{"id":4040,"date":"2018-08-09T02:05:14","date_gmt":"2018-08-09T00:05:14","guid":{"rendered":"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/?p=4040"},"modified":"2018-08-06T11:10:08","modified_gmt":"2018-08-06T09:10:08","slug":"quest-ce-quune-veritable-ambition-ecologique%e2%80%89","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/2018\/08\/09\/quest-ce-quune-veritable-ambition-ecologique%e2%80%89\/","title":{"rendered":"Qu\u2019est-ce qu\u2019une v\u00e9ritable ambition \u00e9cologique\u2009?"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Table ronde<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avec Catherine Larr\u00e8re, philosophe, directrice de Penser l\u2019anthropoc\u00e8ne (les Presses de Sciences-Po); Herv\u00e9 Bramy, responsable de la commission \u00e9cologie du PCF et Thierry Brugvin, psychosociologue, auteur du Pouvoir ill\u00e9gal des \u00e9lites (Max Milo).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0 Rappel des faits. \u00c0 l\u2019heure o\u00f9 les d\u00e9fis environnementaux et \u00e9cologiques sont pos\u00e9s assez largement dans le d\u00e9bat public, les dirigeants semblent incapables d\u2019engager des politiques \u00e0 la hauteur. Qu\u2019est-ce qui bloque\u2009?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Les enjeux environnementaux et \u00e9cologiques sont, aujourd\u2019hui, des d\u00e9fis \u00e9conomiques, sociaux et humains. Quels sont, selon vous, les diff\u00e9rents points sur lesquels il faut agir<\/strong><strong>\u2009<\/strong><strong>?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Catherine Larr\u00e8re<\/strong> Cela a \u00e9t\u00e9 clairement dit au moins depuis le premier sommet de la Terre \u00e0 Rio, en 1992\u2009: les probl\u00e8mes environnementaux (du changement climatique \u00e0 l\u2019\u00e9rosion de la biodiversit\u00e9) engagent non seulement notre rapport \u00e0 la nature (et notamment nos fa\u00e7ons de produire) mais \u00e9galement les rapports des humains entre eux. Si l\u2019on a donc cherch\u00e9 un certain nombre de solutions sur le plan technique (des productions moins consommatrices d\u2019\u00e9nergie) ou \u00e9conomique (incitations par le biais du march\u00e9 ou par des taxes) diminuant les \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre ou ayant moins d\u2019effets nocifs sur la biodiversit\u00e9, cela ne suffit pas. Il faut transformer nos modes de vie dans les pays industrialis\u00e9s. Il ne s\u2019agit pas seulement de changer de source d\u2019\u00e9nergie en passant de la voiture \u00e0 essence \u00e0 la voiture \u00e9lectrique, mais de moins compter sur la voiture individuelle et plus sur les transports en commun.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nos probl\u00e8mes environnementaux sont des probl\u00e8mes sociaux\u2009: les in\u00e9galit\u00e9s environnementales et les in\u00e9galit\u00e9s sociales s\u2019interp\u00e9n\u00e8trent. Les modifications du climat p\u00e8sent plus lourdement sur les plus pauvres, alors que ce sont les plus riches qui contribuent le plus au r\u00e9chauffement climatique. L\u2019am\u00e9lioration de la situation \u00e9cologique passe par des soci\u00e9t\u00e9s plus \u00e9galitaires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Herv\u00e9 Bramy <\/strong>Le premier des d\u00e9fis, c\u2019est de faire vivre la d\u00e9mocratie. Seuls le d\u00e9bat et la d\u00e9cision partag\u00e9e par le plus grand nombre sont de nature \u00e0 faire bouger les lignes. Il y a urgence face aux dangers que font peser sur l\u2019humanit\u00e9 le volume et la nature des activit\u00e9s dans le syst\u00e8me \u00e9conomique et de production actuel. Pour mener le d\u00e9bat dans les meilleures conditions, les citoyens et les salari\u00e9s doivent \u00eatre inform\u00e9s et document\u00e9s. Cela a un co\u00fbt, mais l\u2019avenir de l\u2019humanit\u00e9 et de la plan\u00e8te en d\u00e9pend. Si ce pr\u00e9alable est lev\u00e9, alors tout est possible. D\u00e9cider ensemble le mode et le contenu des productions afin qu\u2019ils r\u00e9pondent aux v\u00e9ritables besoins des populations. Les salari\u00e9s, d\u00e9tenteurs des savoir-faire, sont tr\u00e8s bien plac\u00e9s pour apporter leur expertise. Tandis que les citoyens et consommateurs savent quels sont leurs r\u00e9els besoins. Prenons l\u2019exemple de la dur\u00e9e de vie des \u00e9quipements m\u00e9nagers\u2009: je suis certain que la demande de nos concitoyens vise la durabilit\u00e9. Mettre fin \u00e0 l\u2019obsolescence programm\u00e9e serait