{"id":3820,"date":"2018-07-03T02:08:19","date_gmt":"2018-07-03T00:08:19","guid":{"rendered":"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/?p=3820"},"modified":"2018-08-06T11:10:09","modified_gmt":"2018-08-06T09:10:09","slug":"metaleurop","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/2018\/07\/03\/metaleurop\/","title":{"rendered":"Metaleurop"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Un pass\u00e9 empoisonn\u00e9<\/strong><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019\u00c9tat a \u00e9t\u00e9 n\u00e9gligent dans le suivi du site de m\u00e9tallurgie ultra-polluant, dans le bassin minier du Pas\u2011de\u2011Calais. Un cas d\u2019\u00e9cole et une lutte sans rel\u00e2che des riverains.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sa haute chemin\u00e9e ne trouble plus le paysage et ne recrache plus de fum\u00e9e \u00e2cre. Et sa tour cubique ne fabrique plus de billes de grenaille de plomb de chasse. Les deux embl\u00e8mes de la fonderie Metaleurop-Nord ont disparu en 2006 lors des travaux de r\u00e9habilitation du site, ferm\u00e9 trois ans plus t\u00f4t. Seul le terril reste visible. Si la partie \u00e9merg\u00e9e de l\u2019usine n\u2019existe plus, une autre plus pernicieuse perdure sous les pieds des habitants. Le sol de Metaleurop et de ses environs renferme toute l\u2019histoire du bassin minier : des obus de la guerre aux produits chimiques de l\u2019\u00e8re industrielle. La n\u00e9gligence des services de l\u2019\u00c9tat face \u00e0 cette pollution historique et titanesque pourrait les conduire devant le tribunal administratif en cas de refus de faire leur <em>mea culpa<\/em> et d\u2019indemniser les habitants contamin\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les hauts fourneaux de Metaleurop ont commenc\u00e9 \u00e0 chauffer en 1894 \u00e0 Noyelles-Godault et \u00e0 Courcelles-l\u00e8s-Lens (Pas-de-Calais), et sont devenus les garants de l\u2019ind\u00e9pendance fran\u00e7aise en m\u00e9tal. La fonderie produisait chaque ann\u00e9e 130\u2009000 tonnes de plomb et 100\u2009000 tonnes de zinc, et 830 salari\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 laiss\u00e9s sur le carreau lors de l\u2019annonce de la fermeture en 2003, annonc\u00e9e par un simple communiqu\u00e9. Le \u00ab patron voyou \u00bb d\u00e9nonc\u00e9 par Jacques Chirac, c\u2019\u00e9tait celui de Metaleurop.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette d\u00e9pendance \u00e9conomique a cr\u00e9\u00e9 une omerta profonde, voire un d\u00e9ni, s\u2019agissant de la pollution des sols. <em>\u00ab Pourtant, les chemin\u00e9es fumaient \u00e0 longueur d\u2019ann\u00e9e, la poussi\u00e8re de plomb \u00e9tait partout, et cela a cr\u00e9\u00e9 une pollution sur plus de 200 hectares aux alentours \u00bb,<\/em> glisse Bruno Adolphi, les yeux riv\u00e9s sur le ballet incessant des camions sur l\u2019\u00e9cop\u00f4le rempla\u00e7ant la fonderie. Depuis qu\u2019il est \u00e0 la retraite, cet habitant d\u2019\u00c9vin-Malmaison, commune jouxtant Metaleurop, consacre tout son temps \u00e0 d\u00e9nicher des preuves de la responsabilit\u00e9 de l\u2019\u00c9tat dans cette pollution. Jardinier \u00e0 ses heures, il accepte que les chercheurs de l\u2019Institut sup\u00e9rieur d\u2019agriculture (ISA) analysent sa terre, mais ne re\u00e7oit jamais les r\u00e9sultats. <em>\u00ab Comme j\u2019insistais, on m\u2019a conseill\u00e9 d\u2019\u00e9viter de cultiver certains l\u00e9gumes tels que les carottes, les navets et les poireaux, car ils accumulent plus facilement les m\u00e9taux. \u00bb<\/em> Il d\u00e9cide d\u2019enqu\u00eater et de passer \u00e0 l\u2019action en cr\u00e9ant en 2014 l\u2019association Pige (Pour l\u2019int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral des \u00c9vinois).