
52 membres de la Confédération paysanne se sont fait interpeller
Cela s’est passé le 14 janvier en fin d’après-midi alors qu’ils menaient une action pacifique au Ministère de l’Agriculture.
Ils et elles ont passé la nuit en garde à vue.
Ils et elles sont en train d’en sortir, sans poursuites pour l’heure. Des Amis étaient présents, avec d’autres, pour leur apporter le soutien de notre association.
L’intervention de Nina Lejeune, l’une des 9 secrétaire nationale de la Conf’ :
https://www.facebook.com/reel/1050142947285753
Cet événement grave n’est que la suite d’une longue série de répressions survenues dans le cadre des mobilisations en cours et de longue date.
Et continuent en ce moment même, partout sur le territoire.
Il nous faut nous opposer à ces pratiques.
Dès hier, les Amis, ont immédiatement réagit en publiant sur les réseaux sociaux leur désapprobation de ces pratiques et leur soutien à la Conf’.
Des rassemblements sont prévus sur tout le territoire
rapprochez vous de vos Groupes Locaux Ami·e·s.
et/ou de vos Conf’ locales.
consultez ce document actualisés en temps réel.
Voici le texte que nous avons partagé :
ARRESTATION DE 52 paysan·ne·s de la Conf’
Alors qu’une centaine de paysans de la Confédération paysanne menaient une opération
Stop au Mercosur, stop à l’abattage total » dans le cadre de la crise sanitaire de la DNC,
en opposition à l’inégale répartition du POSEI (mesures qui bénéficient uniquement aux grands propriétaires dans les Départements d’Outre-mer (Martinique, Guadeloupe, Guyane, La Réunion),
52 d’entre eux ont été arbitrairement interpellés.
Jean Michel SAUVAGE, connu dans le Pas-de-Calais, faisait partie des interpelés.
Ce rassemblement, dans le hall d’entrée du Ministère de l’Agriculture, visait à dénoncer la cogestion FNSEA/Gouvernement de la politique agricole française actuelle et le « deux poids deux mesures » dans le traitement fait aux syndicats agricoles.
Nous dénonçons un déploiement des forces de l’ordre totalement disproportionné dans le cadre de cette manifestation pacifiste, qui n’a entrainé aucune dégradation, et ne visait que des causes de bien communs, comme la revendication d’un revenu juste pour les paysans.
Vidéo de la manifestation :
https://www.facebook.com/reel/1276751830962646
STOP à la répression
Non au deux poids, deux mesures
De nouveau, alors que seulement 5 jours se sont écoulés depuis l’arrestation des portes paroles nationaux, apportons notre plein soutien à la Confédération paysanne.
NE NOUS LAISSONS PAS ABATTRE !
Et appelons les citoyens à soutenir massivement la Confédération paysanne.
Pour nous rejoindre : https://lesamisdelaconf.org/simpliquer/
Nous avons créé un hashtag que nous vous proposons de relayer :
#liberezles52delaconf
Ainsi que les publications des Amis sur les réseaux sociaux en nous taguant ainsi que la Conf’ / vos Conf’ locales => ils doivent savoir et voir que nous sommes présents !
Facebook – Instagram – Linkedin – Piaille – Bluesky
Plus que jamais, il nous faut être, nombreux aux côtés de la Conf’, qui nous en sait gré.
A bientôt.
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Communiqué de presse de la confédération paysanne nationale
Occupation du Ministère de l’agriculture : la colère des paysan·nes des DROM et de l’hexagone criminalisée par le gouvernement
Plus de 150 paysan·nes de la Confédération paysanne venu·es de toute la France, dont une importante délégation des Drom, ont envahi cet après-midi le Ministère de l’agriculture pour l’occuper. Selon la police, 52 paysan·nes ont été interpellés, dont les trois porte-parole nationaux. Le président de la chambre d’agriculture de Guyane en ferait aussi partie. Plus de 10 garde-à-vue ont déjà été prononcées. Encore une fois, les manifestant·es ont été nassé·es par les forces de l’ordre, dont la BravM. A plusieurs reprises, les journalistes ont été empêchés de filmer cette manifestation pacifique organisée par la Confédération paysanne, un syndicat agricole représentatif !
A pied, et sans aucune violence, les paysans ont pénétré dans le hall de la DGPE, déroulé des banderoles à l’intérieur et sur toutes les grilles du bâtiment pour exiger « la décolonisation » de l’agriculture de ces lobbys.
Le mépris du gouvernement envers le monde paysan est constant. Les déclarations hier du Premier ministre comme de la Ministre de l’agriculture en sont une nouvelle illustration. Ce mépris concerne aussi et de façon exacerbée les paysans des départements, territoires et régions d’outre-mer, trop souvent mis à part, sans prise en compte des spécificités de leurs territoires.
La colère qui s’exprime depuis des semaines dans l’hexagone, sur la gestion de la crise de la DNC et l’accord UE-Mercosur, fait écho aux difficultés que rencontrent les paysans des Drom. Cette action d’occupation des locaux du Ministère vise à dénoncer cette situation.
Les paysans des DROM subissent depuis des décennies une posture condescendante et néocoloniale de la part de l’Etat français. En première ligne des accords de libre-échange, les territoires des DROM subissent les nombreuses importations déloyales en provenance de pays aux conditions sociales et environnementales de production largement moins-disantes. La signature de l’accord de libre-échange UE-Mercosur sera une nouvelle atteinte grave à notre souveraineté alimentaire.
L’injuste répartition du POSEI est l’illustration de la volonté assumée de nos gouvernants de privilégier les intérêts des plus puissants, des dominants et de l’agro-industrie au détriment des populations et de la souveraineté alimentaire.
C’est pourquoi nous demandons en urgence la refonte des aides du POSEI programme d’options spécifiques à l’éloignement et à l’insularité. Elles doivent être rendues accessibles à toutes et tous, en particulier pour les producteurs de la souveraineté alimentaire locale. Ces aides POSEI doivent être plafonnées et redistribuées équitablement pour lutter contre la concentration des aides dans les mains de quelques grands groupes agroindustriels et familles. Il faut mettre fin aux rentes d’une poignée d’acteurs, notamment dans les filières banane et canne-sucre-rhum. L’augmentation significative dès 2026 des enveloppes agricoles pour la Guyane et Mayotte, à la hauteur des besoins en développement agricole de ces territoires, est au aussi urgente.
Contacts :
– Emilie Deligny, secrétaire générale : 06 36 58 17 26
– Nina Lejeune, secrétaire nationale : 06 45 91 14 38
– Caroline Nugues, chargée de communication : 06 95 29 80 78