{"id":7045,"date":"2020-04-07T03:36:13","date_gmt":"2020-04-07T01:36:13","guid":{"rendered":"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/?p=7045"},"modified":"2020-04-04T08:35:37","modified_gmt":"2020-04-04T06:35:37","slug":"nous-navons-pas-besoin-dun-plan-de-relance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/2020\/04\/07\/nous-navons-pas-besoin-dun-plan-de-relance\/","title":{"rendered":"Nous n\u2019avons pas besoin d\u2019un plan de relance"},"content":{"rendered":"<h2 style=\"text-align: justify;\"><strong>Nous avons besoin d\u2019un plan de sortie<\/strong><\/h2>\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-7053\" src=\"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Coronavirus-104-294x300.jpg\" alt=\"\" width=\"294\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Coronavirus-104-294x300.jpg 294w, https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Coronavirus-104.jpg 587w\" sizes=\"auto, (max-width: 294px) 100vw, 294px\" \/><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Le pic de l\u2019\u00e9pid\u00e9mie de coronavirus n\u2019a peut-\u00eatre pas encore \u00e9t\u00e9 atteint en Belgique que, d\u00e9j\u00e0, les d\u00e9bats s\u2019engagent sur la situation \u00e9conomique et son futur quand nous pourrons sortir de notre confinement. D\u2019un peu partout montent les id\u00e9es autour de la n\u00e9cessit\u00e9 de \u00ab\u00a0<em>plans de relance<\/em>\u00a0\u00bb, dans une soci\u00e9t\u00e9 \u00ab\u00a0<em>qui doit faire face \u00e0 la r\u00e9cession<\/em>\u00a0\u00bb.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au m\u00eame moment, la crise sociale semble prendre de l\u2019ampleur. Les pressions se font chaque jour de plus en plus fortes sur le personnel toujours au travail, essentiellement des femmes dans des m\u00e9tiers expos\u00e9s, sous-pay\u00e9s. \u00ab\u00a0<em>Des sacrifices seront n\u00e9cessaires\u00a0\u00bb<\/em> pourrait \u00eatre d\u2019ailleurs la prochaine phrase qui s\u2019imposera dans les d\u00e9bats publics. Le \u00ab\u00a0<em>retour \u00e0 la normale<\/em>\u00a0\u00bb l\u2019imposera.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">S\u2019engager dans cette rh\u00e9torique d\u2019un plan de relance pour revenir \u00e0 la normale, et de tout ce qu\u2019il sous-entend, reviendrait \u00e0 dire que nous n\u2019avons rien compris \u00e0 ce qui nous arrive aujourd\u2019hui. Pour mieux comprendre pourquoi, revenons d\u2019abord sur les causes de la pire crise sanitaire que vit l\u2019humanit\u00e9 depuis un si\u00e8cle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La crise du coronavirus ne trouve pas son origine dans un comportement individuel punissable mais dans le fonctionnement d\u2019une structure globale qui d\u00e9montre \u00e0 la fois sa grande fragilit\u00e9 et sa grande d\u00e9connexion des cons\u00e9quences de ses actes. Il semble aujourd\u2019hui \u00e9tabli que la destruction de la biodiversit\u00e9 cr\u00e9e les conditions pour que de nouveaux virus et maladies tels que Covid-19 se r\u00e9pandent. Les \u00e9pid\u00e9mies ayant pour origine une transmission de l\u2019animal \u00e0 l\u2019homme sont en pleine croissance <a href=\"https:\/\/royalsocietypublishing.org\/doi\/full\/10.1098\/rsif.2014.0950\">depuis ces 30 derni\u00e8res ann\u00e9es<\/a>. La mondialisation et la soci\u00e9t\u00e9 de croissance contribuent \u00e0 cette d\u00e9gradation de nos espaces naturels. Les for\u00eats tropicales reculent sous le poids des exploitations mini\u00e8res ou foresti\u00e8res. Le covid-19 trouve ainsi une de ses origines dans la perturbation profonde des \u00e9cosyst\u00e8mes pour des motifs d\u2019accaparement et de commercialisation pouss\u00e9es de ses ressources. La d\u00e9t\u00e9rioration de notre environnement renforce, en outre, la propagation des virus et autres infections. Le virus semble ainsi trouver un autre terrain favorable via l\u2019air pollu\u00e9, qui aide \u00e0 sa diffusion. Si la crise actuelle n\u2019a que peu de choses \u00e0 avoir avec la crise climatique, elle est cependant connect\u00e9e avec la mani\u00e8re dont nous consid\u00e9rons notre environnement et acc\u00e9l\u00e9rons sa d\u00e9t\u00e9rioration.