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quelques ann\u00e9es auparavant, des campagnes de d\u00e9pistage de plomb\u00e9mie ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es chez les enfants : la premi\u00e8re r\u00e9v\u00e9lait que 13 % des sujets analys\u00e9s avaient une plomb\u00e9mie sup\u00e9rieure \u00e0 100 \u00b5g\/l, et jusqu\u2019\u00e0 17 % souffraient de saturnisme \u00e0 \u00c9vin-Malmaison. L\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, l\u2019agence r\u00e9gionale de sant\u00e9 (ARS) a men\u00e9 une \u00e9tude sur les effets du cadmium sur les plus de 40 ans. Cette substance, attest\u00e9e comme canc\u00e9rog\u00e8ne certaine pour l\u2019homme par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), notamment pour les poumons, peut fragiliser les os et les reins. La directrice de la sant\u00e9 environnementale de l\u2019agence a conclu qu\u2019<em>\u00ab il n\u2019y a pas de surimpr\u00e9gnation par rapport \u00e0 la moyenne de la population g\u00e9n\u00e9rale du Nord-Pas-de-Calais \u00bb\u2026<\/em> mais d\u00e9conseille de consommer certains l\u00e9gumes cultiv\u00e9s dans les potagers. Cette \u00e9tude n\u2019a toujours pas \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e publiquement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Des habitants sous-inform\u00e9s<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c9trangement, l\u2019argument sanitaire ne d\u00e9clenche pas un vent de r\u00e9volte. Bruno Adolphi a donc l\u2019id\u00e9e de toucher au porte-monnaie. <em>\u00ab Je me demandais pourquoi on payait des imp\u00f4ts fonciers plein pot alors que nous sommes sur des sols pollu\u00e9s et que nos maisons sont d\u00e9sormais d\u00e9valu\u00e9es. \u00bb<\/em> En effet, depuis l\u2019instauration du programme d\u2019int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral (PIG) qui cartographie administrativement le p\u00e9rim\u00e8tre pollu\u00e9, il est obligatoire d\u2019informer l\u2019acqu\u00e9reur sur la pollution. Gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019amendement d\u00e9pos\u00e9 par l\u2019ex-d\u00e9put\u00e9 Philippe Kemel dans la loi de finances rectificative en 2016, les propri\u00e9taires d\u2019une maison situ\u00e9e dans la zone de pollution au plomb et au cadmium se verront accorder une r\u00e9duction de 50 % du montant de leur taxe fonci\u00e8re. Mais les riverains sont encore frileux pour s\u2019engager dans la bataille.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jean-Jacques Lenort adh\u00e8re \u00e0 l\u2019association en janvier 2018, lorsqu\u2019il d\u00e9couvre un papier dans sa bo\u00eete aux lettres l\u2019informant sur le PIG. Avant \u00e7a, il n\u2019en avait eu aucun \u00e9cho, alors qu\u2019il vit ici depuis dix-sept ans. Avec sa femme, Sylvie, ils trouvent leur maison en brique <em>\u00ab par pur hasard \u00bb<\/em> en 2001, dans un quartier r\u00e9sidentiel d\u2019\u00c9vin-Malmaison. \u00c9videmment, ils ont entendu parler de la pollution venant de Metaleurop, de cas de saturnisme, <em>\u00ab comme tout le monde dans le coin \u00bb.<\/em> <em>\u00ab Tous les soirs, quand je fermais les volets, il y avait une odeur tenace de soufre. L\u2019usine d\u00e9gazait quand les gens dormaient. Et il arrivait qu\u2019en se r\u00e9veillant le matin on d\u00e9couvre des arbustes compl\u00e8tement morts. \u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 cette \u00e9poque, il n\u2019\u00e9tait pas obligatoire d\u2019informer les acheteurs que leur terrain \u00e9tait pollu\u00e9. <em>\u00ab Avant de signer, j\u2019ai demand\u00e9 au notaire si je pouvais cultiver la terre. Il m\u2019a r\u00e9pondu oui, \u00e0 condition de bien laver mes l\u00e9gumes. Apr\u00e8s la signature, il m\u2019a dit que ma terre \u00e9tait pollu\u00e9e \u00bb,<\/em> raconte Jean-Jacques, encore exasp\u00e9r\u00e9. Il se r\u00e9signe donc \u00e0 ne cultiver que des arbres fruitiers et se console avec son jardin min\u00e9ral. Malgr\u00e9 l\u2019inqui\u00e9tude, le couple ne participe pas au d\u00e9pistage du cadmium, mais ose se lancer dans la bataille juridique aux c\u00f4t\u00e9s d\u2019une centaine d\u2019adh\u00e9rents de l\u2019association.