cr\u00e9ateur d\u2019emplois dans la r\u00e9paration et dans les fili\u00e8res de recyclage. S\u2019attaquer, dans un m\u00eame mouvement, \u00e0 la r\u00e9duction des in\u00e9galit\u00e9s sociales et environnementales est un autre versant prioritaire de l\u2019action, notamment l\u00e0 o\u00f9 vivent les familles les plus touch\u00e9es par la crise du capitalisme. Redonner du travail, du pouvoir d\u2019achat et donc de la dignit\u00e9, \u00e0 tous et toutes, est essentiel. L\u2019humain est donc central dans cette dynamique\u2009: ses aspirations, ses vrais besoins, la reconnaissance de sa singularit\u00e9\u2026 Le d\u00e9veloppement reste un moteur d\u2019am\u00e9lioration des conditions de vie, mais en pla\u00e7ant l\u2019humain au centre. Un d\u00e9veloppement humain durable qui soit au service du \u00ab\u2009bien-vivre\u2009\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Thierry Brugvin<\/strong> Les enjeux cl\u00e9s sont le r\u00e9chauffement climatique, la sixi\u00e8me grande extinction des esp\u00e8ces, les niveaux de d\u00e9gradation des terres agricoles, qui g\u00e9n\u00e9reront des catastrophes agricoles et alimentaires. De plus, d\u2019ici quarante \u00e0 quatre-vingts ans, les ressources non renouvelables (p\u00e9trole, gaz, uranium), mais aussi la plupart des m\u00e9taux, auront disparu. Tout ceci va g\u00e9n\u00e9rer des famines catastrophiques et un accroissement des guerres, donc une explosion des migrations. Contre cette catastrophe en marche, l\u2019\u00e9cosocialisme autogestionnaire est un projet alternatif construit autour de quatre piliers. Il faut d\u2019abord conduire une r\u00e9volution culturelle et \u00e9cologique vers le paradigme de la sobri\u00e9t\u00e9 heureuse et d\u2019harmonisation avec la nature, oppos\u00e9 au productivisme, au besoin n\u00e9vrotique de possession, de puissance et de croissance mat\u00e9rialiste infinie. Second pilier, il faut mener une r\u00e9volution socio-\u00e9conomique pour limiter la production, les revenus et \u00adredistribuer les richesses. Une relocalisation solidaire de la production limiterait l\u2019empreinte carbone et renforcerait le d\u00e9veloppement de l\u2019autonomie alimentaire, agricole, \u00e9conomique et politique. Ce qui n\u2019emp\u00eache pas, en m\u00eame temps, ces territoires de mener une solidarit\u00e9 \u00e9conomique internationale et non un lib\u00e9ralisme agressif \u00e0 l\u2019international. Troisi\u00e8me aspect, il faut engager une r\u00e9volution du mode de production \u00e9conomique en transformant les entreprises priv\u00e9es capitalistes fond\u00e9es sur la propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e \u00ab\u2009individuelle\u2009\u00bb des moyens de production en une myriade de coop\u00e9ratives et quelques grandes entreprises publiques fond\u00e9es sur la propri\u00e9t\u00e9 collective. Il s\u2019agit de r\u00e9guler le march\u00e9 de l\u2019offre et de la demande (par des incitations, subventions, taxes\u2026) tout en op\u00e9rant une planification \u00e9cologique et \u00e9conomique d\u00e9mocratique, notamment pour se limiter \u00e0 une empreinte \u00e9cologique soutenable. Les plus riches doivent d\u00e9cro\u00eetre jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019ils atteignent le niveau de l\u2019empreinte \u00e9cologique mondiale soutenable, afin que les plus pauvres puissent cro\u00eetre jusqu\u2019\u00e0 cette limite. Enfin, le quatri\u00e8me levier est une \u00add\u00e9mocratisation du local \u00e0 l\u2019international, s\u2019opposant \u00e0 la gouvernance globale n\u00e9olib\u00e9rale par les entreprises priv\u00e9es, et les risques de l\u2019\u00e9cofascisme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L\u2019engagement \u00e9cologique, m\u00eame lorsqu\u2019il est affich\u00e9, est peu suivi d\u2019effets. Qu\u2019est-ce qui emp\u00eache d\u2019avancer<\/strong><strong>\u2009<\/strong><strong>?