{"id":9675,"date":"2021-06-07T02:31:54","date_gmt":"2021-06-07T00:31:54","guid":{"rendered":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/?p=9675"},"modified":"2021-06-05T11:34:05","modified_gmt":"2021-06-05T09:34:05","slug":"batailles-paysannes-en-rase-campagne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/2021\/06\/07\/batailles-paysannes-en-rase-campagne\/","title":{"rendered":"Batailles paysannes en rase campagne"},"content":{"rendered":"<h4 style=\"text-align: left;\"><strong>Le gouvernement, la FNSEA et les paysans<\/strong><\/h4>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-9677 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/Ibis-210604-1-300x223.jpg\" alt=\"\" width=\"496\" height=\"369\" srcset=\"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/Ibis-210604-1-300x223.jpg 300w, https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/Ibis-210604-1.jpg 498w\" sizes=\"auto, (max-width: 496px) 100vw, 496px\" \/><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La langue de bois vert du gouvernement ayant accompagn\u00e9 la mise en place d&rsquo;une Convention citoyenne pour le climat s&rsquo;est traduite par des d\u00e9faites en rase campagne&#8230; pour l&rsquo;agriculture paysanne et agro-\u00e9cologique. Les abandons discrets de mesures et les ripolinages en vert des discours d\u00e9montrent la complicit\u00e9 servile du pouvoir avec le lobby agro-industriel. Les paysans sont trait\u00e9s avec m\u00e9pris.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">** **<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La FNSEA sauvegarde son pr\u00e9 carr\u00e9 avec une efficacit\u00e9 de minist\u00e8re de l&rsquo;Agriculture bis. Avec l&rsquo;appui des agro-industriels, elle vient de faire diluer ou capoter plusieurs projets de mesures agro-\u00e9cologiques et a frein\u00e9 toute vell\u00e9it\u00e9 de redistribuer les aides PAC vers une agriculture de r\u00e9silience. Il faut dire que ce puissant lobby d&rsquo;entre-soi et d&rsquo;int\u00e9r\u00eats bien compris n&rsquo;avait face \u00e0 lui qu&rsquo;une complicit\u00e9 dissimul\u00e9e plus qu&rsquo;une r\u00e9sistance de fa\u00e7ade. Le \u00ab\u00a0<em>en m\u00eame temps<\/em>\u00a0\u00bb macronien cens\u00e9 m\u00e9nager la ch\u00e8vre et le choux, en l\u2019occurrence l&rsquo;agriculture industrielle et l&rsquo;agro-\u00e9cologie, est surtout l&rsquo;habit de camouflage politiquement correct, au regard des engagements internationaux pour la transition, qui permet de maintenir le statut-quo exig\u00e9 par la FNSEA.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour faire passer la pilule des arbitrages de r\u00e9partition des 9 milliards d&rsquo;aides europ\u00e9ennes aux agriculteurs fran\u00e7ais, Julien Denormandie, ministre de l&rsquo;Agriculture<sup>1<\/sup>, n&rsquo;a cess\u00e9 de marteler dans les m\u00e9dias l&rsquo;alibi de \u00ab\u00a0<em>la souverainet\u00e9 alimentaire<\/em>\u00a0\u00bb. Argutie r\u00e9currente du syst\u00e8me n\u00e9o-lib\u00e9ral\u00a0: faire na\u00eetre dans la population des peurs de p\u00e9nuries alimentaires ou de flamb\u00e9e des prix pour mieux imposer des mesures favorables \u00e0 son r\u00e9gime, \u00e0 l&rsquo;exemple du terrorisme pour \u00e9dicter un cadre ultra s\u00e9curitaire ou de la pand\u00e9mie pour prescrire des \u00e9tats d&rsquo;urgence autoritaires. Il n&rsquo;est besoin d&rsquo;\u00eatre sorti d&rsquo;AgroParis Tech, comme ce ministre haut fonctionnaire, pilier des cabinets minist\u00e9riels de gauche ou de droite depuis 2012, pour savoir que la France peut largement assurer sa souverainet\u00e9 alimentaire gr\u00e2ce \u00e0 la diversit\u00e9 de ses territoires et de ses climats et sans pour autant recourir aux \u00e9levages et monocultures industrielles qui hypoth\u00e8quent l&rsquo;avenir en \u00e9puisant les terres et les \u00e9cosyst\u00e8mes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le