{"id":389,"date":"2017-03-24T00:23:46","date_gmt":"2017-03-23T23:23:46","guid":{"rendered":"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/?p=389"},"modified":"2018-08-06T11:10:47","modified_gmt":"2018-08-06T09:10:47","slug":"2017-annee-de-leau-publique%e2%80%89","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/2017\/03\/24\/2017-annee-de-leau-publique%e2%80%89\/","title":{"rendered":"2017, ann\u00e9e de l\u2019eau publique\u2009?"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-size: medium;\">La r\u00e9forme territoriale offre une occasion historique de reprendre au priv\u00e9 une grande part de la distribution de\u00a0l\u2019eau. \u00c0\u00a0moins que les multinationales ne parviennent, au contraire, \u00e0 accro\u00eetre leur emprise.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-size: medium;\">Cinq articles dans l\u2019hebdo <i>politis<\/i><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-size: medium;\">C\u2019est un petit monde en \u00e9bullition. D\u2019ici \u00e0 trois ans, la gestion de la production et de la distribution d\u2019eau devra \u00eatre transf\u00e9r\u00e9e des communes vers les intercommunalit\u00e9s. Partout en France, les villes doivent donc passer le relais. Une occasion inesp\u00e9r\u00e9e de rouvrir des dossiers souvent opaques et verrouill\u00e9s par des jeux de pouvoir ancr\u00e9s depuis des d\u00e9cennies.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-size: medium;\">Les multinationales de l\u2019eau (Veolia, Suez et la Saur) contr\u00f4lent aujourd\u2019hui 61\u2009% de la distribution d\u2019eau en France, en nombre d\u2019usagers. Elles en tirent une rente confortable gr\u00e2ce \u00e0 une client\u00e8le forc\u00e9ment captive. Plusieurs grandes villes, cependant, ont fait le choix d\u2019une r\u00e9gie municipale. Et la France est constell\u00e9e de petites r\u00e9gies publiques g\u00e9r\u00e9es directement par les communes. Un juteux march\u00e9 potentiel ! En se r\u00e9unissant en communaut\u00e9s de communes, les futures r\u00e9gies des eaux aiguisent donc l\u2019app\u00e9tit des multi-nationales. <\/span><em><span style=\"font-size: medium;\">\u00ab Le risque, est important, du fait de la mutualisation dans les petites communes, que les multinationales gagnent du terrain \u00bb,<\/span><\/em><span style=\"font-size: medium;\"> pointe Gabriel Amard, membre de la Coordination nationale eau-bien commun, ancien maire Parti de gauche de Viry-Ch\u00e2tillon (Essonne). Mais les partisans d\u2019une gestion publique pourraient tout autant emporter des victoires majeures.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-size: medium;\">Ce sera l\u2019enjeu d\u2019une guerre f\u00e9roce en r\u00e9gion parisienne. Depuis un si\u00e8cle, les deux leaders mondiaux de la gestion priv\u00e9e, Veolia et Suez, se partagent le territoire. Ils cohabitent malgr\u00e9 eux depuis 2010 avec l\u2019\u00e9norme r\u00e9gie publique Eau de Paris, devenue un symbole mondial d\u2019une reprise en main citoyenne de ce bien commun qu\u2019est l\u2019eau.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-size: medium;\">Gr\u00e2ce \u00e0 ses nombreux appuis politiques, Veolia a verrouill\u00e9 son emprise sur la distribution d\u2019eau \u00e0 4,5 millions de Franciliens, dans 150 communes d\u2019\u00cele-de-France. Depuis 1923, cette \u00ab d\u00e9l\u00e9gation de service public \u00bb est g\u00e9r\u00e9e pour les communes par le Syndicat des eaux d\u2019\u00cele-de-France (Sedif), contr\u00f4l\u00e9 par la droite et pr\u00e9sid\u00e9 depuis 1982 par Andr\u00e9 Santini, le maire UDI d\u2019Issy-les-Moulineaux. Pour une ville, sortir de ce syndicat \u2013 et donc de l\u2019emprise de Veolia \u2013 est mission quasi impossible. Il faut l\u2019accord des deux tiers des communes membres, chacune ayant une voix, y compris les petites villes acquises \u00e0 la droite.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-size: medium;\">Mais, avant le 31 d\u00e9cembre 2017, en vertu de la r\u00e9forme territoriale, les intercommunalit\u00e9s du Grand-Paris (les \u00ab EPT \u00bb) doivent voter leur adh\u00e9sion au Sedif, afin de formaliser le transfert de la comp\u00e9tence eau. En l\u2019absence de vote, la collectivit\u00e9 quittera de fait le Sedif. L\u2019ouverture est furtive, mais elle offre une possibilit\u00e9 historique d\u2019ouvrir un d\u00e9bat sur la gestion publique de l\u2019eau.