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Herv\u00e9 Bramy<\/strong> Des int\u00e9r\u00eats de classe divergents existent dans la soci\u00e9t\u00e9. C\u2019est vrai dans l\u2019entreprise, o\u00f9 les salari\u00e9s et les patrons n\u2019ont pas les m\u00eames int\u00e9r\u00eats. Pour autant, redevenus citoyens dans la vie courante, ils doivent affronter les m\u00eames pollutions et d\u00e9g\u00e2ts environnementaux. Ils n\u2019ont, il est vrai, pas les m\u00eames moyens d\u2019y faire face. Les grands d\u00e9tenteurs de capitaux et propri\u00e9taires priv\u00e9s, les grandes puissances \u00e9tatiques s\u2019opposent \u00e0 toute r\u00e9duction de leurs privil\u00e8ges. C\u2019est, je crois, un important obstacle \u00e0 la r\u00e9solution de bien des probl\u00e8mes environnementaux. Dans l\u2019industrie, par exemple, tant que le proc\u00e9d\u00e9 industriel respectueux de l\u2019environnement et la masse salariale n\u2019entament pas leur taux de profit, alors tout va. Dans le cas contraire, c\u2019est trop souvent la d\u00e9localisation dans des zones o\u00f9 les droits sociaux et environnementaux sont faibles ou inexistants. La transition \u00e9cologique demande du temps, des moyens, de l\u2019\u00e9nergie. L\u2019efficacit\u00e9 sociale, c\u2019est de coconstruire les d\u00e9cisions avec les citoyens, les salari\u00e9s et les usagers afin de surmonter les obstacles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Thierry Brugvin<\/strong> Ce qui bloque, c\u2019est le manque de conscience de la gravit\u00e9 \u00e9cologique et socio-\u00e9conomique par les citoyens et les dirigeants \u00e9conomiques et politiques. Mais c\u2019est aussi que les \u00e9lites les plus riches estiment qu\u2019ils devraient s\u2019en sortir m\u00eame sans v\u00e9ritable r\u00e9gulation, en payant un peu plus cher.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Catherine Larr\u00e8re<\/strong> Il est courant de s\u2019effrayer du peu d\u2019effet des politiques \u00e9cologiques\u2009: depuis que l\u2019on s\u2019occupe, au niveau global, du changement climatique, les \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre ont globalement augment\u00e9, et quand elles ont baiss\u00e9, c\u2019est pour des raisons qui ne tiennent pas \u00e0 l\u2019engagement \u00e9cologique (la crise financi\u00e8re de 2008, entre autres). Pour autant, il n\u2019y a pas que des impuissances. La coop\u00e9ration internationale a permis de traiter une question relativement technique et sectorielle comme le trou dans la couche d\u2019ozone. Les accords internationaux sont sans doute n\u00e9cessaires, mais ils sont insuffisants. Les probl\u00e8mes environnementaux (eaux pollu\u00e9es, sols d\u00e9vast\u00e9s) ont souvent \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s avec succ\u00e8s au niveau local, quand les habitants s\u2019engagent eux-m\u00eames sur ces questions. C\u2019est beaucoup moins spectaculaire que les probl\u00e8mes globaux, mais c\u2019est d\u00e9cisif. Partout dans le monde, comme le montrent notamment les \u00e9tudes de Joan Martinez Alier, les habitants en lutte se mobilisent pour la d\u00e9fense de leurs milieux de vie\u2009: contre la d\u00e9forestation, les pollutions industrielles ou l\u2019exploitation de ressources mini\u00e8res, par exemple. Quelle que soit l\u2019importance de l\u2019action au niveau international, on n\u2019avancera vraiment que par la mise en r\u00e9seau des actions de lutte locales, faisant \u00e9merger des solutions plus globales.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Comment, dans ce contexte, d\u00e9velopper une v\u00e9ritable ambition \u00e9cologique<\/strong><strong>\u2009<\/strong><strong>?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Thierry Brugvin <\/strong>Il faut agir collectivement par la \u00ab\u2009d\u00e9mocratie revendicative\u2009\u00bb avec des manifestations, des blocages, de la d\u00e9sob\u00e9issance civile, des actions symboliques, de la sensibilisation\u2026 La prise de conscience de la n\u00e9cessit\u00e9 \u00e9cologique passe par l\u2019\u00e9ducation politique et par l\u2019action individuelle. Cela permet d\u2019agir localement et d\u2019int\u00e9grer en soi-m\u00eame les valeurs de sobri\u00e9t\u00e9 heureuse. Plut\u00f4t que travailler plus, pour gagner plus, polluer plus et stresser plus, il faut apprendre \u00e0 travailler moins, pour gagner moins, consommer moins et surtout vivre mieux. Il y a aussi la dimension psychologique. Il faut se d\u00e9tacher de la peur subconsciente de manquer de biens et de ressources pour satisfaire ses besoins essentiels physiologiques, qui engendre un besoin de s\u00e9curit\u00e9 psychologique, passant par un besoin d\u2019accumulation, de possession des biens mat\u00e9riels sans limites. Or, ces peurs sont attis\u00e9es par le marketing capitaliste.