{"id":3004,"date":"2018-03-17T02:03:22","date_gmt":"2018-03-17T01:03:22","guid":{"rendered":"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/?p=3004"},"modified":"2018-08-06T11:10:18","modified_gmt":"2018-08-06T09:10:18","slug":"ce-que-les-abeilles-murmurent-a-loreille-des-humains","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/2018\/03\/17\/ce-que-les-abeilles-murmurent-a-loreille-des-humains\/","title":{"rendered":"Ce que les abeilles murmurent \u00e0 l\u2019oreille des humains"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Les abeilles ne disparaissent pas sur tout le globe<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Leur extinction ne menacerait pas n\u00e9cessairement toute l\u2019agriculture. Tordre le cou \u00e0 ces croyances alarmistes doit permettre en revanche de mieux comprendre ce que r\u00e9v\u00e8lent les pertes sans pr\u00e9c\u00e9dent que subissent les apiculteurs dans certaines r\u00e9gions du monde, et les lourds dangers que portent les mutations profondes des syst\u00e8mes agricoles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e8s les premi\u00e8res journ\u00e9es ensoleill\u00e9es qui pr\u00e9c\u00e8dent le printemps, les abeilles mellif\u00e8res <em>(Apis mellifera)<\/em> sont de sortie. Distincte des autres abeilles sociales ou solitaires, cette esp\u00e8ce originaire d\u2019une r\u00e9gion tr\u00e8s vaste, qui englobe l\u2019Europe, le Proche-Orient et l\u2019Afrique, a \u00e9t\u00e9 domestiqu\u00e9e sur toute la plan\u00e8te, avec de nombreuses vari\u00e9t\u00e9s locales. Serr\u00e9es en grappe, les butineuses ont travers\u00e9 les p\u00e9riodes les plus froides dans leurs ruches, ne comptant que sur leurs r\u00e9serves de miel. C\u2019est le moment pour l\u2019apiculteur de faire ses premi\u00e8res visites&#8230; et de constater l\u2019h\u00e9catombe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab\u00a0Quand j\u2019ai commenc\u00e9, j\u2019avais 5\u00a0% de pertes hivernales. Aujourd\u2019hui, j\u2019en ai 30\u00a0%\u00a0!\u00a0\u00bb,<\/em> raconte M.\u00a0Bernard Tiron apr\u00e8s trente-cinq ans de m\u00e9tier dans le Valgaudemar (Hautes-Alpes). Depuis les ann\u00e9es\u00a01980, la mortalit\u00e9 des abeilles a explos\u00e9 dans la plupart des r\u00e9gions temp\u00e9r\u00e9es du globe\u00a0: Europe, Japon, Am\u00e9rique du Sud, Am\u00e9rique du Nord. Un auteur canadien s\u2019inqui\u00e8te par exemple pour son pays\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Les taux actuels autour de 25\u00a0% sont exceptionnels, et ils seraient catastrophiques d\u2019un point de vue \u00e9conomique s\u2019ils perduraient \u00e0 moyen terme<\/em>\u00a0\u00a0(<a href=\"https:\/\/www.monde-diplomatique.fr\/2017\/12\/GUILLEN\/58169#nb2-1\">1<\/a>).\u00a0<em>\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0Vu les conditions aujourd\u2019hui, si j\u2019avais \u00e0 me lancer dans l\u2019apiculture, je ne le ferais pas\u00a0\u00bb,<\/em> ass\u00e8ne M.\u00a0Tiron en \u00e9grenant les difficult\u00e9s qu\u2019il a vues appara\u00eetre\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Il n\u2019y a plus de fleurs dans les prairies, on fauche avant floraison pour pouvoir avoir deux coupes de foin et faire manger du vert aux vaches afin qu\u2019elles donnent le maximum de lait. Les haies disparaissent aussi.\u00a0\u00bb<\/em> Quelque chose ne va plus dans les champs o\u00f9 vont butiner les abeilles. <em>\u00ab\u00a0Les vari\u00e9t\u00e9s de colza ou de tournesol qu\u2019on cultive de nos jours donnent moins de nectar,<\/em> explique-t-il. <em>Pour la lavande, la floraison durait entre trois\u00a0semaines et un mois, maintenant juste huit\u00a0jours. La cueillette des fleurs commen\u00e7ait plus t\u00f4t, et les plantations n\u2019\u00e9taient pas toutes r\u00e9colt\u00e9es dans un court laps de temps. C\u2019\u00e9tait coup\u00e9 \u00e0 la main, \u00e0 la faucille, les abeilles avaient le temps de butiner et de d\u00e9guerpir devant les paysans. Maintenant, les machines aspirent les fleurs et les butineuses avec\u00a0!