{"id":9923,"date":"2021-08-16T02:03:54","date_gmt":"2021-08-16T00:03:54","guid":{"rendered":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/?p=9923"},"modified":"2021-07-31T07:17:59","modified_gmt":"2021-07-31T05:17:59","slug":"une-industrie-sans-grand-avenir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/2021\/08\/16\/une-industrie-sans-grand-avenir\/","title":{"rendered":"Une industrie sans grand avenir"},"content":{"rendered":"<h4 style=\"text-align: left;\"><strong>Il s\u2019agit du nucl\u00e9aire ; il sera aussi question de la folle obstination d\u2019EDF \u2026 et de l\u2019Allemagne !<br \/>\n<\/strong><\/h4>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-9913 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/Kokopelli-222x300.jpg\" alt=\"\" width=\"428\" height=\"578\" srcset=\"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/Kokopelli-222x300.jpg 222w, https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/Kokopelli.jpg 500w\" sizes=\"auto, (max-width: 428px) 100vw, 428px\" \/><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le nucl\u00e9aire a beau ne pas \u00e9mettre de CO<sub>2<\/sub>,\u00a0 c\u2019est une technologie d\u00e9pass\u00e9e par l\u2019\u00e9olien et le solaire. Sa place dans le mix \u00e9lectrique d\u00e9carbon\u00e9\u00a0 de demain devrait \u00eatre marginale. Au mieux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab<\/em>\u00a0<em>Peu importe que vous soyez pour ou contre le nucl\u00e9aire. Ce n\u2019est plus le sujet. Tout simplement parce que le nucl\u00e9aire est devenu hors sujet.\u00a0\u00bb<\/em> Mycle Schneider, consultant et coordinateur d\u2019un rapport annuel qui fait r\u00e9f\u00e9rence sur l\u2019\u00e9tat de l\u2019industrie nucl\u00e9aire dans le monde<a href=\"http:\/\/phplist.amisdelaterremp.fr\/lists\/lt.php?tid=KUVQA1VWBV9SUUsGC1wDHgJUXlFICVUGBxxTVVRcDFNXXQBQCwQaW1QFX1FVXwUeAgYNVkgEAg4BHFoCVlgVV1QOUw4DVwdfAlwDGQtdBwcOUQ1VSAkCVwQcVwxdChVTWQwAG1cFXwFQAQBdVlhYBA\">1<\/a>, cite deux chiffres. En 2020, entre mises en service et arr\u00eats d\u00e9finitifs de r\u00e9acteurs, les capacit\u00e9s nucl\u00e9aires nettes \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de la plan\u00e8te ont progress\u00e9 de 0,4\u00a0GW. De leur c\u00f4t\u00e9, les capacit\u00e9s \u00e9lectriques renouvelables ont augment\u00e9 de 260\u00a0GW (un nouveau record malgr\u00e9 le Covid), le solaire et l\u2019\u00e9olien repr\u00e9sentant 91\u00a0% de ce total<a href=\"http:\/\/phplist.amisdelaterremp.fr\/lists\/lt.php?tid=KUUJVwMFAg1UVksDUV9XHgIADAVIUVcFUxwHDAJfXARSAAEGVVcaW1QFX1FVXwUeAgYNVkgEAg4BHFoCVlgVV1QOUw4DVwdfAlwDGQtdBwcOUQ1VSAkCVwQcVwxdChVTWQwAG1cFXwFQAQBdVlhYBA\">2<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces deux donn\u00e9es disent assez bien dans quel sens pousse le vent. Evidemment, quand il n\u2019y a pas de vent ou pas de soleil, ces sources ne fonctionnent pas. Il faut donc regarder les volumes produits. Depuis 2012, la production \u00e9lectronucl\u00e9aire mondiale a de nouveau progress\u00e9, apr\u00e8s avoir atteint un maximum historique en 2006 et recul\u00e9 ensuite. Elle avait presque retrouv\u00e9 en 2019, avant la crise du Covid, son point haut de 2006, pr\u00e8s de 2\u00a0800\u00a0TWh<a href=\"http:\/\/phplist.amisdelaterremp.fr\/lists\/lt.php?tid=KUVTUApXUw5SV0sEUVsCHgIHW1JICVRSUxxUVQddAVdWXwcFUlcaW1QFX1FVXwUeAgYNVkgEAg4BHFoCVlgVV1QOUw4DVwdfAlwDGQtdBwcOUQ1VSAkCVwQcVwxdChVTWQwAG1cFXwFQAQBdVlhYBA\">3<\/a>, soit 10,3\u00a0% de la demande \u00e9lectrique mondiale (les \u00e9nergies fossiles comptant pour 62,8\u00a0% et les renouvelables, hydraulique y\u00a0\u00adcompris, pour 26\u00a0%). De 2012 \u00e0 2019, la production des r\u00e9acteurs en activit\u00e9 a cr\u00fb de 325\u00a0TWh. Mais, dans le m\u00eame temps, celle des \u00e9oliennes et du solaire a progress\u00e9 de 1\u00a0522\u00a0TWh. En 2019, installations \u00e9oliennes et solaires avaient d\u00e9j\u00e0 produit 2\u00a0154\u00a0TWh.