{"id":6336,"date":"2019-10-12T05:00:50","date_gmt":"2019-10-12T03:00:50","guid":{"rendered":"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/?p=6336"},"modified":"2019-10-12T05:27:59","modified_gmt":"2019-10-12T03:27:59","slug":"prise-de-terres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/2019\/10\/12\/prise-de-terres\/","title":{"rendered":"Prise de terre(s)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Notre-Dame-des-Landes, \u00e9t\u00e9 2019<\/strong><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avant la mobilisation du 26 octobre, voici ici un texte assez cons\u00e9quent qui s&rsquo;attache exposer une vision des enjeux politiques et existentiels de la zad au pr\u00e9sent.<br \/>\nIl est aussi lisible ici avec des images et cartes :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><u><a href=\"https:\/\/lundi.am\/ZAD\">https:\/\/lundi.am\/ZAD<\/a><\/u><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">ou en pdf :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><u><a href=\"https:\/\/lundi.am\/IMG\/pdf\/ete_livret_nb.pdf\">https:\/\/lundi.am\/IMG\/pdf\/ete_livret_nb.pdf<\/a><\/u><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>************\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 *******<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Nous sommes des personnes qui ont choisi de rester vivre dans le bocage de Notre-Dame-des-Landes apr\u00e8s des ann\u00e9es de batailles et d\u2019occupation. Si nous sommes \u00e0 jamais enracin\u00e9s ici-l\u00e0, c\u2019est que nous avons \u00e9t\u00e9 poss\u00e9d\u00e9s par cette lutte. Nous n\u2019imaginions pas une seconde quitter celles et ceux qui nous ont appel\u00e9 \u00e0 venir vivre ici. Parce que nous continuons d\u2019\u00e9prouver une exp\u00e9rience fonci\u00e8rement communiste sur ces terres promises du mouvement.<br \/>\nCinq ans apr\u00e8s \u00ab\u00a0De la ZAD aux Communaux\u00a0\u00bb, ce texte cherche \u00e0 revenir sur les questions fonci\u00e8res qui se posent \u00e0 nous, \u00e0 penser notre rapport aux terres et \u00e0 la Terre, \u00e0 continuer d\u2019explorer l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une communisation du bocage. Si l\u2019\u00e9tat et les inquisiteurs de la radicalit\u00e9 abstraite affirment de concert que tout est fini, c\u2019est bien que quelque chose se prolonge. Quelque chose de profond\u00e9ment r\u00e9tif aux carcans binaires dans lesquels ils sont enferr\u00e9s\u00a0: violence vs non violence, l\u00e9gal vs ill\u00e9gal, radical vs populaire, offensive vs alternative.<br \/>\nSe d\u00e9partir de l\u2019id\u00e9ologie pour apprendre de l\u2019exp\u00e9rience. Opposer \u00e0 la rassurante clart\u00e9 des mod\u00e8les (qu\u2019ils soient politiques, \u00e9conomiques, scientifiques, moraux), l\u2019opacit\u00e9 d\u2019exp\u00e9riences singuli\u00e8res et impr\u00e9dictibles. Refuser de r\u00e9duire l\u2019inconnaissable \u00e0 un syst\u00e8me de transparences apaisantes. Consentir \u00e0 se jeter \u00e0 corps perdu dans l\u2019inconnu. Pour tous les doctes &#8211; \u00e9pris de formes id\u00e9ales \u2013 l\u2019exp\u00e9rience politique est toujours jug\u00e9e \u00e0 l\u2019aune de ses imperfections, de ses \u00e9carts vis-\u00e0-vis des absolus, plut\u00f4t que d\u2019\u00eatre pleinement v\u00e9cue dans toutes ses potentialit\u00e9s.