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les avocats ont plong\u00e9 dans le pass\u00e9 et les archives de Metaleurop, et ont d\u00e9couvert des p\u00e9pites administratives aussi effrayantes que r\u00e9voltantes. Un rapport de l\u2019Institut national de la recherche agronomique (Inra) datant de 1979 affirme qu\u2019\u00c9vin-Malmaison re\u00e7oit directement les \u00e9manations de Metaleurop, car la commune se situe sous les vents dominants. Un rapport de la direction r\u00e9gionale de l\u2019industrie, de la recherche et de l\u2019environnement (Drire) r\u00e9v\u00e8le en 1999 que 100 tonnes de plomb sont rejet\u00e9es dans l\u2019atmosph\u00e8re chaque ann\u00e9e, et pr\u00e9cise que ses services se battent avec les dirigeants de Metaleurop pour qu\u2019ils respectent les mises aux normes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>D\u00e9polluer, une t\u00e2che titanesque<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comment conduire l\u2019\u00c9tat \u00e0 assumer ses responsabilit\u00e9s ? <em>\u00ab Aujourd\u2019hui, le d\u00e9lit p\u00e9nal est prescrit, donc les pr\u00e9fets s\u2019en fichent royalement. En revanche, administrativement, nous voulons d\u00e9montrer qu\u2019il y a eu carence fautive de l\u2019\u00c9tat dans le suivi de l\u2019exploitation,<\/em> clame David Deharbe, avocat du cabinet Greenlaw. <em>Le pompon, c\u2019est l\u2019attitude, \u00e0 partir de 1999, consistant \u00e0 mettre en place une r\u00e9glementation ne permettant m\u00eame pas l\u2019indemnisation de la population. L\u2019\u00c9tat a accompagn\u00e9 l\u2019exploitant sans g\u00e9rer les cons\u00e9quences sanitaires, a laiss\u00e9 les couches de pollution s\u2019accumuler pendant un si\u00e8cle et le grand loto du cancer se jouer sans agir. \u00bb<\/em> Les demandes sont claires : la reconnaissance de la pollution, le retrait des terres pollu\u00e9es et, si ce n\u2019est pas r\u00e9alis\u00e9, des indemnit\u00e9s \u00e9conomiques, pour une centaine de foyers plaignants. \u00c0 l\u2019heure actuelle, seuls les particuliers entreprenant des travaux peuvent b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019une d\u00e9pollution de la terre, effectu\u00e9e par l\u2019Agence de l\u2019environnement et de la ma\u00eetrise de l\u2019\u00e9nergie (Ademe).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au fil des ann\u00e9es, Sita, filiale de Suez environnement, choisi comme repreneur du site, a transform\u00e9 les 50 hectares de ce fleuron de l\u2019industrie fran\u00e7aise en p\u00f4le de gestion des d\u00e9chets. Fran\u00e7ois Grux, directeur de Sita Agora, a coordonn\u00e9 le chantier de r\u00e9habilitation, commenc\u00e9 en 2004. <em>\u00ab Il y avait beaucoup de non-conformit\u00e9s, toutes les coul\u00e9es de plomb et de zinc \u00e9taient fig\u00e9es dans les canalisations,<\/em> raconte-t-il. <em>La phase de mise en s\u00e9curit\u00e9 puis d\u2019\u00e9tude des produits et des risques \u00e9tait primordiale, donc nous avons travaill\u00e9 avec d\u2019anciens fondeurs, notamment des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s syndicaux, pour \u00e9tablir un inventaire pr\u00e9cis. \u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Plus de 900 types de d\u00e9chets sont r\u00e9pertori\u00e9s et trait\u00e9s. Tout est lav\u00e9 \u00e0 l\u2019eau ou \u00e0 sec pour se d\u00e9barrasser de la poussi\u00e8re de plomb pr\u00e9sente dans les moindres recoins, puis la d\u00e9molition a lieu, b\u00e2timent par b\u00e2timent. <em>\u00ab \u00c0 certains endroits, nous avons reconstitu\u00e9 le terrain sur quatre m\u00e8tres de profondeur, notamment dans les zones les plus acides. Nous avons utilis\u00e9 une technique \u00e9prouv\u00e9e avec des bact\u00e9ries consommant les hydrocarbures, la principale pollution. C\u2019est le m\u00eame syst\u00e8me que le compost. \u00bb<\/em> Jusqu\u2019\u00e0 245 personnes ont travaill\u00e9 sur ce chantier gigantesque de d\u00e9pollution, qui a co\u00fbt\u00e9 pr\u00e8s de 30 millions d\u2019euros.