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/phplist.amisdelaterremp.fr\/lists\/lt.php?tid=KUUBVFUFVQ8GXEsDBg4HHgIGDFhICFcFAhxaVl0LWlZWDwAEUQcaW1QFX1FVXwUeAgYNVkgEAg4BHFoCVlgVV1QOUw4DVwdfAlwDGQtdBwcOUQ1VSAkCVwQcVwxdChVTWQwAG1cFXwFQAQBdVlhYBA\">Hormis la Chine, le monde ne construit pratiquement plus de r\u00e9acteurs<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces deux sources vont d\u00e9passer d\u2019autant plus rapidement le nucl\u00e9aire que sa reprise depuis 2012 va s\u2019essouffler. Sur 325\u00a0TWh de hausse, 250\u00a0TWh sont le fait de la seule Chine. Or, dans l\u2019empire du Milieu, l\u2019essor rapide de ces derni\u00e8res ann\u00e9es semble d\u00e9j\u00e0 toucher \u00e0 sa fin. En effet, c\u2019est le r\u00e9sultat d\u2019une forte croissance de la construction de r\u00e9acteurs dans ce (seul) pays durant les ann\u00e9es\u00a02000 et qui a culmin\u00e9 en 2010. Depuis, le nombre des mises en chantier a \u00e9t\u00e9 divis\u00e9 par deux, ce qui va m\u00e9caniquement se traduire dans les ann\u00e9es\u00a02020 par une progression beaucoup plus faible de la production d\u2019origine nucl\u00e9aire, tandis que les renouvelables poursuivent leur ascension fulgurante. Pire, la poursuite des mises en chantier est devenue tr\u00e8s incertaine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Une question de co\u00fbts<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette \u00e9volution n\u2019a rien de surprenant. Alors que la meilleure prise en compte des risques du nucl\u00e9aire en accro\u00eet les co\u00fbts et la complexit\u00e9 industrielle, l\u2019\u00e9olien et le photovolta\u00efque\u00a0\u2013\u00a0beaucoup plus modulables, faciles \u00e0 ma\u00eetriser et \u00e0 installer, dont les marges de progression sont encore tr\u00e8s importantes avant que leur variabilit\u00e9 ne puisse plus \u00eatre g\u00e9r\u00e9e par les capacit\u00e9s pilotables existantes\u00a0\u2013 ont vu ces deux derni\u00e8res d\u00e9cennies leurs co\u00fbts s\u2019effondrer au fur et \u00e0 mesure de leur d\u00e9veloppement. Aux Etats-Unis, le co\u00fbt de production moyen du nucl\u00e9aire neuf, fin\u00a02019, est estim\u00e9 par le cabinet Lazard \u00e0 155\u00a0$\/MWh (117\u00a0$\/MWh en 2015), contre 40\u00a0$\/MWh pour le photovolta\u00efque (65\u00a0$ en 2015) et 41\u00a0$ pour l\u2019\u00e9olien terrestre (55\u00a0$ en 2015). En France, le co\u00fbt de production de l\u2019EPR de Flamanville pourrait se situer entre 110 et 120\u00a0\u20ac\/MWh, selon la <a href=\"http:\/\/phplist.amisdelaterremp.fr\/lists\/lt.php?tid=KUUJVAZVAloFBUtcUF9RHgIFCllIUVRTBhxSA1RYDVcDDAUBUAQaW1QFX1FVXwUeAgYNVkgEAg4BHFoCVlgVV1QOUw4DVwdfAlwDGQtdBwcOUQ1VSAkCVwQcVwxdChVTWQwAG1cFXwFQAQBdVlhYBA\">Cour des comptes<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais selon les bilans des appels d\u2019offres de <a href=\"http:\/\/phplist.amisdelaterremp.fr\/lists\/lt.php?tid=KUUFUAZWXglaXEsHAgtVHgJWWVJICQBSBhxXUlQADFRTWwEBUlcaW1QFX1FVXwUeAgYNVkgEAg4BHFoCVlgVV1QOUw4DVwdfAlwDGQtdBwcOUQ1VSAkCVwQcVwxdChVTWQwAG1cFXwFQAQBdVlhYBA\">la Commission de r\u00e9gulation de l\u2019\u00e9nergie\u00a0(CRE)<\/a>, les prix de vente de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 s\u2019\u00e9tablissaient en 2020 \u00e0 59,50\u00a0\u20ac\/MWh pour l\u2019\u00e9olien terrestre et 52,60\u00a0\u20ac\/MWh (parcs au sol de puissance sup\u00e9rieure \u00e0 5\u00a0MW). EDF, qui veut construire une premi\u00e8re s\u00e9rie de six