{"id":6176,"date":"2019-08-19T02:56:13","date_gmt":"2019-08-19T00:56:13","guid":{"rendered":"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/?p=6176"},"modified":"2019-08-18T07:56:53","modified_gmt":"2019-08-18T05:56:53","slug":"baies-feuilles-graines","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/2019\/08\/19\/baies-feuilles-graines\/","title":{"rendered":"Baies, feuilles, graines&#8230;"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Bienvenue dans la \u00ab\u00a0For\u00eat gourmande\u00a0\u00bb de Fabrice Desjours<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En Bourgogne, Fabrice Desjours a cr\u00e9\u00e9 sa \u00ab\u00a0For\u00eat gourmande\u00a0\u00bb, un \u00e9cosyst\u00e8me nourricier et un redoutable pi\u00e8ge \u00e0 carbone. Le r\u00eave de l\u2019ancien infirmier\u00a0: cr\u00e9er un conservatoire de semences et propager les graines fabuleuses qu\u2019il a collectionn\u00e9es lors de ses voyages.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De nombreux <em>\u00ab\u00a0peuples de la for\u00eat\u00a0\u00bb<\/em>, gr\u00e2ce \u00e0 leur interaction mill\u00e9naire avec le v\u00e9g\u00e9tal, cr\u00e9ent aux alentours des villages des syst\u00e8mes d\u2019agro-for\u00eats, apparemment sauvages mais en r\u00e9alit\u00e9 extr\u00eamement domestiqu\u00e9s, ce qu\u2019on appelle <em>\u00ab\u00a0l\u2019agriculture invisible\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En France aussi, des personnes comme Fabrice Desjours dans la Sa\u00f4ne-et-Loire tentent de mettre sur pied des for\u00eats-jardins. Fabrice est d\u2019abord un militant de l\u2019environnement\u00a0: il s\u2019est investi pendant 18 ans chez Amnesty International, plus de 20 ans chez Greenpeace et, aujourd\u2019hui, il participe \u00e0 une association de sauvegarde des oc\u00e9ans, C\u2019est Assez\u00a0[<u><a href=\"https:\/\/reporterre.net\/Baies-feuilles-graines-Bienvenue-dans-la-Foret-gourmande-de-Fabrice-Desjours#nb1\">1<\/a><\/u>]. Un stage de deux mois pour son m\u00e9moire de fin d\u2019\u00e9tudes dans les labos de l\u2019Institut national de la recherche agronomique (Inra) en tant que chercheur a suffi pour persuader Fabrice que la recherche fondamentale ne consiste plus qu\u2019\u00e0 travailler pour des lobbies industriels. Il d\u00e9cida alors de partir en voyage \u00e0 la rencontre des semences anciennes et des populations rurales qui les utilisent, se formant \u00e0 <u><a href=\"https:\/\/reporterre.net\/A-Auroville-qui-fete-ses-cinquante-ans-l-utopie-est-toujours-vivante\">Auroville en Inde<\/a><\/u> \u2014 o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 voir les jardins de Kokopelli \u2014 \u00e0 la c\u00e9l\u00e8bre ferme de Songha\u00ef au B\u00e9nin, explorant l\u2019\u00c9quateur, la Bolivie, le P\u00e9rou, le Costa-Rica, Sumatra\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Il recherchait des <u><a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Cultivar\">cultivars<\/a><\/u> inconnus mais c\u2019est pendant ces voyages qu\u2019il a rencontr\u00e9 ses premiers jardins-for\u00eats tropicaux. Comme il avait fait des \u00e9tudes d\u2019infirmier, il a pu travailler un an aux Comores dans un dispensaire de brousse avec des enfants handicap\u00e9.e.s. Ses coll\u00e8gues autochtones lui ont enseign\u00e9 l\u2019usage des plantes indig\u00e8nes, cueillant \u00e0 la machette dans la for\u00eat \u00e9corces, fleurs, feuilles. Devenu infirmier psychiatrique, Fabrice s\u2019est servi du jardin comme d\u2019un outil de soin avec ses patient.e.s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s avoir exp\u00e9riment\u00e9 avec succ\u00e8s dans un grand jardin urbain de Dijon toutes les graines qu\u2019il a ramen\u00e9es du monde entier, Fabrice choisit une p\u00e2ture \u00e0 chevaux de deux hectares et demi, en Bresse bourguignonne, proche de Louhans, \u00e0 quelques kilom\u00e8tres du lieu o\u00f9 vivait un de ses arri\u00e8re-grand-p\u00e8res. Il appr\u00e9cie particuli\u00e8rement ce pays