<br \/>\nPrendre de la hauteur, du recul. Sortir de la m\u00e9diocrit\u00e9 sentencieuse du commentaire. Revenir sur nos hypoth\u00e8ses. D\u00e9plier nos projections. Chercher \u00e0 retranscrire ce que nous vivons sur la ZAD et que nous traduisons laborieusement et par n\u00e9cessit\u00e9 dans l\u2019\u00e9criture. Parler depuis des gestes, des tentatives, des mises en jeu existentielles, des choix strat\u00e9giques&#8230; Percer le voile des clich\u00e9s pour partager l\u2019exp\u00e9rience nue d\u2019un mouvement intense et complexe\u00a0: entre-lacs d\u2019impuissance et de puissance, d\u2019inimiti\u00e9s profondes et d\u2019amiti\u00e9s sublimes, de d\u00e9faites et de victoires, de lib\u00e9ralisme obtus et de communisation en acte.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0La soci\u00e9t\u00e9 ne peut \u00eatre que capitaliste car les masses sont sans terre. La terre n\u2019est pas du capital, c\u2019est une chose toute diff\u00e9rente. La terre, d\u2019o\u00f9 vient tout ce que l\u2019industrie ensuite transforme et d\u2019o\u00f9 viennent toutes nos denr\u00e9es alimentaires, est une partie de la nature, comme l\u2019air que nous respirons, comme la lumi\u00e8re et la chaleur sans lesquelles il ne peut y avoir de vie. Comme l\u2019air et la lumi\u00e8re, la terre et l\u2019eau doivent \u00eatre libres. Cela, les hommes l\u2019ont toujours su et le sauront toujours.\u00a0\u00bb<br \/>\nGustav Landauer<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Depuis les origines, la question fonci\u00e8re est au c\u0153ur de la bataille \u00e0 Notre-Dame-des-Landes. Le mouvement puise ses racines, en 1974, dans la d\u00e9fense par les paysans-travailleurs de la terre, consid\u00e9r\u00e9e alors comme un \u00ab\u00a0outil de travail\u00a0\u00bb. Quarante cinq ans plus tard, la perspective qui nous anime est celle d\u2019une reprise en main de l\u2019ensemble du foncier (terres agricoles, b\u00e2timents, friches et for\u00eats) par les habitants et les paysans. Une reprise en main collective pour arracher les terres et la Terre \u00e0 la d\u00e9vastation capitaliste&#8230; Se battre, encore et toujours, pour r\u00e9inventer les communaux&#8230;<br \/>\nAujourd\u2019hui le projet d\u2019a\u00e9roport est d\u00e9finitivement enterr\u00e9, gr\u00e2ce \u00e0 des ann\u00e9es de lutte acharn\u00e9e. Apr\u00e8s un an de tourmentes marqu\u00e9 par une op\u00e9ration contre-insurrectionnelle in\u00e9dite conjuguant offensive militaire et administrative\u00a0; nous continuons inlassablement de creuser le sillon qui m\u00e8ne de la lutte victorieuse contre l\u2019a\u00e9roport \u00e0 celle pour la d\u00e9fense du bocage et de la Terre comme biens communs&#8230;<\/p>\n<ol style=\"text-align: justify;\">\n<li><strong> FONCI\u00c8REMENT D\u00c9TERMIN\u00c9S \u00c0 POURSUIVRE ENSEMBLE<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 17\u00a0janvier 2018, nous avons arrach\u00e9 une victoire historique contre la destruction de 1400 hectares de terres, et bien plus encore si l\u2019on songe \u00e0 l\u2019urbanisation qu\u2019aurait irr\u00e9m\u00e9diablement engendr\u00e9 la construction de l\u2019ex-futur a\u00e9roport&#8230;<br \/>\nAujourd\u2019hui, malgr\u00e9 l\u2019abandon d\u00e9finitif du projet, il reste tant de raisons de se battre pour ces terres de bocage, t\u00eate de bassin versant d\u2019Erdre-et-Gesvres\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0les d\u00e9fendre contre l\u2019accaparement, la concentration capitalistique qui prend aujourd\u2019hui la forme d\u2019une course effr\u00e9n\u00e9e \u00e0 l\u2019agrandissement des fermes, d\u2019une fuite en avant qui pr\u00e9cipite le remplacement de la classe paysanne par une poign\u00e9e d\u2019agro-entrepreneurs g\u00e9rant des centaines d\u2019hectares depuis leur smartphone.