EPR, mise \u00e0 terme sur des co\u00fbts de 70\u00a0\u20ac\/MWh (avec une estimation de 85\u00a0\u20ac\/MWh pour les trois premi\u00e8res unit\u00e9s). En France, la baisse maximale de co\u00fbts par rapport \u00e0 une t\u00eate de s\u00e9rie jamais observ\u00e9e a atteint 16\u00a0%<a href=\"http:\/\/phplist.amisdelaterremp.fr\/lists\/lt.php?tid=KUUFVFFWUwwAU0tXVl1VHgIPCQJIUgAABRxUUlVdDwECXwUDBlEaW1QFX1FVXwUeAgYNVkgEAg4BHFoCVlgVV1QOUw4DVwdfAlwDGQtdBwcOUQ1VSAkCVwQcVwxdChVTWQwAG1cFXwFQAQBdVlhYBA\">4<\/a>. Et si ces nouveaux EPR voient le jour, ce ne sera pas avant 2035, tandis que les renouvelables auront entre-temps encore vu leurs co\u00fbts baisser.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Un r\u00f4le d\u2019ajustement<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sur le long terme, m\u00eame lorsque les sc\u00e9narios prospectifs lui font une place, c\u2019est le cas des travaux du Giec, de l\u2019Agence internationale de l\u2019\u00e9nergie\u00a0(AIE) ou de l\u2019Agence internationale des \u00e9nergies renouvelables\u00a0(Irena), le nucl\u00e9aire occupe en d\u00e9finitive une place marginale dans le mix \u00e9lectrique mondial d\u00e9carbon\u00e9 de demain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Son importance (tr\u00e8s relative) d\u00e9pend par ailleurs des efforts qui seront faits ou non sur les \u00e9conomies d\u2019\u00e9nergie. Selon le sc\u00e9nario de l\u2019Irena paru au printemps et construit sur une hypoth\u00e8se raisonnable de ma\u00eetrise de la demande \u00e9nerg\u00e9tique totale<a href=\"http:\/\/phplist.amisdelaterremp.fr\/lists\/lt.php?tid=KUUGBAVRXglSB0sGBF0AHgIDCQRIUlIOURxRBlRbXgpQDQZUC1QaW1QFX1FVXwUeAgYNVkgEAg4BHFoCVlgVV1QOUw4DVwdfAlwDGQtdBwcOUQ1VSAkCVwQcVwxdChVTWQwAG1cFXwFQAQBdVlhYBA\">5<\/a>, la production d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 devrait tripler et couvrir la moiti\u00e9 des besoins \u00e9nerg\u00e9tiques mondiaux en 2050 (contre un cinqui\u00e8me aujourd\u2019hui). Mais dans ce mix \u00e9lectrique de demain, le nucl\u00e9aire ne compterait que pour 4\u00a0%, contre 90\u00a0% pour les renouvelables.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le nucl\u00e9aire est clairement sans r\u00e9elles perspectives face \u00e0 la concurrence du solaire et de l\u2019\u00e9olien qui le cantonne \u00e0 un r\u00f4le d\u2019ajustement de l\u2019offre \u00e0 la demande d\u2019\u00e9lectricit\u00e9. Reste une question\u00a0: est-il seulement n\u00e9cessaire pour g\u00e9rer les fluctuations des productions \u00e9olienne et solaire\u00a0? Viser un mix \u00e9lectrique 100\u00a0% renouvelable ne serait-il pas une meilleure option\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/phplist.amisdelaterremp.fr\/lists\/lt.php?tid=KUUFU1BUUgwCVktcAAoCHgJVAQJICFNVUhxVBQAIWlEAAVAHAwQaW1QFX1FVXwUeAgYNVkgEAg4BHFoCVlgVV1QOUw4DVwdfAlwDGQtdBwcOUQ1VSAkCVwQcVwxdChVTWQwAG1cFXwFQAQBdVlhYBA\">Peu d\u2019opportunit\u00e9s \u00e0 l\u2019international <\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M\u00eame \u00e0 supposer que la construction de nouveaux r\u00e9acteurs red\u00e9marre \u00e0 l\u2019international, il y a peu de chances que la France en profite. La Chine a jusqu\u2019ici poursuivi une strat\u00e9gie de ma\u00eetrise technologique pour fournir son propre march\u00e9. Mais avec le d\u00e9veloppement de son r\u00e9acteur Hualong (\u00ab\u00a0dragon\u00a0\u00bb en chinois) et d\u2019autres succ\u00e8s comme la construction de deux EPR en joint-venture avec la France, elle d\u00e9montre son savoir-faire au reste du monde. Elle est devenue un dangereux comp\u00e9titeur de l\u2019Hexagone, notamment au Royaume-Uni, qui r\u00e9fl\u00e9chit \u00e0 la mise en chantier de