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-size: medium;\">Les d\u00e9fenseurs du service public de l\u2019eau comptent bien s\u2019engouffrer dans cette br\u00e8che, en arrachant des mains du Sedif des morceaux d\u2019\u00cele-de-France. <\/span><em><span style=\"font-size: medium;\">\u00ab Il y a un mouvement de fond. Cela prend du temps, mais, politiquement, nous sommes au d\u00e9but de quelque chose \u00bb,<\/span><\/em><span style=\"font-size: medium;\"> observe C\u00e9lia Blauel, adjointe EELV \u00e0 la Ville de Paris et pr\u00e9sidente de la r\u00e9gie parisienne_.<\/span><em><span style=\"font-size: medium;\"> L\u2019exemple de la capitale \u2013 reconnu comme une r\u00e9ussite jusque dans un rapport de la Cour des comptes de 2014 \u2013 a montr\u00e9 la cr\u00e9dibilit\u00e9 des d\u00e9fenseurs de la r\u00e9gie publique. <\/span><\/em><span style=\"font-size: medium;\">\u00ab Depuis, il y a beaucoup de retours en r\u00e9gie, et les n\u00e9gociations sont plus serr\u00e9es. Berlin a repris la gestion de son eau en utilisant l\u2019exemple de Paris dans les discussions \u00bb_, t\u00e9moigne Anne Le Strat, ancienne adjointe de Bertrand -Delano\u00eb \u00e0 la mairie de Paris, en charge de la remunicipalisation de l\u2019eau. Rennes, Montpellier et m\u00eame Nice (pourtant gouvern\u00e9e par la droite) ont depuis opt\u00e9 pour le public.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-size: medium;\">Les gardiens du mod\u00e8le actuel se montrent d\u2019ailleurs inquiets. <\/span><em><span style=\"font-size: medium;\">\u00ab La loi NOTRe a inutilement boulevers\u00e9 le paysage du service public de l\u2019eau, qui fonctionnait bien. Il y a un -chamboule-tout destructeur de valeurs \u00bb<\/span><\/em><span style=\"font-size: medium;\">, se d\u00e9sole Philippe Knusmann, directeur g\u00e9n\u00e9ral des services du Sedif et adjoint de Santini \u00e0 Issy-les-Moulineaux. Selon un sondage r\u00e9cent, un quart des villes r\u00e9fl\u00e9chissent \u00e0 un changement de mode de distribution de l\u2019eau, quel que soit leur bord politique. <\/span><em><span style=\"font-size: medium;\">\u00ab Si quelques villes r\u00e9ussissent \u00e0 partir, ce serait un signal fort. Au contraire, si les villes manquent cette occasion, il sera difficile d\u2019en sortir par la suite \u00bb,<\/span><\/em><span style=\"font-size: medium;\"> pr\u00e9vient Jean-Claude Oliva, de la Coordination eau \u00cele-de-France.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-size: medium;\">Dans cette r\u00e9gion, trois territoires pourraient \u00e0 leur tour basculer en r\u00e9gie publique, \u00e0 la faveur d\u2019un rapprochement avec Eau de Paris. Le Grand-Orly-Seine-Bi\u00e8vre, qui regroupe 24 communes du Val-de-Marne et 700\u2009000 habitants, et deux territoires de Seine-Saint-Denis, \u00ab Est-Ensemble \u00bb et \u00ab Plaine commune \u00bb, qui rassemblent 18 communes de proche banlieue parisienne et 800\u2009000 habitants. Ces territoires, pr\u00e9sid\u00e9s par le Parti communiste, sont la cible privil\u00e9gi\u00e9e des militants de la r\u00e9gie publique.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><em><span style=\"font-size: medium;\">\u00ab \u00c7a va \u00eatre une guerre dingue \u00bb,<\/span><\/em><span style=\"font-size: medium;\"> pr\u00e9vient Gabriel Amard. Car les multinationales ne vont pas se contenter d\u2019opposer une r\u00e9sistance farouche : elles doivent passer \u00e0 l\u2019attaque pour esp\u00e9rer conqu\u00e9rir de nouveaux territoires, afin de r\u00e9aliser des \u00e9conomies d\u2019\u00e9chelle. En effet, le secteur de l\u2019eau est en surcapacit\u00e9, car la consommation d\u2019eau potable baisse : d\u00e9localisation des usines hors des villes, moins de fuites dans les r\u00e9seaux de distribution, technologies industrielles et appareils m\u00e9nagers plus performants\u2026 Pour pr\u00e9server leurs marges, les multinationales doivent donc \u00e9tendre leur toile. Elles r\u00eavent donc d\u2019un rapprochement avec Eau de Paris.