{"id":4232,"date":"2018-09-11T02:57:27","date_gmt":"2018-09-11T00:57:27","guid":{"rendered":"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/?p=4232"},"modified":"2018-09-09T07:00:01","modified_gmt":"2018-09-09T05:00:01","slug":"pionniers-de-la-sylviculture-douce","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/2018\/09\/11\/pionniers-de-la-sylviculture-douce\/","title":{"rendered":"Pionniers de la sylviculture douce"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Dans le Morvan, un groupement forestier d\u00e9montre qu\u2019il existe une alternative cr\u00e9dible et rentable \u00e0 l\u2019exploitation intensive de\u00a0la for\u00eat, qui malm\u00e8ne les sols et les paysages.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-4223\" src=\"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/Planete-180908-2-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/Planete-180908-2-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/Planete-180908-2.jpg 450w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est un bois touffu, d\u2019apparence ordinaire, au bord d\u2019une petite route goudronn\u00e9e, qui noue la gorge de Lucienne Haese. Cette femme bouillonnante au verbe pr\u00e9cis est soudain saisie d\u2019\u00e9motion devant la beaut\u00e9 de cette for\u00eat vivante \u2013 miracle simple de la nature qui travaille. Elle est emplie de fiert\u00e9, surtout, de voir ce qu\u2019a accompli le Groupement forestier pour la sauvegarde des feuillus du Morvan, dont elle est la figure de proue : exploiter cette parcelle de for\u00eat sans en compromettre l\u2019attrait touristique ni la richesse \u00e9cologique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour appr\u00e9cier la splendeur de ce bout de for\u00eat et des 300 hectares que le groupement poss\u00e8de et exploite, il faut d\u2019abord emprunter une route qui serpente entre les collines du Morvan (Bourgogne) et rouler un moment pour voir l\u2019autre sylviculture : celle qui coupe des for\u00eats de feuillus \u00e0 ras pour planter des rang\u00e9es de r\u00e9sineux. Qui partage le panorama en tron\u00e7ons \u00e0 l\u2019\u00e9querre, d\u00e9clinant autant de nuances de vert selon l\u2019\u00e2ge des arbres. Et qui \u00e9pargne encore l\u2019horizon proche des 40\u2009000 habitants d\u2019Autun, la sous-pr\u00e9fecture de Sa\u00f4ne-et-Loire, au grand soulagement de ces derniers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La voiture s\u2019arr\u00eate en lisi\u00e8re d\u2019une de ces coupes rases qui transforment une for\u00eat s\u00e9culaire en un champ de rien en proie \u00e0 l\u2019\u00e9rosion. Les souches \u00e9ventr\u00e9es cohabitent avec des jeunes pousses de pin au garde-\u00e0-vous, pr\u00eates \u00e0 d\u00e9crocher les cieux. \u00c0 quelques dizaines de m\u00e8tres de ce champ de labour, une rang\u00e9e de sapins s\u2019\u00e9tire \u00e0 30 m\u00e8tres au-dessus de l\u2019obscurit\u00e9. Jacques Gorlier, un jeune retrait\u00e9 qui cache son regard espi\u00e8gle sous une casquette de marin, se tient au bord d\u2019un sol jonch\u00e9 d\u2019\u00e9pines de pin, pr\u00e8s de la for\u00eat. <em>\u00ab Ce n\u2019est pas une for\u00eat,<\/em> corrige le b\u00e9n\u00e9vole, cog\u00e9rant du groupement, <em>mais une monoculture d\u2019arbres. \u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Des Douglas, en l\u2019occurrence : des r\u00e9sineux import\u00e9s de la c\u00f4te ouest de l\u2019Am\u00e9rique du Nord, qui retapissent toutes les r\u00e9gions sylvicoles de France. Ils poussent vite et droit, et jouissent d\u2019une belle cote sur les march\u00e9s. Ils appartiennent \u00e0 la \u00ab classe 3 \u00bb, cat\u00e9gorie tr\u00e8s ferm\u00e9e des bois qui peuvent vivre \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur sans traitement. Mais leur culture exclusive ruine la biodiversit\u00e9, \u00e9puise les sols \u2013 les arbres jeunes prennent plus \u00e0 la terre qu\u2019ils ne lui rendent \u2013 et fait courir le risque de propagation de parasites, bien connu de l\u2019agriculture intensive en monoculture. Les rang\u00e9es d\u2019arbres de la m\u00eame taille sont aussi plus vuln\u00e9rables aux temp\u00eates, car elles laissent mieux s\u2019infiltrer le vent que dans une for\u00eat touffue et parce que les racines n\u2019ont pas la place pour grandir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans le Morvan, cette exploitation intensive d\u00e9marre dans les ann\u00e9es 1960-1970, sous l\u2019impulsion de l\u2019\u00c9tat, qui arrose alors la zone d\u2019aides financi\u00e8res pour faire planter des r\u00e9sineux \u00e0 la place de vieilles for\u00eats feuillues ou sur les terres d\u00e9laiss\u00e9es par l\u2019agriculture. Les arbres sont aussi une valeur refuge, qui offre \u00e0 des investisseurs institutionnels (fonds d\u2019\u00e9pargne, Caisse des d\u00e9p\u00f4ts) des placements s\u00fbrs. En trente ans, la part de r\u00e9sineux dans la surface bois\u00e9e double.