{"id":4038,"date":"2018-08-08T02:00:57","date_gmt":"2018-08-08T00:00:57","guid":{"rendered":"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/?p=4038"},"modified":"2018-08-07T10:17:56","modified_gmt":"2018-08-07T08:17:56","slug":"agriculture-biologique-et-interets-corporatistes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/2018\/08\/08\/agriculture-biologique-et-interets-corporatistes\/","title":{"rendered":"Agriculture biologique et int\u00e9r\u00eats corporatistes"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Les probl\u00e8mes de l&rsquo;agriculture contemporaine doivent aller au-del\u00e0 du biologique, et \u00eatre orient\u00e9s vers une souverainet\u00e9 alimentaire r\u00e9elle.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un <a href=\"https:\/\/ici.radio-canada.ca\/tele\/la-semaine-verte\/site\/episodes\/403265\/nouveau-visage-agriculture-biologique\">r\u00e9cent reportage<\/a> diffus\u00e9 par <em>La semaine verte<\/em> dressait un portrait cru de l\u2019accaparement des principes de l\u2019agriculture biologique par les int\u00e9r\u00eats corporatistes \u00e0 l\u2019\u00e9chelle globale. Peu d\u2019ann\u00e9es auparavant, l\u2019arrimage des valeurs \u00e9cologiques aux pratiques culturales \u00e9tait un souci g\u00e9n\u00e9ralement pr\u00eat\u00e9 \u00e0 une frange paysanne marginalis\u00e9e (\u00abun truc de hippies\u00bb pour reprendre les mots du reportage). Devant ces faits, il nous appara\u00eet manifeste que cette industrialisation du secteur bioalimentaire, lorsque reprise par l\u2019industrie capitaliste, continue d\u2019orienter le syst\u00e8me agroalimentaire vers le mur de la non-durabilit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le soudain attrait pour les produits alimentaires biologiques a provoqu\u00e9 l\u2019apparition d\u2019une niche de consommatrices et consommateurs aux besoins particuliers, pr\u00eate \u00e0 assumer le gros prix pour des aliments soustraits \u00e0 la dispersion d\u2019intrants chimiques. Cette niche, \u00e0 l\u2019origine d\u2019un lucratif march\u00e9 actuellement \u00e9valu\u00e9 \u00e0 plus de 90 milliards de dollars am\u00e9ricains, s\u2019av\u00e8re ainsi \u00eatre une source consid\u00e9rable de profits. Elle oriente dor\u00e9navant la strat\u00e9gie commerciale de g\u00e9ants de l\u2019agroalimentaire, qui appliquent d\u00e9sormais le mod\u00e8le de l\u2019agriculture industrielle \u00e0 l\u2019agriculture biologique. Et au Qu\u00e9bec, la <a href=\"https:\/\/ici.radio-canada.ca\/nouvelle\/1093539\/nouvelle-politique-bioalimentaire-quebec\">nouvelle politique bioalimentaire<\/a> entend vouloir doubler la production \u00abbiologique\u00bb sur le territoire d\u2019ici 2025.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L\u2019industrialisation du bio\u00a0: l\u2019exemple d\u2019un d\u00e9veloppement durable ?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u2019un point de vue environnemental, il semble effectivement pr\u00e9f\u00e9rable qu\u2019une exploitation agricole oriente ses pratiques selon les principes de la production biologique, c\u2019est-\u00e0-dire en optant pour des syst\u00e8mes de culture op\u00e9rant sans l\u2019emploi de pesticides et d\u2019engrais chimiques et diminuant l\u2019usage d\u2019\u00e9nergies carbon\u00e9es. Si la durabilit\u00e9 d\u2019un syst\u00e8me \u00e9tait d\u00e9finie par son seul aspect environnemental, nous pourrions \u00eatre port\u00e9.e.s \u00e0 pr\u00e9tendre que la mutation du secteur bioalimentaire, dont une partie importante tend actuellement \u00e0 se concentrer dans les mains de l\u2019agro-industrie, est un ph\u00e9nom\u00e8ne souhaitable. Pour l\u2019Union paysanne, ce ph\u00e9nom\u00e8ne permet plut\u00f4t la consolidation de l\u2019agrobusiness sur les maillons strat\u00e9giques de la cha\u00eene d\u2019approvisionnement du secteur agroalimentaire, accentuant ainsi la d\u00e9pendance des peuples envers le syst\u00e8me de production capitaliste.