nouvelles unit\u00e9s. Quant \u00e0 la France, avec ses contre-performances sur les chantiers de l\u2019EPR \u00e0 Flamanville et en Finlande, elle a perdu de son aura. Elle avait d\u00e9j\u00e0 rat\u00e9 le contrat avec Abu\u00a0Dhabi en 2009 face \u00e0 la Cor\u00e9e du Sud, et cherche d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment depuis 2008 \u00e0 vendre six EPR \u00e0 l\u2019Inde, qui pr\u00e9f\u00e8re investir dans du solaire et de l\u2019\u00e9olien deux \u00e0 trois fois moins chers, ou passer des contrats avec la Russie pour ses centrales nucl\u00e9aires. Le co\u00fbt de l\u2019EPR fran\u00e7ais ou son \u00e9quivalent am\u00e9ricain\u00a0(AP1000) s\u2019\u00e9l\u00e8ve entre 7\u00a0500 et 10\u00a0500\u00a0dollars le kilowatt, contre 2\u00a0800 \u00e0 \u00a0400\u00a0dollars pour le Hualong chinois, l\u2019APR1400 cor\u00e9en ou le VVER-120 russe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/www.alternatives-economiques.fr\"><em>https:\/\/www.alternatives-economiques.fr<\/em><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0** **<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Nucl\u00e9aire : la folle obstination d\u2019EDF <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La situation financi\u00e8re de l\u2019entreprise ne cesse de se d\u00e9grader entre une dette croissante et un mur d\u2019investissements, notamment dans le nucl\u00e9aire, consid\u00e9rable.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab<\/em>\u00a0<em>Menac\u00e9 d\u2019\u00eatre rel\u00e9gu\u00e9 en deuxi\u00e8me division.\u00a0\u00bb<\/em> Ce sont avec ces mots que le patron d\u2019EDF, Jean-Bernard L\u00e9vy, d\u00e9crit la situation de sa propre entreprise. En effet, l\u2019\u00e9nerg\u00e9ticien s\u2019enfonce ann\u00e9e apr\u00e8s ann\u00e9e dans une impasse tant financi\u00e8re qu\u2019industrielle. L\u2019entreprise est face \u00e0 des engagements financiers consid\u00e9rables qui menacent sa capacit\u00e9 \u00e0 investir, alors m\u00eame que la transition \u00e9nerg\u00e9tique le demande. En cause\u00a0: sa strat\u00e9gie \u00e0 continuer \u00e0 miser sur le nucl\u00e9aire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L\u2019atome, envers et contre tout<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">EDF est un producteur d\u2019\u00e9lectricit\u00e9, mais avant tout d\u2019origine nucl\u00e9aire. L\u2019atome repr\u00e9sente 88\u00a0% de son mix \u00e9lectrique fran\u00e7ais. L\u2019\u00e9nerg\u00e9ticien continue \u00e0 croire en cette technologie et veut donc tout faire pour poursuivre l\u2019aventure nucl\u00e9aire. A commencer par prolonger la dur\u00e9e de vie de ses centrales, au-del\u00e0 de quarante ans de fonctionnement. Cela demande cependant un investissement cons\u00e9quent avec le remplacement de certains \u00e9quipements. Ces travaux, qu\u2019on nomme le \u00ab\u00a0grand car\u00e9nage\u00a0\u00bb, s\u2019\u00e9talent sur plus d\u2019une d\u00e9cennie et l\u2019entreprise les chiffre \u00e0 49,4\u00a0milliards d\u2019euros sur la p\u00e9riode 2014-2025.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0EDF est un acteur qui n\u2019a pas les moyens de se d\u00e9velopper l\u00e0 o\u00f9 il y a de la croissance\u00a0\u00bb\u00a0 Jean-Bernard L\u00e9vy, PDG d\u2019EDF<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A c\u00f4t\u00e9 de ces travaux, l\u2019\u00e9lectricien doit \u00e9galement commencer \u00e0 d\u00e9manteler certains de ses sites nucl\u00e9aires, comme celui de Fessenheim. Un chantier in\u00e9dit par son ampleur, dont on peine par cons\u00e9quent \u00e0 chiffrer les co\u00fbts. Les quelques \u00e9valuations d\u2019\u00e9nerg\u00e9ticiens \u00e9trangers sur leur propre parc avancent un montant situ\u00e9 entre un et deux milliards d\u2019euros par r\u00e9acteur. A multiplier donc par 58 dans le cas d\u2019EDF.