{"id":941,"date":"2017-08-03T01:36:18","date_gmt":"2017-08-02T23:36:18","guid":{"rendered":"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/?p=941"},"modified":"2018-08-06T11:10:38","modified_gmt":"2018-08-06T09:10:38","slug":"lextinction-de-masse-des-animaux-saccelere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/2017\/08\/03\/lextinction-de-masse-des-animaux-saccelere\/","title":{"rendered":"L&rsquo;extinction de masse des animaux s&rsquo;acc\u00e9l\u00e8re"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: medium;\">Les esp\u00e8ces de vert\u00e9br\u00e9s reculent dramatiquement sur Terre, \u00e0 la fois en termes de populations et d&rsquo;\u00e9tendue.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: medium;\">C&rsquo;est ce qu&rsquo;ils nomment <i>\u00a0\u00bb un an\u00e9antissement biologique \u00ab\u00a0<\/i>. Dans une \u00e9tude tr\u00e8s alarmante, publi\u00e9e lundi 10 \u00a0juillet dans les <i>Proceedings of the National Academy of Sciences<\/i> (<i>PNAS<\/i>), des chercheurs am\u00e9ricains et mexicain concluent que les esp\u00e8ces de vert\u00e9br\u00e9s reculent de mani\u00e8re massive sur Terre, \u00e0 la fois en nombre d&rsquo;animaux et en \u00e9tendue. <\/span><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: medium;\">Une <i>\u00a0\u00bb d\u00e9faunation \u00ab\u00a0<\/i> aux cons\u00e9quences <i>\u00a0\u00bb catastrophiques \u00ab\u00a0<\/i> pour les \u00e9cosyst\u00e8mes et aux impacts \u00e9cologiques, \u00e9conomiques et sociaux majeurs.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: medium;\">Les trois auteurs, Gerardo Ceballos (Universit\u00e9 nationale autonome du Mexique), Paul Ehrlich et Rodolfo Dirzo (Stanford) n&rsquo;en sont pas \u00e0 leur coup d&rsquo;essai sur le th\u00e8me de l&rsquo;\u00e9rosion de la biodiversit\u00e9. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: medium;\">En juin \u00a02015, les deux premiers avaient d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9 une autre \u00e9tude dans la revue <i>Science Advances<\/i>, qui montrait que la faune de la Terre \u00e9tait d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 en train de subir sa sixi\u00e8me extinction de masse. Ils avaient calcul\u00e9 que les disparitions d&rsquo;esp\u00e8ces ont \u00e9t\u00e9 multipli\u00e9es par 100 depuis 1900, soit un rythme sans \u00e9quivalent depuis l&rsquo;extinction des dinosaures il y a 66 \u00a0millions d&rsquo;ann\u00e9es.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: medium;\">\u00a0\u00bb Ampleur sous-estim\u00e9e \u00ab\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: medium;\">Cette fois, les chercheurs ont cherch\u00e9 \u00e0 quantifier le d\u00e9clin non plus du nombre d&rsquo;esp\u00e8ces mais des populations, c&rsquo;est-\u00e0-dire des groupes d&rsquo;animaux sur un territoire. <i>\u00a0\u00bb L&rsquo;accent mis sur l&rsquo;extinction des esp\u00e8ces peut donnerl&rsquo;impression que la biodiversit\u00e9 terrestre n&rsquo;est pas dramatiquement et imm\u00e9diatement menac\u00e9e, mais qu&rsquo;elle entre juste lentement dans un \u00e9pisode d&rsquo;\u00e9rosion majeur, que l&rsquo;on pourra combattre plus tard \u00ab\u00a0, <\/i>expliquent les auteurs.