01-21T00:37:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/?p=2559"},"modified":"2018-08-06T11:10:22","modified_gmt":"2018-08-06T09:10:22","slug":"en-amazonie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/2018\/01\/21\/en-amazonie\/","title":{"rendered":"En Amazonie"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong>De l\u2019exploitation du caoutchouc au business du soja <\/strong><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019Amazonie revient \u00e0 la une du d\u00e9bat national et international par le biais d\u2019un film documentaire qui montre l\u2019exploitation pr\u00e9datrice de l\u2019Amazonie et les menaces de l\u2019agrobusiness aux patrimoines humain et culturel dans l\u2019\u00c9tat du Para au Br\u00e9sil.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0 La plus grande for\u00eat tropicale du monde, si\u00e8ge de divers \u00e9cosyst\u00e8mes complexes, biome unique au monde, s\u2019\u00e9tend sur neuf pays d\u2019Am\u00e9rique du sud: Bolivie, Br\u00e9sil, Colombie, \u00c9quateur, Guyane Anglaise, Guyane Fran\u00e7aise, P\u00e9rou, Suriname et Venezuela, avec une superficie de huit millions de kilom\u00e8tres carr\u00e9s, environ. Dans la partie br\u00e9silienne de ce territoire, plus particuli\u00e8rement dans le territoire de l\u2019\u00c9tat du Para, on remarque qu\u2019une sc\u00e8ne se r\u00e9p\u00e8te : le son bucolique de la v\u00e9g\u00e9tation est interrompu \u00e0 intervalles r\u00e9guliers par un tracteur de 500 CV qui fait pleuvoir des pesticides sur un champ de soja. Le poison se dissipe dans l\u2019air, irritant les narines des habitants qui vivent pr\u00e8s des surfaces cultiv\u00e9es et contaminant les plantations faites par les familles autochtones. Tous les d\u00e9tails qui font partie de ce tableau angoissant se trouvent dans le documentaire\u00a0<em>Beyond Fordl\u00e2ndia<\/em>. Ce film montre les coups entre le march\u00e9 et l\u2019Amazonie depuis les aventures de la production du caoutchouc jusqu\u2019\u00e0 la plantation contemporaine du soja, pi\u00e8ce ma\u00eetresse de l\u2019agrobusiness br\u00e9silien\u00a0: une histoire dont la trajectoire doit \u00eatre chang\u00e9e.<strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Bref historique<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il y a 90 ans, sous l\u2019autorit\u00e9 du pr\u00e9sident de l\u2019\u00e9poque Washington Lu\u00eds et du gouverneur Dionisio Bentes, l\u2019Assembl\u00e9e L\u00e9gislative de l\u2019\u00c9tat du Para approuva la concession d\u2019une surface d\u2019environ un million d\u2019hectares (10.000 km\u00b2), situ\u00e9e \u00e0 820 km de la capitale, B\u00e9lem, \u00e0 Henry Ford, le p\u00e8re de la premi\u00e8re ligne de production de voitures des temps modernes. Cet entrepreneur am\u00e9ricain avait une id\u00e9e ambitieuse, comme d\u2019autres \u00e0 son \u00e9poque\u00a0: celle d\u2019apporter la civilisation \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la for\u00eat amazonienne en plantant 800 mille hectares d\u2019h\u00e9v\u00e9as et en cr\u00e9ant une ville enti\u00e8re pour produire du caoutchouc sur les berges de la rivi\u00e8re Tapaj\u00f3s, l\u2019un des principaux affluents de l\u2019Amazonas. Pour la production de pneus, Ford avait besoin de pouvoir garantir la mati\u00e8re premi\u00e8re qui repr\u00e9sentait pr\u00e8s de 30% du co\u00fbt de ses voitures\u00a0; et l\u2019id\u00e9e que le march\u00e9 soit contr\u00f4l\u00e9 par les anglais qui produisaient des arbres \u00e0 caoutchouc dans leurs colonies orientales ne lui plaisait pas. Il convient de rappeler que des graines amazoniennes &#8211; pr\u00e8s de 70 mille &#8211; furent objets de contrebande et emport\u00e9es en Angleterre\u00a0; et de l\u00e0, \u00a0jusqu\u2019en Inde et en Nouvelle Z\u00e9lande, par le britannique Henry Wickham. En quelques ann\u00e9es, la production mondiale de caoutchouc s\u2019est d\u00e9plac\u00e9e vers les colonies britanniques, laissant la vall\u00e9e amazonienne jadis luxueuse dans l\u2019obsolescence et l\u2019oubli.