{"id":3743,"date":"2018-06-19T02:07:09","date_gmt":"2018-06-19T00:07:09","guid":{"rendered":"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/?p=3743"},"modified":"2018-08-06T11:10:10","modified_gmt":"2018-08-06T09:10:10","slug":"bollore-credit-agricole-louis-dreyfus","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/2018\/06\/19\/bollore-credit-agricole-louis-dreyfus\/","title":{"rendered":"Bollor\u00e9, Cr\u00e9dit agricole, Louis Dreyfus"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Ces groupes fran\u00e7ais, champions de l\u2019accaparement de terres<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alors que 868 millions de personnes souffrent de sous-alimentation, selon l\u2019Onu, l\u2019accaparement de terres agricoles par des multinationales de l\u2019agrobusiness ou des fonds sp\u00e9culatifs se poursuit. L\u2019\u00e9quivalent de trois fois l\u2019Allemagne a ainsi \u00e9t\u00e9 extorqu\u00e9 aux paysans africains, sud-am\u00e9ricains ou asiatiques. Les plantations destin\u00e9es \u00e0 l\u2019industrie remplacent l\u2019agriculture locale. Plusieurs grandes entreprises fran\u00e7aises participent \u00e0 cet accaparement, avec la b\u00e9n\u00e9diction des institutions financi\u00e8res. Enqu\u00eate.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au Br\u00e9sil, le groupe fran\u00e7ais Louis Dreyfus, sp\u00e9cialis\u00e9 dans le n\u00e9goce des mati\u00e8res premi\u00e8res, a pris possession de pr\u00e8s de 400 000 hectares de terres\u00a0: l\u2019\u00e9quivalent de la moiti\u00e9 de l\u2019Alsace, la r\u00e9gion qui a vu na\u00eetre l\u2019empire Dreyfus, avec le commerce du bl\u00e9 au 19\u00e8me si\u00e8cle. Ces terres sont destin\u00e9es aux cultures de canne \u00e0 sucre et de soja. Outre le Br\u00e9sil, le discret empire commercial s\u2019est accapar\u00e9, via ses filiales Calyx Agro ou LDC Bioenergia\u00a0[<a href=\"https:\/\/www.bastamag.net\/Bollore-Credit-agricole-Louis#nb6-1\">1<\/a>], des terres en Uruguay, en Argentine ou au Paraguay. Si Robert Louis Dreyfus, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 2009, n\u2019avait gagn\u00e9 quasiment aucun titre avec l\u2019Olympique de Marseille, club dont il \u00e9tait propri\u00e9taire, il a fait de son groupe le champion fran\u00e7ais toute cat\u00e9gorie dans l\u2019accaparement des terres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Groupe Louis-Dreyfus \u2013 56 milliards d\u2019euros de chiffre d\u2019affaires\u00a0[<a href=\"https:\/\/www.bastamag.net\/Bollore-Credit-agricole-Louis#nb6-2\">2<\/a>] \u2013 ach\u00e8te, achemine et revend tout ce que la terre peut produire\u00a0: bl\u00e9, soja, caf\u00e9, sucre, huiles, jus d\u2019orange, riz ou coton, dont il est le \u00ab\u00a0leader\u00a0\u00bb mondial via sa branche de n\u00e9goce, Louis-Dreyfus Commodities. Son jus d\u2019orange provient d\u2019une propri\u00e9t\u00e9 de 30 000 ha au Br\u00e9sil. L\u2019\u00e9quivalent de 550 exploitations agricoles fran\u00e7aises de taille moyenne\u00a0! Il a ouvert en 2007 la plus grande usine au monde de <a href=\"https:\/\/www.bastamag.net\/Agrocarburants-bienvenue-dans-l\">biodiesel<\/a> \u00e0 base de soja, \u00e0 Claypool, au Etats-Unis (Indiana). Il poss\u00e8de des for\u00eats utilis\u00e9es <em>\u00ab\u00a0pour la production d\u2019\u00e9nergie issue de la biomasse, l\u2019\u00e9nergie solaire, la g\u00e9othermie et l\u2019\u00e9olien\u00a0\u00bb<\/em>. Sans oublier le commerce des m\u00e9taux, le gaz naturel, les produits p\u00e9troliers, le charbon et la finance.