\u00a0\u00bb<\/em> Les abeilles elles-m\u00eames paraissent touch\u00e9es, conclut M.\u00a0Tiron\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Les colonies sont moins populeuses et les reines tiennent moins longtemps. Moi, j\u2019avais des ruches qui produisaient avec la m\u00eame reine trois ou quatre\u00a0ans. Aujourd\u2019hui, quand une reine vit deux ans, c\u2019est le bout du monde.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les raisons de cette d\u00e9gradation sont multiples, bien que toutes li\u00e9es \u00e0 l\u2019intensification de la pression sur l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me \u00e0 des fins commerciales. En premier lieu intervient le varroa, un acarien qui a infest\u00e9 la plupart des colonies. Il se reproduit dans le couvain (\u0153ufs, larves et nymphes) et se nourrit de l\u2019h\u00e9molymphe (\u00ab\u00a0sang\u00a0\u00bb des invert\u00e9br\u00e9s). Cet ectoparasite d\u2019une esp\u00e8ce asiatique fut transmis aux abeilles mellif\u00e8res europ\u00e9ennes dans les ann\u00e9es\u00a01950, \u00e0 l\u2019occasion de leur introduction en Asie orientale, et se r\u00e9pandit rapidement en suivant les voies des \u00e9changes plan\u00e9taires de marchandises. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, un pr\u00e9dateur a emprunt\u00e9 les m\u00eames chemins et pose d\u00e9j\u00e0 des difficult\u00e9s aux apiculteurs\u00a0: le frelon asiatique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 ces cons\u00e9quences de la mondialisation s\u2019ajoutent les effets des pesticides. Comme on le sait depuis la longue lutte pour la reconnaissance des dangers canc\u00e9rig\u00e8nes du tabac, la charge de la preuve devient tr\u00e8s lourde \u2014 y compris pour les scientifiques \u2014 quand il s\u2019agit de produits commercialis\u00e9s \u00e0 grande \u00e9chelle par des soci\u00e9t\u00e9s multinationales. Toutefois, plusieurs travaux convergent pour mettre en lumi\u00e8re les r\u00e9percussions de l\u2019usage des n\u00e9onicotino\u00efdes. Une \u00e9tude r\u00e9cente montre qu\u2019ils tripleraient la mortalit\u00e9 des abeilles sauvages\u00a0(<a href=\"https:\/\/www.monde-diplomatique.fr\/2017\/12\/GUILLEN\/58169#nb2-2\">2<\/a>), tandis qu\u2019une autre \u00e9tablit un lien entre des colonies d\u2019abeilles mellif\u00e8res d\u00e9faillantes et une baisse de la viabilit\u00e9 du sperme des faux bourdons\u00a0(<a href=\"https:\/\/www.monde-diplomatique.fr\/2017\/12\/GUILLEN\/58169#nb2-3\">3<\/a>).<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">O\u00f9 acheter essaims et reines\u00a0?<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">La quantit\u00e9 de ruches a diminu\u00e9 de moiti\u00e9 aux \u00c9tats-Unis et d\u2019un tiers en Europe depuis les ann\u00e9es\u00a01960. Et si leur nombre s\u2019est stabilis\u00e9 autour de 17\u00a0millions en Europe et de 2,6\u00a0millions aux \u00c9tats-Unis ces dix derni\u00e8res ann\u00e9es, celui des apiculteurs, lui, ne cesse de se r\u00e9duire\u00a0(<a href=\"https:\/\/www.monde-diplomatique.fr\/2017\/12\/GUILLEN\/58169#nb2-4\">4<\/a>). Ainsi les exploitations qui restent ont-elles davantage de ruches, de d\u00e9penses et de travail \u00e0 fournir. Aujourd\u2019hui, la question de la reproduction prend le pas sur celle de la production de miel et les oblige bien souvent \u00e0 acheter des essaims \u00e0 des apiculteurs sp\u00e9cialis\u00e9s dans l\u2019\u00e9levage. L\u2019Italie est devenue un important fournisseur d\u2019essaims en Europe, tout comme la Nouvelle-Z\u00e9lande, qui en exporte par avion au Canada (trente-cinq tonnes en\u00a02015)\u00a0(<a href=\"https:\/\/www.monde-diplomatique.fr\/2017\/12\/GUILLEN\/58169#nb2-5\">5<\/a>). Les apiculteurs doivent aussi \u00e9lever des reines, ou se les procurer chez des \u00e9leveurs professionnels, pour remplacer celles des ruches peu dynamiques et pour acc\u00e9l\u00e9rer la production de colonies.