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce n\u2019est cependant qu\u2019un \u00e9l\u00e9ment. De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, notre rapport \u00e0 l\u2019\u00e9conomique contribue \u00e0 fragiliser notre syst\u00e8me social, nous rendant au final particuli\u00e8rement vuln\u00e9rables face aux pand\u00e9mies. Les coupes \u00e0 l\u2019\u00e9gard des soins de sant\u00e9, qui n\u2019ont gu\u00e8re cess\u00e9 tout au long de ces derni\u00e8res d\u00e9cennies, d\u00e9montrent aujourd\u2019hui tous leurs effets n\u00e9fastes. D\u2019apr\u00e8s Beno\u00eet Hallet, directeur g\u00e9n\u00e9ral adjoint l\u2019Unessa, en 5 ans, ce sont 1,2 milliards d\u2019\u20ac d\u2019\u00e9conomies qui ont \u00e9t\u00e9 impos\u00e9s dans le secteur hospitalier. Sans compter les autres mesures qui ont progressivement amen\u00e9 la d\u00e9localisation des unit\u00e9s de productions de n\u00e9cessaires \u00e0 la lutte contre de tels virus, tels les masques. La volont\u00e9 de notre syst\u00e8me de faire des profits \u00e0 tout prix et de produire \u00e0 tout-va nous am\u00e8ne, au final, \u00e0 nous exposer aux d\u00e9stabilisations environnementales et sociales que le coronavirus r\u00e9v\u00e8le.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le XXI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle en est, en fait, \u00e0 sa troisi\u00e8me crise globale. La premi\u00e8re est celle li\u00e9e au 11 septembre 2001. La deuxi\u00e8me \u00e0 la crise financi\u00e8re de 2008. La troisi\u00e8me vient de commencer. Tous les 10 ans, un nouveau choc appara\u00eet. Ce n\u2019est pas prendre beaucoup de risques que d\u2019affirmer que la suivante devrait arriver \u00e0 la fin de la d\u00e9cennie et sera celle du choc environnemental. \u00c0 chaque crise, c\u2019est notre s\u00e9curit\u00e9 qui est mis \u00e0 mal\u00a0: physique, financi\u00e8re et maintenant sanitaire. \u00c0 chaque crise, c\u2019est le recul des droits et des libert\u00e9s qui se sera finalement impos\u00e9. Si le succ\u00e8s avait \u00e9t\u00e9 l\u00e0, nous pourrions penser que ces contraintes ont du sens. Mais l\u2019analyse raisonn\u00e9e nous prouve le contraire\u00a0: les causes de 2001 et de 2008 n\u2019ont pas disparu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le principal probl\u00e8me de nos soci\u00e9t\u00e9s est le suivant\u00a0: la critique et l\u2019action restent largement prisonni\u00e8res du mode de pens\u00e9e qui fait de l\u2019\u00e9conomie la seule valeur valable du monde. Le d\u00e9bat sur les changements profonds \u00e0 apporter est r\u00e9guli\u00e8rement \u00e9vacu\u00e9 au nom d\u2019un retour \u00e0 la normale \u00e0 atteindre le plus vite possible. Or, c\u2019est ce fonctionnement anormal du monde qui pose probl\u00e8me. Certes, quelques nouvelles normes sont ajout\u00e9es. Mais ces derni\u00e8res ne sont, en g\u00e9n\u00e9ral, que des mesures adoucies et peu contraignantes jouant le r\u00f4le de faire-valoir pour un syst\u00e8me qui cherche surtout \u00e0 se re-l\u00e9gitimer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il ne s\u2019agit pas ici de s\u2019engager dans des \u00ab\u00a0<em>pol\u00e9miques