{"id":6694,"date":"2020-01-30T02:37:51","date_gmt":"2020-01-30T01:37:51","guid":{"rendered":"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/?p=6694"},"modified":"2020-01-27T13:40:19","modified_gmt":"2020-01-27T12:40:19","slug":"la-liberte-a-lepreuve-du-desastre-ecologique%e2%80%a8","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/2020\/01\/30\/la-liberte-a-lepreuve-du-desastre-ecologique%e2%80%a8\/","title":{"rendered":"La libert\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9preuve du d\u00e9sastre \u00e9cologique\u2028"},"content":{"rendered":"<h2 style=\"text-align: justify;\">Fabien \u00a0Escalona a \u00e9crit sur son blog de mediapart un article sur Pierre Charbonnier.<\/h2>\n<p><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019aime un peu. Je pr\u00e9f\u00e8re de beaucoup ce qu\u2019a \u00e9crit Olivier Cardi\u00e8res sur <em>partage-le.com<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*************\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 ************<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">R\u00e9sum\u00e9 de l\u2019article de Fabien Escalona<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans un livre ambitieux, <em>Abondance et libert\u00e9<\/em>, le philosophe Pierre Charbonnier appelle \u00e0 sauver le projet d\u00e9mocratique en le d\u00e9couplant de notre mode de vie destructeur. La t\u00e2che est immense, tant nos imaginaires et nos institutions ont \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9es par le pacte entre croissance et autonomie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La totalit\u00e9 de l\u2019article\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/www.mediapart.fr\/journal\/culture-idees\/120120\/la-liberte-l-epreuve-du-desastre-ecologique\">https:\/\/www.mediapart.fr\/journal\/culture-idees\/120120\/la-liberte-l-epreuve-du-desastre-ecologique<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">***********\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 **************<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Pierre Charbonnier ou le triomphe de l\u2019opportunisme<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Plusieurs invitations coup sur coup dans les studios de France Culture et de France Inter, un long compte rendu \u00e9logieux dans <em>Le Monde, <\/em>un autre dans <em>T\u00e9l\u00e9rama<\/em>, une double page dans <em>L\u2019Obs<\/em> et dans <em>Lib\u00e9<\/em>, et sans doute bien d\u2019autres \u00e9loges en perspective\u202f; la \u00ab\u00a0grande\u00a0\u00bb presse ne nous avait pas habitu\u00e9s \u00e0 tant de dithyrambes \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la pens\u00e9e \u00e9cologiste. Or c\u2019est aujourd\u2019hui un v\u00e9ritable concert de louanges qu\u2019elle entonne en ch\u0153ur pour c\u00e9l\u00e9brer la parution du livre <em>Abondance et libert\u00e9 <\/em>de Pierre Charbonnier, chercheur au CNRS \u00e0 la trajectoire acad\u00e9mique exemplaire (normalien, agr\u00e9g\u00e9 de philosophie), et depuis longtemps adoub\u00e9 par les pontes des humanit\u00e9s environnementales au sein du monde acad\u00e9mique fran\u00e7ais (Catherine Larr\u00e8re, Philippe Descola, Bruno Latour, etc). <em>Lib\u00e9ration, <\/em>jamais avare de formules tape-\u00e0-l\u2019\u0153il, parle m\u00eame d\u2019un \u00ab\u00a0\u00e9lectrochoc \u00e9colo\u00a0\u00bb \u00e0 son propos, tandis que le politologue Fran\u00e7ois G\u00e9menne \u00e9voque sur son compte Twitter \u00ab\u00a0le livre dont tout le monde parle et dont tout le monde va bient\u00f4t parler\u00a0\u00bb. Mais quelle est donc cette r\u00e9volution qui a couv\u00e9 en silence dans les couloirs feutr\u00e9s du CNRS avant d\u2019\u00e9clater au grand jour sous la plume de notre chercheur, que<em> Lib\u00e9<\/em> pr\u00e9sente comme la \u00ab\u00a0nouvelle t\u00eate pensante de l\u2019\u00e9cologie politique\u00a0\u00bb (!!)\u202f?