VICTOIRE CONTRE TROPICALIA

Un jour, nous avons espéré que le projet Tropicalia ne se ferait pas

Un jour, nous avons cru qu’on en finirait avec l’enfermement d’animaux

Un jour, nous avons imaginé que des terres et des finances publiques pourraient servir le bien commun et non l’intérêt privé

Un jour, nous avons pensé que les mensonges d’un promoteur – emplois, protection d’espèces, procédés techniques, capacité de financement – n’illusionneraient plus personne

Un jour, nous avons fait de petits auto-collants où il était écrit :

ET SI TROPICALIA NE SE FAISAIT PAS ?

De recours juridiques en manifestations, de tables rondes en tractages, de  rumeur de ZAD en spectacles, notre collectif Non à Tropicalia a réuni associations, militant.e.s, soutiens et amitiés. Notre combat a duré 7 années.

Nous avons été ensemble le grain de sable dans un projet absurde et inutile que la Côte d’Opale n’aura pas la honte d’accueillir.

Notre victoire est modeste : il s’est fait ailleurs. Des animaux restent enfermés ici, des terres accaparées là, des projets délétères partout.

Mais, ce jour, célébrons cette joie :

TROPICALIA NE SE FERA PAS !

Catherine, du Collectif Non à Tropicalia

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Abandon du projet Tropicalia : « On s’y attendait », réagit le GDEAM 

En décembre 2020, une manifestation à l’initiative du collectif Non à Tropicalia, s’était tenue à Rang-du-Fliers, rassemblant des responsables nationaux d’Europe Ecologie Les Verts, mais aussi de L214, etc.

Opposant de la première heure à Tropicalia, le Groupement de défense de l’environnement dans l’arrondissement de Montreuil (GDEAM), a, par l’intermédiaire de sa présidente Mariette Vanbrughhe, réagit à l’annonce de l’abandon du projet.

Désormais, c’est officiel, Tropicalia restera au stade de projet dans les Hauts-de-France. À l’inverse des élus locaux qui ont exprimé leur déception, les nombreux opposants peuvent crier victoire contre Cédric Guérin et sa serre tropicale.

Dès la présentation du projet en 2018, de vives contestations et oppositions sont nées. Lesquelles n’ont rien lâché durant plusieurs années.

Fin 2019, un collectif, Non à Tropicalia, réunissant une quarantaine d’associations, dont le GDEAM-62, présidé par Mariette Vanbrugghe.

Cette dernière n’est pas surprise de l’issue du projet. « C’est une confirmation qui est la bienvenue. Mais on s’y attendait, assure-t-elle . Sans doute que les actions qu’on a conduites n’ont pas encouragé les financeurs à s’investir. La résistance locale et régionale, c’est certain qu’elle a dû refroidir pas mal de velléités. Ça faisait un certain temps qu’on se disait que Cédric Guérin avait renoncé à son projet. »

Le GDEAM, fer de lance juridique contre Tropicalia

Rassurée à l’idée que la serre tropicale ne voit pas le jour au Champ Gretz entre Verton et Rang-du-Fliers, Mariette Vanbrugghe reste peu convaincue par les explications de Cédric Guérin et estime que l’échec du projet n’est pas seulement lié à l’absence de financement.

«  En 2020, les permis de construire étaient conditionnés à l’obtention d’une autorisation préfectorale pour l’activité qui allait s’y dérouler. Ils avaient besoin d’une autorisation environnementale pour laquelle ils devaient produire un dossier. Ils ne l’ont produit que fin 2023 et la préfecture leur a dit qu’il était incomplet. Ils n’ont jamais complété leur dossier… Une enquête publique devait suivre, donc ils avaient encore des obstacles à franchir. Si à l’issue de cette enquête publique, la préfecture avait délivré l’autorisation, on serait allés une deuxième fois au tribunal » assure la présidente du GDEAM.

« Une préparation pour des luttes futures »

La présidente du GDEAM veut aussi souligner la cohésion du collectif Non à Tropicalia.

«  On a eu une belle solidarité entre des structures qui ont travaillé ensemble. Je pense que c’est une préparation pour des luttes futures. Les choses se remettront en place si c’est nécessaire pour d’autres combats », estime Mariette Vambrugghe. Le collectif organisait en moyenne deux manifestations par an, dont la dernière date de février 2026 à Attin.

Il assure qu’il gardera un œil sur l’avenir qui attend la parcelle de la ZAC du Champ Gretz.◼

Voix du Nord

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Bravo à toutes celles et tous ceux qui se sont battus contre ce projet fou et soit-disant écolo.
Bravo pour cette ténacité qui a porté ses fruits.
Maintenant il faut reporter cette conviction, cette opposition ) un projet aussi mégalo porté par le président de région :  le méga canal 

le MEGACANAL NE SE FERA PAS jusqu’au bout !

C’est certain car il y a trop d’obstacles infranchissables.
Le scandale n’est pas seulement dans ce projet ; il est dans ce qui se fait en ce moment.
Il faut rappeler que, au début, Bouygues et Eiffage avaient estimé que ce projet n’était pas rentable ; Donc ils s’en sont désintéressés car cela aurait coûté trop cher à ces deux entreprises.
Mais X. BERTRAND est arrivé et a estimé qu’il fallait – notamment pour sa gloire – entamé un méga projet. il a donc convaincu les deux entreprises de commencer à faire des travaux.
Cela devait coûter à la région 5 milliards ; cela coûte déjà 10 milliards.

L’opposition à ce projet a fait venir de plus en plus de monde. Par exemple, au dernier rassemblement début juillet, en pleine vacances, de nombreuses personnes sont venues au « campement » organisé à Villers-au-Terte ; et 3500 personnes se sont déplacées en manifestation à Oisy-le-verger le 11 juillet !

Il est prévu de démolir 3500 ha de terres ; il est prévu de construire une mégabassine dix fois plus grande que celle de Sainte-Soline.
Donc, pourquoi ce scandale, pourquoi MEGACANAL NE TERMINERA pas ?

  • Parce que, notamment à certains endroits, on ne pourra pas modifier le trajet à cause de certains ponts historiques ;
  • parce que les contraintes actuelles sur la consommation d’eau ne pourront pas permettre de terminer ce projet GIGANTESQUE ET NUISIBLE.

Le scandale est là : certains savent à leur dépens la fin de l’histoire mais laissent faire les dégâts. Mais d’autres, non seulement détériorent en ce moment les paysages mais surtout se remplissent les poches. Les premiers à s’en réjouir de ce début de travaux très importants sont évidemment BOUYGUES et EIFFAGE.
Merci Xavier BERTRAND, président de région.

Le monde de la finance est fou. On le savait ! Il faut continuer à s’y opposer.

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https://vert.eco/rapports-de-force/le-projet-le-plus-fou-des-grands-amenagements-in