{"id":5964,"date":"2019-05-14T02:18:20","date_gmt":"2019-05-14T00:18:20","guid":{"rendered":"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/?p=5964"},"modified":"2019-05-13T17:20:25","modified_gmt":"2019-05-13T15:20:25","slug":"un-million-despeces-menacees-par-une-seule","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/2019\/05\/14\/un-million-despeces-menacees-par-une-seule\/","title":{"rendered":"Un million d\u2019esp\u00e8ces menac\u00e9es par une seule"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L\u2019\u00e9rosion massive de la biodiversit\u00e9 menace les soci\u00e9t\u00e9s humaines <\/strong><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-5962\" src=\"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/Decroissance-190509-2-203x300.jpg\" alt=\"\" width=\"203\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/Decroissance-190509-2-203x300.jpg 203w, https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/Decroissance-190509-2.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 203px) 100vw, 203px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans un rapport, les scientifiques de l\u2019IPBES dressent un bilan dramatique de la d\u00e9gradation de la nature en raison des activit\u00e9s humaines. Un million d\u2019esp\u00e8ces sont menac\u00e9es d\u2019extinction. Certains bouleversements sont irr\u00e9versibles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Disparitions massives d\u2019esp\u00e8ces, menaces d\u2019extinction comme la plan\u00e8te n\u2019en avait pas connu depuis 10 millions d\u2019ann\u00e9es, destructions irr\u00e9versibles d\u2019\u00e9cosyst\u00e8mes\u00a0: <u><a href=\"https:\/\/www.ipbes.net\/news\/Media-Release-Global-Assessment-Fr\">la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversit\u00e9 et les services \u00e9cosyst\u00e9miques (IPBES),<\/a><\/u> un r\u00e9seau international de scientifiques organis\u00e9 sur un mod\u00e8le proche du GIEC pour le climat, et plac\u00e9 sous l&rsquo;\u00e9gide de l&rsquo;ONU, publie lundi 6 mai un rapport implacable.<em> \u00ab\u00a0La nature et ses contributions \u00e0 la vie des peuples se d\u00e9gradent partout dans le monde\u00a0\u00bb<\/em> avec une violence, une rapidit\u00e9 qui ne s\u2019\u00e9tait jamais produite depuis le d\u00e9but de l\u2019histoire humaine, estime l&rsquo;IPBES.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alors que <em>\u00ab\u00a0l\u2019offre de nourriture, d\u2019\u00e9nergie et de mat\u00e9riaux augmente dans la plus grande partie du monde, cela se produit de plus en plus aux d\u00e9pens de la capacit\u00e9 de la nature \u00e0 continuer de le faire dans le futur<\/em>, \u00e9crivent les auteur\u00b7ice\u00b7s au d\u00e9but du r\u00e9sum\u00e9 pour les d\u00e9cideurs<em> (<u><a href=\"https:\/\/www.ipbes.net\/news\/Media-Release-Global-Assessment\">\u00e0 lire ici, en anglais<\/a><\/u>)<\/em>. <em>Mais aussi souvent en portant atteinte aux nombreuses autres contributions de la nature\u00a0\u00bb<\/em>. Concr\u00e8tement, <em>\u00ab\u00a0la biosph\u00e8re, dont l\u2019humanit\u00e9 d\u00e9pend, subit des d\u00e9gradations \u00e0 un niveau in\u00e9gal\u00e9 dans toutes ses \u00e9chelles spatiales. La biodiversit\u00e9, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 la fois la diversit\u00e9 au sein des esp\u00e8ces mais aussi entre les esp\u00e8ces et les \u00e9cosyst\u00e8mes, d\u00e9cline plus vite que jamais auparavant dans l\u2019histoire humaine\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce rapport sort apr\u00e8s des dizaines d\u2019\u00e9tudes relatant les unes apr\u00e8s les autres les graves menaces pesant sur d\u2019innombrables esp\u00e8ces animales et v\u00e9g\u00e9tales\u00a0: oiseaux et vert\u00e9br\u00e9s en g\u00e9n\u00e9ral, insectes, poissons. Sa particularit\u00e9 est de proposer une synth\u00e8se in\u00e9dite, quasi exhaustive, de toutes les publications scientifiques sur le sujet, explique Yunne-Jai Shin, une des auteur\u00b7ice\u00b7s principales.