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Course effr\u00e9n\u00e9e \u00e0 l\u2019accaparement de terres<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En ces p\u00e9riodes de tensions alimentaires et de d\u00e9r\u00e8glements climatiques, c\u2019est bien l\u2019agriculture qui semble \u00eatre l\u2019investissement le plus prometteur. <em>\u00ab\u00a0En 5 ans, nous sommes pass\u00e9s de 800 millions \u00e0 6,3 milliards de dollars d\u2019actifs industriels li\u00e9s \u00e0 l\u2019agriculture\u00a0\u00bb<\/em>, se r\u00e9jouissait le directeur du conglom\u00e9rat, Serge Schoen\u00a0[<a href=\"https:\/\/www.bastamag.net\/Bollore-Credit-agricole-Louis#nb6-3\">3<\/a>]. Le groupe Louis Dreyfus illustre la course effr\u00e9n\u00e9e \u00e0 l\u2019accaparement de terres agricoles dans laquelle se sont lanc\u00e9es de puissantes multinationales. Sa holding figure parmi les cinq premiers gros traders de mati\u00e8res premi\u00e8res alimentaires, avec Archer Daniels Midland (\u00c9tats-Unis), Bunge (bas\u00e9 aux Bermudes), Cargill (\u00c9tats-Unis) et le suisse <a href=\"https:\/\/www.bastamag.net\/Glencore-comment-une\">Glencore<\/a>. Ces cinq multinationales, \u00e0 l\u2019acronyme ABCD, font la pluie et le beau temps sur les cours mondiaux des c\u00e9r\u00e9ales\u00a0[<a href=\"https:\/\/www.bastamag.net\/Bollore-Credit-agricole-Louis#nb6-4\">4<\/a>].<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019exemple de Louis Dreyfus n\u2019est pas isol\u00e9. \u00c9tats, entreprises publiques ou priv\u00e9es, fonds souverains ou d\u2019investissements priv\u00e9s multiplient les acquisitions \u2013 ou les locations \u2013 de terres dans les pays du Sud ou en Europe de l\u2019Est. Objectif\u00a0: se lancer dans le commerce des agrocarburants, exploiter les ressources du sous-sol, assurer les approvisionnements alimentaires pour les \u00c9tats, voire b\u00e9n\u00e9ficier des m\u00e9canismes de financements mis en \u0153uvre avec les march\u00e9s carbone. Ou simplement sp\u00e9culer sur l\u2019augmentation du prix du foncier. Souvent les agricultures paysannes locales sont remplac\u00e9es par des <a href=\"https:\/\/www.bastamag.net\/Quand-les-agrocarburants-privent\">cultures industrielles intensives<\/a>. Avec, \u00e0 la cl\u00e9, expropriation des paysans, destruction de la biodiversit\u00e9, pollution par les produits chimiques agricoles, d\u00e9veloppement des cultures OGM&#8230; Sans que les cr\u00e9ations d\u2019emplois ne soient au rendez-vous.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Trois fois la surface agricole de la France<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le ph\u00e9nom\u00e8ne d\u2019accaparement est difficile \u00e0 quantifier. De nombreuses transactions se d\u00e9roulent dans le plus grand secret. Difficile \u00e9galement de conna\u00eetre l\u2019origine des capitaux. Une \u00e9quipe de la Banque mondiale a tent\u00e9 de mesurer le ph\u00e9nom\u00e8ne. En vain\u00a0! <em>\u00ab\u00a0Devant les difficult\u00e9s oppos\u00e9es au recueil des informations n\u00e9cessaires (par les \u00c9tats comme les acteurs priv\u00e9s), et malgr\u00e9 plus d\u2019un an de travail, ces chercheurs ont d\u00fb pour l\u2019\u00e9valuer globalement s\u2019en remettre aux articles de presse\u00a0\u00bb<\/em>, explique Mathieu Perdriault de l\u2019association <a href=\"http:\/\/www.agter.asso.fr\/rubrique69_fr.html\">Agter<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Selon la base de donn\u00e9es <a href=\"http:\/\/landmatrix.org\/en\/\">Matrice fonci\u00e8re<\/a>, l\u2019accaparement de terres repr\u00e9senterait 83 millions d\u2019hectares dans les pays en d\u00e9veloppement. L\u2019\u00e9quivalent de pr\u00e8s de trois fois la surface agricole fran\u00e7aise (1,7% de la surface agricole mondiale)\u00a0! Selon l\u2019ONG Oxfam, qui vient de publier <a href=\"http:\/\/www.oxfam.org\/fr\/cultivons\/policy\/notre-terre-notre-vie\">un rapport<\/a> \u00e0 ce sujet, <em>\u00ab\u00a0une superficie \u00e9quivalant \u00e0 celle de Paris est vendue \u00e0 des investisseurs \u00e9trangers toutes les 10 heures\u00a0\u00bb<\/em>, dans les pays pauvres\u00a0[<a href=\"https:\/\/www.bastamag.net\/Bollore-Credit-agricole-Louis#nb6-5\">5<\/a>].