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: medium;\">Cette approche pr\u00e9sente plusieurs d\u00e9fauts \u00e0 leurs yeux : l&rsquo;opinion publique peine \u00e0 mesurer la gravit\u00e9 du ph\u00e9nom\u00e8ne \u00e0 l&rsquo;\u0153uvre (deux esp\u00e8ces disparaissent chaque ann\u00e9e, ce qui para\u00eet faible, surtout quand ces derni\u00e8res sont peu connues ou peu r\u00e9pandues). Et elle ne permet pas de correctement \u00e9valuer le probl\u00e8me en cours. Les esp\u00e8cesles plus communes (dont les populations sont largement pr\u00e9sentes) enregistrent des reculs massifs de leurs effectifs, sans pour autant \u00eatre d\u00e9j\u00e0 menac\u00e9es. <i>\u00a0\u00bb Or, la disparition des populations est un pr\u00e9lude \u00e0 \u00a0celle des esp\u00e8ces<\/i>, pr\u00e9viennent les scientifiques. <i>Une analyse d\u00e9taill\u00e9e du d\u00e9clin des effectifs d&rsquo;animaux rend le probl\u00e8me bien plus clair et inqui\u00e9tant. \u00ab\u00a0<\/i><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: medium;\">Les chercheurs ont alors men\u00e9 une vaste analyse, sur la moiti\u00e9 des esp\u00e8ces de vert\u00e9br\u00e9s connues : ils ont examin\u00e9 les \u00e9volutions des populations de 27 600 esp\u00e8ces de mammif\u00e8res, oiseaux, reptiles et amphibiens terrestres, r\u00e9parties sur les cinq continents, en utilisant la base de donn\u00e9es de la liste rouge de l&rsquo;Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), qui constitue l&rsquo;inventaire mondial le plus complet de l&rsquo;\u00e9tat de conservation de la biodiversit\u00e9.Ils ont \u00e9galement pass\u00e9 \u00e0 la loupe, plus sp\u00e9cifiquement, 177 \u00a0esp\u00e8ces de mammif\u00e8res, pour lesquels ils avaient des donn\u00e9es sur l&rsquo;aire de r\u00e9partition entre 1900 et 2015.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: medium;\"><i>\u00a0\u00bb La r\u00e9elle ampleur de l&rsquo;extinction de masse qui touche la faune a \u00e9t\u00e9 sous-estim\u00e9e : elle est catastrophique \u00ab\u00a0<\/i>, jugent-ils. Au total, 32 \u00a0% des esp\u00e8ces \u00e9tudi\u00e9es d\u00e9clinent en termes de population et d&rsquo;\u00e9tendue. Plusieurs mammif\u00e8res qui se portaient bien il y a une ou deux d\u00e9cennies sont maintenant en voie de disparition.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: medium;\">En \u00a02016, la plan\u00e8te ne comptait que 7 000 gu\u00e9pards et 35 000 lions africains (? \u00a043 \u00a0% depuis 1993). Les populations d&rsquo;orangs-outans deBorn\u00e9o ont chut\u00e9 de 25 \u00a0% ces dix derni\u00e8res ann\u00e9es, pour atteindre 80 000 individus, tandis que celles de girafes sont pass\u00e9es de 115 000 sp\u00e9cimens en \u00a01985 \u00e0 97 000 en \u00a02015. Celles de pangolins ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9cim\u00e9es.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: medium;\">\u00a0\u00bb Un signe fort \u00ab\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: medium;\">Ce que l&rsquo;on sait moins, c&rsquo;est que pr\u00e8s de 30 \u00a0% de ces esp\u00e8ces en d\u00e9clin sont consid\u00e9r\u00e9es comme communes. Elles sont (encore) class\u00e9es en tant que \u00a0\u00bb faible pr\u00e9occupation \u00a0\u00bb et non pas \u00a0\u00bb en danger \u00a0\u00bb par l&rsquo;UICN. En France, le chardonneret a, par exemple, enregistr\u00e9 une baisse de 40 \u00a0% de ses effectifs depuis dix ans. <i>\u00a0\u00bb Qu&rsquo;autant d&rsquo;esp\u00e8ces communes voient leurs effectifs diminuer est un signe fort de la gravit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9pisode d&rsquo;extinction biologique actuel \u00ab\u00a0<\/i>, pr\u00e9vient Gerardo Ceballos.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: medium;\">Tous les continents sont concern\u00e9s par cette \u00e9rosion spectaculaire de la biodiversit\u00e9. Les zones les plus touch\u00e9es, notamment pour les mammif\u00e8res et les oiseaux, sont celles situ\u00e9es aux tropiques (Amazonie, bassin du Congo, Asie du Sud-Est) car ce sont les plus riches en termes de faune. Mais les r\u00e9gions temp\u00e9r\u00e9es enregistrent des taux similaires voire plus \u00e9lev\u00e9s en valeur relative \u2013 c&rsquo;est-\u00e0-dire compar\u00e9 \u00e0 la richesse de leur biodiversit\u00e9.