{"id":5002,"date":"2018-12-22T01:20:46","date_gmt":"2018-12-22T00:20:46","guid":{"rendered":"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/?p=5002"},"modified":"2018-12-21T15:23:26","modified_gmt":"2018-12-21T14:23:26","slug":"pubs-de-reve-pour-tourisme-de-masse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/2018\/12\/22\/pubs-de-reve-pour-tourisme-de-masse\/","title":{"rendered":"Pubs de r\u00eave pour tourisme de masse"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">La vie dans nos soci\u00e9t\u00e9s hyper-technicis\u00e9es, artificialis\u00e9es et o\u00f9 beaucoup sont esclaves de boulots qu\u2019ils n\u2019aiment gu\u00e8re rend la fuite de plus en plus d\u00e9sirable pour beaucoup de nos contemporains.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-4994\" src=\"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/GJ-181221-1-300x245.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"245\" srcset=\"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/GJ-181221-1-300x245.jpg 300w, https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/GJ-181221-1.jpg 367w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M\u00eame s\u2019il n\u2019est que provisoire sous le nom de vacances, ce besoin a bien \u00e9videmment \u00e9t\u00e9 capt\u00e9, amplifi\u00e9, dirig\u00e9 par la publicit\u00e9. Ou, comment un d\u00e9sir humain fondamental est r\u00e9int\u00e9gr\u00e9 dans un circuit \u00e9conomique en pleine expansion.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bernard Charbonneau, ce pr\u00e9curseur de la d\u00e9croissance, d\u00e9j\u00e0 en 1937, analysait le ph\u00e9nom\u00e8ne du tourisme et pr\u00e9voyait son d\u00e9voiement dans un texte proph\u00e9tique\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Le sentiment de la nature, force r\u00e9volutionnaire\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><strong>[1]<\/strong><\/a>.Il disait\u00a0: \u00ab\u00a0Le loisir, une rigolade\u00a0? Non, c\u2019est le travail artificiel impos\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 actuelle qui m\u00e9rit\u00e9 d\u2019\u00eatre trait\u00e9 avec ironie\u00a0; nos loisirs, affaire secondaire\u00a0? Mais c\u2019est le seul moment o\u00f9 nous pouvons vivre sans arri\u00e8re-pens\u00e9e, chemise ouverte, faisant des calembours, connaissant enfin la joie d\u2019apaiser notre faim et notre soif.\u00a0<\/em>\u00bb. Il y a 80 ans, il d\u00e9crivait po\u00e9tiquement la r\u00e9cup\u00e9ration du besoin de nature par une affiche publicitaire\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Une rue sous la pluie, mais un employ\u00e9 soul\u00e8ve une tenture, d\u00e9voile une \u00e9chapp\u00e9e sur la montagne neigeuse o\u00f9 se d\u00e9tache un sapin solitaire, un wagon arr\u00eat\u00e9, un quai recouvert de neige o\u00f9 sont pos\u00e9s un sac et une paire de skis, une vall\u00e9e se refl\u00e8te dans la vitre. Faire l\u2019exp\u00e9rience de ces affiches, c\u2019est prendre conscience de la puissance de la publicit\u00e9 et faire la philosophie du sentiment de la nature auquel elles s\u2019adressent<\/em>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voyons comment, en 2018, la publicit\u00e9 joue sur la m\u00eame corde sensible\u00a0: site internet, photos sublimes de paysages du sud-est asiatique et cette phrase\u00a0: \u00ab\u00a0<em>C\u2019est sans doute une envie d\u2019\u00e9vasion qui vous a conduit \u00e0 nous. Notre engagement est de rendre accessibles des lieux retir\u00e9s, de favoriser la rencontre avec les populations pour go\u00fbter l\u2019authenticit\u00e9 (\u2026) permettre de s\u2019ins\u00e9rer dans la r\u00e9alit\u00e9 humaine et g\u00e9ographique du pays sans la perturber<\/em>\u00a0\u00bb.Une authenticit\u00e9 tr\u00e8s