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0les d\u00e9fendre contre l\u2019agriculture industrielle, avec tout ce qu\u2019elle implique de pratiques d\u00e9vastatrices\u00a0: usages de pesticides, arasement des haies, destruction du vivant, maltraitance animale, m\u00e9canisation-robotisation toujours plus intenses, atomisation, ali\u00e9nation et empoisonnement des agriculteurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0les d\u00e9fendre contre, mais aussi et surtout les d\u00e9fendre pour y exp\u00e9rimenter des usages communs qui rendent possible l\u2019autonomie des habitants et des paysans dans une relation symbiotique plut\u00f4t que dans un rapport d\u2019exploitation avec la terre et les \u00eatres vivants qui la peuplent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est une seconde manche de la lutte qui s\u2019engage. Une bataille pour la d\u00e9fense et la mise en commun de ces terres sauv\u00e9es in extremis du b\u00e9tonnage. Une bataille qui prolonge en m\u00eame temps qu\u2019elle d\u00e9passe ce qui s\u2019est v\u00e9cu par le pass\u00e9 sur la ZAD. Aujourd\u2019hui comme hier, la question fonci\u00e8re &#8211; celle de l\u2019acc\u00e8s et de l\u2019usage de la terre &#8211; est une question politique cruciale.<br \/>\nC\u2019est le n\u0153ud entre d\u2019une part, la guerre sociale pour la r\u00e9appropriation des outils de production, des moyens de subsistance\u00a0; et d\u2019autre part la guerre territoriale pour d\u00e9fendre et prendre soin du monde fragile que nous habitons et dont tout laisse \u00e0 penser qu\u2019il est au bord de l\u2019\u00e9puisement. La question fonci\u00e8re est au c\u0153ur de la question r\u00e9volutionnaire. \u00e0 la crois\u00e9e de la fin du monde et de la fin du mois, du soul\u00e8vement des gilets jaunes et de la jeunesse qui s\u2019agite pour le climat, il y a la r\u00e9appropriation et la d\u00e9fense de la terre comme bien commun.<br \/>\nL\u2019\u00e9quation fonci\u00e8re est vertigineuse. La surface agricole repr\u00e9sente 50\u00a0% de la surface du territoire national. Dans les dix ans qui viennent, en raison du vieillissement des agriculteurs, la moiti\u00e9 des fermes en France vont changer de main\u00a0: soit un quart du territoire national qui se \u00ab\u00a0lib\u00e8re\u00a0\u00bb\u00a0! Il s\u2019agit de nos champs, nos prairies, nos marais, nos alpages et nos bocages. Une vaste zone \u00e0 reprendre, \u00e0 d\u00e9fendre, \u00e0 \u00e9tendre.<br \/>\n\u00e0 d\u00e9faut d\u2019une dynamique de reprise des terres combinant occupations sauvages et installations collectives, ces terres iront soit \u00e0 l\u2019agrandissement des exploitations industrielles, soit \u00e0 de nouvelles constructions. Il y a urgence. L\u2019\u00e9tau se resserre. Chaque ann\u00e9e en France, pr\u00e8s de 80 000 hectares sont engloutis sous le b\u00e9ton, tandis que les m\u00e9ga-exploitations agricoles ne cessent de cro\u00eetre. En 2013 3,1\u00a0% des exploitations concentraient \u00e0 elles seules la moiti\u00e9 des terres agricoles de l\u2019Union Europ\u00e9enne\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous vivons un tournant historique dans l\u2019appropriation capitaliste des terres et la d\u00e9vastation du monde. Si rien ne vient enrayer la tendance, la prochaine g\u00e9n\u00e9ration sera irr\u00e9m\u00e9diablement d\u00e9poss\u00e9d\u00e9e des derniers savoirs-faire paysans et par cons\u00e9quent absolument d\u00e9pendante de l\u2019agro-industrie pour subvenir \u00e0 ses besoins fondamentaux. La suivante habitera un d\u00e9sert. En