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: medium;\">Corollaire de la perte d&rsquo;effectifs, la faune voit son territoire diminuer comme une peau de chagrin. Parmi les 177 esp\u00e8ces de mammif\u00e8res scrut\u00e9es plus sp\u00e9cifiquement par l&rsquo;\u00e9tude, 40 \u00a0% ont perdu 80 \u00a0% de leur aire de r\u00e9partition historique depuis 1900. Cas embl\u00e9matique, le lion a longtemps r\u00e9gn\u00e9 sur la majeure partie de l&rsquo;Afrique, du sud de l&rsquo;Europe et du Moyen-Orient, jusqu&rsquo;au nord-ouest de l&rsquo;Inde ; on ne compte aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;une poign\u00e9e de populations dispers\u00e9es en Afrique subsaharienne et une population dans la for\u00eat de Gir, en Inde.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: medium;\">Au total, plus de 50 \u00a0% des animaux ont disparu depuis quarante ans, estiment les scientifiques, qualifiant leurs r\u00e9sultats de <i>\u00a0\u00bb prudents \u00ab\u00a0.<\/i> Des conclusions qui confirment celles du dernier rapport \u00a0\u00bb Plan\u00e8te vivante \u00ab\u00a0, publi\u00e9 en octobre \u00a02016 par le Fonds mondial pour la nature (WWF) : il estimait que les populations de vert\u00e9br\u00e9s ont chut\u00e9 de 58 \u00a0% entre 1970 et 2012. L&rsquo;int\u00e9r\u00eat de la nouvelle \u00e9tude, publi\u00e9e dans les <i>PNAS<\/i>, r\u00e9side dans le jeu de donn\u00e9es bien plus vaste (27 600 esp\u00e8ces examin\u00e9es contre 3 700 pour le WWF) et l&rsquo;analyse g\u00e9ographique.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: medium;\"><i>\u00a0\u00bb L&rsquo;approche de cette \u00e9tude est tr\u00e8s int\u00e9ressante : au lieu de se focaliser sur les extinctions, que l&rsquo;on a du mal \u00e0 quantifier, elle se concentre sur l&rsquo;\u00e9volution des populations, qui confirme et renseigne sur la gravit\u00e9 de la situation \u00ab\u00a0<\/i>, juge Beno\u00eet Fontaine, biologiste de la conservation au Mus\u00e9um national d&rsquo;histoire naturelle, qui n&rsquo;a pas particip\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: medium;\"><i>\u00a0\u00bb Cette publication montre que la situation est tr\u00e8s alarmante, plus que ce que peut laisser voir notre liste rouge \u00ab\u00a0<\/i>, abonde Florian Kirchner, charg\u00e9 du programme \u00a0\u00bb esp\u00e8ces \u00a0\u00bb pour la branche fran\u00e7aise de l&rsquo;UICN, qui n&rsquo;\u00e9met qu&rsquo;une r\u00e9serve : avoir concentr\u00e9 l&rsquo;analyse sur les seuls vert\u00e9br\u00e9s terrestres \u2013 les plus \u00e9tudi\u00e9s \u2013 et non les poissons, les invert\u00e9br\u00e9s et les plantes, dont les populations reculent aussi massivement. Selon l&rsquo;UICN, 42 \u00a0% des esp\u00e8ces d&rsquo;invert\u00e9br\u00e9s terrestres (papillons, vers de terre, etc.) et 25 \u00a0% de celles d&rsquo;invert\u00e9br\u00e9s marins (comme les bivalves ou \u00e9ponges) sont menac\u00e9s d&rsquo;extinction.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: medium;\">D\u00e9gradation de l&rsquo;habitat<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: medium;\">Les causes de ces reculs sont connues : ils sont imputables, en premier lieu, \u00e0 la perte et \u00e0 la d\u00e9gradation de l&rsquo;habitat sous l&rsquo;effet de l&rsquo;agriculture, de l&rsquo;exploitation foresti\u00e8re, de l&rsquo;urbanisation ou de l&rsquo;extraction mini\u00e8re. Viennent ensuite la surexploitation des esp\u00e8ces (chasse, p\u00eache, braconnage), la pollution, les esp\u00e8ces invasives, les maladies et, plus r\u00e9cemment, le changement climatique. <i>\u00a0\u00bb Les moteurs ultimes de la