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La premi\u00e8re ambition affich\u00e9e par l\u2019auteur est d\u2019ordre m\u00e9thodologique\u202f; il entend promouvoir une <em>histoire environnementale des id\u00e9es politiques<\/em>, qu\u2019il ne faut pas confondre avec la d\u00e9marche g\u00e9n\u00e9alogique traditionnellement associ\u00e9e \u00e0 la pens\u00e9e \u00e9cologiste. Il ne s\u2019agit pas pour Charbonnier de rechercher la cause historique de la crise \u00e9cologique, comme l\u2019ont fait chacun(e) \u00e0 sa fa\u00e7on l\u2019\u00e9thique environnementale, l\u2019\u00e9co-marxisme, l\u2019\u00e9cologie sociale ou le primitivisme, en l\u2019attribuant respectivement \u00e0 la r\u00e9duction de la nature \u00e0 sa valeur instrumentale, \u00e0 l\u2019accumulation du Capital, \u00e0 l\u2019instauration des hi\u00e9rarchies sociales et \u00e0 la r\u00e9volution n\u00e9olithique. Il ne s\u2019agit pas non plus pour lui de retracer la lente \u00e9closion d\u2019une \u00e9thique et d\u2019une politique respectueuse du monde non humain au sein de la pens\u00e9e moderne, notamment anarchiste et socialiste, comme s\u2019est r\u00e9cemment employ\u00e9 \u00e0 le faire le philosophe Serge Audier dans <em>La soci\u00e9t\u00e9 \u00e9cologique et ses ennemis <\/em>puis dans <em>L\u2019\u00e2ge productiviste, <\/em>mais plut\u00f4t de reconstituer la fa\u00e7on dont les dimensions spatiales et mat\u00e9rielles \u2013 g\u00e9o-\u00e9cologiques (ce qu\u2019il nomme les \u00ab\u00a0affordances de la terre\u00a0\u00bb) \u2013 de l\u2019organisation sociale ont \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9es \u00e0 la pens\u00e9e politique occidentale du 17e si\u00e8cle \u00e0 nos jours, y compris chez des auteurs qui n\u2019ont pas brill\u00e9 par leur \u00ab\u00a0amour\u00a0\u00bb de la nature.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019on voit ainsi d\u00e9filer au fil des pages et des chapitres certains des plus grands noms de la pens\u00e9e moderne \u2013 de Locke \u00e0 Marcuse en passant par Smith, Tocqueville, Proudhon, Durkheim, Saint-Simon, Veblen, Marx ou encore Polanyi \u2013, dont les \u0153uvres sont examin\u00e9es \u00e0 nouveaux frais, \u00e0 l\u2019aune de ce parti pris m\u00e9thodologique in\u00e9dit. Sous des modalit\u00e9s diff\u00e9rentes selon leur \u00e9poque et leur sensibilit\u00e9 politique, ceux-ci ont tous postul\u00e9 l\u2019existence d\u2019un lien, et c\u2019est l\u00e0 la th\u00e8se centrale du livre, entre abondance et libert\u00e9. Ou pour le dire autrement\u00a0: entre la capacit\u00e9 des soci\u00e9t\u00e9s \u00e0 s\u2019extraire des contingences impos\u00e9es par la nature pour accro\u00eetre leur bien-\u00eatre mat\u00e9riel et le projet typiquement moderne de l\u2019autonomie, soit la possibilit\u00e9 pour les individus et pour les collectifs humains de d\u00e9finir leur organisation et leur orientation de fa\u00e7on immanente, sans faire appel \u00e0 une ext\u00e9riorit\u00e9 fondatrice (Dieu, le cosmos, les anc\u00eatres, etc.). Si les \u00ab\u00a0lib\u00e9raux\u00a0\u00bb ont eu tendance \u00e0 penser que ce lien est en quelque sorte spontan\u00e9, les \u00ab\u00a0socialistes\u00a0\u00bb, en revanche, n\u2019ont cess\u00e9 de souligner que \u00ab\u00a0<em>la r\u00e9alisation de la modernit\u00e9 politique est suspendue \u00e0 une prise en compte des effets sociaux de l\u2019abondance mat\u00e9rielle, de l\u2019orientation productive et industrielle de la civilisation<\/em>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le livre qui a r\u00e9volutionn\u00e9 l\u2019\u00e9cologisme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ponctu\u00e9e de nombreux aper\u00e7us int\u00e9ressants, servie par une \u00e9rudition sans faille et par un art consomm\u00e9 du commentaire de texte, cette imposante (et bien souvent interminable\u202f; la lecture s\u2019apparente davantage \u00e0 un somnif\u00e8re qu\u2019\u00e0 un \u00ab\u00a0\u00e9lectrochoc\u00a0\u00bb) r\u00e9trospective historique n\u2019en finit pourtant pas de d\u00e9cevoir, tant elle semble \u00e9loign\u00e9e des ambitions affich\u00e9es. Soulignons tout d\u2019abord que le va-et-vient entre histoire socio-environnementale et histoire des id\u00e9es, que l\u2019on s\u2019attendait \u00e0 retrouver au c\u0153ur de cette enqu\u00eate au vu de ses pr\u00e9suppos\u00e9s \u00e9pist\u00e9mologiques, n\u2019appara\u00eet pas tr\u00e8s clairement, et que la mat\u00e9rialit\u00e9 sans cesse