<em> \u00ab\u00a0C\u2019est une vision int\u00e9gr\u00e9e. On aborde tous les facteurs d\u2019impacts\u00a0: le d\u00e9r\u00e8glement climatique, les changements d\u2019utilisation de la terre et de la mer <\/em>[d\u00e9forestation, agriculture, p\u00eache \u2013 ndlr],<em> l\u2019extraction des ressources, les pollutions et les esp\u00e8ces invasives.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En quinze ans, depuis<u><a href=\"https:\/\/www.millenniumassessment.org\/fr\/Index-2.html\"> le rapport d\u2019\u00e9valuation des \u00e9cosyst\u00e8mes pour le mill\u00e9naire<\/a><\/u>, premi\u00e8re grande tentative de bilan international, <em>\u00ab\u00a0l\u2019\u00e9tat de la biodiversit\u00e9 et de nos connaissances a beaucoup chang\u00e9\u00a0\u00bb<\/em>, d\u00e9crit la chercheuse. En particulier, les scientifiques sont d\u00e9sormais en mesure de mod\u00e9liser les effets \u00e0 moyen et long terme de la croissance d\u00e9mographique et de la hausse de la consommation sur la biodiversit\u00e9, ainsi que les impacts cumul\u00e9s des \u00e9missions des gaz \u00e0 effet de serre, de l\u2019exploitation des ressources et de la pollution.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les enjeux climatiques et de biodiversit\u00e9 sont intrins\u00e8quement li\u00e9s et ne peuvent plus \u00eatre \u00e9tudi\u00e9s ind\u00e9pendamment les uns des autres\u00a0: le d\u00e9r\u00e8glement du climat ab\u00eeme les \u00e9cosyst\u00e8mes, et l\u2019effondrement des biotopes (coraux, mangroves, for\u00eats littorales\u2026) aggrave les ravages du changement climatique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R\u00e9sum\u00e9 pour les d\u00e9cideurs du rapport 2019 de l&rsquo;IPBES.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le r\u00e9sultat de cette compilation d\u2019\u00e9tudes est terrifiant\u00a0: 1 million d\u2019esp\u00e8ces vivantes sont menac\u00e9es d\u2019extinction, ce qui repr\u00e9sente un rythme de disparition jamais connu depuis 10 millions d\u2019ann\u00e9es de vie sur la Terre. Pas moins de 75\u00a0% de la surface des terres est s\u00e9rieusement endommag\u00e9e. Au point que la productivit\u00e9 de la terre d\u00e9cro\u00eet d\u00e9sormais sur pr\u00e8s d\u2019un quart de la surface du globe. 66\u00a0% des oc\u00e9ans sont de plus en plus affect\u00e9s par des effets cumul\u00e9s de d\u00e9gradation. 85\u00a0% des zones humides ont disparu. Entre 2010 et 2015, 32 millions d\u2019hectares de for\u00eats primaires ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9truits. Depuis 1870, pr\u00e8s de la moiti\u00e9 des coraux ont \u00e9t\u00e9 perdus.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aujourd\u2019hui, un quart de toutes les esp\u00e8ces animales et v\u00e9g\u00e9tales r\u00e9pertori\u00e9es sont menac\u00e9es. Partout, des vari\u00e9t\u00e9s locales de plantes et d\u2019animaux disparaissent, mena\u00e7ant gravement la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire du monde.