encadr\u00e9e r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 une minorit\u00e9 favoris\u00e9e\u00a0: 10 jours pour 2.219\u20ac sans le transport a\u00e9rien\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce luxe pour privil\u00e9gi\u00e9s qui se croient \u00e9colos est plut\u00f4t minoritaire et c\u2019est le touriste ordinaire que draguent surtout les publicit\u00e9s. Pour cela, <em>low cost<\/em> et <em>all inclusive <\/em>sont de rigueur pour faire croire aux gogos qu\u2019ils peuvent se permettre les rivages de la m\u00e9diterran\u00e9 en deux coups d\u2019aile. Les suppl\u00e9ments viendront plus tard&#8230; K\u00e9ros\u00e8ne non tax\u00e9, exploitation des travailleurs locaux, destruction de l\u2019environnement local sont les conditions qui rendent possible le tourisme de masse qui devient une v\u00e9ritable nuisance<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Un secteur \u00e9conomique en croissance<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si la publicit\u00e9 touristique prend de l\u2019ampleur, c\u2019est parce que le secteur devient une priorit\u00e9 \u00e9conomique, en particulier pour certaines r\u00e9gions. L\u2019Europe publie sur ce sujet des statistiques \u00e9clairantes<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>. Si ce sont l\u2019Espagne, l\u2019Italie et le France qui comptent le plus de nuit\u00e9es dans des \u00e9tablissements touristiques (300, 200 et 125 millions), ce sont la petite \u00eele de Malte et la Croatie qui connaissent la plus grande intensit\u00e9 touristique (21 et 18 nuit\u00e9es par habitant). On comprend que dans certaines r\u00e9gions, les indig\u00e8nes en ont ras-le-bol. Au-del\u00e0 des r\u00e9sistances locales, s\u2019est mis en place le r\u00e9seau SET (villes du Sud de l\u2019Europe face au Tourisme de masse) qui organise des actions de protestations et moyens de pression communs afin de \u00ab<em>\u00a0poser des limites \u00e0 l\u2019industrie touristique<\/em>\u00a0\u00bb, voire viser sa d\u00e9croissance, dans une s\u00e9rie de lieux\u00a0: une dizaine de villes espagnoles, dont Majorque, Barcelone et Madrid, les Iles Canaries, Lisbonne, Venise et la R\u00e9publique de Malte. \u00ab\u00a0<em>Industrie\u00a0<\/em>\u00bb\u00a0: le terme d\u00e9crit exactement ce qu\u2019est devenu le tourisme de masse pour des multinationales. Les gouvernements, dans leur logique productiviste, soutiennent \u00e9videmment cette industrie. Il faut dire que le tourisme repr\u00e9sente 18,3% du PIB de la Croatie, 13,2% de celui de Malte, 6,8% de celui du Portugal et\u2026 2,5% de celui de la Belgique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais d\u2019o\u00f9 viennent ces cohortes de touristes\u00a0? L\u00e0 aussi Eurostat fournit des chiffres pr\u00e9cis\u00a0: en 2016 les Allemands ont fait 256 millions de voyages, les Fran\u00e7ais 196 millions, les Britanniques 149 millions et les Belges\u2026 16 millions. Cela ne veut cependant pas dire que tout le monde parte en vacances\u00a0: si 89% des Finlandais partent au moins une fois en vacances par an, ce ne sont que 35% des Grecs qui ont ce plaisir. En Belgique, ce seraient 62% des r\u00e9sidents qui voyagent, c\u2019est-\u00e0-dire quand m\u00eame 38% qui ne quittent jamais leur domicile. Et pour ceux qui partent, les in\u00e9galit\u00e9s sont tr\u00e8s grandes, entre les 11,2% qui partent pour un voyage court de 1 \u00e0 3 nuit\u00e9es dans le pays et les 53,2% qui partent pour plus de 4 nuits dans des voyages au long cours, entre ceux qui ne prennent qu\u2019une fois des vacances (40%) et ceux qui partent plusieurs fois (17%).