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La pr\u00e9occupation de Ford \u00e9tait cette interruption de plus de 60 ans de culture d\u2019h\u00e9v\u00e9a en Amazonie qui approvisionn\u00e8rent les g\u00e9ants de l\u2019industrie de l\u2019\u00e9poque. Ford, influenc\u00e9 par la fascination de l\u2019\u00e8re du caoutchouc, caract\u00e9ristique de l\u2019imaginaire \u00e9tranger, pensait pouvoir rompre avec la d\u00e9pendance par rapport au march\u00e9 anglais. Introduire une cha\u00eene productive d\u2019arbres \u00e0 caoutchouc dans la for\u00eat, et une structure de traitement du latex, garantirait l\u2019autosuffisance esp\u00e9r\u00e9e. Le propri\u00e9taire de la plus grande richesse du monde \u00e0 son \u00e9poque tenta, durant 18 ans, de subjuguer la for\u00eat sauvage pour atteindre son objectif. Cependant, il fut vaincu. Dans leur milieu naturel, les h\u00e9v\u00e9as se r\u00e9pandaient sur de grandes \u00e9tendues de for\u00eat et \u00e9taient prot\u00e9g\u00e9es par la diversit\u00e9 d\u2019esp\u00e8ces v\u00e9g\u00e9tales de la for\u00eat aux alentours. Lorsque plant\u00e9s dans des terres d\u00e9frich\u00e9es et proches les uns des autres, ils furent des proies faciles pour les champignons, qui, peu \u00e0 peu, consomm\u00e8rent le projet de cet entrepreneur nord-am\u00e9ricain.<strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Fordl\u00e2ndia : m\u00e9moire revisit\u00e9e<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Marcos Colon, chercheur au Centre d\u2019\u00c9tudes d\u2019Histoire, Culture et Environnement de l\u2019<a href=\"http:\/\/nelson.wisc.edu\/\">INEAA (Institut Nelson Terra Barth d\u2019\u00c9tudes Environnementales\u00a0<\/a>Avanc\u00e9es) de l\u2019Universit\u00e9 de Wisconsin-Madison, va s\u2019int\u00e9resser \u00e0 l\u2019histoire de Fordl\u00e2ndia en se penchant sur le principal objet de son \u00e9tude : la th\u00e8se de doctorat de M\u00e1rio de Andrade qui aborde la repr\u00e9sentation de l\u2019Amazonie dans la litt\u00e9rature br\u00e9silienne du XX\u00e8me si\u00e8cle. Dans l\u2019un de ses chapitres, \u201cL\u2019apprentis touriste\u201d, ce moderniste mentionne l\u2019entreprise gigantesque de Ford pr\u00e8s de la ville de Santar\u00e9m (dans l\u2019\u00c9tat du Para). La curiosit\u00e9 du chercheur amena celui-ci \u00e0 se rendre plusieurs fois dans ce district\u00a0; et, parall\u00e8lement \u00e0 sa th\u00e8se, il commen\u00e7a un projet de film dont le titre est\u00a0<a href=\"https:\/\/beyondfordlandia.com\/\"><strong><em>Beyond Fordl\u00e2ndia<\/em><\/strong><\/a><strong>.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Outre le contexte historique, le film mesure les aspects environnementaux et humains apparus apr\u00e8s les incursions du grand capital dans la for\u00eat amazonienne. Colon a vu dans ce film une occasion de rechercher les alt\u00e9rations subies par les activit\u00e9s \u00e9conomiques dans la r\u00e9gion depuis 1927, ann\u00e9e o\u00f9 Ford a install\u00e9 son entreprise dans le Para. Le film essaie de montrer la relation entre le pass\u00e9 du caoutchouc et la sc\u00e8ne contemporaine de l\u2019agrobusiness en Amazonie. Les populations rurales, urbaines, am\u00e9rindiennes, femmes et hommes ont un lien culturel et historique avec la r\u00e9gion, lien\u00a0qui est gravement menac\u00e9 par ce mod\u00e8le \u00e9conomique pr\u00e9dateur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u201cRien de ce qui vient du soja, de l\u2019industrie du soja, n\u2019est utilis\u00e9 par les habitants d\u2019ici. Rien. Un agriculteur qui fait du soja a quatre tracteurs, chacun conduit par deux personnes. C\u2019est tout. Le reste ne fait que regarder cette terre \u00e0 perte de vue&#8230;\u201d, raconte Avelino Campos, habitant de Belterra qui regrette \u00e9galement la disparition du\u00a0<em>juriti<\/em>, un oiseau typique de cette r\u00e9gion, empoisonn\u00e9 par les pesticides pulv\u00e9ris\u00e9s sur les champs de soja. La pr\u00e9servation de la vie et de la culture locales devient un outil de pr\u00e9servation de l\u2019Amazonie, car ce qui reste des activit\u00e9s des cycles du caoutchouc et du soja est une m\u00e9moire honteuse des temps du boom.