<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L\u2019Afrique, cible d\u2019un n\u00e9ocolonialisme agricole\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019Afrique, en particulier l\u2019Afrique de l\u2019Est et la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo, est la r\u00e9gion la plus convoit\u00e9e, avec 56,2 millions d\u2019hectares. Viennent ensuite l\u2019Asie (17,7 millions d\u2019ha), puis l\u2019Am\u00e9rique latine (7 millions d\u2019ha). Pourquoi certains pays se laissent-il ainsi \u00ab\u00a0accaparer\u00a0\u00bb\u00a0? Sous pr\u00e9texte d\u2019attirer investissements et entreprises, les r\u00e9glementations fiscales, sociales et environnementales des pays les plus pauvres sont souvent plus propices. Les investisseurs se tournent \u00e9galement vers des pays qui leur assurent la s\u00e9curit\u00e9 de leurs placements. Souvent impos\u00e9es par les institutions financi\u00e8res internationales, des clauses garantissent \u00e0 l\u2019investisseur une compensation de la part de l\u2019\u00c9tat \u00ab\u00a0h\u00f4te\u00a0\u00bb en cas d\u2019expropriation. Des clauses qui peuvent s\u2019appliquer m\u00eame en cas de gr\u00e8ves ou de manifestations.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les acteurs de l\u2019accaparement des terres, priv\u00e9s comme publics, sont persuad\u00e9s \u2013 ou feignent de l\u2019\u00eatre \u2013 que seul l\u2019agrobusiness pourra nourrir le monde en 2050. Leurs investissements visent donc \u00e0 \u00ab\u00a0valoriser\u00a0\u00bb des zones qui ne seraient pas encore exploit\u00e9es. Mais la r\u00e9alit\u00e9 est tout autre, comme le montre une \u00e9tude de la Matrice Fonci\u00e8re\u00a0: 45% des terres faisant l\u2019objet d\u2019une transaction sont des terres d\u00e9j\u00e0 cultiv\u00e9es. Et un tiers des acquisitions sont des zones bois\u00e9es, tr\u00e8s rentables lorsqu\u2019on y organise des coupes de bois \u00e0 grande \u00e9chelle. Des terres sont d\u00e9clar\u00e9es inexploit\u00e9es ou abandonn\u00e9es sur la foi d\u2019imageries satellites qui ne prennent pas en compte les usages locaux des terres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">40% des for\u00eats du Liberia sont ainsi g\u00e9r\u00e9s par des permis \u00e0 usage priv\u00e9s\u00a0[<a href=\"https:\/\/www.bastamag.net\/Bollore-Credit-agricole-Louis#nb6-6\">6<\/a>] (lire aussi <a href=\"https:\/\/www.bastamag.net\/Crime-environnemental-sur-la-piste\">notre reportage au Liberia<\/a>). Ces permis, qui permettent de contourner les lois du pays, concernent d\u00e9sormais 20 000 km2. Un quart de la surface du pays\u00a0! Selon Oxfam, 60% des transactions ont eu lieu dans des r\u00e9gions <em>\u00ab\u00a0gravement touch\u00e9es par le probl\u00e8me de la faim\u00a0\u00bb<\/em> et <em>\u00ab\u00a0plus des deux tiers \u00e9taient destin\u00e9es \u00e0 des cultures pouvant servir \u00e0 la production d\u2019agrocarburants comme le soja, la canne \u00e0 sucre, l\u2019huile de palme ou le jatropha\u00a0\u00bb<\/em>. Toujours \u00e7a que les populations locales n\u2019auront pas&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Quand AXA et la Soci\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale se font propri\u00e9taires terriens<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab\u00a0La participation, largement m\u00e9diatis\u00e9e, des \u00c9tats au mouvement d\u2019acquisition massive de terre ne doit pas masquer le fait que ce sont surtout les op\u00e9rateurs priv\u00e9s, \u00e0 la poursuite d\u2019objectifs purement \u00e9conomiques et financiers, qui forment le gros bataillon des investisseurs\u00a0\u00bb<\/em>, souligne Laurent Delcourt, chercheur au <a href=\"http:\/\/www.cetri.be\/\">Cetri<\/a>. Les entreprises publiques, li\u00e9es \u00e0 un \u00c9tat, auraient achet\u00e9 11,5 millions d\u2019hectares. Presque trois fois moins que les investisseurs \u00e9trangers priv\u00e9s, propri\u00e9taires de 30,3 millions d\u2019hectares. Soit la surface de l\u2019Italie\u00a0! Si les entreprises \u00e9tats-uniennes sont en pointe, les Europ\u00e9ens figurent \u00e9galement en bonne place.