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous ajouterons que l\u2019agriculture industrielle est fortement orient\u00e9e vers les \u00e9conomies d\u2019\u00e9chelle, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019elle aspire \u00e0 des surfaces et des volumes de production tr\u00e8s grands afin de diminuer ses co\u00fbts de production et accro\u00eetre ses profits. Les monocultures, des syst\u00e8mes \u00e9cologiquement peu diversifi\u00e9s critiquables \u00e0 maints \u00e9gards et existants aussi en production biologique, sont la r\u00e9sultante de cette aspiration. Dans cette qu\u00eate du profit, l\u2019agrobusiness, port\u00e9 par l\u2019agriculture industrielle, n\u2019h\u00e9sitera pas \u00e0 produire l\u00e0 o\u00f9 les frais li\u00e9s \u00e0 la production sont les plus bas, et donc entre autres o\u00f9 elle peut faire la rencontre d\u2019une main-d\u2019\u0153uvre bon march\u00e9. Les lieux de production ont ainsi tendance \u00e0 \u00eatre davantage centralis\u00e9s g\u00e9ographiquement. Or, non seulement cette dynamique provoque l\u2019exploitation de travailleuses et de travailleurs agricoles et maintient leurs conditions d\u2019existence \u00e0 un faible niveau, mais aussi rend-elle d\u00e9pendantEs les consommatrices et consommateurs aux importations, en d\u2019autres mots aux politiques du libre-march\u00e9 ayant de lourdes r\u00e9percussions environnementales entrain\u00e9es par le transport global des marchandises et la combustion de p\u00e9trole y \u00e9tant rattach\u00e9e. Sous cette logique, l\u2019approvisionnement en produits biologiques, autrefois intrins\u00e8quement li\u00e9 \u00e0 la consommation locale et responsable, n\u2019est plus le fait unique des march\u00e9s de proximit\u00e9 &#8211; lieux que l\u2019Union paysanne souhaite voir d\u00e9cupler.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le reportage de <em>La semaine<\/em> verte faisait aussi l\u2019habile d\u00e9monstration du ph\u00e9nom\u00e8ne de concentration des terres par un nombre sans cesse restreint de fermes. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne, en pleine acc\u00e9l\u00e9ration, provoque la diminution de la paysannerie qui, forc\u00e9e de comp\u00e9titionner contre des joueurs aux moyens trop importants, doit abandonner ses entreprises aux mains des int\u00e9r\u00eats corporatistes. Des personnes tirant autrefois leurs revenus de l\u2019agriculture \u00e0 petite \u00e9chelle sont dor\u00e9navant contraintes d\u2019ali\u00e9ner leur force de travail au d\u00e9pend de l\u2019<em>agrobusiness<\/em> ou d\u2019entamer la migration vers les villes, d\u00e9vitalisant les r\u00e9gions et accentuant les enjeux sociod\u00e9mographiques urbains. Pour illustrer ce ph\u00e9nom\u00e8ne, mentionnons la diminution de 80 % du nombre de fermes qu\u00e9b\u00e9coises depuis la moiti\u00e9 du si\u00e8cle dernier.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Des personnes tirant autrefois leurs revenus de l\u2019agriculture \u00e0 petite \u00e9chelle sont dor\u00e9navant contraintes d\u2019ali\u00e9ner leur force de travail au d\u00e9pend de l\u2019<em>agrobusiness<\/em> ou d\u2019entamer la migration vers les villes, d\u00e9vitalisant les r\u00e9gions et accentuant les enjeux sociod\u00e9mographiques urbains.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00c0 la recherche d\u2019une alternative<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aussi pr\u00e9cis le reportage de <em>La semaine verte<\/em> puisse-t-il avoir \u00e9t\u00e9 dans la d\u00e9monstration du ph\u00e9nom\u00e8ne de l\u2019industrialisation du secteur bioalimentaire et dans l\u2019\u00e9talement des cons\u00e9quences d\u00e9sastreuses qui en d\u00e9coulent, il ne laissait que peu de place aux solutions. Car si ce ph\u00e9nom\u00e8ne global peut accentuer le cynisme quant au changement que l\u2019individu peut apporter, des mouvements globaux comme celui de <a href=\"http:\/\/www.eurovia.org\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/FR-FoodSov-A5-rev1.pdf\"><em>La Via Campesina<\/em><\/a> brandissent depuis plusieurs ann\u00e9es une alternative qu\u2019il faut ici soulever.