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>La reprise de la destruction de la for\u00eat amazonienne<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le moratoire sur le soja, sign\u00e9 en 2006, \u00e9tait un accord entre soci\u00e9t\u00e9 civile, industrie et gouvernement qui visait \u00e0 \u00e9liminer le d\u00e9boisement de la cha\u00eene de production de l\u2019Amazonie. Ce moratoire a \u00e9t\u00e9 renouvel\u00e9 pour une dur\u00e9e ind\u00e9termin\u00e9e par la ministre de l\u2019Environnement de l\u2019\u00e9poque, la biologiste Izabella Teixeira, sous le gouvernement Dilma Rousseff. La fin pr\u00e9matur\u00e9e du mandat de Dilma Rousseff par le biais de la proc\u00e9dure contest\u00e9e de destitution orchestr\u00e9e par certains groupes du Congr\u00e8s et du march\u00e9 maintenant agroup\u00e9s autour de Michel Temer, a renforc\u00e9 des secteurs comme celui du banc ruraliste, outre celui du banc \u00e9vang\u00e9lique et le fameux \u201clarge centre\u201d de la Chambre des D\u00e9put\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>La recrudescence des conflits fonciers<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans un tableau de mouvements institutionnels controvers\u00e9s, les politiques de d\u00e9veloppement avec protection environnementale, fruits de nombreuses ann\u00e9es de lutte en d\u00e9fense de l\u2019Amazonie et pour un autre d\u00e9veloppement, sont menac\u00e9es de r\u00e9trograder. Il suffit d\u2019observer les attaques \u00e0 la l\u00e9gislation environnementale et aux Unit\u00e9s de Conservation, outre les plans non conventionnels d\u2019exploitation de gaz, les modifications du Code de l\u2019Exploitation Mini\u00e8re, les politiques pro-agrobusiness et de p\u00eache, et les attaques aux droits des populations am\u00e9rindiennes et des autres peuples traditionnels. Toutes les proc\u00e9dures administratives de d\u00e9marcation de Terres Indig\u00e8nes, d\u2019attribution du titre de\u00a0<em>quilombo<\/em>\u00a0(village de descendants d\u2019esclaves africains qui s\u2019\u00e9taient enfuis) et de cr\u00e9ation de colonies de paysans par la R\u00e9forme Agraire et d\u2019Unit\u00e9s de Conservation se trouvent paralys\u00e9es. Dans le m\u00eame temps, les projets de loi qui l\u00e9galisent l\u2019appropriation indue de terres s\u2019acc\u00e9l\u00e8rent. Tout cela provoque la recrudescence de la violence et des assassinats pour cause de conflits de terres qui \u00e9taient graves sous le gouvernement de Dilma Rousseff et sont pires sous celui de Michel Temer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La production dirig\u00e9e par Colon n\u2019est pas la premi\u00e8re \u00e0 d\u00e9noncer les pressions du march\u00e9 et la connivence des gouvernements avec la pr\u00e9dation de tout un biome. Diverses s\u00e9ries et documentaires d\u00e9peignent les assauts du caoutchouc et de l\u2019agrobusiness.\u00a0<a href=\"http:\/\/www.imdb.com\/title\/tt4120476\/\">\u201cLe Soja, au nom du progr\u00e8s\u201d<\/a>\u00a0(Greenpeace, 2006, 40 min.),\u00a0<a href=\"http:\/\/tvbrasil.ebc.com.br\/programadecinema\/episodio\/amazonia-herancas-de-uma-utopia\">\u201cAmaz\u00f4nia &#8211; heran\u00e7as de uma utopia\u201d<\/a>\u00a0(Ricardo Favilla et Alexandre Valenti, 2006,\u00a0 90 min.),\u00a0\u00a0<a href=\"http:\/\/www.imdb.com\/title\/tt2623760\/\">\u201cFordlandia\u201d<\/a>\u00a0 (Marinho Andrade et Daniel Augusto, 2008, 49 min.) sont parmi les titres qui abordent cette th\u00e9matique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019anthropologue Selda Vale da Costa, de l\u2019Universit\u00e9 F\u00e9d\u00e9rale d\u2019Amazonas, montre combien ces films sont importants pour rapporter et d\u00e9noncer l\u2019histoire du d\u00e9boisement et de la production de soja dans la r\u00e9gion.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u201cUn documentaire n\u2019est pas l\u2019expression de la r\u00e9alit\u00e9, mais une construction faite \u00e0 partir du dit et du non-dit. Dans le film\u00a0<em>Beyond Fordl\u00e2ndia<\/em>, en particulier, la v\u00e9rit\u00e9 qui se trouve dans les documents de Ford et celle des t\u00e9moignages de chercheurs, d\u2019activistes et d\u2019habitants sont confront\u00e9es et nous apportent un autre regard, plus critique, diff\u00e9rent de celui qui part des \u00e9loges \u00e0 l\u2019entreprenariat fordiste ou \u00e0 l\u2019agrobusiness, comme levier pour un tel d\u00e9veloppement\u201d, estime Selda Vale da Costa, professeur