probl\u00e8me est que gouvernements successifs et FNSEA ont toujours mis\u00e9 sur le business des exportations de produits agricoles. Les premiers pour sauver la balance commerciale de la France et ses rentr\u00e9es d&rsquo;argent frais, les seconds pour trouver les d\u00e9bouch\u00e9s n\u00e9cessaires aux produits bas de gamme de l&rsquo;agriculture industrielle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car le probl\u00e8me de l&rsquo;autonomie alimentaire est avant tout celui de la qualit\u00e9 avant la quantit\u00e9. L&rsquo;industrialisation intensive de l&rsquo;agriculture, l&rsquo;hyper sp\u00e9cialisation des territoires, l&rsquo;appauvrissement des terres, de la g\u00e9n\u00e9tique des vari\u00e9t\u00e9s cultiv\u00e9es et des animaux \u00e9lev\u00e9s, la disparition des savoir-faire, produisent une gamme de produits restreinte et de qualit\u00e9 m\u00e9diocre. Mais avec la quantit\u00e9 et en jouant sur l&rsquo;image d&rsquo;\u00c9pinal d&rsquo;une France aimant la bonne chair, l&rsquo;agro-industrie exporte \u00e0 tours de bras, trompant le gogo japonais, chinois ou am\u00e9ricain. En France, la grande distribution peut jouer sur les deux tableaux, des produits industriels fran\u00e7ais \u00e0 bas co\u00fbts (gr\u00e2ce \u00e9galement \u00e0 des n\u00e9gociations en position de force) ou des produits import\u00e9s issus de pays \u00e0 la main d&rsquo;\u0153uvre asservie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Les Bio \u00e0 poil<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le secteur de l&rsquo;agro-alimentaire bio est embl\u00e9matique des m\u00eames d\u00e9rives du syst\u00e8me que pour l&rsquo;agriculture conventionnelle. la France importe de plus en plus de produits bio pour r\u00e9pondre \u00e0 une demande avec une progression comme l&rsquo;agro-alimentaire en conna\u00eet peu. En toute logique (lib\u00e9rale) donc, le gouvernement d\u00e9stabilise le secteur de l&rsquo;agriculture bio fran\u00e7aise en lui coupant les financements qui contribuaient \u00e0 p\u00e9renniser les fermes de taille modeste ou interm\u00e9diaires dans la dur\u00e9e, ce qu&rsquo;on appelle les aides au maintien, c&rsquo;est-\u00e0-dire apr\u00e8s les deux \u00e0 trois ann\u00e9es de conversion. Une baisse qui devrait atteindre 66 % : \u00ab\u00a0<em>Les agriculteurs bio vont passer en moyenne de 220 euros de soutien \u00e0 l&rsquo;hectare \u00e0 70 euros<\/em> \u00bb, estimait le 15 mai dernier Lo\u00efc Madeline, secr\u00e9taire national de la F\u00e9d\u00e9ration Nationale d&rsquo;Agriculture Biologique (FNAB). Ceci alors que le secteur court apr\u00e8s son retard en termes de surfaces par rapport \u00e0 nombre de pays europ\u00e9ens et qu&rsquo;il est un pourvoyeur d&#8217;emplois non d\u00e9localisables et plus \u00e9thiques. Rappelons aussi que l&rsquo;\u00c9tat a trois ans de retard dans le paiement des aides au maintien, sans aucune indemnit\u00e9 pour les paysans, fragilisant, voire poussant \u00e0 la faillite, des fermes \u00e0 la tr\u00e9sorerie fragile dans les premi\u00e8res ann\u00e9es de production.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La FNAB a donc claqu\u00e9 la porte du Conseil sup\u00e9rieur d&rsquo;orientation pr\u00e9sid\u00e9 par Julien Denormandie. En effet, le ministre a annonc\u00e9 vouloir aligner les aides \u00e0 la bio sur celles dont b\u00e9n\u00e9ficie le \u00ab\u00a0label\u00a0\u00bb Haute valeur environnementale (HVE), exemple typique du greenwashing dont est gourmande la FNSEA comme l&rsquo;agriculture \u00ab\u00a0raisonn\u00e9e\u00a0\u00bb. Dans une note confidentielle remise fin 2020 aux minist\u00e8res de l\u2019agriculture et de la transition \u00e9cologique et r\u00e9v\u00e9l\u00e9e par <em>Le Monde<\/em>, \u00ab\u00a0<em>l\u2019Office fran\u00e7ais de la biodiversit\u00e9 <\/em>[organisme public, ndlr]<em> assure que le label agricole HVE ne pr\u00e9sente, dans la grande majorit\u00e9 des cas, aucun b\u00e9n\u00e9fice environnemental<\/em>\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0<em>Ce bref rapport<\/em> (&#8230;) <em>conforte, chiffres officiels \u00e0 l\u2019appui, les critiques formul\u00e9es de longue date par les associations de d\u00e9fense de l\u2019environnement qui consid\u00e8rent le label HVE comme<\/em> \u00ab\u00a0<em>\u00a0un cheval de Troie du greenwashing\u00a0\u00ab\u00a0,<\/em> <em>soutenu par les milieux de l\u2019agriculture intensive<\/em>.