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Fondamentalement, le principal probl\u00e8me de l\u2019industrialisation de l\u2019agriculture biologique repose sur l\u2019id\u00e9e que dans un r\u00e9gime n\u00e9olib\u00e9ral, la circulation des biens agricoles est l\u2019objet d\u2019une \u00e9lite \u00e9conomique globalis\u00e9e, que leur distribution doit compter sur les m\u00e9canismes du commerce international et que les barri\u00e8res politiques qui incommodent l\u2019\u00e9coulement de ces denr\u00e9es sur les march\u00e9s \u00e9trangers (comme les protections tarifaires sur l\u2019importation de certains produits) doivent \u00eatre \u00e9limin\u00e9es. En d\u2019autres mots, ce ph\u00e9nom\u00e8ne entre en confrontation directe avec la notion de <strong>souverainet\u00e9 alimentaire<\/strong>, concept lanc\u00e9 en 1996 par <em>La Via Campesina<\/em> et \u00ab[constituant] un processus de construction de mouvements sociaux [qui permet] aux individus d\u2019organiser leurs soci\u00e9t\u00e9s de mani\u00e8re \u00e0 transcender la vision n\u00e9olib\u00e9rale d\u2019un monde de marchandises, de march\u00e9s et d\u2019actrices et d\u2019acteurs \u00e9conomiques \u00e9go\u00efstes\u00bb. La souverainet\u00e9 alimentaire vise \u00e0 organiser des syst\u00e8mes agroalimentaires locaux r\u00e9pondant aux besoins des communaut\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L\u2019agro \u00e9cologie paysanne comme moteur de transformation sociale<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Devant l\u2019industrialisation du biologique, l\u2019int\u00e9grit\u00e9 des peuples et de l\u2019environnement est menac\u00e9e. Dans cette optique, l\u2019Union paysanne pr\u00e9conise la souverainet\u00e9 alimentaire comme r\u00e9ponse \u00e0 cette globalisation pr\u00e9datrice qui s\u2019observe actuellement au niveau mondial. D\u2019autant plus, elle soutient que son objectif ne peut \u00eatre atteint que par l\u2019agro \u00e9cologie paysanne, c\u2019est-\u00e0-dire par l\u2019alliance de pratiques agricoles \u00e9cologiques issues des connaissances paysannes et du savoir autochtone ancestral et d\u2019une \u00e9ducation politique permettant aux communaut\u00e9s de se d\u00e9fendre contre l\u2019agrobusiness.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Devant l\u2019industrialisation du biologique, l\u2019int\u00e9grit\u00e9 des peuples et de l\u2019environnement est menac\u00e9e. Dans cette optique, l\u2019Union paysanne pr\u00e9conise la souverainet\u00e9 alimentaire comme r\u00e9ponse \u00e0 cette globalisation pr\u00e9datrice qui s\u2019observe actuellement au niveau mondial.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ainsi, les pratiques de l\u2019agro \u00e9cologie s\u2019appuient sur un partage horizontal des connaissances des paysannes et paysans et s\u2019appliquent en fonction de la r\u00e9alit\u00e9 unique de chaque agricultrice et agriculteur. Une ferme enti\u00e8rement agro \u00e9cologique se base sur la diversit\u00e9 biologique (cultiv\u00e9e ou non) en int\u00e9grant plantes, arbres et animaux dans un m\u00eame syst\u00e8me de production agricole\u00a0: la polyculture. \u00c0 long terme, l\u2019agro \u00e9cologie vise \u00e0 r\u00e9duire la d\u00e9pendance vis-\u00e0-vis des intrants externes, contribuant ainsi \u00e0 l\u2019autonomie des familles et des communaut\u00e9s productrices d\u2019aliments. Dans cette m\u00eame logique, elle aspire \u00e0 diminuer la d\u00e9pendance