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au-del\u00e0, l\u2019\u00e9lectricien fran\u00e7ais ambitionne surtout de construire de nouveaux r\u00e9acteurs, avec la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de centrales, les fameux EPR. Le chantier, lanc\u00e9 sur le site de Flamanville en Normandie, pr\u00e9voyait initialement une mise en service du r\u00e9acteur en 2012 pour un co\u00fbt de 3\u00a0milliards d\u2019euros. La facture atteint d\u00e9sormais 12,4\u00a0milliards d\u2019euros pour une mise en production en 2022. Une \u00e9ni\u00e8me prolongation n\u2019\u00e9tant pas \u00e0 exclure.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Estimant qu\u2019il est trop tard pour reculer, EDF veut montrer que ces d\u00e9penses n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 vaines. L\u2019entreprise ambitionne donc de construire six nouveaux EPR, pour un co\u00fbt estim\u00e9 \u00e0 46\u00a0milliards d\u2019euros. Pour faire baisser ces co\u00fbts, l\u2019\u00e9nerg\u00e9ticien mise sur un apprentissage croissant dans leur construction. Une vision tr\u00e8s optimiste dans la mesure o\u00f9 la complexit\u00e9 du nucl\u00e9aire limite les effets d\u2019\u00e9chelle et de la standardisation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Des milliards de dette<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Du grand car\u00e9nage au d\u00e9mant\u00e8lement en passant par la construction des EPR, le mur d\u2019investissements auquel fait face EDF, et qui est potentiellement sous-\u00ad\u00e9valu\u00e9, d\u00e9passe largement les 100\u00a0milliards d\u2019euros. Une somme consid\u00e9rable, d\u2019autant plus au vu de la situation financi\u00e8re de l\u2019entreprise qui ne cesse de se d\u00e9grader. L\u2019\u00e9nerg\u00e9ticien pr\u00e9sente une dette de 42,3\u00a0milliards d\u2019euros, dont la soutenabilit\u00e9 est fragile puisqu\u2019elle repr\u00e9sente une part croissante de ses revenus d\u2019exploitation, presque le triple, un seuil jug\u00e9 critique par les financiers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Face \u00e0 cette situation, l\u2019entreprise en appelle donc \u00e0 une r\u00e9vision de son mode de financement. La direction veut \u00e0 tout prix mettre fin au m\u00e9canisme de l\u2019Arenh, l\u2019acc\u00e8s r\u00e9gul\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9nergie nucl\u00e9aire historique. Un dispositif mis en place en 2010 pour permettre \u00e0 la concurrence d\u2019exister dans le secteur de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9. Depuis cette date, EDF a l\u2019obligation de vendre \u00e0 ses concurrents un quart de sa production nucl\u00e9aire de l\u2019\u00e9poque, soit 100\u00a0t\u00e9rawatt\u00adheures par an, et ce \u00e0 un tarif pr\u00e9d\u00e9fini de 42\u00a0euros\/MWh. L\u2019id\u00e9e est que le nucl\u00e9aire ayant \u00e9t\u00e9 financ\u00e9 par le contribuable et la production d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 \u00e9tant en situation de\u00a0\u00adquasi-monopole au b\u00e9n\u00e9fice de l\u2019op\u00e9rateur public, pour permettre \u00e0 d\u2019autres fournisseurs d\u2019exister, le l\u00e9gislateur leur donne un acc\u00e8s \u00e0 la \u00ab\u00a0rente nucl\u00e9aire\u00a0\u00bb \u00e0 un prix cens\u00e9 refl\u00e9ter le co\u00fbt de production.