sixi\u00e8me extinction de masse sont moins souvent cit\u00e9s<\/i>, jugent les auteurs. <i>Il s&rsquo;agit de la surpopulation humaine, li\u00e9e \u00e0 une croissance continue de la population, et de la surconsommation, en particulier par les riches. \u00ab\u00a0<\/i><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: medium;\"><i>\u00a0\u00bb Nous ne disposons que d&rsquo;une petite fen\u00eatre pour agir, deux ou trois d\u00e9cennies au maximum \u00ab\u00a0<\/i>, pr\u00e9viennent-ils. Il en va de la survie de la biodiversit\u00e9 et de l&rsquo;humanit\u00e9. <i>\u00a0\u00bb L&rsquo;\u00e9rosion des esp\u00e8ces entra\u00eene de graves cons\u00e9quences en cascades sur l&rsquo;ensemble des \u00e9cosyst\u00e8mes, ainsi que des impacts \u00e9conomiques et sociaux pour l&rsquo;humain \u00ab\u00a0<\/i>, rappelle Gerardo Ceballos. La faune et la flore nous rendent en effet de nombreux services, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de la pollinisation, de l&rsquo;am\u00e9lioration de la productivit\u00e9 des terres, de l&rsquo;assainissement de l&rsquo;air et de l&rsquo;eau ou du stockage du CO2.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: medium;\">Parmi les actions prioritaires, les scientifiques appellent \u00e0 r\u00e9duire la croissance de la population humaine et de sa consommation, \u00e0 utiliser des technologies moins destructrices pour l&rsquo;environnement, \u00e0 endiguer le commerce des esp\u00e8ces en voie de disparition ou encore \u00e0 aider les pays en d\u00e9veloppement \u00e0 maintenir les habitats naturels et \u00e0 prot\u00e9ger leur biodiversit\u00e9.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: medium;\">Le Monde dat\u00e9 du 12 juillet<\/span><\/p>\n<ul>\n<li>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"font-size: medium;\">Les Chiffres<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: medium;\"><b>58 %<\/b><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: medium;\">des vert\u00e9br\u00e9s ont disparu depuis quarante ans<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: medium;\">Les populations de vert\u00e9br\u00e9s ont chut\u00e9 de 58 % entre 1970 et 2012, selon le dernier rapport \u00a0\u00bb Plan\u00e8te vivante \u00a0\u00bb du WWF, publi\u00e9 en 2016. Les milieux d&rsquo;eau douce sont les plus affect\u00e9s (? 81 %), devant les esp\u00e8ces terrestres (? 38 %) et marines (? 36 %).<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: medium;\"><b>29 %<\/b><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: medium;\">des esp\u00e8ces sont menac\u00e9es<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: medium;\">Sur les 82 954 esp\u00e8ces animales et v\u00e9g\u00e9tales de la liste rouge de l&rsquo;Union internationale pour la conservation de la nature, 23 928 sont qualifi\u00e9es de \u00a0\u00bb menac\u00e9es \u00ab\u00a0, dont 5 107 sont en \u00a0\u00bb danger critique \u00ab\u00a0, 7 602 \u00a0\u00bb en danger \u00a0\u00bb et 11 219 \u00a0\u00bb vuln\u00e9rables.<\/span><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-906 aligncenter\" src=\"http:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/SalonDames-170716-03-160x300.jpg\" alt=\"\" width=\"160\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/SalonDames-170716-03-160x300.jpg 160w, https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/SalonDames-170716-03.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 160px) 100vw, 160px\" \/><\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les esp\u00e8ces de vert\u00e9br\u00e9s reculent dramatiquement sur Terre, \u00e0 la fois en termes de populations et d&rsquo;\u00e9tendue. 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