des communaut\u00e9s aux produits \u00e9trangers en instituant des r\u00e9seaux de distribution alimentaire locaux (march\u00e9s de proximit\u00e9). \u00c0 son niveau le plus ambitieux, l\u2019agro \u00e9cologie propose l\u2019organisation et la connexion des citoyennes et citoyens avec les productrices et producteurs pour cr\u00e9er collectivement des syst\u00e8mes alimentaires \u00e9quitables et respectueux de l\u2019environnement. Elle est l\u2019outil de la souverainet\u00e9 alimentaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De plus, l\u2019agro \u00e9cologie paysanne ne peut cohabiter avec l\u2019agriculture industrielle, en ce sens o\u00f9 elle ne peut \u00eatre simplement per\u00e7ue comme un syst\u00e8me marginal se d\u00e9veloppant en parall\u00e8le au mod\u00e8le dominant. En r\u00e9alit\u00e9, elle est la seule alternative v\u00e9ritablement durable, voire souhaitable. Or, l\u2019agro \u00e9cologie fait n\u00e9cessairement appel \u00e0 l\u2019\u00e9l\u00e9vation de mouvements plus larges pour une justice sociale, politique et \u00e9conomique. Elle fait appel \u00e0 l\u2019intersectionnalit\u00e9 des luttes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Quelle rel\u00e8ve?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous voulons aussi porter \u00e0 l\u2019attention du public nos quelques r\u00e9flexions sur cette situation pr\u00e9occupante \u2014 tant au Qu\u00e9bec que dans le monde \u2014 d\u2019une rel\u00e8ve agricole difficile \u00e0 recruter. Pour l\u2019Union paysanne, le d\u00e9fi pos\u00e9 par l\u2019enjeu n\u2019est pas celui de remplacer les op\u00e9ratrices et op\u00e9rateurs de fermes conventionnelles par d\u2019autres, comme la tendance semble vouloir se dessiner actuellement. Ainsi, il ne suffit pas de se demander qui sera cette prochaine personne qui pourrait reprendre telle ou telle culture de soja ou de ma\u00efs. Autrement dit, la rel\u00e8ve ne doit pas \u00eatre la recherche d\u2019agent.e.s de reproduction du syst\u00e8me\u00a0: ce qui ne ferait que repousser les nombreux probl\u00e8mes de l\u2019agriculture industrielle aux g\u00e9n\u00e9rations prochaines. Pour nous, la rel\u00e8ve sera assur\u00e9e par l\u2019\u00e9mergence d\u2019un mod\u00e8le de production diff\u00e9rent, celui de l\u2019agro \u00e9cologie. Elle est compos\u00e9e de n\u00e9o-agricultrices et n\u00e9o-agriculteurs qui croient en une fa\u00e7on v\u00e9ritablement durable de produire. Selon cette perspective, elle demande un contexte radicalement chang\u00e9 et des incitatifs politiques coh\u00e9rents avec les aspirations soci\u00e9tales d\u2019un monde juste.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Un probl\u00e8me peu abord\u00e9<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lorsqu\u2019il est question d\u2019avoir une consommation \u00abresponsable\u00bb, l\u2019id\u00e9e d\u2019opter pour des choix locaux et \u00e9quitables de consommation est de plus en plus \u00e9voqu\u00e9e. Cette \u00absolution\u00bb, qui fait appel \u00e0 la bonne foi de l\u2019individu, a de quoi irriter puisqu\u2019elle est discriminante, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019elle ne peut rejoindre que les personnes pouvant se le permettre. En effet, s\u2019il semble aujourd\u2019hui \u00e9vident qu\u2019une consommation responsable passe, entre autres, par la s\u00e9lection d\u2019aliments \u00e9cologiquement sains, la r\u00e9alit\u00e9 veut que ces derniers ne soient pas \u00e9conomiquement et physiquement accessibles pour toutes et tous. Par cons\u00e9quent, dans l\u2019optique o\u00f9 pr\u00e9tendument \u00abacheter c\u2019est voter\u00bb, l\u2019id\u00e9e d\u2019acheter une consommation responsable construit une barri\u00e8re sociale suppl\u00e9mentaire aux gens qui n\u2019en ont pas les moyens\u00a0: les personnes moins fortun\u00e9es n\u2019ont pas