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un prix aujourd\u2019hui consid\u00e9r\u00e9 comme trop faible. Surtout, le m\u00e9canisme s\u2019est av\u00e9r\u00e9 d\u00e9sastreux pour les finances d\u2019EDF. Quand les prix du march\u00e9 de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 diminuent, aucun acteur n\u2019a recours \u00e0 l\u2019Arenh et, quand ils remontent, l\u2019\u00e9nerg\u00e9ticien ne profite pas de la hausse. Pour r\u00e9former ce m\u00e9canisme, la direction et le gouvernement fran\u00e7ais planchent depuis deux ans sur une r\u00e9forme de l\u2019entreprise publique. L\u2019objectif de Paris est donc d\u2019assurer un financement au nucl\u00e9aire, tout en se d\u00e9gageant des marges de man\u0153uvre financi\u00e8res pour investir dans les renouvelables. Car de l\u2019aveu m\u00eame de son dirigeant, l\u2019entreprise est <em>\u00ab\u00a0en train de prendre un retard majeur par rapport \u00e0 <\/em>[ses]<em> grands concurrents, des \u00e9nerg\u00e9ticiens qui investissent des montants beaucoup plus \u00e9lev\u00e9s dans les \u00e9nergies renouvelables\u00a0\u00bb<\/em>. Sans r\u00e9forme, <em>\u00ab\u00a0EDF est un acteur qui n\u2019a pas les moyens de se d\u00e9velopper l\u00e0 o\u00f9 il y a de la croissance\u00a0\u00bb<\/em>, l\u00e2che le PDG.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jusqu\u2019au printemps\u00a02020, la direction soutenait un projet de scission de l\u2019entreprise, nomm\u00e9 Hercule, qui consistait \u00e0 nationaliser le nucl\u00e9aire et \u00e0 ouvrir au priv\u00e9 les renouvelables et le r\u00e9seau de distribution\u00a0(Enedis). Hercule est dor\u00e9navant officiellement abandonn\u00e9 et l\u2019ex\u00e9cutif planche sur une nouvelle version, dont les contours ne sont pas encore d\u00e9finis. Paris doit cependant obtenir l\u2019aval de la Commission europ\u00e9enne, qui dira si le projet respecte les canons de la concurrence libre et non fauss\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour respecter le seuil fix\u00e9 par la loi de 50\u00a0%\u00a0 de nucl\u00e9aire dans le mix \u00e9lectrique fran\u00e7ais d\u2019ici\u00a0 \u00e0 2035, EDF propose\u00a0 la fermeture de quatorze r\u00e9acteurs, dont ceux de Fessenheim d\u00e9j\u00e0 \u00e0 l\u2019arr\u00eat. Le probl\u00e8me est que\u00a0 si la seule production\u00a0 des 44\u00a0r\u00e9acteurs nucl\u00e9aires restants\u00a0 et de celui de Flamanville repr\u00e9sente 50\u00a0%\u00a0 de la production \u00e9lectrique nationale,\u00a0 cela suppose une hausse importante soit de\u00a0 la consommation, soit des exportations pour que cette \u00e9lectricit\u00e9 trouve un d\u00e9bouch\u00e9.\u00a0 Or, les pr\u00e9visions\u00a0 de consommation sugg\u00e8rent une relative stabilit\u00e9 jusqu\u2019au moins 2035. D\u2019autre part,\u00a0 miser sur un tel niveau d\u2019exportation,\u00a0 un triplement, semble illusoire, dans la mesure o\u00f9 nos voisins n\u2019ont\u00a0 pas d\u2019importants\u00a0 d\u00e9ficits en la mati\u00e8re.\u00a0 La cons\u00e9quence\u00a0 devrait donc \u00eatre une surcapacit\u00e9 qui pourrait freiner le d\u00e9veloppement des renouvelables.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Un risque de surcapacit\u00e9 <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour respecter le seuil fix\u00e9 par la loi de 50\u00a0%\u00a0 de nucl\u00e9aire dans le mix \u00e9lectrique fran\u00e7ais d\u2019ici\u00a0 \u00e0 2035, EDF propose\u00a0 la fermeture de quatorze r\u00e9acteurs, dont ceux de Fessenheim d\u00e9j\u00e0 \u00e0 l\u2019arr\u00eat. Le probl\u00e8me est que\u00a0 si la seule production\u00a0 des 44\u00a0r\u00e9acteurs nucl\u00e9aires restants\u00a0 et de celui de Flamanville repr\u00e9sente 50\u00a0%\u00a0 de la production \u00e9lectrique nationale,\u00a0 cela suppose une hausse importante soit de\u00a0 la consommation, soit des exportations pour que cette \u00e9lectricit\u00e9 trouve un d\u00e9bouch\u00e9.