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sauf dans de rares r\u00e9gions recul\u00e9es, l\u2019apiculture n\u2019appartient plus \u00e0 une \u00e9conomie de cueillette\u00a0; depuis longtemps, elle s\u2019inscrit dans une d\u00e9marche d\u2019exploitation et de transformation du milieu naturel. Karl von Frisch, l\u2019homme qui d\u00e9crypta le langage des abeilles, l\u2019expliquait d\u00e9j\u00e0 en\u00a01963\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Les apiculteurs ont l\u2019habitude de soustraire tant de miel \u00e0 leurs colonies que les provisions qu\u2019ils leur laissent ne suffisent plus pour l\u2019hiver. Ils donnent alors \u00e0 chacune d\u2019entre elles, en automne, deux \u00e0 cinq kilos de sucre sous forme d\u2019eau sucr\u00e9e. Cela convient parfaitement aux abeilles et c\u2019est tr\u00e8s avantageux pour l\u2019\u00e9leveur, puisque le miel a beaucoup plus de valeur que le sucre<\/em>\u00a0\u00a0(<a href=\"https:\/\/www.monde-diplomatique.fr\/2017\/12\/GUILLEN\/58169#nb2-6\">6<\/a>).\u00a0<em>\u00a0\u00bb<\/em> Les vertus du nourrissage au sucre pr\u00f4n\u00e9es par von Frisch sont discut\u00e9es. Mais, si certains tentent de le r\u00e9duire au minimum, la plupart des apiculteurs recherchent surtout le meilleur type de sirop \u00e0 utiliser, quand ce n\u2019est pas le moins cher&#8230; La lutte contre le varroa implique aussi une ou deux cures par an, soit avec des acaricides synth\u00e9tiques comme l\u2019amitraze, soit avec de l\u2019acide oxalique, de l\u2019acide formique ou des huiles essentielles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En Europe et en Am\u00e9rique du Nord, l\u2019apiculture est de moins en moins une activit\u00e9 d\u2019appoint et de plus en plus un m\u00e9tier \u00e0 plein temps, avec la d\u00e9pendance \u00e9conomique que cela entra\u00eene. Les apiculteurs de ces deux r\u00e9gions sont confront\u00e9s aux m\u00eames choix et probl\u00e9matiques que le reste des acteurs agricoles\u00a0: intrants, co\u00fbts d\u2019installation, traitements sanitaires, mode de production, revenus, etc. Ils sont bien plac\u00e9s, certes, pour prendre conscience des effets nocifs de certaines pratiques de leurs coll\u00e8gues agriculteurs. Mais ils subissent des contraintes semblables et ont recours aux m\u00eames circuits mondialis\u00e9s de marchandises. Ainsi, le plastique alimentaire commence \u00e0 remplacer le bois d\u2019importation chez les fournisseurs de mat\u00e9riel apicole, le sucre provient le plus souvent du Br\u00e9sil, et les m\u00eames immenses usines chimiques chinoises fabriquent l\u2019amitraze, pour lutter contre le varroa, et l\u2019imidaclopride&#8230; le pesticide n\u00e9onicotino\u00efde dont on demande l\u2019interdiction au nom des abeilles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La plupart des apiculteurs des zones temp\u00e9r\u00e9es rencontrent de mani\u00e8re plus ou moins prononc\u00e9e les m\u00eames difficult\u00e9s. Mais ce n\u2019est pour l\u2019instant pas le cas partout, notamment en Australie, o\u00f9 la vari\u00e9t\u00e9 d\u2019abeilles mellif\u00e8res europ\u00e9enne a \u00e9t\u00e9 introduite. Gr\u00e2ce \u00e0 une stricte politique de contr\u00f4le douanier des esp\u00e8ces animales et v\u00e9g\u00e9tales, le varroa n\u2019a pas infest\u00e9 les ruches du pays. En outre, les abeilles y conservent de grands espaces naturels. R\u00e9sultat, les apiculteurs n\u2019enregistrent pas de pertes exceptionnelles, tandis que des essaims reviennent \u00e0 l\u2019\u00e9tat sauvage et colonisent certaines zones, au point que les abeilles sont m\u00eame consid\u00e9r\u00e9es maintenant comme une esp\u00e8ce invasive. Dans certains parcs prot\u00e9g\u00e9s, des programmes d\u2019\u00e9radication visent \u00e0 lutter contre la concurrence qu\u2019elles font, de par leurs choix de nidification, \u00e0 des animaux autochtones.