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est surtout la d\u00e9monstration que le gouvernement met sur le m\u00eame plan l&rsquo;agriculture conventionnelle (la viticulture est notamment tr\u00e8s consommatrice de label HVE) tr\u00e8s exportatrice, et l&rsquo;agriculture biologique de proximit\u00e9 dont les services environnementaux, sociaux et de sant\u00e9 sont, eux, d\u00e9montr\u00e9s. C&rsquo;est aussi laisser le champ libre \u00e0 la bio industrielle, qui d\u00e9voie avec cynisme les principes de base de l&rsquo;agro\u00e9cologie (monocultures, vari\u00e9t\u00e9s industrielles, pauvret\u00e9 des \u00e9cosyst\u00e8mes&#8230;) et qui a les moyens financiers de fonds d&rsquo;investissements, au d\u00e9triment des fermes de taille humaine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;agriculture paysanne se mobilise donc. De nombreux agriculteurs bio<sup>2<\/sup> se sont lanc\u00e9 dans un \u00ab\u00a0striptease\u00a0\u00bb sur les r\u00e9seaux sociaux symbolisant le hold-up dont il sont violemment la cible. L&rsquo;agriculture paysanne dans son ensemble fait les frais de ce statu-quo revendiqu\u00e9 par Denormandie. Environ 150 paysans et paysannes, appuy\u00e9s par la Conf\u00e9d\u00e9ration paysanne<sup>3\u00a0<\/sup>, ont \u00e9galement protest\u00e9 jeudi 27 mai devant la direction g\u00e9n\u00e9rale de P\u00f4le emploi, \u00e0 Paris, pour d\u00e9fendre l&#8217;emploi agricole\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Nous sommes profond\u00e9ment d\u00e9\u00e7us <\/em>[des] <em>d\u00e9cisions qui nous orientent vers une stabilit\u00e9 de la PAC qui a pourtant prouv\u00e9 toute son inefficacit\u00e9 sociale, \u00e9conomique, alimentaire et \u00e9cologique\u00a0<\/em>\u00bb constate le syndicat paysan dans une lettre adress\u00e9e au ministre. Et de pointer des pertes d&#8217;emplois de \u00ab\u00a0<em>10.000 \u00e0 15.000 paysans par an<\/em>\u00a0\u00bb dans l&rsquo;agriculture, des \u00ab\u00a0r<em>evenus agricoles qui ne cesse de se d\u00e9grader<\/em>\u00a0\u00bb, une \u00ab\u00a0<em>hausse de la pr\u00e9carit\u00e9 alimentaire en France<\/em>\u00a0\u00bb et une \u00ab\u00a0<em>perte de biodiversit\u00e9 et atteintes \u00e0 l\u2019environnement nombreuses<\/em>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De fait, le statu-quo sur la PAC p\u00e9rennise l&rsquo;enrichissement de l&rsquo;agro-industrie exportatrice, comme le montre l&rsquo;enqu\u00eate de Bastamag, d\u00e9montrant l\u00e0 encore que le capitalisme lib\u00e9ral et ses actionnaires s\u2019accommodent tr\u00e8s bien des aides publiques.<sup>4<\/sup><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Mesures discr\u00e8tement enterr\u00e9es<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D&rsquo;autres mesures de transition agro-\u00e9cologique et climatique ont \u00e9t\u00e9 enterr\u00e9es sans fleurs ni couronnes. A commencer par une taxe sur les engrais azot\u00e9s. Ces derniers participent g\u00e9n\u00e9reusement au d\u00e9r\u00e8glement climatique en \u00e9tant sources de protoxyde d&rsquo;azote, gaz \u00e0 effet de serre 310 fois plus puissant que le CO<sub>2<\/sub>. Dans le cadre du projet de loi Climat et R\u00e9silience, le ministre de l&rsquo;Agriculture Julien Denormandie a \u00e9t\u00e9 entendu par la commission Am\u00e9nagement du territoire et du D\u00e9veloppement durable