France, pr\u00e8s d\u2019un tiers des oiseaux des champs ont disparu ces quinze derni\u00e8res ann\u00e9es&#8230;<br \/>\nDans ce moment charni\u00e8re, nous pensons que l\u2019exp\u00e9rience de la ZAD ne peut se r\u00e9duire \u00e0 un pr\u00e9c\u00e9dent victorieux de lutte contre un a\u00e9roport. Elle doit se prolonger et contribuer \u2013 \u00e0 sa mesure &#8211; \u00e0 l\u2019impulsion d\u2019une dynamique de reprise des terres agricoles et de mise en commun du foncier par des exp\u00e9riences paysannes collectives intimement reli\u00e9es aux luttes sociales en cours. Plus que jamais, nous avons besoin de communiser les terres pour b\u00e2tir des formes cons\u00e9quentes d\u2019autonomie politique et mat\u00e9rielle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0La raison pour laquelle notre \u00e9poque est si pesante, si st\u00e9rile, si d\u00e9chir\u00e9e et si malheureuse, c\u2019est que nous sommes enferm\u00e9s dans notre passivit\u00e9 depuis trop longtemps, que nous avons trop longtemps diff\u00e9r\u00e9 l\u2019accomplissement de notre t\u00e2che qui est de r\u00e9partir la possession du sol entre les habitants.\u00a0\u00bb<br \/>\nGustav Landauer<\/p>\n<ol style=\"text-align: justify;\">\n<li><strong> \u00c0 JAMAIS ANCR\u00c9S DANS LE BOCAGE<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour rappel, nous occupions environ 200 hectares de terres agricoles avant l\u2019abandon du projet d\u2019a\u00e9roport, les installations issues de la lutte se d\u00e9ploient sur 310 hectares aujourd\u2019hui. Les Conventions d\u2019Occupation Pr\u00e9caire que nous avons sign\u00e9es sur ces terres sont pour la plupart transform\u00e9es en baux de fermage de neuf ans, ou en instance de l\u2019\u00eatre. Si nous avons pu arracher d\u00e9finitivement ces terres apr\u00e8s des ann\u00e9es de lutte, c\u2019est en partie gr\u00e2ce \u00e0 une strat\u00e9gie collective d\u2019installations officielles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce sont ces installations qui nous ont permis de mettre un pied dans la porte, de soutenir un rapport de force en acc\u00e9dant d\u00e9finitivement \u00e0 la terre par le statut du fermage. Souvenons-nous que ce statut fut arrach\u00e9 nagu\u00e8re de haute lutte par les r\u00e9sistances paysannes contre les propri\u00e9taires terriens. Il est extr\u00eamement protecteur pour l\u2019usager et nous pr\u00e9munit fortement d\u2019\u00e9ventuels risques d\u2019expulsion pour les d\u00e9cennies \u00e0 venir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si nous sommes sortis de l\u2019expulsabilit\u00e9 permanente du squat pour se projeter \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des d\u00e9cennies \u00e0 venir, passer d\u2019une pratique paysanne irr\u00e9guli\u00e8re \u00e0 des installations l\u00e9gales n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 une d\u00e9cision facile. Se confronter \u00e0 des imp\u00e9ratifs de viabilit\u00e9 \u00e9conomique, s\u2019exposer aux contr\u00f4les, demander la Dotation Jeune Agriculteur, les aides PAC, le label bio. Mettre le doigt dans l\u2019engrenage kafka\u00efen de l\u2019administration agricole&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quelques camarades de lutte avaient d\u00e9j\u00e0 fait ce choix des ann\u00e9es avant l\u2019abandon, accompagn\u00e9s en ce sens par la com- mission installation de COPAIN. Pour notre part, si nous avons d\u00fb le faire au printemps dernier, ce n\u2019est ni de ga\u00eet\u00e9 de c\u0153ur, ni parce que nous voulons devenir des \u00ab\u00a0exploitants agricoles\u00a0\u00bb comme les autres.