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans le reste du monde, le nombre de ruches a plus que doubl\u00e9 durant les cinquante derni\u00e8res ann\u00e9es, si bien que l\u2019on compte aujourd\u2019hui 83\u00a0millions de ruches sur l\u2019ensemble du globe, contre 49\u00a0millions en\u00a01961\u00a0\u00a0(<a href=\"https:\/\/www.monde-diplomatique.fr\/2017\/12\/GUILLEN\/58169#nb2-7\">7<\/a>). M\u00eame si le rythme de destruction des espaces sauvages ne faiblit pas, l\u2019agriculture industrielle intensive ne s\u2019est pas encore r\u00e9pandue aussi massivement, au d\u00e9triment des habitats naturels, en Afrique subsaharienne et en Am\u00e9rique tropicale que dans les zones temp\u00e9r\u00e9es. En outre, les vari\u00e9t\u00e9s d\u2019abeilles mellif\u00e8res d\u2019Afrique tropicale r\u00e9sistent mieux au varroa et sont capables de migrer quand le milieu devient d\u00e9favorable. L\u2019une de ces vari\u00e9t\u00e9s <em>(Apis mellifera scutelatta)<\/em> fut ainsi introduite accidentellement en Am\u00e9rique tropicale, o\u00f9 elle s\u2019est aussi bien d\u00e9velopp\u00e9e que dans sa r\u00e9gion d\u2019origine, rempla\u00e7ant les vari\u00e9t\u00e9s europ\u00e9ennes introduites pendant la p\u00e9riode coloniale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans ces r\u00e9gions foisonnent \u00e9galement les colonies sauvages. En Afrique du Sud par exemple, dans une zone moins propice que les for\u00eats europ\u00e9ennes pour les abeilles mellif\u00e8res et d\u00e9pourvue d\u2019activit\u00e9 apicole, on a retrouv\u00e9 des densit\u00e9s de 12,4\u00a0\u00e0 17,6\u00a0colonies par kilom\u00e8tre carr\u00e9. La m\u00eame \u00e9tude donnait pour l\u2019Allemagne, o\u00f9 l\u2019apiculture est bien r\u00e9pandue, des densit\u00e9s de 2,4\u00a0\u00e0 3,2\u00a0colonies par kilom\u00e8tre carr\u00e9, ce qui correspond \u00e0 la densit\u00e9 de ruches tenues par des apiculteurs\u00a0(<a href=\"https:\/\/www.monde-diplomatique.fr\/2017\/12\/GUILLEN\/58169#nb2-8\">8<\/a>) et \u00e0 la densit\u00e9 moyenne en Europe\u00a0(<a href=\"https:\/\/www.monde-diplomatique.fr\/2017\/12\/GUILLEN\/58169#nb2-9\">9<\/a>). \u00c0 l\u2019inverse, dans certaines r\u00e9gions des \u00c9tats-Unis, et notamment la Californie, on observe la quasi-disparition des colonies sauvages\u00a0(<a href=\"https:\/\/www.monde-diplomatique.fr\/2017\/12\/GUILLEN\/58169#nb2-10\">10<\/a>). Il appara\u00eet presque certain que les seules abeilles mellif\u00e8res qui y subsistent ont accompli un processus de domestication et d\u00e9pendent enti\u00e8rement des soins des \u00eatres humains. Leur disparition comme esp\u00e8ce sauvage au moins dans une grande partie des r\u00e9gions temp\u00e9r\u00e9es et leur transformation en animaux d\u2019\u00e9levage, incapables de survivre sans les humains, en dit long sur la perte de biodiversit\u00e9 provoqu\u00e9e par le d\u00e9veloppement et l\u2019industrialisation de l\u2019agriculture intensive. Tout autant que sur ce qui pourrait advenir dans les r\u00e9gions tropicales, o\u00f9 la destruction des espaces naturels continue \u00e0 un rythme sans pr\u00e9c\u00e9dent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ra\u00fal Guill\u00e9n, journaliste et ouvrier apicole\u00a0; le monde diplo<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Notes<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(<a href=\"https:\/\/www.monde-diplomatique.fr\/2017\/12\/GUILLEN\/58169#nh2-1\">1<\/a>)\u00a0Jean-Pierre Rogel, <em>La Crise des abeilles. Une agriculture sous influence,<\/em> Multimondes, Montr\u00e9al, 2017.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(<a href=\"https:\/\/www.monde-diplomatique.fr\/2017\/12\/GUILLEN\/58169#nh2-2\">2<\/a>)\u00a0Ben A. Woodcock <em>et al.,<\/em> \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.nature.com\/articles\/ncomms12459\">Impact of neonicotinoid use<\/a> \u00bb, Nature Communications, 16\u00a0ao\u00fbt\u00a02016, <a href=\"http:\/\/www.nature.com\">www.nature.com<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(<a href=\"https:\/\/www.monde-diplomatique.fr\/2017\/12\/GUILLEN\/58169#nh2-3\">3<\/a>)\u00a0Jeffery S. Pettis <em>et al.,<\/em> \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/journals.plos.org\/plosone\/article?id=10.1371\/journal.pone.0147220\">Colony failure linked to low sperm\u00a0<\/a> \u00bb, Plos One, 10\u00a0f\u00e9vrier\u00a02016, <a href=\"http:\/\/journals.plos.org\">http:\/\/journals.plos.org<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(<a href=\"https:\/\/www.monde-diplomatique.fr\/2017\/12\/GUILLEN\/58169#nh2-4\">4<\/a>)\u00a0Dennis van Engelsdorp <em>et al.,<\/em> \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/www.tandfonline.com\/doi\/abs\/10.3896\/IBRA.1.49.1.03\">A survey of honey bee colony<\/a> \u00bb, <em>Journal of Apicultural Research,<\/em> vol.