du S\u00e9nat<sup>1<\/sup> et a laiss\u00e9 peu d&rsquo;espoirs sur l&rsquo;instauration d&rsquo;une telle taxe. \u00ab\u00a0<em>Julien Denormandie leur a bien expliqu\u00e9 qu&rsquo;il ne fallait pas enquiquiner plus que \u00e7a les agriculteurs au motif qu&rsquo;ils r\u00e9pandent trop d&rsquo;azote dans les champs<\/em>\u00a0\u00bb, relate le <strong><em>Canard encha\u00een\u00e9<\/em><\/strong> (26 mai 2021). Ce projet faisait partie des propositions de la Convention citoyenne sur le climat. La d\u00e9put\u00e9e LREM et agricultrice de Bretagne, Sandrine Le Feur, l&rsquo;a donc propos\u00e9 \u00e0 travers des amendements \u00e0 la loi Climat et r\u00e9silience, avec un montant de 27 centimes d&rsquo;euro par kilo d&rsquo;azote et en en reversant le montant \u00ab\u00a0<em>aux agriculteurs qui s&rsquo;engagent \u00e0 r\u00e9duire leur consommation d&rsquo;engrais azot\u00e9s<\/em>\u00a0\u00bb. Si Sandrine Le Feur fait partie de la majorit\u00e9 parlementaire et d\u00e9clarait que \u00ab\u00a0s<em>ur les engrais azot\u00e9s, je ne l\u00e2cherai pas<\/em>\u00ab\u00a0<sup>5<\/sup>, c&rsquo;est la FNSEA, co-minist\u00e8re de l&rsquo;Agriculture, qui a eu le dernier mot gr\u00e2ce \u00e0 son r\u00e9seau s\u00e9natorial qui a rejet\u00e9 ses amendements en bloc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Autre enfumage (vert)\u00a0: le projet de loi cens\u00e9 r\u00e9guler l&rsquo;acc\u00e8s aux terres agricoles en freinant les app\u00e9tits des fonds d&rsquo;investissements ou des soci\u00e9t\u00e9s fonci\u00e8res ou tout simplement pour mod\u00e9rer la goinfrerie des plus grosses exploitations, app\u00e2t\u00e9es par les primes \u00e0 l&rsquo;hectare de la PAC. L&rsquo;accaparement des terres agricoles, v\u00e9ritable spoliation dans les pays du Sud<sup>6<\/sup>, est aussi une r\u00e9alit\u00e9 en France. Sans rentrer dans les d\u00e9tails, cette loi permet une liste tellement exhaustive de d\u00e9rogations que cette derni\u00e8re rend caduque l&rsquo;objet premier de la loi<sup>7<\/sup>. Du c\u00f4t\u00e9 de la r\u00e9sistance, les actions des Soul\u00e8vements de la terre rencontrent un franc succ\u00e8s et g\u00e9n\u00e8rent des initiatives de types zones terriennes \u00e0 d\u00e9fendre ou jardins \u00e0 d\u00e9fendre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On pourrait parler aussi de la majorit\u00e9 des s\u00e9nateurs qui a retoqu\u00e9 une proposition de loi pour des \u00e9levages plus \u00e9thiques ou encore de l&rsquo;absence de soutien gouvernemental \u00e0 la recherche sur les alternatives aux n\u00e9onicotino\u00efdes, autre d\u00e9rogation au service de la FNSEA et des agro-industriels du sucre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;autonomie alimentaire ne s&rsquo;obtiendra qu&rsquo;avec des productions diversifi\u00e9es, bien r\u00e9parties dans les r\u00e9gions en favorisant le localisme, l&rsquo;agriculture paysanne et familiale, la sauvegarde des terres agricoles, de la vari\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique, et une recherche soutenue pour une v\u00e9ritable agro-\u00e9cologique adapt\u00e9e \u00e0 l&rsquo;agriculture paysanne et non industrielle. Industriels qui n&rsquo;ont pas besoin d&rsquo;argent public pour leurs recherches sur des productions profitables mais mortif\u00e8res pour les \u00e9co-syst\u00e8mes et les consommateurs. Mais dans tous ces domaines, l&rsquo;action gouvernementale n&rsquo;est qu&rsquo;une longue succession de rebuffades, d&rsquo;hypocrisies, d&rsquo;immobilismes avec pour seul cap la bonne sant\u00e9 du secteur agro-industriel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Malgr\u00e9 leur faiblesse num\u00e9rique et financi\u00e8re, les paysans doivent faire front commun et se mobiliser pour faire vaciller la citadelle politique et affairiste du syndicat patronal et h\u00e9g\u00e9monique de la FNSEA, \u00e0 commencer par ses bases locales. Et c&rsquo;est en semant les graines de l&rsquo;agro-\u00e9cologie, de la proximit\u00e9 avec les consommateurs, des p\u00e2turages jusqu&rsquo;au c\u0153ur des m\u00e9tropoles, que ce combat se gagnera.