\u00a0 Or, les pr\u00e9visions\u00a0 de consommation sugg\u00e8rent une relative stabilit\u00e9 jusqu\u2019au moins 2035. D\u2019autre part,\u00a0 miser sur un tel niveau d\u2019exportation,\u00a0 un triplement, semble illusoire, dans la mesure o\u00f9 nos voisins n\u2019ont\u00a0 pas d\u2019importants\u00a0 d\u00e9ficits en la mati\u00e8re.\u00a0 La cons\u00e9quence\u00a0 devrait donc \u00eatre une surcapacit\u00e9 qui pourrait freiner le d\u00e9veloppement des renouvelables.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/www.alternatives-economiques.fr\/nucleaire-folle-obstination-dedf\/00099786?utm_source=emailing&amp;utm_medium=email&amp;utm_campaign=NL_Quotidienne&amp;utm_content=29072021\">https:\/\/www.alternatives-economiques.fr\/\/nucleaire-folle-obstination-dedf\/00099786?utm_source=emailing<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">** **<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Sortir du charbon et du nucl\u00e9aire\u00a0: l\u2019exemple allemand<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/abestit.fr\/sortir-du-charbon-et-du-nucleaire-lexemple-allemand\/\">https:\/\/abestit.fr\/sortir-du-charbon-et-du-nucleaire-lexemple-allemand\/<\/a><\/p>\n<p><strong>Extraits<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est une id\u00e9e re\u00e7ue largement r\u00e9pandue sur l\u2019Allemagne. En choisissant de fermer ses centrales nucl\u00e9aires, une d\u00e9cision d\u00e9finitivement prise apr\u00e8s la catastrophe de Fukushima, le pays a relanc\u00e9 ses vieilles centrales \u00e0 charbon et aggrav\u00e9 le changement climatique. Cette affirmation est tout simplement fausse. En dix ans, la production nucl\u00e9aire a \u00e9t\u00e9 divis\u00e9e par un peu plus de deux, celle de charbon d\u2019autant, et dans le m\u00eame temps la production d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 d\u2019origine renouvelable a \u00e9t\u00e9 multipli\u00e9e par pr\u00e8s de 2,5.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une bascule importante a eu lieu en 2018, o\u00f9 la production d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 renouvelable a d\u00e9pass\u00e9, pour la premi\u00e8re fois, celle issue du charbon. Lors de l\u2019ann\u00e9e\u00a02020, avec une baisse de la consommation du fait des confinements, l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 a m\u00eame \u00e9t\u00e9 majoritairement renouvelable, \u00e0 50,9\u00a0%.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Energiewende<\/em><\/strong><strong> toute\u00a0!<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette transition \u00e9nerg\u00e9tique (<em>Energiewende<\/em>, en allemand) est le fruit d\u2019une politique mise en place il y a plus de vingt ans. La coalition entre les sociaux-d\u00e9mocrates et les Verts a d\u00e9bouch\u00e9 sur la loi EEG en 2000. <em>\u00ab\u00a0Cette loi a cr\u00e9\u00e9 un cadre r\u00e9glementaire tr\u00e8s stable pour les \u00e9nergies renouvelables, qui n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9 par les gouvernements successifs, offrant une bonne visibilit\u00e9 sur les revenus pendant de longues ann\u00e9es et permettant ainsi de convaincre les banques et financeurs\u00a0\u00bb<\/em>, explique Sven R\u00f6sner, directeur de l\u2019Office franco-allemand pour la transition \u00e9nerg\u00e9tique\u00a0(Ofate).