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-size: medium;\">Anne Hidalgo, maire de la capitale, s\u2019est invit\u00e9e fin janvier dans ce d\u00e9bat, sortant de la discr\u00e9tion qu\u2019elle observait sur ce dossier depuis son \u00e9lection. Profitant du lancement solennel d\u2019un plan de modernisation d\u2019une usine, elle adressait \u00e0 ses voisins franciliens un appel du pied. Un cauchemar pour les multinationales. Si les communes limitrophes venaient \u00e0 se raccorder au r\u00e9seau d\u2019Eau de Paris, leurs pertes potentielles seraient consid\u00e9rables. Dans la fen\u00eatre in\u00e9dite qui s\u2019ouvre en \u00cele-de-France, celles-ci peuvent n\u00e9anmoins compter sur un agenda favorable. Le renouvellement ou non de l\u2019adh\u00e9sion au Sedif doit intervenir avant la fin de l\u2019ann\u00e9e. Or, le contrat avec Veolia ne prend fin qu\u2019en 2022. Une p\u00e9riode de cinq ans devra donc \u00eatre combl\u00e9e en cas de d\u00e9part du Sedif. Les villes qui souhaitent reprendre le flambeau devront engager une bataille juridique et payer des compensations si elles choisissent de r\u00e9silier leur contrat avec Veolia avant son \u00e9ch\u00e9ance. Elles pourraient, sinon, acheter leur eau de mani\u00e8re transitoire au Sedif\u2026 qui affichera s\u00fbrement des tarifs dissuasifs. <\/span><em><span style=\"font-size: medium;\">\u00ab La libert\u00e9 \u00e0 un prix, que la commune doit chiffrer. Et, comme dans un divorce, il y a une facture \u00e0 payer, en l\u2019occurrence la quote-part de la dette du syndicat que la commune quitte \u00bb<\/span><\/em><span style=\"font-size: medium;\">, lance Philippe Knusmann, du c\u00f4t\u00e9 du Sedif, en guise d\u2019avertissement.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-size: medium;\">En parall\u00e8le, les d\u00e9fenseurs du mod\u00e8le priv\u00e9 sont \u00e0 l\u2019offensive avec un projet intitul\u00e9 \u00ab Grand Ring de l\u2019eau \u00bb, qui consiste \u00e0 faire tourner des tuyaux tout autour de Paris pour \u00ab mutualiser \u00bb les moyens et fermer deux usines. Le Sedif et son corollaire Veolia pourraient ainsi s\u2019imposer comme les patrons m\u00e9tropolitains de l\u2019eau. Un projet jug\u00e9 dangereux et inutile par les d\u00e9fenseurs de la r\u00e9gie publique.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-size: medium;\">En d\u00e9finitive, le sujet reste \u00e9minemment politique. <\/span><em><span style=\"font-size: medium;\">\u00ab Le jeu est ouvert. Les attaques des multinationales sont r\u00e9elles, il y a un risque \u00e9vident qu\u2019elles progressent, mais je reste confiante, car nos arguments sont imparables \u00bb,<\/span><\/em><span style=\"font-size: medium;\"> assure Anne Le Strat. Au premier rang de ces arguments : le prix. Les r\u00e9gies publiques affichent des tarifs en moyenne 25 \u00e0 30 % inf\u00e9rieurs \u00e0 ceux des multinationales, pour des raisons \u00e9videntes : elles n\u2019ont ni actionnaires \u00e0 r\u00e9tribuer, ni holding \u00e0 faire fonctionner, ni service communication, juridique ou \u00ab relations institutionnelles \u00bb \u00e0 financer. Les r\u00e9gies ne paient pas non plus d\u2019imp\u00f4ts locaux et sur les soci\u00e9t\u00e9s.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-size: medium;\">Selon la Coordination eau \u00cele-de-France, l\u2019ampleur du <\/span><em><span style=\"font-size: medium;\">\u00ab racket \u00bb<\/span><\/em><span style=\"font-size: medium;\"> des multinationales vient d\u2019\u00eatre une nouvelle fois d\u00e9montr\u00e9e avec le passage de l\u2019eau en r\u00e9gie publique dans le Val-d\u2019Orge, une communaut\u00e9 de 10 communes de l\u2019Essonne, comptant 130\u2009000 habitants. Au regard du premier budget annuel de la r\u00e9gie, vot\u00e9 fin janvier, l\u2019association estime que les m\u00e9nages de ce territoire <\/span><em><span style=\"font-size: medium;\">\u00ab ont eu \u00e0 subir pr\u00e8s de 85 millions d\u2019euros de surfacturation pour les seules vingt derni\u00e8res ann\u00e9es d\u2019exercice (en euros constants)<\/span><\/em><span style=\"font-size: medium;\">. <\/span><em><span style=\"font-size: medium;\">Pour une famille de 4 personnes de Sainte-Genevi\u00e8ve-des-Bois, une des communes les plus lourdement factur\u00e9es, c\u2019est de l\u2019ordre de 100 euros par an en moyenne\u00a0\u00bb<\/span><\/em><span style=\"font-size: medium;\">. Autre exemple mis en avant par l\u2019association : une famille d\u2019Aubervilliers, ville pourtant limitrophe de la capitale, paye son eau 100 euros de plus chaque ann\u00e9e qu\u2019un foyer parisien.