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Banques et assurances fran\u00e7aises se sont jointes \u00e0 cette course \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 terrienne mondiale. L\u2019assureur AXA a investi 1,2 milliard de dollars dans la soci\u00e9t\u00e9 mini\u00e8re britannique Vedanta Resources PLC, dont les filiales ont \u00e9t\u00e9 accus\u00e9es d\u2019accaparement des terres\u00a0[<a href=\"https:\/\/www.bastamag.net\/Bollore-Credit-agricole-Louis#nb6-7\">7<\/a>]. AXA a \u00e9galement investi au moins 44,6 millions de dollars dans le fond d\u2019investissement Landkom (enregistr\u00e9 dans l\u2019\u00eele de Man, un paradis fiscal), qui loue des terres agricoles en Ukraine. Quant au Cr\u00e9dit Agricole, il a cr\u00e9\u00e9 \u2013 avec la Soci\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale \u2013 le fonds \u00ab\u00a0Amundi Funds Global Agriculture\u00a0\u00bb. Ses 122 millions de dollars d\u2019actifs sont investis dans des soci\u00e9t\u00e9s telles que Archer Daniels Midland ou Bunge, impliqu\u00e9es comme le groupe Louis Dreyfus dans l\u2019acquisition de terres \u00e0 grande \u00e9chelle. Les deux banques ont \u00e9galement lanc\u00e9 le \u00ab\u00a0Baring Global Agriculture Fund\u00a0\u00bb (133,3 millions d\u2019euros d\u2019actifs) qui cible les soci\u00e9t\u00e9s agro-industrielles. Les deux \u00e9tablissement incitent activement \u00e0 l\u2019acquisition de terres, comme opportunit\u00e9 d\u2019investissement. Une d\u00e9marche socialement responsable\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Vincent Bollor\u00e9, gentleman farmer<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s le groupe Louis Dreyfus, le deuxi\u00e8me plus gros investisseur fran\u00e7ais dans les terres agricoles se nomme Vincent Bollor\u00e9. Son groupe, via l\u2019entreprise Socfin et ses filiales Socfinaf et Socfinasia, est pr\u00e9sent dans 92 pays dont 43 en Afrique. Il y contr\u00f4le des plantations, ainsi que des secteurs strat\u00e9giques\u00a0: logistique, infrastructures de transport, et pas moins de 13 ports, dont celui d\u2019Abidjan. L\u2019empire Bollor\u00e9 s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9e de fa\u00e7on spectaculaire au cours des deux derni\u00e8res d\u00e9cennies <em>\u00ab\u00a0en achetant des anciennes entreprises coloniales, et [en] profitant de la vague de privatisations issue des \u00ab\u00a0ajustements structurels\u00a0\u00bb impos\u00e9s par le Fonds mon\u00e9taire international\u00a0\u00bb<\/em>, constate le Think tank \u00e9tats-unien <a href=\"http:\/\/www.oaklandinstitute.org\/land-deal-brief-socfin-land-investment-sierra-leone\">Oakland Institute<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Selon le site du groupe, 150 000 hectares plantations d\u2019huile de palme et d\u2019h\u00e9v\u00e9as, pour le caoutchouc, ont \u00e9t\u00e9 acquis en Afrique et en Asie. L\u2019\u00e9quivalent de 2700 exploitations agricoles fran\u00e7aises\u00a0! Selon l\u2019association Survie, ces chiffres seraient en de\u00e7\u00e0 de la r\u00e9alit\u00e9. Le groupe assure ainsi poss\u00e9der 9 000 ha de palmiers \u00e0 huile et d\u2019h\u00e9v\u00e9as au Cameroun, l\u00e0 o\u00f9 l\u2019association <a href=\"http:\/\/survie.org\/billets-d-afrique\/2012\/215-juillet-aout-2012\/article\/bollore-etend-son-empire-agricole\">Survie<\/a> en comptabilise 33 500.