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette fi\u00e8vre retombe au tournant des ann\u00e9es 2000, notamment apr\u00e8s la temp\u00eate de 1999, qui a d\u00e9montr\u00e9 l\u2019importance de respecter les \u00e9quilibres. Mais elle reprend depuis plusieurs ann\u00e9es, alors que les Douglas plant\u00e9s dans les ann\u00e9es 1970 arrivent \u00e0 maturit\u00e9 pour leur commerce et que des aides confortent l\u2019industrie dans son projet d\u2019intensification.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lucienne Haese a longtemps \u00e9t\u00e9 seule, dans le conclave des \u00ab enr\u00e9sineurs \u00bb, \u00e0 porter un discours diff\u00e9rent. L\u2019effroi de cette comptable d\u2019une PME locale, indign\u00e9e qu\u2019on scalpe les paysages de son enfance, pesait bien peu face au r\u00e9seau des industriels arm\u00e9s d\u2019arguments massues : le bois, c\u2019est bien, cela cr\u00e9e de l\u2019emploi en mettant \u00e0 profit des terres abandonn\u00e9es. Le Douglas pr\u00e9sente en outre l\u2019avantage de fixer le carbone plus vite qu\u2019aucune autre essence et contribue \u00e0 lutter contre le r\u00e9chauffement climatique. Difficile pour cette militante non propri\u00e9taire de terres, qui repr\u00e9sente alors l\u2019association Autun Morvan \u00e9cologie, de faire entendre sa voix dans les instances de gestion des for\u00eats quand, de surcro\u00eet, l\u2019app\u00e2t du gain ferre les petits propri\u00e9taires, que les marchands de bois d\u00e9marchent ch\u00e9quier \u00e0 la main.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019histoire change n\u00e9anmoins \u00e0 Autun en 2000, lorsque la colline du domaine de Montmain, qui domine la ville romaine, est mise en vente par la Fondation de France, \u00e0 qui elle a \u00e9t\u00e9 l\u00e9gu\u00e9e. L\u2019id\u00e9e que ces sentiers pris\u00e9s des nombreux touristes et des Autunois puissent finir ratibois\u00e9s s\u00e8me la consternation. L\u2019association \u00e9cologiste de Lucienne Haese l\u00e8ve alors les fonds n\u00e9cessaires pour racheter une partie des terres et convainc la ville d\u2019en faire autant. Le Groupement forestier pour la sauvegarde des feuillus du Morvan na\u00eet et entame un combat plus secret. Pour la l\u00e9gitimit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce collectif de propri\u00e9taires n\u2019est pas contre l\u2019exploitation du bois, ni contre les Douglas. Il veut montrer en revanche qu\u2019une for\u00eat exploit\u00e9e en sylviculture douce peut \u00eatre viable. Il s\u2019appuie pour cela sur l\u2019expertise d\u00e9j\u00e0 largement d\u00e9velopp\u00e9e par l\u2019association de forestiers ProSilva et fait intervenir un expert dans ses propres for\u00eats. Son art s\u2019appelle la \u00ab futaie irr\u00e9guli\u00e8re \u00bb : il faut regarder les jeunes pousses au sol, estimer le sens et la force du vent, jauger l\u2019impact de la lumi\u00e8re et couper lorsque cela permet d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer \u2013 sans le briser \u2013 le fonctionnement de l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me forestier. <em>\u00ab C\u2019est tr\u00e8s fin. Il faut respecter l\u2019\u00e9quilibre des essences et m\u00e9langer les \u00e2ges<\/em>, r\u00e9sume Jacques Gorlier, les pieds dans les ronces qui ceignent la premi\u00e8re parcelle acquise par le groupement_. Nous laissons parfois vieillir un arbre pour qu\u2019il devienne semencier et nous laissons les arbres morts pour qu\u2019ils nourrissent la terre. \u00bb_<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avec l\u2019expert diligent\u00e9 par le groupement, Jacques vient justement d\u2019\u00e9cumer les pentes d\u2019une ancienne monoculture de Douglas en cours de reconversion, \u00e0 quelques centaines de m\u00e8tres de l\u00e0, pour marquer d\u2019un trait de peinture rouge les arbres qui devront \u00eatre coup\u00e9s. Les b\u00fbcherons sectionneront <em>\u00ab pied \u00e0 pied \u00bb<\/em> les arbres qui ont \u00e9t\u00e9 choisis, pour en vendre le bois.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce \u00ab martelage \u00bb, qui a lieu tous les sept ou huit ans, permet de vendre du bois sans perturber ni la cueillette des champignons ni le filtrage des eaux assur\u00e9 par la for\u00eat. Alors que les parcelles en monoculture sont coup\u00e9es indistinctement lorsque le temps de l\u2019exploitation est venu, trente \u00e0 quarante ans apr\u00e8s la plantation. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019interviennent les abatteuses, machines redoutables qui coupent, \u00e9branchent et taillent aux dimensions attendues par la scierie. Elles sont largement automatis\u00e9es et tournent jusqu\u2019\u00e0 vingt heures par jour, \u00e0 raison de deux services de dix heures. Et leurs roues gigantesques d\u00e9vastent les terrains et pi\u00e9tinent les cours d\u2019eau.