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Catherine Larr\u00e8re<\/strong> L\u2019\u00e9cologie est politique parce qu\u2019elle ne renvoie pas seulement aux effets de nos techniques sur notre environnement ou \u00e0 la connaissance scientifique des transformations que nous lui infligeons. Elle engage un projet social d\u2019ensemble dans lequel la transformation des rapports sociaux dans un sens plus \u00e9galitaire et la modification de nos rapports \u00e0 la nature (les hommes ne peuvent pas vivre libres sur la base de la domination de la nature) sont ins\u00e9parables. C\u2019est un projet dont la radicalit\u00e9 est difficile \u00e0 concevoir\u2009: jusqu\u2019\u00e0 quel point faut-il abandonner le productivisme, transformer nos fa\u00e7ons de vivre et de produire\u2009? On ne peut pas compter non plus sur l\u2019unit\u00e9 de tous les humains devant le danger commun\u2009: le projet \u00e9cologique a de puissants ennemis (ceux qui profitent du syst\u00e8me actuel, lobbies p\u00e9troliers, agrobusiness et autres) et rencontre beaucoup d\u2019indiff\u00e9rence de la part de ceux qui jugent que l\u2019on a d\u00e9j\u00e0 bien assez de probl\u00e8mes comme cela. Surtout, il n\u2019est pas \u00e9crit dans les nuages. C\u2019est dans la r\u00e9alit\u00e9 des luttes en cours contre les in\u00e9galit\u00e9s environnementales et sociales, et dans la diversit\u00e9 des initiatives citoyennes (autres fa\u00e7ons de vivre, de produire, de s\u2019associer) que s\u2019engage la transition \u00e9cologique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Herv\u00e9 Bramy<\/strong> Il ne peut y avoir d\u2019ambition \u00e9cologique sans ambition d\u00e9mocratique. Pour cela, une forte volont\u00e9 r\u00e9volutionnaire doit lui donner consistance. La captation insolente des richesses par les 1 % le plus riche est un obstacle \u00e0 la recherche d\u2019une nouvelle efficacit\u00e9 sociale et environnementale. Depuis Marx, nous savons que le capitalisme, aujourd\u2019hui mondialis\u00e9 et financiaris\u00e9, exploite avec la m\u00eame f\u00e9rocit\u00e9 les \u00eatres humains et la nature. Il agit afin d\u2019accro\u00eetre sa part du g\u00e2teau en s\u2019appropriant \u00e0 bon compte les champs d\u2019intervention du secteur public. Il est d\u00e9terminant de lui dire \u00ab\u2009stop\u2009\u00bb. Chemin faisant, nous pouvons construire les conditions de son d\u00e9passement pour inventer une autre soci\u00e9t\u00e9 plus humaine, plus sociale et plus attentive \u00e0 la plan\u00e8te. C\u2019est ce qu\u2019expriment les salari\u00e9s et les citoyens actuellement mobilis\u00e9s contre les privatisations des services publics.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Capitalisme et climat<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans <em>Tout peut changer<\/em><em>\u2009<\/em><em>: capitalisme et changement climatique <\/em>(Actes-Sud), Naomi Klein indique que <em>\u00ab<\/em><em>\u2009<\/em><em>toutes les <\/em><em>\u00e9<\/em><em>coles de science du monde et les institutions de l<\/em><em>\u2019<\/em><em>establishment, comme la Banque mondiale et l<\/em><em>\u2019<\/em><em>Agence internationale de l<\/em><em>\u2019\u00e9<\/em><em>nergie (AIE), s\u2019entendent tous pour dire que nous nous dirigeons vers des niveaux catastrophiques de r\u00e9chauffement<\/em><em>\u2009<\/em><em>\u00bb<\/em><em>.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lhumanite.fr<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-4031\" src=\"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/SalonDames-180728-2-133x300.jpg\" alt=\"\" width=\"133\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/SalonDames-180728-2-133x300.jpg 133w, https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/SalonDames-180728-2.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 133px) 100vw, 133px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Table ronde<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":4027,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[12],"tags":[35,26,34],"class_list":["post-4040","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-environnement","tag-ecologie","tag-environnement","tag-tous-ensemble"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4040","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4040"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4040\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4042,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4040\/revisions\/4042"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4027"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4040"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4040"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4040"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}