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Expropriations et intimidations des populations<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quelles sont les cons\u00e9quences pour les populations locales\u00a0? Au Sierra Leone,<br \/>\nBollor\u00e9 a obtenu un bail de 50 ans sur 20 000 hectares de palmier \u00e0 huile et 10 000 hectares d\u2019h\u00e9v\u00e9as. <em>\u00ab\u00a0Bien que directement affect\u00e9s, les habitants de la zone concern\u00e9e semblent n\u2019avoir \u00e9t\u00e9 ni inform\u00e9s ni consult\u00e9s correctement avant le lancement du projet\u00a0: l\u2019\u00e9tude d\u2019impact social et environnemental n\u2019a \u00e9t\u00e9 rendue publique que deux mois apr\u00e8s la signature du contrat<\/em>\u00a0\u00bb, raconte Yanis Thomas de l\u2019association Survie. En 2011, les villageois tentent de bloquer les travaux sur la plantation. Quinze personnes <em>\u00ab\u00a0ont \u00e9t\u00e9 inculp\u00e9es de tapage, conspiration, menaces et lib\u00e9r\u00e9es sous caution apr\u00e8s une \u00e2pre bataille judiciaire.\u00a0\u00bb<\/em> Bollor\u00e9 menace de poursuivre en justice pour diffamation The Oakland Institute, qui a publi\u00e9 un rapport en 2012 sur le sujet pour alerter l\u2019opinion publique internationale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au Lib\u00e9ria, le groupe Bollor\u00e9 poss\u00e8de la plus grande plantation d\u2019h\u00e9v\u00e9as du pays, via une filiale, la Liberia Agricultural Company (LAC). En mai 2006, la mission des Nations Unies au Lib\u00e9ria (Minul) publiait un <a href=\"http:\/\/www.unhcr.org\/refworld\/publisher,UNMIL,,,493e531d2,0.html\">rapport<\/a> d\u00e9crivant les conditions catastrophiques des droits humains sur la plantation\u00a0: travail d\u2019enfants de moins de 14 ans, utilisation de produits canc\u00e9rig\u00e8nes, interdiction des syndicats, licenciements arbitraires, maintien de l\u2019ordre par des milices priv\u00e9es, expulsion de 75 villages\u2026. La LAC a qualifi\u00e9 les conclusions de la Minul \u00ab\u00a0de fabrications pures et simples\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0d\u2019exag\u00e9rations excessives\u00a0\u00bb. Ambiance&#8230; Plusieurs ann\u00e9es apr\u00e8s le rapport des Nations Unies, aucune mesure n\u2019a \u00e9t\u00e9 prise par l\u2019entreprise ou le gouvernement pour r\u00e9pondre aux accusations.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Une coop\u00e9ratives agricole qui m\u00e9prise ses salari\u00e9s<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Autre continent, m\u00eames critiques. Au Cambodge, la Socfinasia, soci\u00e9t\u00e9 de droit luxembourgeois d\u00e9tenue notamment par le groupe Bollor\u00e9 a conclu en 2007 un <em>joint-venture<\/em> qui g\u00e8re deux concessions de plus de 7\u00a0000 hectares dans la r\u00e9gion de Mondulkiri. La F\u00e9d\u00e9ration internationale des Droits de l\u2019homme (FIDH) a publi\u00e9 en 2010 un rapport d\u00e9non\u00e7ant les pratiques de la soci\u00e9t\u00e9 Socfin-KCD. <em>\u00ab\u00a0Le gouvernement a adopt\u00e9 un d\u00e9cret sp\u00e9cial permettant l\u2019\u00e9tablissement d\u2019une concession dans une zone anciennement prot\u00e9g\u00e9e<\/em>, accuse la FIDH. <em>Cette situation, en plus d\u2019autres violations document\u00e9es du droit national et des contrats d\u2019investissement, met en cause la l\u00e9galit\u00e9 des concessions et t\u00e9moigne de l\u2019absence de transparence entourant le processus d\u2019approbation de celles-ci.