st\u00e9riles<\/em>\u00a0\u00bb, ce qui revient \u00e0 emp\u00eacher le d\u00e9bat. Si, bien entendu, il est important de ne pas sombrer dans le populisme, il est cependant fondamental de s\u2019interroger sur ce qui est bon ou mauvais pour notre soci\u00e9t\u00e9 et notre devenir. Dans ce cadre, peut-\u00eatre avons-nous, en fait, oubli\u00e9 le vrai sens de la libert\u00e9. Notre soci\u00e9t\u00e9, notre culture, nos modes de fonctionnement quotidiens nous am\u00e8nent \u00e0 penser que la libert\u00e9 signifie pouvoir faire ce que l\u2019on veut, comme on veut, quand on veut. Que l\u2019argent et son accumulation nous permettent encore plus d\u2019acc\u00e8s \u00e0 ces libert\u00e9s et que l\u2019\u00e9talement de ce capital \u00e9conomique soit le signe ultime de la r\u00e9ussite sociale. Nous avons laiss\u00e9 l\u2019\u00e9conomique prendre le dessus sur le fonctionnement de notre syst\u00e8me politique, social, culturel. Et nous avons laiss\u00e9 les contraintes s\u2019organiser en fonction de ce seul postulat \u00e9conomique. Nous avons laiss\u00e9 de c\u00f4t\u00e9 ce que signifie r\u00e9ellement le sens de libert\u00e9 et donc des conditions de cette libert\u00e9. Nous contraignons aujourd\u2019hui les plus pr\u00e9caires \u00e0 travailler, ceux-l\u00e0 qui pr\u00e9cis\u00e9ment font d\u00e9j\u00e0 l\u2019objet, en \u00ab\u00a0temps normal\u00a0\u00bb de contraintes sur leur s\u00e9curit\u00e9 financi\u00e8re. Et certains pensent d\u00e9j\u00e0 aujourd\u2019hui \u00e0 contraindre encore plus le social pour aider au retour \u00e0 la normale apr\u00e8s la crise. La proposition de supprimer les cong\u00e9s d\u2019\u00e9t\u00e9 est le discours de la contrainte sociale, oubliant que pour une majorit\u00e9 de personnes le confinement n\u2019est en rien une p\u00e9riode de cong\u00e9. Nous avons abandonn\u00e9 l\u2019\u00c9tat aux lois du march\u00e9. Le bien commun a \u00e9t\u00e9 ainsi compl\u00e8tement privatis\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Face \u00e0 cette crise, deux options semblent finalement s\u2019imposer dans les consciences\u00a0: celle d\u2019un retour \u00e0 la normale qui ne fait que prolonger la crise dans laquelle nous sommes, en d\u00e9pit du bon sens. Vouloir la relance de l\u2019\u00e9conomie alors sa structure m\u00eame est d\u00e9faillante est une aberration. Une nouvelle strat\u00e9gie du choc ne ferait qu\u2019acc\u00e9l\u00e9rer la venue de la prochaine crise tout en laissant une grande majorit\u00e9 des membres de notre soci\u00e9t\u00e9 sur le c\u00f4t\u00e9. L\u2019<em>homo oeconomicus <\/em>n\u2019est plus un horizon ensoleill\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019autre solution propos\u00e9e est celle du retour \u00e0 l\u2019\u00c9tat fort, autoritaire. Cette id\u00e9e repr\u00e9sente tout autant un danger. Coupl\u00e9 \u00e0 la tentation populiste, il supprime les libert\u00e9s tout en ayant besoin d\u2019un bouc-\u00e9missaire pour exister. D\u00e9j\u00e0 l\u2019\u0153uvre dans la Hongrie d\u2019Orban, ce sc\u00e9nario ne peut que nous emmener vers la destruction de nos droits et de nos solidarit\u00e9s. Il nous faut donc un troisi\u00e8me sc\u00e9nario. Celui-ci pourrait s\u2019articuler autour de trois pistes simples et claires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La premi\u00e8re, d\u00e9j\u00e0 accept\u00e9e par de nombreux acteurs, est celle de la relocalisation de notre \u00e9conomie et de notre production. Circuits courts alimentaires et \u00e9conomiques, ind\u00e9pendance \u00e9nerg\u00e9tique, etc., cet axe est celui de l\u2019autonomie qui nous lib\u00e8re des d\u00e9pendances probl\u00e9matiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La