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-size: medium;\">Le Sedif a consenti en d\u00e9cembre une baisse de 10 centimes par m\u00e8tre cube. En 2011, Veolia a \u00e9galement d\u00fb diminuer ses tarifs de 16 %, mais cette chasse aux co\u00fbts p\u00e8se sur les salari\u00e9s. Les tenants de la gestion priv\u00e9e doivent donc chercher d\u2019autres arguments. <\/span><em><span style=\"font-size: medium;\">\u00ab L\u2019int\u00e9r\u00eat des grands syndicats est d\u2019avoir une capacit\u00e9 de financement que n\u2019ont pas les communes \u00bb,<\/span><\/em><span style=\"font-size: medium;\"> juge Philippe Knusmann. Une id\u00e9e r\u00e9fut\u00e9e par les d\u00e9fenseurs des r\u00e9gies publiques.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-size: medium;\">Second grief de taille : la gestion de l\u2019eau par les multinationales \u00e9chappe au contr\u00f4le des \u00e9lus et des citoyens. Elles fournissent des informations partielles sur l\u2019\u00e9tat des r\u00e9seaux, leur taux r\u00e9el de rendement financier, les co\u00fbts r\u00e9els de leur service et de leur masse salariale. L\u2019eau est traditionnellement un nid \u00e0 corruption. Vu l\u2019ampleur des enjeux, les multinationales entretiennent \u00e9galement des liens serr\u00e9s avec les \u00e9lus locaux. Le conflit d\u2019int\u00e9r\u00eats est parfois criant. Le vice-pr\u00e9sident du Sedif, Christian Cambon, s\u00e9nateur-maire Les R\u00e9publicains (LR) de Saint-Maurice (Val-de-Marne), a notamment nomm\u00e9 comme adjoint (et futur successeur) le directeur des relations institutionnelles de Suez, Igor Semo. Autre exemple, entre deux mandats de d\u00e9put\u00e9, Alain Marsaud (LR) a offici\u00e9 comme directeur g\u00e9n\u00e9ral adjoint du p\u00f4le eau de Veolia (\u00e0 l\u2019\u00e9poque o\u00f9 elle s\u2019appelait encore Compagnie g\u00e9n\u00e9rale des eaux), <\/span><em><span style=\"font-size: medium;\">\u00ab b\u00e9n\u00e9volement \u00bb<\/span><\/em><span style=\"font-size: medium;\">, selon ses dires. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-size: medium;\">Les citoyens ont peu \u00e0 peu pris conscience de cette situation. <\/span><em><span style=\"font-size: medium;\">\u00ab Il existe une expertise citoyenne de tr\u00e8s haut niveau, et ce contre-pouvoir a montr\u00e9 qu\u2019il permettait de faire changer les choses \u00bb,<\/span><\/em><span style=\"font-size: medium;\"> s\u2019enthousiasme Fran\u00e7ois Guieu, r\u00e9alisateur d\u2019un documentaire sur ce mouvement citoyen de reprise en main. <\/span><em><span style=\"font-size: medium;\">\u00abIl y a un contexte plus propice qu\u2019avant,<\/span><\/em><span style=\"font-size: medium;\"> observe aussi Anne Le Strat. <\/span><em><span style=\"font-size: medium;\">Les choses ne peuvent plus se r\u00e9gler dans la discr\u00e9tion. \u00bb<\/span><\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La r\u00e9forme territoriale offre une occasion historique de reprendre au priv\u00e9 une grande part de la distribution de\u00a0l\u2019eau. \u00c0\u00a0moins que les multinationales ne parviennent, au contraire, \u00e0 accro\u00eetre leur emprise.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9],"tags":[17,23],"class_list":["post-389","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-eau","tag-amenagement","tag-eau"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/389","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=389"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/389\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":390,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/389\/revisions\/390"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=389"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=389"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=389"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}