\u00a0\u00bb<\/em> Suite \u00e0 la publication de ce rapport, la Socfin a menac\u00e9 l\u2019ONG de poursuites pour calomnie et diffamation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Du c\u00f4t\u00e9 des industries du sucre, la situation n\u2019est pas meilleure. Depuis 2007, le g\u00e9ant fran\u00e7ais du sucre et d\u2019\u00e9thanol, la coop\u00e9rative agricole Tereos, contr\u00f4le une soci\u00e9t\u00e9 mozambicaine\u00a0[<a href=\"https:\/\/www.bastamag.net\/Bollore-Credit-agricole-Louis#nb6-8\">8<\/a>]. Tereos exploite la sucrerie de Sena et poss\u00e8de un bail de 50 ans (renouvelable) sur 98\u00a0000 hectares au Mozambique. Le contrat pass\u00e9 avec le gouvernement pr\u00e9voit une r\u00e9duction de 80% de l\u2019imp\u00f4t sur le revenu et l\u2019exemption de toute taxe sur la distribution des dividendes. R\u00e9sultat\u00a0: Tereos International r\u00e9alise un profit net de 194 millions d\u2019euros en 2010, dont 27,5 millions d\u2019euros ont \u00e9t\u00e9 rapatri\u00e9s en France sous forme de dividendes. <em>\u00ab\u00a0De quoi mettre du beurre dans les \u00e9pinards des 12 000 coop\u00e9rateurs fran\u00e7ais de Tereos\u00a0\u00bb<\/em>, ironise <a href=\"http:\/\/fabrice-nicolino.com\/index.php\/?p=969\">le journaliste Fabrice Nicolino<\/a>. Soit un dividende de 2 600 euros par agriculteur fran\u00e7ais membre de la coop\u00e9rative. Pendant ce temps, au Mozambique, gr\u00e8ves et manifestations se sont succ\u00e9d\u00e9 dans la sucrerie de Sena\u00a0: bas salaires (48,4 euros\/mois), absence d\u2019\u00e9quipements de protection pour les saisonniers, nappe phr\u00e9atique pollu\u00e9e aux pesticides&#8230; Ce doit \u00eatre l\u2019esprit coop\u00e9ratif\u00a0[<a href=\"https:\/\/www.bastamag.net\/Bollore-Credit-agricole-Louis#nb6-9\">9<\/a>].<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Fermes et fazendas, nouvelles cibles de la sp\u00e9culation<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Connues ou non, on ne compte plus les entreprises et les fonds d\u2019investissement fran\u00e7ais qui misent sur les terres agricoles. Bonduelle, leader des l\u00e9gumes en conserve et congel\u00e9s, poss\u00e8de deux fermes de 3\u00a0000 hectares en Russie o\u00f9 il cultive haricots, ma\u00efs et pois. La c\u00e9l\u00e8bre marque cherche \u00e0 acqu\u00e9rir une nouvelle exploitation de 6\u00a0000 ha dans le pays. Fond\u00e9e en 2007 par Jean-Claude Sabin, ancien pr\u00e9sident de la pieuvre <a href=\"https:\/\/www.bastamag.net\/Quand-l-agriculture-sert-a-nourrir\">Sofiproteol<\/a> (aujourd\u2019hui dirig\u00e9e par Xavier Beulin pr\u00e9sident de la FNSEA), Agro-\u00e9nergie D\u00e9veloppement (AgroEd) investit dans la production d\u2019agrocarburants et d\u2019aliments dans les pays en d\u00e9veloppement. La soci\u00e9t\u00e9 appartient \u00e0 51% au groupe d\u2019investissement LMBO, dont l\u2019ancien ministre de la D\u00e9fense, Charles Millon, fut l\u2019un des directeurs. Les acquisitions de terres agricoles d\u2019AgroEd en Afrique de l\u2019Ouest sont principalement destin\u00e9es \u00e0 la culture du jatropha, transform\u00e9 ensuite en agrocarburants ou en huiles pour produits industriels. Mais impossible d\u2019obtenir plus de pr\u00e9cisions. Les sites internet de LMBO et AgroED sont plus que discrets sur le sujet. Selon une note de l\u2019OCDE, AgroEd aurait sign\u00e9 un accord avec le gouvernement burkinab\u00e9 concernant 200 000 hectares de Jatropha, en 2007, et n\u00e9gocient avec les gouvernements du B\u00e9nin, de Guin\u00e9e et du Mali.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab\u00a0Compte tenu de l\u2019endettement massif des \u00c9tats et des politiques mon\u00e9taires tr\u00e8s accommodantes, dans une optique de protection contre l\u2019inflation, nous recommandons \u00e0 nos clients d\u2019investir dans des actifs r\u00e9els et notamment dans les terres agricoles de pays s\u00fbrs, disposant de bonnes infrastructures, comme l\u2019Argentine\u00a0\u00bb<\/em>, confie au <a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/placement\/2012\/03\/01\/05006-20120301ARTFIG00805-ce-que-les-plus-fortunes-font-de-leur-argent.php\">Figaro<\/a> Franck No\u00ebl-Vandenberghe, le fondateur de Massena Partners. Ce gestionnaire de fortune fran\u00e7ais a cr\u00e9e le fond luxembourgeois Terra Magna Capital, qui a investi en 2011 dans quinze fermes en Argentine, au Br\u00e9sil, au Paraguay et en Uruguay. Superficie totale\u00a0: 70 500 hectares, trois fois le Val-de-Marne\u00a0!