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une des principales mesures de soutien est le prix garanti d\u2019achat, un m\u00e9canisme par lequel un producteur d\u2019\u00e9nergie renouvelable est certain de vendre son \u00e9lectricit\u00e9 \u00e0 un prix fix\u00e9 \u00e0 l\u2019avance et stable, peu importe les fluctuations du march\u00e9. Cette politique est financ\u00e9e via les factures d\u2019\u00e9lectricit\u00e9, mais elle est accept\u00e9e assez largement, entre autres parce que les populations y sont associ\u00e9es. <em>\u00ab\u00a0La moiti\u00e9 des capacit\u00e9s install\u00e9es de production d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 renouvelable sont la propri\u00e9t\u00e9 de particuliers<\/em>, indique Sven R\u00f6sner. <em>Que ce soit une famille avec un panneau photovolta\u00efque sur le toit de la maison ou des coop\u00e9ratives citoyennes qui poss\u00e8dent un parc \u00e9olien sur le territoire de la commune.\u00a0\u00bb<\/em> Une partie de la population per\u00e7oit donc directement les b\u00e9n\u00e9fices financiers de cette transition.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La moiti\u00e9 des capacit\u00e9s install\u00e9es\u00a0 de production d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 renouvelable\u00a0 sont la propri\u00e9t\u00e9 de particuliers\u00a0\u00a0 Sven R\u00f6sner,\u00a0 directeur de l\u2019Ofate<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La raison du succ\u00e8s des renouvelables est aussi leur comp\u00e9titivit\u00e9. Le march\u00e9 de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 fonctionne sur la base des co\u00fbts marginaux. Quand la demande de courant augmente, on fait appel au moyen de production qui pr\u00e9sente le co\u00fbt marginal, c\u2019est-\u00e0-dire le co\u00fbt de production d\u2019un MWh suppl\u00e9mentaire, le plus faible. <em>\u00ab\u00a0Or, pour un panneau solaire ou une \u00e9olienne, celui-ci est quasiment nul, contrairement au charbon ou au gaz o\u00f9 il faut entre autres du combustible\u00a0\u00bb<\/em>, ajoute Sven R\u00f6sner.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie, le mix \u00e9lectrique allemand a donc subi une profonde transformation. Le charbon et le nucl\u00e9aire \u00e9tant pass\u00e9s respectivement de 43\u00a0% et 25\u00a0% \u00e0 24\u00a0% et 12\u00a0% entre 2010 et 2020. Ceci est la cons\u00e9quence d\u2019un double objectif\u00a0: sortir du nucl\u00e9aire en 2022 et du charbon en 2038 et si possible d\u00e8s 2035. Le tout devant \u00eatre remplac\u00e9 dans une large mesure par les renouvelables.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est donc faux de dire que le charbon a remplac\u00e9 le nucl\u00e9aire, \u00e9tant donn\u00e9 que l\u2019\u00e9olien et le solaire sont venus en remplacement des deux. La d\u00e9cision de tourner le dos \u00e0 l\u2019atome est un choix collectif qui fait largement consensus en Allemagne. Ce n\u2019est pas seulement une r\u00e9action \u00e0 la catastrophe de Fukushima. Ce drame a renouvel\u00e9 un engagement d\u00e9j\u00e0 pris en 2000 et qui n\u2019a fait que se renforcer depuis.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Quelques rat\u00e9s<\/strong><\/p>\n<p>&#8230;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il s\u2019agit du nucl\u00e9aire ; il sera aussi question de la folle obstination d\u2019EDF \u2026 et de l\u2019Allemagne !<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-9923","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9923","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9923"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9923\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":9926,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9923\/revisions\/9926"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9923"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=9923"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.quieryavenir.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=9923"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}