invoqu\u00e9e demeure le plus souvent bien abstraite et lointaine. Il y a quelques ann\u00e9es, dans la remarquable synth\u00e8se qu\u2019il a consacr\u00e9 aux r\u00e9sistances \u00e0 la technique (<em>Technocritiques<\/em>), l\u2019historien Fran\u00e7ois Jarrige \u00e9tait bien mieux parvenu, et de fa\u00e7on beaucoup plus vivante, \u00e0 articuler histoire sociale et histoire intellectuelle. Or, en raison de cette difficult\u00e9 \u00e0 nouer de fa\u00e7on claire et percutante l\u2019une et l\u2019autre histoire suivant la m\u00e9thode qu\u2019il s\u2019est lui-m\u00eame fix\u00e9e, le livre de Charbonnier ressemble trop souvent, plus qu\u2019\u00e0 une v\u00e9ritable <em>histoire environnementale des id\u00e9es<\/em>, \u00e0 une simple histoire des id\u00e9es \u00e9cologiques, ou tout au moins \u00e0 une simple histoire des diff\u00e9rents avatars des id\u00e9es de nature et d\u2019abondance dans la pens\u00e9e politique moderne. Et aussi finit-il par perdre sur les deux tableaux\u202f; du point de vue d\u2019une histoire socio-\u00e9cologique attentive \u00e0 la mat\u00e9rialit\u00e9 des \u00e9volutions politiques, on lui pr\u00e9f\u00e9rera <em>L\u2019\u00e9v\u00e9nement anthropoc\u00e8ne <\/em>de Bonneuil et Fressoz (et le travail de bien d\u2019autres historiens de l\u2019environnement dont il s\u2019inspire d\u2019ailleurs tr\u00e8s largement), tandis que du point de vue d\u2019une histoire des id\u00e9es, les travaux d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9s de Serge Audier nous semblent non seulement plus humbles, mais aussi plus riches et plus exhaustifs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le malaise suscit\u00e9 par l\u2019ouvrage est toutefois bien plus profond\u202f; au-del\u00e0 de la forme et de la m\u00e9thode, c\u2019est bien la th\u00e8se centrale qui laisse perplexe, et une fois le livre referm\u00e9 le lecteur averti pourra difficilement s\u2019emp\u00eacher de penser\u00a0: \u00ab\u00a0tout \u00e7a pour \u00e7a\u202f?\u00a0\u00bb. Le probl\u00e8me n\u2019est pas que le propos de Charbonnier soit faux ou inexact, et l\u2019on peut m\u00eame dire que son livre abonde en r\u00e9flexions pertinentes. Mais il n\u2019a tout simplement rien d\u2019original et encore moins de r\u00e9volutionnaire\u202f; il est, en un mot, banal, d\u2019une banalit\u00e9 telle que les louanges infinies dont il fait d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 l\u2019objet ne peuvent pas manquer d\u2019interpeller. Preuve s\u2019il en fallait une que le succ\u00e8s critique d\u2019un livre n\u2019est pas toujours proportionnel \u00e0 sa valeur et qu\u2019il tient parfois tout simplement du coup de com. Ces cinq cents pages touffues \u00e9taient-elles vraiment n\u00e9cessaires pour dire ce que toute personne vers\u00e9e dans la th\u00e9orie \u00e9cologique sait parfaitement et de longue date, \u00e0 savoir qu\u2019il a exist\u00e9 tout au long de l\u2019histoire moderne un pacte (au moins id\u00e9alement) entre abondance et libert\u00e9, entre prosp\u00e9rit\u00e9 mat\u00e9rielle et justice sociale\u202f? Et que c\u2019est ce pacte que la crise \u00e9cologique nous engage \u00e0 remettre en question pour essayer de pr\u00e9server la libert\u00e9 dans un monde o\u00f9 les ressources et les richesses se rar\u00e9fient\u202f? Comment est-il possible que l\u2019\u00e9nonciateur de pareil truisme soit pr\u00e9sent\u00e9 comme \u00ab\u00a0la nouvelle t\u00eate pensante de l\u2019\u00e9cologie politique\u00a0\u00bb, quand celle-ci n\u2019a cess\u00e9 de r\u00e9p\u00e9ter depuis des d\u00e9cennies que l\u2019alliance pluris\u00e9culaire et destructrice entre l\u2019imaginaire de l\u2019autonomie et l\u2019imaginaire de la ma\u00eetrise rationnelle du monde \u2013 pour reprendre des termes de Castoriadis qui correspondent assez bien au couple libert\u00e9\/abondance d\u00e9fendu par l\u2019auteur \u2013 devait \u00eatre rompue\u202f?