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Les modes du moment<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le sentiment de nature est tr\u00e8s naturellement utilis\u00e9 pour attirer les clients potentiels. Cela donne des offres apparemment assez \u00e9cologiques\u00a0: tentes (berb\u00e8res ou tipis indiens de pr\u00e9f\u00e9rence), yourtes, p\u00e9niche, terriers, grottes, cabanes flottantes ou nich\u00e9es dans les arbres. Le retour aux r\u00eaves d\u2019enfants et l\u2019immersion profonde dans une nature aussi sauvage que possible sont des app\u00e2ts fort employ\u00e9s ces derni\u00e8res ann\u00e9es. 200 ou 300\u20ac la nuit quand m\u00eame, alors que le camping, parfois vraiment sauvage lui, est une formule tr\u00e8s bon march\u00e9 mais qui est aujourd\u2019hui r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 une minorit\u00e9 qui a encore quelques restes d\u2019esprit aventurier. Le confort bourgeois et le besoin de s\u00e9curit\u00e9 pousse la plupart \u00e0 ne prendre des risques que tr\u00e8s mesur\u00e9s et tr\u00e8s encadr\u00e9s. La r\u00e9clame pour ce type de vacances pseudo-naturelles est g\u00e9n\u00e9ralement promue non pas par des formules habituelles de publicit\u00e9 mais par des reportages \u00ab\u00a0informatifs\u00a0\u00bb ins\u00e9r\u00e9s dans des \u00e9missions t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es. En ces mois d\u2019\u00e9t\u00e9, pas un JT o\u00f9 ne passent 5 \u00e0 10 minutes de \u00ab\u00a0reportages\u00a0\u00bb sur ces vacances \u00ab\u00a0insolites\u00a0\u00bb dont aussi les nuit\u00e9es dans des lieux de prestige (palais, ch\u00e2teaux, \u00e9glises\u2026). Mais l\u00e0, une nuit peut atteindre les milliers d\u2019\u20ac\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On assiste donc \u00e0 un embourgeoisement progressif du tourisme. Quand on voit ce qu\u2019est devenu le club Med, cr\u00e9\u00e9 en1950 sur une plage de Majorque par un joueur de water-polo belge avec des tentes et du mat\u00e9riel de cuisine achet\u00e9s aux surplus de l\u2019ann\u00e9e am\u00e9ricaine et o\u00f9 les clients devaient mettre la main, on mesure l\u2019\u00e9volution et la croissance \u00e9conomique incroyable v\u00e9cue dans nos soci\u00e9t\u00e9s. Pas \u00e9tonnant que les S\u00e9n\u00e9galais de la c\u00f4te de Casamance appellent Club Merd cet \u00e9tablissement de luxe prot\u00e9g\u00e9 par de s\u00e9v\u00e8res milices pour les emp\u00eacher de venir y vendre quelques babioles qui les aideraient \u00e0 survivre\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Le tourisme durable, \u00e7a n\u2019existe pas<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Contrairement \u00e0 ce que tentent de faire croire certaines pubs, tout touriste a un impact sur les lieux qu\u2019il fr\u00e9quente. En quelques d\u00e9cennies, beaucoup des c\u00f4tes m\u00e9diterran\u00e9ennes de l\u2019Europe ont \u00e9t\u00e9 s\u00e9v\u00e8rement ab\u00eem\u00e9es par les constructions destin\u00e9es au tourisme de masse. Maintenant, c\u2019est l\u2019Afrique du nord, la Turquie, et l\u2019Asie du sud-est qui sont d\u00e9figur\u00e9es. Les \u00e9tats-uniens d\u2019occupent, eux, de coloniser touristiquement l\u2019Am\u00e9rique du sud.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un reportage \u00e9difiant vient de passer sur <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=3DnhXMTMRsw\">Arte\u00a0: <em>La montagne, nouvel Ibiza<\/em><\/a>. On y voit comment des montagnards durs au gain ont transform\u00e9 de paisibles villages et de belles vall\u00e9es en station de sports d\u2019hiver gigantesques et continuent \u00e0 aplanir les montagnes au bulldozer pour le plaisir des skieurs. Paradoxe\u00a0: cette course au productivisme dont ils sont un des \u00e9l\u00e9ments provoque un tel r\u00e9chauffement de la temp\u00e9rature qu\u2019ils doivent multiplier les canons \u00e0 neige