deuxi\u00e8me piste est celle qui int\u00e8gre les enjeux futurs \u00e0 la transformation de notre \u00e9conomie. Le danger des d\u00e9r\u00e8glements climatiques est toujours l\u00e0. Le risque est d\u2019autant plus fort de sombrer dans des \u00ab\u00a0ann\u00e9es folles\u00a0\u00bb qui acc\u00e9l\u00e9reront les d\u00e9r\u00e8glements par une ivresse de la consommation. Il faut continuer \u00e0 nous engager vers la soci\u00e9t\u00e9 sans carbone et contraindre les grands acteurs polluants \u00e0 y participer pour att\u00e9nuer les chocs \u00e0 venir. Cette piste est celle la r\u00e9silience.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La troisi\u00e8me est peut-\u00eatre la plus compliqu\u00e9e car elle n\u00e9cessite un changement mental. Elle est cependant essentielle. Il s\u2019agit de remettre l\u2019\u00e9conomie \u00e0 sa juste place et la soumettre aux besoins de l\u2019homme. L\u2019\u00c9tat social-\u00e9cologique doit \u00eatre ce nouvel acteur \u00e0 cr\u00e9er qui renouvelle les conditions de la libert\u00e9, avec une vision plus juste sur la redistribution et la protection des plus faibles. \u00c9cologie et social sont d\u00e9sormais li\u00e9s. Cet \u00c9tat social-\u00e9cologique est \u00e9galement celui qui se dote de nouveaux outils pour assurer cette plus juste redistribution\u00a0: termin\u00e9 la r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la croissance, qui d\u2019ailleurs n\u2019existe plus. De nouveaux indicateurs sont \u00e0 promouvoir, centr\u00e9s sur le bien-\u00eatre de chacun. Termin\u00e9 la promotion d\u2019un \u00c9tat gestionnaire qui confie la d\u00e9finition du bien commun aux seuls int\u00e9r\u00eats priv\u00e9s. Il est temps de transformer le march\u00e9, de taxer les responsables, de sortir de la destruction des ressources et de faire \u00e9merger la capacit\u00e9 d\u2019action des citoyens via de nouvelles formes de solidarit\u00e9s. Ce pilier est celui de la solidarit\u00e9. Autonomie, r\u00e9silience, solidarit\u00e9. Ces trois piliers doivent devenir les matrices de cette soci\u00e9t\u00e9 de l\u2019apr\u00e8s dont le besoin se fait aujourd\u2019hui puissamment ressentir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous n\u2019avons pas besoin d\u2019un plan de relance mais d\u2019un plan de sortie d\u2019un syst\u00e8me qui se trompe de cible. Il ne s\u2019agit plus de soumettre l\u2019humain \u00e0 l\u2019\u00e9conomique mais l\u2019inverse. Nous ne pouvons plus laisser personne au bord de la route, ni maintenant ni dans le futur. La transformation n\u00e9cessaire n\u2019est donc pas seulement une r\u00e9partition plus \u00e9quitable de la richesse et des produits mais une transformation plus profonde sur le sens m\u00eame de nos conditions d\u2019existence. Chaque crise est une opportunit\u00e9 \u00e0 saisir. Celle qui nous frappe est une chance unique \u00e0 ne pas laisser s\u2019\u00e9chapper.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>pour.press<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nous avons besoin d\u2019un plan de sortie<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-7045","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7045","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7045"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7045\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7055,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7045\/revisions\/7055"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7045"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7045"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7045"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}