\u00a0[<a href=\"https:\/\/www.bastamag.net\/Bollore-Credit-agricole-Louis#nb6-10\">10<\/a>]<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Le ma\u00efs aussi rentable que l\u2019or<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cons\u00e9quence de ce vaste accaparement\u00a0: le remplacement de l\u2019agriculture vivri\u00e8re par la culture d\u2019agrocarburants, et la sp\u00e9culation financi\u00e8re sur les terres agricoles. Le ma\u00efs a offert, \u00e0 \u00e9galit\u00e9 avec l\u2019or, le meilleur rendement des actifs financiers sur ces cinq derni\u00e8res ann\u00e9es, pointe une \u00e9tude de la Deutsche Bank. En juin et juillet 2012, les prix des c\u00e9r\u00e9ales se sont envol\u00e9s\u00a0: +50\u00a0% pour le bl\u00e9, +45% pour le ma\u00efs, +30\u00a0% pour le soja, qui a augment\u00e9 de 60\u00a0% depuis fin 2011\u00a0! Les prix alimentaires devraient <em>\u00ab\u00a0rester \u00e9lev\u00e9s et volatils sur le long terme\u00a0\u00bb<\/em>, pr\u00e9voit la Banque mondiale. Pendant ce temps, plus d\u2019un milliard d\u2019individus souffrent de la faim. Non pas \u00e0 cause d\u2019une p\u00e9nurie d\u2019aliments mais faute d\u2019argent pour les acheter.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Qu\u2019importe\u00a0! Au nom du d\u00e9veloppement, l\u2019accaparement des terres continuent \u00e0 \u00eatre encourag\u00e9 \u2013 et financ\u00e9\u00a0! \u2013 par les institutions internationales. Suite aux famines et aux \u00e9meutes de la faim en 2008, la Banque mondiale a cr\u00e9\u00e9 un \u00ab\u00a0Programme d\u2019intervention en r\u00e9ponse \u00e0 la crise alimentaire mondiale\u00a0\u00bb (GFRP). Avec plus de 9 milliards de dollars en 2012, son fonds de \u00ab\u00a0soutien\u00a0\u00bb au secteur agricole a plus que doubl\u00e9 en quatre ans. Via sa Soci\u00e9t\u00e9 financi\u00e8re internationale (SFI), l\u2019argent est distribu\u00e9 aux acteurs priv\u00e9s dans le cadre de programme aux noms prometteurs\u00a0: \u00ab\u00a0Access to land\u00a0\u00bb (acc\u00e8s \u00e0 la terre) ou \u00ab\u00a0Land market for investment\u00a0\u00bb (march\u00e9 foncier pour l\u2019investissement).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Des placements financiers garantis par la Banque mondiale <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les deux organismes de la Banque mondiale, SFI et FIAS (Service Conseil pour l\u2019Investissement \u00c9tranger) facilitent \u00e9galement les acquisitions en contribuant aux grandes r\u00e9formes l\u00e9gislatives permettant aux investisseurs priv\u00e9s de s\u2019installer au Sierra Leone, au Rwanda, au Liberia ou au Burkina Faso\u2026 Quels que soient les continents, <em>\u00ab\u00a0la Banque mondiale garantit nos actifs par rapport au risque politique\u00a0\u00bb<\/em>, explique ainsi l\u2019homme d\u2019affaire \u00e9tats-unien Neil Crowder \u00e0 la BBC en mars 2012, qui rach\u00e8te des petites fermes en Bulgarie pour constituer une grosse exploitation. <em>\u00ab\u00a0Notre assurance contre les risques politiques nous prot\u00e8ge contre les troubles civils ou une impossibilit\u00e9 d\u2019utiliser nos actifs pour une quelconque raison ou en cas d\u2019expropriation.