du programme de master \u00ab\u00a0Soci\u00e9t\u00e9 et culture en Amazonie\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le documentaire<em>\u00a0Beyond Fordlandia<\/em>\u00a0a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 officiellement au Br\u00e9sil le 14 novembre, \u00e0 la session du\u00a0<a href=\"http:\/\/filmambiente.com\/festival\/pt\/ultima-sessao-filmambiente-2017-foi-um-sucesso\/\">7\u00e8me Festival Filmambiente<\/a>, o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 suivi d\u2019un d\u00e9bat avec Marcus Barros, m\u00e9decin et Colon, le r\u00e9alisateur dont la motivation a \u00e9t\u00e9 de sensibiliser l\u2019axe sud-est du pays sur le type d\u2019atrocit\u00e9 qui se passe peu \u00e0 peu dans le nord du pays.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La prochaine destination du film est le Rachel Carson Center for Environment and Society, \u00e0 Munique. Sur l\u2019invitation de cette institution, le r\u00e9alisateur du film participera \u00e0 la projection et au d\u00e9bat sur\u00a0<em>Beyond Fordl\u00e2ndia<\/em>\u00a0le 11 d\u00e9cembre, avec la participation du professeur du D\u00e9partement d\u2019Espagnol et de Portugais de l\u2019Universit\u00e9 de Wisconsin-Madison, Kata Beilin, ainsi que de l\u2019historien Antoine Acker, de l\u2019Universit\u00e9 de Zurique. Le m\u00e9diateur du d\u00e9bat sera le directeur du Rachel Carson Center, le professeur Christof Mauch. Il y aura encore un d\u00e9bat le lendemain au ZIAS (Centre d\u2019\u00c9tudes Interam\u00e9ricaines) de l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Innsbr\u00fcck, sur l\u2019invitation du professeur Martin Coy. La production dispute les s\u00e9lections de plusieurs festivals dont pour d\u00e9noncer les agressions de l\u2019agrobusiness \u00e0 la r\u00e9gion et renforcer l\u2019alerte sur la pr\u00e9servation de l\u2019Amazonie. L\u2019expression est tr\u00e8s connue dans le d\u00e9bat public national, et la pression tend \u00e0 refroidir apr\u00e8s les premi\u00e8res manchettes. Le film a fait partie d\u2019\u00e9v\u00e9nements sur la discussion &#8211; qui se fait chaque fois plus contondante &#8211; du mod\u00e8le de d\u00e9veloppement en Amazonie et de la fa\u00e7on dont ce mod\u00e8le affecte les \u00e9cosyst\u00e8mes et toute une dynamique de vie humaine qui est d\u00e9j\u00e0 sur place.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Trailer # 1 &#8211;\u00a0<a href=\"https:\/\/vimeo.com\/239074969\">https:\/\/vimeo.com\/239074969<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Trailer # 2 &#8211;\u00a0<a href=\"https:\/\/vimeo.com\/228403339\">https:\/\/vimeo.com\/228403339<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Trailer # 3 &#8211;\u00a0<a href=\"https:\/\/vimeo.com\/228403450\">https:\/\/vimeo.com\/228403450<\/a><\/p>\n<p>mediapart.fr<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-2566\" src=\"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/SalonDames-180101-22-278x300.jpg\" alt=\"\" width=\"278\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/SalonDames-180101-22-278x300.jpg 278w, https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/SalonDames-180101-22.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 278px) 100vw, 278px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De l\u2019exploitation du caoutchouc au business du soja<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":2577,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[13],"tags":[17,26,34],"class_list":["post-2559","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-social","tag-amenagement","tag-environnement","tag-tous-ensemble"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2559","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2559"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2559\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2573,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2559\/revisions\/2573"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2577"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2559"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2559"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2559"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}