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette pollution historique est un terreau utile pour la recherche scientifique. Une partie de la friche industrielle est m\u00eame devenue un \u00ab site-atelier \u00bb pour mener des recherches pluridisciplinaires sur la gestion des sols pollu\u00e9s. D\u00e8s 1994, sous l\u2019impulsion de Marie-Christine Blandin, alors pr\u00e9sidente (EELV) du conseil r\u00e9gional du Nord-Pas-de-Calais, un programme de recherche concert\u00e9 a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 sur le site, donnant lieu \u00e0 de multiples pr\u00e9l\u00e8vements, notamment pour \u00e9valuer la qualit\u00e9 des productions agricoles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab M\u00eame si les dispositifs de filtration install\u00e9s au fil des ann\u00e9es retenaient davantage de poussi\u00e8re de plomb, elles continuaient de contaminer l\u2019environnement, car les plus fines s\u2019\u00e9chappaient. Et ce sont celles-ci qui sont plus facilement assimil\u00e9es par les enfants,<\/em> explique Francis Douay, chercheur \u00e0 l\u2019\u00e9cole d\u2019agriculture ISA Lille et l\u2019un des premiers participants aux recherches. <em>C\u2019\u00e9tait un site tr\u00e8s rustique, quasiment \u00e0 la Zola ! \u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les exp\u00e9rimentations perdurent. L\u2019\u00e9quipe se penche notamment sur de nouvelles techniques de stabilisation des \u00e9l\u00e9ments m\u00e9talliques pr\u00e9sents dans les sols, \u00e0 l\u2019aide de certaines plantes : <em>\u00ab La plus aboutie repose sur le miscanthus, une herbac\u00e9e qui capte les \u00e9l\u00e9ments dans ses racines mais pas dans ses parties a\u00e9riennes et qui demande peu de travail. Mais que se passera-t-il quand on d\u00e9truira la r\u00e9colte dans vingt ans ?<\/em> d\u00e9taille Francis Douay. <em>Nous avons \u00e9galement \u00e9tudi\u00e9 des jardins de particuliers, mais ce qui vaut pour un sol ne vaut pas forc\u00e9ment pour celui du voisin. \u00bb<\/em> Un casse-t\u00eate toxique qui traverse les d\u00e9cennies, dont personne n\u2019a trouv\u00e9 la solution pour le moment, mais qui remonte \u00e0 la surface lentement, inexorablement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Politis de cette semaine<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">***********\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 ****************<\/p>\n<p>Un article sur le m\u00eame sujet : <a href=\"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/Metaleurop_AFP.pdf\">Metaleurop_AFP<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-3829\" src=\"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/SalonDames-180509-04-122x300.jpg\" alt=\"\" width=\"122\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/SalonDames-180509-04-122x300.jpg 122w, https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/SalonDames-180509-04.jpg 281w\" sizes=\"auto, (max-width: 122px) 100vw, 122px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un pass\u00e9 empoisonn\u00e9<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":3828,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[12],"tags":[17,26,33],"class_list":["post-3820","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-environnement","tag-amenagement","tag-environnement","tag-social"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3820","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3820"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3820\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3830,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3820\/revisions\/3830"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3828"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3820"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3820"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3820"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}