anciennement mar\u00e9cageux et le foncier y \u00e9tait relativement peu cher \u2014 pour 150.000 euros, en 2010, il a achet\u00e9 son terrain sur lequel se trouvait une ferme traditionnelle \u00e0 restaurer \u2014 et accessible aux personnes nouvelles. Il a eu un coup de c\u0153ur pour ce pr\u00e9 qui a \u00e9t\u00e9 relativement peu compact\u00e9 par les animaux et les op\u00e9rations de fauche. Il est entour\u00e9 d\u2019un petit corridor de for\u00eat tout autour, tr\u00e8s fonctionnel au niveau biologique et faisant une enclave au milieu des grandes cultures de la Bresse. Il d\u00e9cida de s\u2019y installer et de planter les premiers fruitiers d\u00e8s le d\u00e9part en 2010, mais le sol \u00e9tait anoxique (trop compact\u00e9, il respirait mal). Pour l\u2019am\u00e9liorer, Fabrice manquait de biomasse afin de mulcher\u00a0[<u><a href=\"https:\/\/reporterre.net\/Baies-feuilles-graines-Bienvenue-dans-la-Foret-gourmande-de-Fabrice-Desjours#nb2\">2<\/a><\/u>] ou de pailler.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Dans une for\u00eat-jardin, on cueille ce dont on a besoin, laissant le reste \u00e0 la nature<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e9\u00e7u par ses premi\u00e8res difficult\u00e9s \u00e0 faire pousser arbres et l\u00e9gumes (alors qu\u2019il r\u00e9ussissait tr\u00e8s bien en ville), il observa la for\u00eat alentour\u00a0: sans entretien, elle produit \u00e9norm\u00e9ment de biomasse, contr\u00f4le ses ravageurs et est productive (noix, noisettes, baies, etc.). Se rem\u00e9morant tout ce qu\u2019il avait d\u00e9couvert sur les jardins-for\u00eats exotiques, il comprit alors l\u2019int\u00e9r\u00eat de cr\u00e9er un paysage complexe, p\u00e9renne, dans lequel on se prom\u00e8ne et qu\u2019on habite tout en entretenant simplement les sentiers, et dans lequel on peut cueillir ce dont on a besoin, laissant le reste \u00e0 la nature. Or \u00e0 l\u2019\u00e9poque il n\u2019existait pratiquement rien sur les jardins-for\u00eats en climat temp\u00e9r\u00e9. \u00c0 l\u2019\u00e9poque, Fabrice ne connaissait rien \u00e0 la permaculture. Pour lui, les techniques des peuples premiers d\u2019Europe, d\u2019Oc\u00e9anie et d\u2019Afrique \u00e9taient l\u2019enseignement capital.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Inspir\u00e9 par ce qu\u2019il avait d\u00e9couvert et compris sous les tropiques, il d\u00e9cida de reproduire en climat temp\u00e9r\u00e9, avec une palette v\u00e9g\u00e9tale adapt\u00e9e, la for\u00eat-jardin en structure multi-\u00e9tag\u00e9e. C\u2019est-\u00e0-dire avec une strate de canop\u00e9e, une strate arborescente, une plus petite buissonnante et une encore plus petite herbac\u00e9e, accompagn\u00e9es d\u2019une strate de plantes grimpantes et, lorsque c\u2019\u00e9tait possible, un paysage aquatique fourni en nombre de plantes comestibles qui appr\u00e9cient les zones humides.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Fabrice \u00e9tait revenu de ses voyages avec plus de 4.000 semences, qu\u2019il conserve dans des cong\u00e9lateurs. Son grand r\u00eave\u00a0: cr\u00e9er sur son lieu un conservatoire de semences et propager les graines fabuleuses qu\u2019il a collectionn\u00e9. Il s\u2019agit de sauver la biodiversit\u00e9 potag\u00e8re et comestible, de cr\u00e9er une nouvelle diversit\u00e9, de les croiser peut-\u00eatre avec des vari\u00e9t\u00e9s plus adapt\u00e9es aux sols de climat temp\u00e9r\u00e9 mais aussi aux changements climatiques qui s\u2019annoncent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>On doit cr\u00e9er de nouvelles vari\u00e9t\u00e9s capables de s\u2019adapter au changement climatique<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Fabrice consid\u00e8re que nous sommes tous et toutes fondamentalement paysan.ne.s, nous avons tous et toutes un devoir par rapport aux plantes qui nous nourrissent. Il faut reprendre le pouvoir sur notre nourriture. Un des r\u00f4les fondamentaux des paysan.ne.s du monde entier