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Certains bouleversements sont irr\u00e9versibles. <em>\u00ab\u00a0Il y a des points de basculement\u00a0\u00bb<\/em>, d\u00e9crit Yunne-Jai Shin, citant l\u2019exemple des sardines de Namibie\u00a0: surexploit\u00e9es, elles ont disparu des eaux autrefois tr\u00e8s poissonneuses du large de ce pays d&rsquo;Afrique, ont \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9es par des m\u00e9duses, qui \u00e0 leur tour entra\u00eenent une prolif\u00e9ration du phytoplancton. La masse microbienne engendr\u00e9e consomme tout l\u2019oxyg\u00e8ne pr\u00e9sent dans les eaux qui deviennent impropres \u00e0 la vie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Autre exemple, valable cette fois-ci pour l\u2019Europe et la France\u00a0: la fertilisation des sols par les engrais chimiques concentre de grandes quantit\u00e9s de phosphates et de nitrates dans les cours d\u2019eau, qui s\u2019eutrophisent, tuant une partie des esp\u00e8ces qui y habitaient.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avec insistance et une grande clart\u00e9, les auteur\u00b7ice\u00b7s du rapport mettent directement en cause les politiques de croissance \u00e9conomique comme facteur majeur de la catastrophe en cours\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Les moteurs de l\u2019\u00e9conomie ont favoris\u00e9 la croissance des activit\u00e9s \u00e9conomiques, et souvent les dommages environnementaux, au d\u00e9triment de la conservation et de la restauration de la nature.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On lit aussi que <em>\u00ab\u00a0m\u00eame si des acteurs \u00e9conomiques s\u2019opposent \u00e0 la suppression des subventions <\/em>[aux actuels modes de production \u2013 ndlr]<em> au nom de la d\u00e9fense de leurs int\u00e9r\u00eats acquis, des r\u00e9formes sont possibles pour affronter leurs d\u00e9g\u00e2ts environnementaux, prot\u00e9ger la nature et fournir des avantages \u00e9conomiques\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les scientifiques de l\u2019IPBES appellent ainsi \u00e0 un changement de paradigme \u00e9conomique. <em>\u00ab\u00a0Les objectifs de conservation et d\u2019utilisation durable de la nature ne pourront \u00eatre atteints qu\u2019au prix de la transformation des facteurs \u00e9conomiques, sociaux, politiques et technologiques.\u00a0\u00bb<\/em> En revanche le terme de <em>\u00ab\u00a0d\u00e9croissance\u00a0\u00bb<\/em>, cit\u00e9 dans une pr\u00e9c\u00e9dente version, a disparu du rapport final.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00ab\u00a0Tout vient de la main de l\u2019homme\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab\u00a0Tous les facteurs sont connect\u00e9s et tout vient de la main de l\u2019homme\u00a0\u00bb<\/em>, pr\u00e9cise Yunne-Jai Shin. Par exemple, l\u2019accroissement ph\u00e9nom\u00e9nal des esp\u00e8ces invasives (\u00e9crevisse de Floride dans les cours d\u2019eau fran\u00e7ais, \u00e9cureuil gris d\u2019Am\u00e9rique en Europe, frelons asiatiques\u2026) trouve son origine dans l\u2019intensification des flux mondiaux de transports de marchandises. D\u00e9plac\u00e9es dans des \u00e9cosyst\u00e8mes auxquelles elles ne sont pas adapt\u00e9es, elles transportent des \u00e9l\u00e9ments pathog\u00e8nes et deviennent des pr\u00e9dateurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les destructions des \u00e9cosyst\u00e8mes atteignent aujourd\u2019hui un niveau tellement important qu\u2019elles menacent les soci\u00e9t\u00e9s humaines\u00a0: <em>\u00ab\u00a0La nature n\u2019est pas uniquement une jolie chose, c\u2019est ce qui nous permet de vivre<\/em>, d\u00e9crit Yunne-Jai Shin. <em>C\u2019est l\u2019air qu\u2019on respire, l\u2019eau qu\u2019on boit, ce sont des protections contre les \u00e9v\u00e9nements climatiques extr\u00eames comme les grandes crues et les ouragans. La nature sous-tend les soci\u00e9t\u00e9s humaines. C\u2019est un apport majeur de ce rapport. En Occident et dans les pays industrialis\u00e9s, on l\u2019oublie car nous sommes d\u00e9connect\u00e9.e.s de la nature.