consommateurs de quantit\u00e9s \u00e9normes d\u2019eau et arr\u00eater les stations les moins \u00e9lev\u00e9es (nouveaux villages abandonn\u00e9s en perspective\u00a0?). Et, comme \u00e0 Ibiza, la nature (mer ou montagne) n\u2019est plus qu\u2019un pr\u00e9texte pour de folles nuits dans des dancings identiques \u00e0 ceux des villes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voyager, c\u2019est bien autre chose que le tourisme qui, encadr\u00e9 par une publicit\u00e9 racoleuse, n\u2019est plus qu\u2019un pr\u00e9texte \u00e0 trouver des endroits embl\u00e9matiques o\u00f9 l\u2019on pourra faire un <em>selfie<\/em> de soi pour prouver aux connaissances qu\u2019on a \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019un de ces <em>places to be<\/em>. Voyager, c\u2019est prendre le risque de la rencontre de l\u2019autre, la possibilit\u00e9 d\u2019\u00eatre profond\u00e9ment chang\u00e9 par la d\u00e9couverte qu\u2019il existe autre chose que son train-train plut\u00f4t m\u00e9diocre. Et puis, concluons avec l\u2019avertissement de Bernard Charbonneau\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Ce n\u2019est pas d\u2019un dimanche \u00e0 la campagne<\/em> [une quinzaine aux Seychelles] <em>dont nous avons besoin mais d\u2019une vie moins artificielle\u00a0<\/em>\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alain Adriaens\u00a0; kairos.be<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Ce texte vient d\u2019\u00eatre r\u00e9\u00e9dit\u00e9, avec d\u2019autres textes pionniers de l\u2019\u00e9cologie politique, dans <em>Nous sommes r\u00e9volutionnaires malgr\u00e9 nous<\/em>, Bernard Charbonneau, Jacques Ellul, Seuil, Anthropoc\u00e8ne, 2014 [1937], 18\u20ac et est accessible gratuitement en ligne sur La Grande mue, le site d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la pens\u00e9e de Charbonneau\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/lagrandemue.wordpress.com\/2016\/03\/01\/le-sentiment-de-la-nature-force-revolutionnaire\/\">https:\/\/lagrandemue.wordpress.com\/2016\/03\/01\/le-sentim<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> <a href=\"http:\/\/ec.europa.eu\/eurostat\/statistics-explained\/index.php?title=Tourism_statistics\/fr\">http:\/\/ec.europa.eu\/eurostat\/statistics-explained\/index.php<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-4999\" src=\"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/SalonDames-181221-01-300x216.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"216\" srcset=\"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/SalonDames-181221-01-300x216.jpg 300w, https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/SalonDames-181221-01.jpg 417w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La vie dans nos soci\u00e9t\u00e9s hyper-technicis\u00e9es, artificialis\u00e9es et o\u00f9 beaucoup sont esclaves de boulots qu\u2019ils n\u2019aiment gu\u00e8re rend la fuite de plus en plus d\u00e9sirable pour beaucoup de nos contemporains.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[12],"tags":[17,26,32],"class_list":["post-5002","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-environnement","tag-amenagement","tag-environnement","tag-objecteur-de-croissance"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5002","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5002"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5002\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5003,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5002\/revisions\/5003"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5002"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5002"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5002"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}