autrefois \u00e9tait celui de la cr\u00e9ation vari\u00e9tale. Ils mettaient au point de fa\u00e7on empirique et intuitive des cultivars adapt\u00e9s \u00e0 leur sol, r\u00f4le repris depuis \u00e0 peine quelques d\u00e9cennies par les expert.e.s de la recherche agronomique. Il est indispensable de se remettre \u00e0 cr\u00e9er de la diversit\u00e9. N\u2019importe qui peut le faire et c\u2019est un message qu\u2019il tient \u00e0 faire passer dans ses formations\u00a0: il faut se r\u00e9approprier le r\u00f4le de paysan.n.e. On doit cr\u00e9er de nouvelles vari\u00e9t\u00e9s capables de s\u2019adapter aux changements climatiques, endiguer l\u2019\u00e9rosion g\u00e9n\u00e9tique\u00a0: les boutures, les greffages, c\u2019est tr\u00e8s bien mais le plus important est ce travail de cr\u00e9ation vari\u00e9tale, restaurer sa souverainet\u00e9 et son autonomie alimentaire pour lutter contre la sixi\u00e8me extinction des esp\u00e8ces cultiv\u00e9es et de la biodiversit\u00e9 sauvage en cours.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pendant deux ans, il d\u00e9cida de laisser pousser et de planter des vari\u00e9t\u00e9s pionni\u00e8res ou non (saules, aulnes, bouleaux, ch\u00eanes, \u00e9rables, etc.), qu\u2019il nomma AFI (architecturales, fertilisantes et ing\u00e9nieures). Ces esp\u00e8ces cr\u00e9ent rapidement sur le terrain des s\u00e9quences de plantation qui recr\u00e9ent l\u2019architecture de la for\u00eat, sont brise-vent, installent un micro-climat, de la fertilisation, un r\u00e9servoir de biomasse par leurs feuilles et leurs branches, d\u2019habitat et de nourriture pour la faune associ\u00e9e. Cette trame v\u00e9g\u00e9tale va pr\u00e9parer le terrain et permettre ensuite l\u2019installation de cultivars comestibles du monde entier dont Fabrice va suivre l\u2019\u00e9volution, et de fruitiers plus classiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Un des premiers pionniers de la for\u00eat comestible en Europe est Robert Hart qui, en 1960, a cr\u00e9\u00e9 un petit jardin-for\u00eat sur 500 m<sup>2<\/sup> en Angleterre. Un de ses successeurs les plus connus est Martin Crawford, \u00e9galement en Angleterre, sans oublier <u><a href=\"https:\/\/reporterre.net\/Le-jardin-des-Fraternites-ouvrieres-un-petit-paradis-de-permaculture-et-de\">le jardin de Mouscron en Belgique<\/a><\/u>. Un des plus anciens jardin-for\u00eat, cr\u00e9\u00e9 il y a 23 ans, se trouve en Nouvelle-Z\u00e9lande \u00e0 Riverton mais on trouve aujourd\u2019hui de formidables projets \u00e0 Ta\u00efwan (jardin-for\u00eat urbain collectif), \u00e0 Vancouver (un verger urbain) ou encore <u><a href=\"https:\/\/beaconfoodforest.org\/\">The Beacon Food Forest<\/a><\/u> \u00e0 Seattle, pour ne citer que les plus connus. En France, des chercheuses et chercheurs ind\u00e9pendant.e.s comme Franck Nathi\u00e9 ou la <u><a href=\"https:\/\/reporterre.net\/Irene-et-Fabrice-autonomes-dans-un\">ferme de Sourrou<\/a><\/u> tentent de partager depuis quelques ann\u00e9es leur vision de la for\u00eat nourrici\u00e8re, et dans les laboratoires des chercheuses et chercheurs se passionnent pour les interactions arbres-champignons ou la biodiversit\u00e9 des sols.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Il existe un grand nombre de jardins-for\u00eats possibles. Dans l\u2019id\u00e9al, c\u2019est un lieu avec le moins d\u2019intervention humaine possible, plus \u00e9cocentr\u00e9 (tourn\u00e9 vers le vivant) qu\u2019anthropocentr\u00e9 (au service de l\u2019humain), o\u00f9 le sauvage peut revenir et o\u00f9 l\u2019on peut y manger (baies, feuilles, fruits, graines\u2026). Chaque jardin-for\u00eat est unique, chaque conception est unique, c\u2019est le reflet de son cr\u00e9ateur, espace de cr\u00e9ativit\u00e9, de bien-\u00eatre, de bonheur, de d\u00e9tente, de loisir, de connexion \u00e0 la spiritualit\u00e9, d\u2019autonomie, de partage, de beaut\u00e9, de production de biomasse. Qu\u2019on l\u2019appelle jardin-for\u00eat, for\u00eat comestible