<br \/>\nC\u2019est d\u2019abord pour mettre un terme \u00e0 l\u2019op\u00e9ration d\u2019expulsion du printemps 2018, pour prot\u00e9ger les maisons, fermes et ateliers de la ZAD, ainsi que toutes les activit\u00e9s subversives qui continuent aujourd\u2019hui de s\u2019y d\u00e9ployer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour rendre possible l\u2019acc\u00e8s collectif au foncier du plus grand nombre, il fallait que quelques-uns jouent \u00e0 fond le jeu du \u00ab\u00a0jeune paysan qui s\u2019installe\u00a0\u00bb. C\u2019est parce que certains parmi nous ont entam\u00e9 individuellement le parcours d\u2019installation officielle que nous avons encore aujourd\u2019hui les terres qui nous permettent de prolonger des exp\u00e9riences d\u2019agriculture collective. C\u2019est enfin et surtout pour \u00eatre en position de soutenir effectivement le rapport de force face aux app\u00e9tits des exploitants cumulards. Nous sommes donn\u00e9s les moyens d\u2019\u00eatre prioritaires \u00e0 l\u2019acc\u00e8s au foncier, de peser sur la situation pour arracher plus de terres.<\/p>\n<p>Ce choix de l\u2019installation paysanne, nous avons parfaitement conscience des risques qu\u2019il comporte, mais nous misons sur la force, l\u2019ing\u00e9niosit\u00e9 et la r\u00e9sistance de nos collectifs pour d\u00e9jouer l\u2019individualisation et la normalisation qu\u2019il pourrait induire. L\u2019exp\u00e9rimentation permanente de multiples formes de travail en commun est selon nous le meilleur garde-fou pour d\u00e9jouer ces tendances.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La suite avec les titres suivants\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>III. NULLE TERRE SANS GUERRE<\/strong><\/p>\n<ol style=\"text-align: justify;\">\n<li><strong> HABITER LA TERRE<\/strong><\/li>\n<li><strong> PASTORALISME ET \u00c9COLOGIE BOCAG\u00c8RE<\/strong><\/li>\n<li><strong> L\u2019\u00c9CHO DU LOGIS<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>VII. ABRAKADABOIS\u00a0!<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>VIII. TOUJOURS \u00c0 FOND\u00a0!<\/strong><\/p>\n<ol style=\"text-align: justify;\">\n<li><strong> US ET COUTUMES<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>X COMMUNAUT\u00c9S<\/strong><\/p>\n<ol style=\"text-align: justify;\">\n<li><strong> COMMUNISATION\u00a0?<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>XII. PRISE DE FORCE<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Dans une lueur cr\u00e9pusculaire, ne sachant pas si c\u2019est la nuit qui vient ou si c\u2019est un nouveau jour qui se l\u00e8ve, alors que toutes les th\u00e9ories de l\u2019\u00e9volution pr\u00e9disent la tomb\u00e9e de la nuit, une petite \u00e9tincelle que nous portons en nous continue, en silence et avec obstination, d\u2019annoncer une nouvelle aurore.\u00a0\u00bb Martin Buber<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Notre-Dame-des-Landes, \u00e9t\u00e9 2019<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-6336","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6336","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6336"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6336\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6337,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6336\/revisions\/6337"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6336"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6336"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6336"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}