la possibilit\u00e9 de s\u2019offrir des aliments sains pour elles et eux, ni de s\u2019offrir des aliments respectueux de l\u2019environnement et de l\u2019agricultrice ou de l\u2019agriculteur. Dans cette mesure, un syst\u00e8me alimentaire propuls\u00e9 par l\u2019agriculture industrielle et se d\u00e9veloppant en fonction de l\u2019apparition de niches de consommatrices et consommateurs pr\u00eat-es \u00e0 sortir l\u2019argent est forc\u00e9ment discriminatoire. S\u2019il en va effectivement de m\u00eame pour toutes marchandises produites sous le capitalisme, il nous appara\u00eet n\u00e9anmoins compl\u00e8tement inconcevable qu\u2019une telle logique s\u2019applique \u00e0 un bien aussi fondamental que la nourriture.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">S\u2019il faut attendre que les entreprises multinationales se lancent dans une course au prix le plus bas pour r\u00e9soudre l\u2019impasse, il s\u2019agira d\u2019un gain apparent durement atteint, au d\u00e9triment d\u2019une paysannerie affaiblie, litt\u00e9ralement \u00e9touff\u00e9e par les int\u00e9r\u00eats corporatistes. Les nombreux autres enjeux de l\u2019agriculture industrielle n\u2019en seront que renforc\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">S\u2019il faut attendre que les entreprises multinationales se lancent dans une course au prix le plus bas pour r\u00e9soudre l\u2019impasse, il s\u2019agira d\u2019un gain apparent durement atteint, au d\u00e9triment d\u2019une paysannerie affaiblie, litt\u00e9ralement \u00e9touff\u00e9e par les int\u00e9r\u00eats corporatistes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019alimentation est un droit inali\u00e9nable. Il nous appara\u00eet ainsi \u00e9vident que les gouvernements doivent mettre en place des politiques qui permettront l\u2019\u00e9mergence de march\u00e9s de proximit\u00e9 \u00e0 un prix abordable pour toutes et tous, en accordant par exemple un revenu minimum garanti aux paysannes et paysans. Et cette souverainet\u00e9 alimentaire ne pourra \u00eatre atteinte qu\u2019avec l\u2019agro \u00e9cologie paysanne comme m\u00e9canisme de transformation sociale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Gabriel Leblanc<\/em><\/strong><em>, coordonnateur du Comit\u00e9 international de l\u2019Union paysanne, avec la collaboration de ses membres<\/em><\/p>\n<p>Ricochet.media.fr<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-4030\" src=\"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/SalonDames-180705-23-300x283.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"283\" srcset=\"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/SalonDames-180705-23-300x283.jpg 300w, https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/SalonDames-180705-23.jpg 318w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les probl\u00e8mes de l&rsquo;agriculture contemporaine doivent aller au-del\u00e0 du biologique, et \u00eatre orient\u00e9s vers une souverainet\u00e9 alimentaire r\u00e9elle.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":4076,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[12],"tags":[15,26],"class_list":["post-4038","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-environnement","tag-agriculture","tag-environnement"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4038","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4038"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4038\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4043,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4038\/revisions\/4043"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4076"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4038"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4038"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4038"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}