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Philosophe de l\u2019environnement, Virginie Maris fait partie des auteur\u00b7ice\u00b7s associ\u00e9\u00b7e\u00b7s au rapport de l\u2019IPBES. \u00c0 ses yeux, l\u2019une des contributions majeures du document porte sur les injustices environnementales, intrins\u00e8quement li\u00e9es aux enjeux de biodiversit\u00e9\u00a0: <em>\u00ab\u00a0La pauvret\u00e9 produit une pression suppl\u00e9mentaire sur les milieux naturels, du fait du bois de chauffe, du braconnage, mais la d\u00e9gradation des \u00e9cosyst\u00e8mes impactent davantage les plus pauvres. Car ils d\u00e9pendent plus que les autres de l\u2019agriculture vivri\u00e8re, de cueillette, de chasse et de p\u00eache, tous ces services gratuits que rend la nature, et b\u00e9n\u00e9ficient moins que d\u2019autres des services technologiques et marchands qui peuvent s\u2019y substituer.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme lors des sessions de r\u00e9daction des rapports du GIEC, la finalisation du r\u00e9sum\u00e9 pour les d\u00e9cideurs du document de l\u2019IPBES a donn\u00e9 lieu \u00e0 d\u2019intenses batailles politiques sur le choix des mots. Car si ce sont bien des scientifiques qui valident les connaissances au c\u0153ur du rapport, les \u00c9tats en sont signataires. Leurs repr\u00e9sentant\u00b7e\u00b7s regardent donc de tr\u00e8s pr\u00e8s la terminologie employ\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ainsi dans les paragraphes alertant sur les pressions insoutenables exerc\u00e9es par la p\u00eache sur les stocks de poissons, une premi\u00e8re version du texte mettait en cause <em>\u00ab\u00a0l\u2019exploitation des ressources\u00a0\u00bb.<\/em> La version retenue parle de <em>\u00ab\u00a0surexploitation\u00a0\u00bb<\/em>, laissant ainsi penser qu\u2019une exploitation durable est possible.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019Indon\u00e9sie et le Br\u00e9sil se sont oppos\u00e9s \u00e0 la mise en cause des monoplantations et des monocultures, pourtant bien moins capables de capter le CO<sub>2<\/sub> que les for\u00eats naturelles qu\u2019elles remplacent. Autre exemple\u00a0: les \u00c9tats-Unis ont bataill\u00e9 contre la r\u00e9f\u00e9rence aux <em>\u00ab\u00a0in\u00e9galit\u00e9s de genre\u00a0\u00bb<\/em>, formulation remplac\u00e9e par la simple mention de la vuln\u00e9rabilit\u00e9 des <em>\u00ab\u00a0femmes\u00a0\u00bb<\/em> \u00e0 l\u2019\u00e9rosion de la diversit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Surtout, la France et la Chine se sont entendues pour effacer toute mention aux <em>\u00ab\u00a0droits\u00a0\u00bb<\/em> des peuples autochtones, selon un\u00b7e auteur\u00b7ice du rapport. La contribution de ces femmes et de ces hommes \u00e0 la pr\u00e9servation des \u00e9cosyst\u00e8mes ainsi que leur plus grande vuln\u00e9rabilit\u00e9 aux destructions en cours sont bien reconnues par le document officiel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les notions de <em>\u00ab\u00a0Terre m\u00e8re\u00a0\u00bb<\/em>, de <em>\u00ab\u00a0syst\u00e8mes de vie\u00a0\u00bb<\/em>, de <em>\u00ab\u00a0dons de la nature\u00a0\u00bb<\/em>, <em>\u00ab\u00a0de vivre en harmonie avec la nature\u00a0\u00bb<\/em> figurent dans le rapport de l\u2019IPBES, de fa\u00e7on bien plus explicite que dans l\u2019accord de Paris sur le climat. Mais toujours bord\u00e9es par la n\u00e9cessit\u00e9 du <em>\u00ab\u00a0respect de la l\u00e9gislation nationale\u00a0\u00bb<\/em>. La notion de <em>\u00ab\u00a0droits et int\u00e9r\u00eats\u00a0\u00bb<\/em> des peuples autochtones, pr\u00e9sente dans une pr\u00e9c\u00e9dente version du texte, a disparu de la mouture finale. Fig\u00e9 dans sa vision r\u00e9publicaniste de l\u2019universalisme, l\u2019\u00c9tat fran\u00e7ais refuse toute reconnaissance de <em>\u00ab\u00a0droits communautaires\u00a0\u00bb<\/em>, notamment en lien avec les enjeux et revendications des peuples autochtones de Guyane.