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quant \u00e0 la forme que pourrait prendre une soci\u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9e de la servitude mortif\u00e8re de l\u2019abondance sans sacrifier l\u2019exigence d\u2019autonomie, l\u2019auteur ne nous en dit pas grand-chose, m\u00eame s\u2019il affirme que \u00ab\u00a0<em>\u00a0la transformation de nos id\u00e9es politiques doit \u00eatre d\u2019une magnitude au moins \u00e9gale \u00e0 celle de la transformation g\u00e9o-\u00e9cologique que constitue le changement climatique<\/em>\u00a0\u00bb. On ne lui demandait pas un programme politique et encore moins un manuel de strat\u00e9gie r\u00e9volutionnaire, mais tout de m\u00eame\u202f! L\u2019on aurait aim\u00e9 lire autre chose que les g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9s inoffensives qu\u2019il enfile comme des perles pour \u00e9voquer cette indispensable transformation, et qui ne font souvent que recycler sous une forme dilu\u00e9e et assouplie (ou assoupie) des id\u00e9es depuis longtemps mises en avant par les courants anti-industriels de la pens\u00e9e \u00e9cologiste, auxquels il fait d\u2019ailleurs rarement mention (il ne faudrait tout de m\u00eame pas passer pour un extr\u00e9miste anarcho-d\u00e9croissant\u202f!). Il faudrait ainsi selon lui sortir du \u00ab\u00a0<em>productionnisme<\/em>\u00a0\u00bb (\u00e0 la bonne heure\u202f!)\u00a0: le terme \u00ab\u00a0productivisme\u00a0\u00bb, dont l\u2019usage est pourtant d\u00e9sormais consacr\u00e9, n\u2019\u00e9tait visiblement pas assez chic \u00e0 ses yeux, aussi a-t-il forg\u00e9 ce n\u00e9ologisme pr\u00e9tentieux. R\u00e9inscrire les soci\u00e9t\u00e9s dans un \u00ab\u00a0<em>r\u00e9seau d\u2019interd\u00e9pendances \u00e9cologiques<\/em>\u00a0\u00bb\u00a0: en voil\u00e0 un scoop<em>\u00a0<\/em>! Mettre un terme au \u00ab\u00a0<em>for\u00e7age g\u00e9o-\u00e9cologique de la Terre\u00a0<\/em>\u00a0\u00bb, mani\u00e8re inutilement compliqu\u00e9e de dire qu\u2019il faut arr\u00eater de tout d\u00e9truire, et promouvoir une \u00ab\u00a0<em>autonomie post-croissance\u00a0<\/em>\u00a0\u00bb (sans blague\u202f?).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alors que le vivant part litt\u00e9ralement en fum\u00e9e aux quatre coins du globe, alors que des militants bien souvent anonymes risquent leurs corps et parfois m\u00eame leurs vies sur des ZAD ou dans des manifestations violemment r\u00e9prim\u00e9es, alors que patiemment, le plus souvent dans l\u2019ombre, des maisons d\u2019\u00e9ditions, des revues et des auteurs (qu\u2019ils soient ou non issus du monde acad\u00e9mique) tissent discr\u00e8tement la trame commune de l\u2019\u00e9cologie politique dans ses aspects pratiques et th\u00e9oriques, certains auteurs font carri\u00e8re froidement et m\u00e9thodiquement en se r\u00e9clamant de l\u2019\u00e9cologie. Arm\u00e9s de lieux communs inoffensifs enrob\u00e9s d\u2019une \u00e9rudition aussi \u00e9touffante que st\u00e9rile, ils conqui\u00e8rent un \u00e0 un les territoires acad\u00e9miques, \u00e9ditoriaux et m\u00e9diatiques, acceptant avec complaisance la starisation dont ils font l\u2019objet au m\u00e9pris des dynamiques collectives qui d\u00e9finissent la pens\u00e9e \u00e9cologiste, dont ils ne sont pas m\u00eame les repr\u00e9sentants les plus brillants ni les plus cr\u00e9atifs. S\u2019il y a bien des individus qui n\u2019ont pas renonc\u00e9 au pacte entre abondance \u2013 de titres, de statuts, de reconnaissances \u2013 et libert\u00e9, ce sont eux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Article d\u2019Olivier Cardi\u00e8res sur<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/www.partage-le.com\/\">https:\/\/www.partage-le.com\/<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Fabien \u00a0Escalona a \u00e9crit sur son blog de mediapart un article sur Pierre Charbonnier.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-6694","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6694","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6694"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6694\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6695,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6694\/revisions\/6695"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6694"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6694"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6694"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}