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Blog : <a href=\"https:\/\/blogs.mediapart.fr\/yves-guillerault\/blog\">Le blog de Yves GUILLERAULT<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1 : <a href=\"http:\/\/videos.senat.fr\/video.2296650_60a3ae1c78014.audition-de-m-julien-denormandie-ministre-de-lagriculture-et-de-lalimentation?timecode=1486039\">http:\/\/videos.senat.fr\/video.2296650_60a3ae1c78014.audition-de-m-julien-denormandie-ministre-de-lagriculture-et-de-lalimentation?timecode=1486039<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2 : <a href=\"https:\/\/reporterre.net\/Mis-a-poil-par-le-gouvernement-les-paysans-bio-se-mobilisent-pour-une-meilleure-PAC\">https:\/\/reporterre.net\/Mis-a-poil-par-le-gouvernement-les-paysans-bio-se-mobilisent-pour-une-meilleure-PAC<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">3 : <a href=\"https:\/\/reporterre.net\/Il-y-a-urgence-A-Paris-150-paysans-denoncent-une-PAC-qui-detruit-l-emploi-paysan\">https:\/\/reporterre.net\/Il-y-a-urgence-A-Paris-150-paysans-denoncent-une-PAC-qui-detruit-l-emploi-paysan<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">4 : voir l&rsquo;enqu\u00eate de Bastamag <a href=\"https:\/\/basta.pouruneautrepac.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/Investigation-be%CC%81ne%CC%81ficiaires-PAC.pdf\">https:\/\/basta.pouruneautrepac.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/Investigation-be%CC%81ne%CC%81ficiaires-PAC.pdf<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">et le papier d&rsquo;Am\u00e9lie Poinssot <a href=\"https:\/\/www.mediapart.fr\/journal\/france\/190521\/politique-agricole-commune-les-gros-cheques-vont-des-societes-florissantes\">https:\/\/www.mediapart.fr\/journal\/france\/190521\/politique-agricole-commune-les-gros-cheques-vont-des-societes-florissantes<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">5 : <a href=\"https:\/\/www.terra.bzh\/sur-les-engrais-azotes-je-ne-lacherai-pas\">https:\/\/www.terra.bzh\/sur-les-engrais-azotes-je-ne-lacherai-pas<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/www.action-agricole-picarde.com\/sandrine-le-feur-sur-les-engrais-azotes-je-ne-lacherai-pas\">https:\/\/www.action-agricole-picarde.com\/sandrine-le-feur-sur-les-engrais-azotes-je-ne-lacherai-pas<\/a> .<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">6 : <a href=\"https:\/\/www.mediapart.fr\/journal\/economie\/dossier\/laccaparement-des-terres-dans-le-sud\">https:\/\/www.mediapart.fr\/journal\/economie\/dossier\/laccaparement-des-terres-dans-le-sud<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">7 : <a href=\"https:\/\/reporterre.net\/Une-loi-pour-reguler-l-acces-aux-terres-agricoles-qui-rate-le-coche\">https:\/\/reporterre.net\/Une-loi-pour-reguler-l-acces-aux-terres-agricoles-qui-rate-le-coche<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Club est l&rsquo;espace de libre expression des abonn\u00e9s de Mediapart. Ses contenus n&rsquo;engagent pas la r\u00e9daction.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le gouvernement, la FNSEA et les paysans<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-9675","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9675","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9675"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9675\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":9678,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9675\/revisions\/9678"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9675"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=9675"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=9675"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}