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Toute la fin du r\u00e9sum\u00e9 pour les d\u00e9cideurs est consacr\u00e9e aux leviers d\u2019action. En ce sens, le message des scientifiques n\u2019est pas totalement d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9. Il n\u2019est pas trop tard pour agir. Mais cela ne peut passer que par des bouleversements des politiques \u00e9conomiques et des comportements sociaux actuels\u00a0: arr\u00eat de l\u2019artificialisation massive des terres naturelles et agricoles, forte r\u00e9duction de la consommation de prot\u00e9ines animales dans l\u2019alimentation des pays riches, lutte r\u00e9elle contre le gaspillage dans le syst\u00e8me alimentaire (jusqu\u2019\u00e0 60\u00a0% de la production mondiale des l\u00e9gumes, fruits et racines est jet\u00e9e sans avoir \u00e9t\u00e9 consomm\u00e9e).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un constat scientifique sans appel est pos\u00e9. Reste aux soci\u00e9t\u00e9s \u00e0 b\u00e2tir les r\u00e9ponses politiques adapt\u00e9es \u00e0 cette situation de grand p\u00e9ril.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Lire aussi<\/strong><\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li><u><a href=\"https:\/\/www.mediapart.fr\/journal\/international\/dossier\/la-biodiversite-en-danger-notre-dossier\">La biodiversit\u00e9 en danger, notre dossier<\/a><\/u> Par <u><a href=\"https:\/\/www.mediapart.fr\/biographie\/la-redaction-de-mediapart\">La R\u00e9daction De Mediapart<\/a><\/u><\/li>\n<li><u><a href=\"https:\/\/www.mediapart.fr\/journal\/france\/050519\/pour-le-gouvernement-trop-de-biodiversite-nuit-la-croissance\">Pour le gouvernement, trop de biodiversit\u00e9 nuit \u00e0 la croissance<\/a><\/u> Par <u><a href=\"https:\/\/www.mediapart.fr\/biographie\/jade-lindgaard\">Jade Lindgaard<\/a><\/u><\/li>\n<li><u><a href=\"https:\/\/www.mediapart.fr\/journal\/france\/020519\/un-jardin-de-roses-sous-la-menace-d-une-residence-de-luxe\">Un jardin de roses sous la menace d\u2019une r\u00e9sidence de luxe<\/a><\/u> Par <u><a href=\"https:\/\/www.mediapart.fr\/biographie\/jade-lindgaard\">Jade Lindgaard<\/a><\/u><\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-5963\" src=\"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/SalonDames-190426-18-248x300.jpg\" alt=\"\" width=\"248\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/SalonDames-190426-18-248x300.jpg 248w, https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/SalonDames-190426-18.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 248px) 100vw, 248px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019\u00e9rosion massive de la biodiversit\u00e9 menace les soci\u00e9t\u00e9s humaines<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[12],"tags":[26,34],"class_list":["post-5964","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-environnement","tag-environnement","tag-tous-ensemble"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5964","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5964"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5964\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5965,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5964\/revisions\/5965"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5964"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5964"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5964"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}