ou nourrici\u00e8re, verger potager ou pr\u00e9 verger, c\u2019est le paysage agricole le plus efficient pour stocker du carbone et donc emp\u00eacher, ou au moins tamponner, le d\u00e9r\u00e8glement climatique\u00a0: un hectare, au bout de 25 ans, pourrait stocker autour de 250 tonnes d\u2019\u00e9quivalent carbone (dans le sol et dans la v\u00e9g\u00e9tation), ce qui est gigantesque\u00a0! Et la biodiversit\u00e9 (de la bact\u00e9rie aux chevreuils) revient\u00a0: ph\u00e9nom\u00e8ne vertueux\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les visites de la <u><a href=\"http:\/\/foretgourmande.fr\">For\u00eat gourmande<\/a><\/u> de Fabrice et les formations qu\u2019il propose sur le jardin-for\u00eat lui permettent de partager ses convictions depuis le d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e 2018. Il a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019arr\u00eater son m\u00e9tier d\u2019infirmier et se consacre d\u00e9sormais corps et \u00e2me \u00e0 sa for\u00eat, \u00e0 la p\u00e9pini\u00e8re qui s\u2019installe gr\u00e2ce au r\u00e9seau de passionn\u00e9.e.s qui le rejoignent chaque mois, \u00e0 sa femme et \u00e0 ses deux petits gar\u00e7ons. Le projet est en effet devenu familial. Sa femme a acquis une autre parcelle pour tester un type diff\u00e9rent de for\u00eat plus ax\u00e9 sur les l\u00e9gumes, un particulier lui pr\u00eate sa for\u00eat un peu plus loin pour tester l\u2019introduction de vari\u00e9t\u00e9s comestibles dans une for\u00eat classique. Il devrait bient\u00f4t am\u00e9nager sa for\u00eat-jardin pour l\u2019ouvrir aux visites des \u00e9coles, tout en continuant \u00e0 former des <u><a href=\"https:\/\/www.geo.fr\/aventure\/le-woofing-une-nouvelle-facon-de-travailler-pour-voyager-a-letranger-a-petit-prix-193213\">woofeuses et woofeurs<\/a><\/u> et en assurant de nombreuses prestations \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur\u00a0: en effet, les sollicitations se font de plus en plus nombreuses.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0[<u><a href=\"https:\/\/reporterre.net\/Baies-feuilles-graines-Bienvenue-dans-la-Foret-gourmande-de-Fabrice-Desjours#nh1\">1<\/a><\/u>]\u00a0Pour l\u2019association <u><a href=\"http:\/\/www.cestassez.fr\">C\u2019est assez<\/a><\/u>, le probl\u00e8me num\u00e9ro un n\u2019est pas la surp\u00eache catastrophique ou la pollution dramatique par le plastique, mais l\u2019acidification des oc\u00e9ans caus\u00e9e par la quantit\u00e9 de CO<sub>2<\/sub> que la civilisation humaine rel\u00e2che dans l\u2019atmosph\u00e8re. La derni\u00e8re fois que cela est arriv\u00e9 dans l\u2019histoire de la Terre, 90\u00a0% des formes de vies marines sont mortes\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">[<u><a href=\"https:\/\/reporterre.net\/Baies-feuilles-graines-Bienvenue-dans-la-Foret-gourmande-de-Fabrice-Desjours#nh2\">2<\/a><\/u>]\u00a0Le mulch est une couverture de sol utilis\u00e9e en permaculture qui aide \u00e0 fertiliser le sol. Elle peut \u00eatre min\u00e9rale, issue de v\u00e9g\u00e9taux ou de mati\u00e8res animales, et m\u00eame \u00eatre vivante, via des plantations.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">reporterre.net\u00a0: article dat\u00e9 du 1<sup>er<\/sup> juillet 2019<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bienvenue dans la \u00ab\u00a0For\u00eat gourmande\u00a0\u00bb de Fabrice Desjours<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-6176","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6176","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6176"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6176\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6177,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6176\/revisions\/6177"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6176"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6176"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6176"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}