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Participation au capital des fonds qui accaparent des terres, conseils et assistances techniques aux multinationales pour am\u00e9liorer le climat d\u2019investissement des march\u00e9s \u00e9trangers, n\u00e9gociations d\u2019accords bilat\u00e9raux qui cr\u00e9ent un environnement favorable aux transactions fonci\u00e8res\u00a0: la Banque mondiale et d\u2019autres institutions publiques \u2013 y compris l\u2019Agence fran\u00e7aise du d\u00e9veloppement \u2013 favorisent de fait <em>\u00ab\u00a0la concentration du pouvoir des grandes firmes au sein du syst\u00e8me agroalimentaire, (&#8230;) la marchandisation de la terre et du travail et la suppression des interventions publiques telles que le contr\u00f4le des prix ou les subventions aux petits exploitants\u00a0\u00bb<\/em>, analyse Elisa Da Via, sociologue du d\u00e9veloppement\u00a0[<a href=\"https:\/\/www.bastamag.net\/Bollore-Credit-agricole-Louis#nb6-11\">11<\/a>].<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Oxfam r\u00e9clame de la Banque mondiale <em>\u00ab\u00a0un gel pour six mois de ses investissements dans des terres agricoles\u00a0\u00bb<\/em> des pays en d\u00e9veloppement, le temps d\u2019adopter <em>\u00ab\u00a0des mesures d\u2019encadrement plus rigoureuses pour pr\u00e9venir l\u2019accaparement des terres\u00a0\u00bb<\/em>. Que pense en France le minist\u00e8re de l\u2019Agriculture de ces pratiques\u00a0? Il a pr\u00e9sent\u00e9 en septembre un plan d\u2019action face \u00e0 la hausse du prix des c\u00e9r\u00e9ales. Ses axes prioritaires\u00a0: l\u2019arr\u00eat provisoire du d\u00e9veloppement des agrocarburants et la mobilisation du G20 pour <em>\u00ab\u00a0assurer une bonne coordination des politiques des grands acteurs des march\u00e9s agricoles\u00a0\u00bb<\/em> Des annonces bien vagues face \u00e0 l\u2019ampleur des enjeux\u00a0: qui sont ces <em>\u00ab\u00a0grands acteurs des march\u00e9s agricoles\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0? S\u2019agit-il d\u2019aider les populations rurales des pays pauvres \u00e0 produire leurs propres moyens de subsistance ou de favoriser les investissements de l\u2019agrobusiness et des fonds sp\u00e9culatifs sous couvert de politique de d\u00e9veloppement et de lutte contre la malnutrition\u00a0? Les dirigeants fran\u00e7ais pr\u00e9f\u00e8rent regarder ailleurs, et stigmatiser l\u2019immigration.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00a0<\/strong>Pour retrouver l\u2019article \u2013avec les notes\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/www.bastamag.net\/Bollore-Credit-agricole-Louis\">https:\/\/www.bastamag.net\/Bollore-Credit-agricole-Louis<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-3741\" src=\"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/SalonDames-180617-01-265x300.jpg\" alt=\"\" width=\"265\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/SalonDames-180617-01-265x300.jpg 265w, https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/SalonDames-180617-01.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 265px) 100vw, 265px\" \/><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ces groupes fran\u00e7ais, champions de l\u2019accaparement de terres<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":3739,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[12],"tags":[15,17,26],"class_list":["post-3743","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-environnement","tag-agriculture","tag-amenagement","tag-environnement"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3743","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3743"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3743\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3744,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3743\/revisions\/3744"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3739"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3743"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3743"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3743"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}