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Passionn\u00e9s<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le groupement renonce donc \u00e0 ce productivisme et au rendement qui va avec : ses feuillus poussent moins vite et subissent davantage l\u2019inconstance des modes sur le march\u00e9 du bois. Mais la rentabilit\u00e9 \u00e9conomique n\u2019est pas une fin en soi, m\u00eame s\u2019il a boucl\u00e9 l\u2019an dernier son deuxi\u00e8me exercice b\u00e9n\u00e9ficiaire. Les 600 soci\u00e9taires qui ont investi une partie de leur \u00e9pargne dans le groupement ont fait un choix militant, m\u00eame s\u2019ils b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019une d\u00e9duction fiscale l\u2019ann\u00e9e de leur investissement. <em>\u00ab Ce sont des passionn\u00e9s. Ils aiment la for\u00eat et veulent apprendre et savoir avec pr\u00e9cision ce que nous faisons \u00bb,<\/em> raconte Jacques Gorlier. Des promenades comment\u00e9es sont donc organis\u00e9es par le groupement pour diffuser ce savoir. Et le fruit de la vente n\u2019est pas distribu\u00e9 entre les copropri\u00e9taires, mais r\u00e9investi dans l\u2019achat de nouvelles parcelles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le groupement se donne en effet l\u2019ambition d\u2019acqu\u00e9rir de plus en plus de terres, au-del\u00e0 des 24 petites parcelles qu\u2019il poss\u00e8de d\u00e9j\u00e0. Il n\u2019est pas aid\u00e9 en cela par les professionnels, qui gardent souvent secr\u00e8tes les mises en vente de lots, que la loi n\u2019oblige pas toujours \u00e0 rendre publiques. Et les pouvoirs publics restent peu \u00e0 l\u2019\u00e9coute du projet de sylviculture douce. <em>\u00ab C\u2019est la fili\u00e8re bois qui m\u00e8ne la politique foresti\u00e8re<\/em>, soupire Lucienne Haese, <em>et d\u00e8s qu\u2019on intervient pour promouvoir une alternative, il y a une lev\u00e9e de boucliers. On fait passer les \u00e9colos pour des illumin\u00e9s. \u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les membres du groupement veulent donc poursuivre leur patient travail de <em>\u00ab d\u00e9monstration \u00bb<\/em> pour prouver et convaincre que leur mod\u00e8le est cr\u00e9dible et qu\u2019il peut b\u00e9n\u00e9ficier aux sylviculteurs eux-m\u00eames. Ils s\u2019engagent avec l\u2019aide de la ville d\u2019Autun dans un label de sylviculture douce, le FSC (1). \u00c0 ne pas confondre avec le \u00ab PEFC \u00bb, gimmick utilis\u00e9 par l\u2019industrie pour verdir son image, sans aucune exigence en mati\u00e8re de protection des for\u00eats. Le label FSC, port\u00e9 par l\u2019ONG WWF, conna\u00eet un succ\u00e8s grandissant, notamment dans les pays anglo-saxons. Ce qui renforce l\u2019urgence d\u2019acqu\u00e9rir des parcelles pour faire face \u00e0 cette demande nouvelle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019urgence est aussi de faire accepter par les autorit\u00e9s d\u00e9cisionnaires que la for\u00eat est un patrimoine s\u00e9culaire qu\u2019il faut exploiter sur le temps long. Seule mani\u00e8re de faire en sorte que la fili\u00e8re bois soit r\u00e9ellement durable.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(1) Forest Stewardship Council<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voir l\u2019excellent documentaire <em>Le<\/em><em>\u2009<\/em><em>Temps des for<\/em><em>\u00ea<\/em><em>ts<\/em>, de Fran\u00e7ois-Xavier Drouet, 1\u2009h\u200943, sortie nationale le 12\u2009septembre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Politis du mois d\u2019ao\u00fbt<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-4217\" src=\"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/SalonDames-180907-40-300x239.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"239\" srcset=\"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/SalonDames-180907-40-300x239.jpg 300w, https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/SalonDames-180907-40.jpg 377w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le Morvan, un groupement forestier d\u00e9montre qu\u2019il existe une alternative cr\u00e9dible et rentable \u00e0 l\u2019exploitation intensive de\u00a0la for\u00eat, qui malm\u00e8ne les sols et les paysages.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[12],"tags":[17,26],"class_list":["post-4232","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-environnement","tag-amenagement","tag-environnement"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4232","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4232"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4232\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4233,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4232\/revisions\/4233"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4232"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4232"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4232"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}