\u00a049, n\u00b0\u00a01, 2010.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(<a href=\"https:\/\/www.monde-diplomatique.fr\/2017\/12\/GUILLEN\/58169#nh2-5\">5<\/a>)\u00a0Gouvernement de la Nouvelle-Z\u00e9lande, \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.mpi.govt.nz\/dmsdocument\/16621-farm-monitoring-report-2016-apiculture\">Ministry for primary\u00a0<\/a> \u00bb (PDF), Wellington, janvier\u00a02016.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(<a href=\"https:\/\/www.monde-diplomatique.fr\/2017\/12\/GUILLEN\/58169#nh2-6\">6<\/a>)\u00a0Karl von Frisch, <em>Vie et m\u0153urs des abeilles,<\/em> Albin Michel, Paris, 1969.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(<a href=\"https:\/\/www.monde-diplomatique.fr\/2017\/12\/GUILLEN\/58169#nh2-7\">7<\/a>)\u00a0Simon G. Potts <em>et al.,<\/em> \u00ab\u00a0Declines of managed honey bees and \u00bb, <em>Journal of Apicultural Research,<\/em> vol. 49, no\u00a01, 2010.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(<a href=\"https:\/\/www.monde-diplomatique.fr\/2017\/12\/GUILLEN\/58169#nh2-8\">8<\/a>)\u00a0Robin F. A. Moritz <em>et al.,<\/em> \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/www.academia.edu\/20015860\/The_size_of_wild_honeybee_populations_Apis_mellifera_and_its_implications_for_the_conservation_of_honeybees\">The size of wild honey bee populations<\/a> \u00bb, <em>Journal of Insect Conservation,<\/em> vol. 11, no\u00a04, d\u00e9cembre\u00a02007.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(<a href=\"https:\/\/www.monde-diplomatique.fr\/2017\/12\/GUILLEN\/58169#nh2-9\">9<\/a>)\u00a0Rodolfo Jaff\u00e9 <em>et al.,<\/em> \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/19775273\">Estimating the density of honey bee colonies<\/a> \u00bb, <em>Conservation Biology,<\/em> vol. 24, no\u00a02, avril\u00a02010.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(<a href=\"https:\/\/www.monde-diplomatique.fr\/2017\/12\/GUILLEN\/58169#nh2-10\">10<\/a>)\u00a0Bernhard Kraus et Robert E. Page Jr, \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/academic.oup.com\/ee\/article-abstract\/24\/6\/1473\/499839\">Effect of <em>Varroa jacobsoni<\/em> on feral <em>Apis mellifera<\/em> in California<\/a>\u00a0\u00bb, <em>Environmental Entomology,<\/em> vol. 24, no\u00a06, d\u00e9cembre\u00a01995.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-3006\" src=\"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/SalonDames-180302-12-212x300.jpg\" alt=\"\" width=\"212\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/SalonDames-180302-12-212x300.jpg 212w, https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/SalonDames-180302-12.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 212px) 100vw, 212px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les abeilles ne disparaissent pas sur tout le globe<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":3007,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[12],"tags":[15,26],"class_list":["post-3004","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-environnement","tag-agriculture","tag-environnement"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3004","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3004"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3004\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3009,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3004\/revisions\/3009"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3007"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3004"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3004"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3004"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}